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Le 29 mars 2004 par Dean Louder

La traverse Galveston-Port Bolivar

L’embouchure du Saguenay sectionne la route 138 entre Tadoussac et la Baie Sainte-Catherine. Pour descendre sur la Basse-Côte-Nord, il faut emprunter un traversier dont la gratuité est assurée par l’État. Il en est de même au Texas pour toute une série de traversiers dont l’opération relève du Département des transports. L’un d’eux relie la jolie ville balnéaire de Galveston à la péninsule Boliva. La population plutôt éparse de la péninsule vit de la pêche, de

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l’agriculture et de la villégiature. La traversée de quatre kilomètres se fait en dix-huit minutes sur l’une des voies navigables les plus achalandées des États-Unis. En fait, il s’agit du chenal qui relie Houston, le plus grand port intérieur du pays, au Golfe du Mexique. Environ 7 000 navires par année font escale à Houston.

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À Galveston, la flotte consiste en cinq traversiers, chacun portant le nom d’un ancien directeur ou d’un ingénieur du Département des transports : R.C. Lanier, D.C. Greer, Ray Stoker, R.H. Dedman et Gibb Gilchrist. Les cinq traversiers ont chacun une capacité de 70 voitures, 500 passagers et six membres d’équipage. Dépendant des heures et des jours, il y a un service à toutes les 15, 30 ou 60 minutes. Tous, sauf le Gilchrist, plus vieux, se servent d’un système de propulsion dit cycloïdal qui permet des virages à 360 degrés et des déplacements latéraux sans avancer ou reculer.

Entre le point de départ à Galveston, et le point d’arrivée à Port Bolivar, les passagers, qui le désirent, peuvent monter sur le pont. Peu le font, préférant rester dans leurs véhicules. À peu près le seul objet qui attire le regard, hormis le trafic maritime abondant, est le parc du Seawolf aménagé dans le but de permettre au public de visiter ce sous-marin retiré de la flotte navale américaine à la suite de la deuxième Guerre mondiale.

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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