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Le 27 décembre 2008 par Dean Louder

Rendez-vous au Faks Café des compagnons d’infortune

Le café préféré du personnel des Éditions du Septentrion est le Faks, situé à deux portes, sur l’avenue Maguire, artère commerciale de Sillery. Les prix sont abordables, la bouffe savoureuse et l’ambiance conviviale. J’ai un parti pris : mon fils, Zac, y travaille!

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C’est au Faks que nous nous sommes donnés rendez-vous aujourd’hui, mon épouse, moi et nos compagnons d’infortune, Pierre et Jo Bonavent de Perpignan, en France.

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Compagnons d’infortune? Hélas, oui! Lors du retour de France le 9 décembre dernier, arrivant à Paris, de Nice et de Perpignan respectivement,.les deux couples ont eu ce rare privilège de se trouver à l’aérogare Charles-De Gaulle sous des rafales de neige suffisamment fortes pour exiger le dégivrage du Boeing 777 qui devait les transporter à Montréal. Peu habitué à ce genre de défi à ce temps-ci de l’année, le personnel des aérogares de Paris a mal répondu à l’appel, avec le résultat que nous avons passé trois heures et vingt minutes sur la piste à faire la queue avant de pouvoir nous faire arroser et décoller.

Impossible pour le gros appareil de combler le retard. Les voyageurs en correspondance à l’aéroport Pierre Elliot-Trudeau, dont les Bonavent et nous qui cherchions à nous rendre à Québec, ont été réaffectés à d’autres vols qui ne partiraient pas au cours de la soirée, car la première vraie tempête de l’hiver se déferlait tout au long de la vallée du Saint-Laurent : neige, pluie verglas!

À 22h50, nous avons appris que le vol de 23h15 sur Québec venait d’être annulé. Rien ne bougerait avant le lendemain matin! Les agents d’Air Canada, sans panique, se dépêchèrent de distribuer le numéro 800 d’un service de dépannage hôtelier. Débordés, les préposés des bagages ne purent ramener nos valises au carrousel domestique qu’à 1h30. Un peu tard pour prendre un hôtel et dormir à peine trois ou quatre heures. Aussi bien trouver un petit coin tranquille à l’aéroport et se coucher sur un banc. Voilà ce que nous avons fait, moi et mes compagnons d’infortune!

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Aujourd’hui, avec Stéphanie, leur fille, et Kenza, leur petite-fille, nous pouvions en rire. Il y a à peine 15 jours, ce n’était pas rigolo! Si tout va bien, si Dame nature collabore, les Bonavent verront arriver la nouvelle année chez eux à Perpignan. Ils auront échappé à ce pays de neige et de glace pour retrouver la douceur de la mer au pied des Pyrénées.

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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