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Le 2 octobre 2011 par Dean Louder

La chapelle Turgeon à Saint-Léonard-de-Portneuf

Me rendant à Rivière à Pierre pour pique-niquer aux chutes de la Marmite, accompagné de Gilles Tremblay, j’aperçois au loin, à l’ouest de la route 367, perchée sur le flanc de la montagne, surplombant le village de Saint-Léonard, une belle petite chapelle. Au retour, on s’y rendra!

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Les chutes marquent la fin du pavé. Les chasseurs et pêcheurs se baladant en véhicule à quatre roues motrices peuvent continuer beaucoup plus loin sur un chemin en gravier parsemé de trous et de fissures à dimension variable. Mais en VW Coccinelle? Pas question!

Les chutes ne sont pas hautes, mais elles sont belles. Couvrant une assez vaste superficie, elles coulent et chantent. Elles invitent à la promenade. Il s’agit de la marche à pied facile dans une forêt enchanteresse saupoudrée de roches massives et de champignons délicats.

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En 30 minutes, le tour est fait!

Du haut de sa colline, la chapelle Turgeon témoigne de la grande dévotion des citoyens d’autrefois et surtout de celle de la famille Turgeon à qui en revint la construction en 1919 et l’entretien jusqu’à nos jours.

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Vu de l’entrée—débarrée en tout temps paraît-il—l’autel richement orné fait contraste avec la simplicité du mobilier, des chaises droites en bois. Les fenêtres sur les des deux côtés de l’édifice permettent une ample pénétration de lumière à toute heure de la journée.

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Vers l’avant à droite se trouve le « coin du Sacré-cœur » et à gauche le « coin de la Madone ».

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Vers l’arrière, près de l’entrée, dans le troisième coin, un vieil orgue à pédales (harmonium) sur lequel se repose un livret pour que signe chaque visiteur. Un regard jeté rapidement sur le livret révèle que les visiteurs ne sont pas si nombreux et qu’ils ne viennent pas de très loin. La petite enceinte est dominée en avant et sur le côté gauche par deux grands tableaux.

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Le quatrième coin porte à confusion. À prime abord, je croyais y trouver le confessionnal. Mais non, ce n’est pas cela! En tirant le rideau, j’y vois balai, vadrouille et porte poussière! Pas très inspirant, mais il faut quand même garder les lieux propres!

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Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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