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Le 25 janvier 2009 par Dean Louder

Un samedi matin sur la jetée à Imperial Beach

Imperial Beach, en Californie, tout à fait au coin sud-ouest du rectangle que forment les États-Unis, à cinq kilomètres du Mexique. Au pays de Barack Obama dont tout le monde parle jour et nuit, impossible pour un Québécois de se retrouver à un point plus éloigné de chez lui! Loin sur tous les plans: géographique, climatique, économique et culturel. Par contre, un point commun en ce mois de janvier, la pêche aux petits poissons. À Sainte-Anne-de-la-Pérade, les friands de la pêche hivernale s'installent près du poêle à l'intérieur de petits cabanons et pêchent de l'éperlan à travers l'épaisse glace de la rivière. Ici, à une quinzaine de kilomètres au sud de la gigantesque ville de San Diego, les pêcheurs, grands et petits, vieux et jeunes, hommes et femmes, dont la plupart de langue espagnole, tentent leur chance auprès des sardines. La technique en est fort simple. Soit avec une canne à pêche, soit avec une ligne tenue à la main, l'une et l'autre munie d'une demi-douzaine de hameçons--même si la loi n'en permet que trois--on trempe sa ligne dans les eaux de l'océan Pacifique. L'appât de choix: la crevette.


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Les prises ne sont pas nombreuses, quelques sardines au fond des seaux en plastique qu'il faut par la suite vider et écailler sur place, les goélands et cormorans faisant un festin des entrailles et écailles. Le plaisir de la pêche est immense, la détente exaltante et la conversation parfois croustillante.

Chose inusitée: à la suite de ma partie de pêche, en quittant Imperial Beach, je me suis fait arrêter par la police pour déficience de vitesse. Je roulais à 25 milles à l'heure dans une zone de 35! Qu'un avertissement...heureusement!

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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