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Le 25 octobre 2008 par Dean Louder

La Franco-Amérique sous le soleil de l’Arizona

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Brian Friedman, directeur du département de développement économique de Glendale, là où sont situés le nouveau stade de football des Cardinaux de la Ligue nationale de football et le nouvel aréna des Coyotes de la Ligue nationale de hockey, et époux de Catherine Dubrueil du chemin Royal à Beauport, me le disait clairement hier. L’Arizona, c’est tout à fait l’opposé du Québec : chaud/froid, sable/neige, aride/humide, désert/forêt, cactus/conifère, brun/vert, fusils/fleurs, conservateur/progressiste, Hummer/VW…! Je le savais. En 1985-86, j’avais passé un an comme professeur invité à Arizona State University. C’était donc avec plaisir que je me retrouvais de nouveau sur le campus pour faire connaître notre nouveau livre Franco-Amérique en m’adressant aux étudiants de premier cycle inscrits aux cours de français et aux membres de l’Alliance française. Deux conférences, l’une le mercredi, l’autre le vendredi, chacune suivie de la projection d’un film de Denys Arcand, d’abord L’âge des ténèbres, ensuite Invasions barbares. Donc, deux soirées québécoises sous les palmiers!

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Par mes deux conférences intitulées : La Franco-Amérique : lieux d’histoire, de mémoire et de vie et La Franco-Amérique : perspectives autobiographiques, je pense avoir réussi à créer un certain engouement pour le Québec, Québec et le fait franco en Amérique. Les deux longs métrages, s’ils ont été bien compris par l’auditoire, ont tempéré mon propos plutôt ensoleillé, lui jetant une certaine ombre et le teintant de pessimisme ou de réalisme.

Après San Diego et Los Angeles, c’est Phoenix la grande ville états-unienne la plus loin de Montréal. De toute évidence, la distance amenuise le niveau de connaissance que les jeunes peuvent avoir sur le Québec, voire sur le Canada. À titre d’exemple, en ce 22 octobre, personne dans la salle n’était au courant des élections fédérales tenues au Canada huit jours auparavant. Personne non plus ne pouvait nommer le Premier ministre du Canada. Évidemment, je les ai châtiés ou taquinés, selon la perspective, en leur disant qu’ils devraient avoir honte de leur ignorance, car au Québec et au Canada, nous savons « tout » sur leur course à la présidence qui tire heureusement à sa fin. Chose étonnante : la solidité des appuis au candidat Obama ici en Arizona, État que représente à Washington depuis un quart de siècle le candidat McCain.

Commentaires

Conseil amical.Si tu te rends en Oklahoma ne dis pas que tu es favorable à Obama. Pour me comprendre, revois le reportage de Céline Galipeau du 31 octobre ( road 66). Terrifiant. Denis Vaugeois

Nous avons beaucoup apprécié la présentation de Dean Louder sur son parcours détaillé depuis l'Utah jusqu'à son établissement au Canada. Le film que vous aviez choisi permettait d'aborder beaucoup d'autres sujets que l'euthanasie et il représentait bien, semble-t-il, la culture canadienne française au Québec.

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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