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Le 31 décembre 2003 par Dean Louder

Accueillir la nouvelle année à St. George, UT

Comment fêter la nouvelle année dans le désert, sans famille, sans amis, sans connaître personne et sans boisson? Facile! Se rendre à St. George, ville de 40 000 habitants en plein essor, située dans le coin sud-ouest de l’État de l’Utah, où s’organise depuis cinq ans la Fête de la première nuit (St. George First Night 2004). Le centre de

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la petite ville s’y prête si bien, car dans la tradition de toutes les villes et tous villages aménagés dans l’Ouest sous l’égide de l’Église de Jésus-Christ des Saint des Derniers Jours, les rues sont excessivement larges et les édifices historiques abritant des institutions culturelles particulièrement bien préservés.

Tout comme au Festival d’été de Québec, le fêtard achète son macaron pour avoir accès aux diverses venues qui regroupent une pléthore d’activités. À titre d’exemples :

À l’Opéra (3), une danse retro avec musiciens en smoking.

À l’échoppe du barbier du boulevard (6), un festival de film.

Dans l’ancienne salle de cinéma, le Théâtre électrique (12), une prestation rock du groupe Rok Dox, composé de quatre « docteurs » (un dentiste, un podologue, un gynécologue et un chiropraticien), tous de St. George.

Dans l’ancien gymnase de l’école Woodward (14), aujourd’hui transformé en théâtre musical, des extraits de pièces musicales dont « Chicago » et « Mamma Mia ».

À l’intérieur de l’historique tabernacle (15), de la musique classique jouée par le trio The Classic ¾ et des mélodies préférées des « baby boomers » chantées par la chorale féminine, Friends.

Sur la scène du bas du Main (20), un concert country avec les frères Hiatt.

Sur la grande scène (8), des spectacles de musique à casser les oreilles et le compte à rebours, suivis d’un feu d’artifice à minuit.

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Des kiosques (18) pour vendre un grand éventail de mets, servis toujours avec le sourire. Ce voyageur a particulièrement aimé l’assiette d’agneau à 6,50$, achetée au kiosque des Navajo, comprenant agneau, pain navajo (fry bread), pomme de terre cuite au four et épis de blé d’Inde.

Les enfants et ados trouvaient agréable de glisser sur la glissade gonflable installée sur le Main. En payant quatre piastres, les plus braves pouvaient essayer de gagner un prix en escaladant une tour de sept mêtres.

Les tout petits se sont raffolés des clowns et des amuseurs publics.

Distribués à tous les cinquante mètres, au milieu des rues réservées aux piétons, des barils contenant un feu de bois permettaient aux fêtards frileux de se réchauffer.

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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