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Le 28 novembre 2008 par Dean Louder

Le Coquelicot, rue des Abbesses, Paris XVIIIe

Et moi qui pensais bien connaître Paris! C’est Sophie Imbeault, éditrice chez Septentrion, qui aime Paris autant que moi qui, au retour de sa dernière visite en France, m’a parlé de la rue des Abbesses. Quelle découverte pour ce vieil habitué qui fréquente la ville lumière depuis 1962! Comment expliquer ce manque de connaissance de cette magnifique rue commerciale et résidentielle qui sillonne la butte Montmartre? Une explication, c’est que l’on y accède par la station de métro Abbesses, située à l’ombre de celle bien plus connue pour des raisons liées aux domaines du spectacle et de l’industrie du sexe, Pigalle. D’ailleurs, sur la ligne 12, destination Porte de la Chapelle, Abbesses est la station qui suit celle de Pigalle. Pour atteindre la rue à partir des profondeurs de la terre—Abbesses est sûrement la voie souterraine la plus profonde du système de métro de Paris—le voyageur a deux options, l’ascenseur ou l’escalier en spiral. Celui qui veut garder la forme a intérêt à gravir à pied les 150 marches et les quelques dizaine de mètres afin d’admirer les sept fresques qui ornent les murs, dont ces deux qui offrent un aperçu des paysages de Paris vus de Montmartre.

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En sortant du métro à la place des Abbesses, l’une des rares églises parisiennes de l’ère moderne, Saint-Jean, L’Évangéliste (1894-1904), avec son revêtement en briques rouges, saute aux yeux. D’après moi, ce n’est pas là le point de repère le plus important. Non, je lui préfère la boulangerie, Le Coquelicot, dont l’auvent rouge et

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les arômes de pain frais et de café chaud attirent à toute heure. Évidemment, les Parisiens du quartier arrêtent quotidiennement piger dans le vaste éventail de pains et de pâtisseries à vendre. Mais il ne s’agit pas d’une simple boulangerie, il s’agit également d’une mini chocolaterie décorée selon le rythme des saisons et d’un café avec terrasse extérieure, tables à l’intérieur au rez-de-chaussée et salle à dîner à l’étage.

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La carte des petits déjeuners et de desserts est riche et variée. Sur semaine, en ce mois de novembre, il est possible de trouver de la place à l’étage, même pendant les moments les plus achalandés de la journée, mais attention aux fins de semaine (pardon, aux week-ends). À partir de 10 heures, la réservation est de rigueur!

Commentaires

Ah! M. Louder, je suis contente de vous avoir fait connaître l'un de mes endroits favoris, la merveilleuse rue des Abbesses. À chaque fois que j'y vais, je ne peux m'empêcher d'aller au Coquelicot, juste pour voir les filles travailler derrière le comptoir, on se croirait dans un film.

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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