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Le 18 octobre 2008 par Dean Louder

Bixi, Velib’ et Wifi

Le mois dernier à Montréal, le maire Tremblay annonça avec grande pompe la mise sur route en 2009 des Bixis (combinaison des mots bicyclette et taxi). Il s’agit d’un vaste parc de vélos génériques mis à la disposition de la population à divers points d’achalandage de la métropole. S’il est muni de la carte à puces, l’utilisateur pourra emprunter sa Bixi au centre-ville et la laisser au stade Olympique ou la prendre au marché Jean-Talon et la laisser au Centre Bell. Cette semaine à Paris, j’ai eu un avant goût de ce que ce sera, au moins pendant les mois de mai, juin, juillet, août, septembre, octobre et novembre. Je n’ose pas me prononcer sur les mois de décembre, janvier, février, mars et avril.

La population parisienne s’abonne.

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Des stationnements de vélos, comme celui-ci près de la Sorbonne, se trouvent partout. Un service de remorquage de la ville redistribue les vélos au besoin et les transporte aux ateliers Velib’ pour l’entretien.

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Et ça roule! Gars comme filles, ça roule dans les rues de Paris, ces vélos dorés munis chacun d’un panier et d’une cloche et équipés de lumières en avant et en arrière.

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Autre nouveauté à Paris depuis ma dernière visite il y a deux ans : la ligne de tramway aménagée le long de la petite ceinture (PC), l’ancien boulevard périphérique, entre la porte d’Ivry dans le sud-est et le pont du Garigliano dans le sud-ouest. Si j’ai bien compris, ce tramway propre (sans graffiti pour le moment) et rapide fera éventuellement le tour complet de la PC. À noter qu’entre la porte de Versailles et la porte de Vanves, Georges Brassens a mérité « sa » station, tout comme le martyr de la résistance, Jean Moulin, a mérité la sienne entre la porte de Vanves et la porte d’Orléans.

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Puisqu'il est question de transport et communications, mentionnons « wifi », le service d’internet sans fil qui dessert la France. Très efficace, mais aussi très dispendieux! Le voyageur nord-américain, habitué à ce service gratuit dans les motels bas de gamme comme dans les hôtels haut de gamme chez lui doit s’attendre ici à payer ce service.

Cinq euros (7,25$) pour deux heures, c’est du fric!


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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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