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Le 8 janvier 2009 par Dean Louder

Retour sur le Centre de la Francophonie des Amériques

Dans sa chronique du mardi 6 janvier, François Bourque du Soleil prétendait que le legs de la France au 400e : un hall pour le Centre de la francophonie, au Musée de l'Amérique française était un lieu froid, vide et dont on se demande à quoi il va servir. Le Centre lui rappelait l'autre cadeau, celui de la place Royale, qui ne fut jamais déballé.


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Son billet rejoint le mien écrit le 1er octobre dernier et posté sur ce blogue. À ce moment-là, j'avais signalé qu'à 17 jours de l'ouverture, une course contre la montre était engagée pour parachever les cloisons, finir la peinture, aménager les meubles, installer le parc d'ordinateurs et des écrans cathodiques avant l'inauguration par Nicolas Sarkozy le 18 octobre.

Au Centre, on a réalisé le pari. L'ouverture s'est faite. Sarko a eu sa photo-op. Le Centre est alors entré dans une période de rodage qui est loin d'être terminée. Il faut encore du temps pour que le « fine tuning » de tous les équipements informatiques de dernier cri produise des résultats satisfaisants et que les erreurs de conception architecturale (made in France) soient corrigées. Il est encore trop tôt pour porter un jugement aussi sévère que celui de M. Bourque qui semble n'avoir vu que le hall. Donnons encore du temps au directeur général, Michel Robitaille, et à son équipe qui travaillent à l'ombre, aux étages supérieurs du Centre et sur le terrain, dans le but de mettre en valeur et de faire rayonner les cultures de langue française en Amérique.

Dans ma chronique précédente, je posais quatre questions: (1) Est-ce que le Centre va répondre aux attentes des milliers de Franco d'Amérique en quête d'un pied à terre au Québec? (2) Est-ce que ce sera un lieu convivial et accueillant pour eux? (3) Va-t-il permettre au Québec de devenir la plaque tournante véritable de la Franco-Amérique et d'assumer enfin le rôle de mère patrie à une population deux fois et demie plus grande que la sienne? (4) Deviendra-t-il autre chose qu'un centre d'interprétation froid et aseptisé destiné aux touristes?

Pour François Bourque, la décision semble être déjà prise. Je préfère attendre encore. Le succès du Centre s'inscrit dans la durée, non dans l'immédiat. Aux troisième et quatrième étages de la belle bâtisse, située au 2, Côte de la Fabrique, où travaille une équipe jeune, énergique et passionnée, des idées fusent et des projets foisonnent. En ce début de 2009, tous les espoirs sont encore permis !

Commentaires

Merci pour la mise-à-jour.

Je m'attendais pour ma part à une bien meilleure présence sur le Net de leur part. La plupart des francos d'Amérique ne visiteront pas l'endroit physiquement. Peu d'amélioration sommes toutes sur le site du Conseil de la Vie Française en Amérique...

Pour le moment il s'agit d'une coquille vide, ou, devrais-je dire une "poupée gonflable" qu'on sort du placard selon les besoins...

Je pense que ça ici, c'est le début de quèque chose de bon pour la Franco-Amérique et peut-être dans l'avenir le Centre de la Francophonie pourrait avoir des bâtisses dans d'autres pays aussi.

http://www.mellowberry.com
http://www.myspace.com/mellowberrymusic

:-)

Oh, et ça devrait dire "Publié par : Rocky" pas "Publier par : Rocky" mais qui tu vas faire?

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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