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Le 14 décembre 2003 par Dean Louder

Antelope Island dans le grand Lac salé

À certains endroits, le grand Lac salé, ce vestige de l’immense lac Bonneville qui a couvert, il y a des milliers d’années, l’État de l’Utah presque au complet, ainsi qu’une partie importante des États d’Idaho, du Nevada, du Wyoming et du Colorado, se caractérise par un niveau de salinité huit fois plus élevé que celui de la mer. Le haut

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degré de salinité s’explique par le fait que ce lac, tout comme la mer Morte, en Terre sainte, est sans issu. Les eaux des montagnes Wasatch et Uintas, pour ne nommer que celles-là, transportées par les rivières Bear, Weber et Provo, en passant, dans le cas de cette dernière, par le lac Utah dont les eaux fraîches alimentent le grand Lac salé via la rivière Jourdain, s’accumulent dans la cuvette au fond de laquelle se trouve le lac. Le seul issu pour ses eaux est par l’évaporation, les minéraux et d’autres matières solides y restant.

Un tableau sur place montre des fluctuations du niveau lacustre qui couvre la période depuis l’arrivée des pionniers mormons en 1847 jusqu’à nos jours, le lac monte et descend d’année en année en fonction des régimes de précipitation et de température. Cette variation est d’autant plus frappante dans le paysage. Il n’y a évidemment pas de marée ici. Les plages ne sont nullement fréquentées l’hiver et relativement peu l’été, car les baigneurs n’y sont pas à l’aise. On n’y nage pas, on flotte!

La plus grande île du grand Lac salé est celle des antilopes (Antelope Island), ainsi nommée à cause du grand nombre d’antilopes qui s’y trouvaient autrefois et qui y ont été réintroduites ces dernières années. L’île est reliée à la terre ferme par un chemin long de huit kilomètres. Personne n’y habite. Elle est parcourue par un troupeau de bisons et beaucoup de chevreuils. D’autres animaux (lièvres, mouffettes, renards, blaireaux, coyotes et lynx) se font remarquer dans les environs des ruisseaux, au nombre de quarante, qui descendant des hauteurs de l’île et qui se perdent dans le sol poreux des rives.

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Etant donné l’absence de fils électriques, de tours de transmission, de lampadaires, de maisons, etc., l’île est l’endroit idéal pour les amateurs d’avions téléguidés, souvent de leur propre fabrication, et de cerf-volant qui désirent pratiquer leur passe-temps favori.

Commentaires

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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