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Le 6 mars 2010 par Dean Louder

Memphis, TN, en vrac

De mon passage à Memphis, au Tennessee, le 23 février dernier pour prendre l’avion sur Québec, je retiens quatre choses:

La convivialité du tramway

Doté de deux lignes et d’une boucle, le petit système de tramway, comportant des voitures d’un âge vénérable, s’intègre au système de transport en commun de cette ville, capitale du Mid-South, qui compte environ 700 000 habitants. Contrairement aux autobus qui gravitent autour du centre, transportant des clients surtout afro-américains de la ville, le tramway déplace largement les touristes blancs d’ailleurs d’un bout à l’autre du centre-ville et le long du Mississippi. Évidemment, le tramway est toujours conduit par un Afro-Américain!


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Les canards de l’Hôtel Peabody

Le Peabody est à Memphis ce que le Château Frontenac est à Québec, un point de repère, un grand hôtel de luxe et de prestige. Ce qui fait le charme du Peabody, ce sont ses canards qui logent leur le toit, mais qui passent la journée dans la fontaine du grand salon. À 11h, ils font leur entrée et à 17h leur sortie, sur un tapis rouge, sous les applaudissements des admirateurs venus prendre un verre en regardant passer la parade. La cérémonie a lieu quotidiennement depuis 1933.


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L’excellence du barbecue

Pour les « ribs », tous chantaient les louanges du Rendezvous (sic) Charles Vergos, situé à proximité du Peabody. On y accède par une étroite allée piétonnière. Cependant, nous avons trouvé satisfaction chez Huey, au coin de l’Union et de la deuxième. Décoré de manière plutôt éclectique pour ne pas dire miteux, Huey sert une bouffe variée, délicieuse et rapide. On y côtoie gens d’affaires, pompiers, musiciens, étudiants…


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L’omniprésence de francophones

Chez Huey, deux Bretonnes, de Brest, s’enquéraient auprès de deux pompiers assis en face de nous sur le chemin le plus court pour se rendre à la place Elvis Presley où la statue du King surplombe la Beale. Devant le spectacle de deux Françaises dans l’impossibilité de se faire comprendre, votre humble serviteur est vite venu à la rescousse! Dans le temps de le dire, les amantes d’Elvis, venues de France pendant 10 jours, se retrouvaient à ses pieds.


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Au Sleep Inn, en prenant le déjeuner, le doux parler du Québec est venu taquiner nos oreilles. Deux cadres de la compagnie Cascades dont le siège social se trouve à Kinsey Falls, en poste temporairement à Memphis, discutaient des déboires de la filiale de la multinationale québécoise située ici. Selon cette diplômée de Laval et ce diplômé de Sherbrooke, la philosophie de recyclage ne serait vraiment pas encore entrée dans les mœurs des « southerners ».


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La déception de ne pas pouvoir entrer à Graceland, home of Elvis, a été amoindrie par la rencontre avec des Tri-Fluviens qui se dirigeaient tranquillement en motorisé et en Safari condo vers Mission, au Texas, dans la vallée de la Rio Grande. Comme nous, ils tenaient, en passant, à jeter un coup d’œil sur la maison et l’avion du King.


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Le 8 mars, je retourne au Mississippi, mais pas en avion! Écœuré des doubles et triples fouilles avant de monter dans un avion à destination États-Unis, je opte pour le train. En partance de Québec à 6h, j’arrive à Windsor à 20h45. Dodo, puis à 11h20 le lendemain, le Wolverine quittera le quai de la gare Amtrak à Détroit m’emmenant à Chicago et une correspondance avec le City of New Orleans, ce train légendaire faisant partie du folklore américain qui est tant chanté par Willie Nelson (www.youtube.com/watch?v=AJMVj04lfyo), John Goodman et Arlo Guthrie. À 9h, le 10 mars, 51 heures après avoir quitté la ville de Champlain, je descendrai du train à Greenwood, MS, au cœur du Delta du Mississippi…en espérant avoir recueilli beaucoup de nouvelles histoires à raconter!!

Commentaires

D'autres belles aventures t'attendent!

Wow, quel beau tour de train! Chanceux!

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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