<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">
    <title>Carnet de Dean Louder</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/" />
    <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/atom.xml" />
   <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16</id>
    <link rel="service.post" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16" title="Carnet de Dean Louder" />
    <updated>2010-03-13T20:16:53Z</updated>
    <subtitle>
Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est  à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !</subtitle>
    <generator uri="http://www.sixapart.com/movabletype/">Movable Type 3.2</generator>
 
<entry>
    <title>Le « spring break » achève à bord du Wolverine</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/03/le_spring_break_acheve_a_bord.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1386" title="Le « spring break » achève à bord du Wolverine" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1386</id>
    
    <published>2010-03-13T20:08:35Z</published>
    <updated>2010-03-13T20:16:53Z</updated>
    
    <summary>La tradition universitaire veut qu’au milieu de chaque trimestre il y ait une semaine dite de lecture permettant aux étudiants de se mettre à jour dans leurs travaux et aux professeurs de se ressourcer. Ce qui suit est l’histoire de...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>La tradition universitaire veut qu’au milieu de chaque trimestre il y ait une semaine dite de lecture permettant aux étudiants de se mettre à jour dans leurs travaux et aux professeurs de se ressourcer. Ce qui suit est l’histoire de l’un et de l’autre—étudiant et professeur—rencontrés à abord du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Wolverine</i> entre Détroit et Chicago.</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À Dearborn, Jerry est monté dans le train en catastrophe portant une petite valise, une poche de hockey noire et deux volumineux sacs en plastique rouge-blanc-bleu carottés avec fermeture éclair. Il s’est écrasé, à bout de souffle, dans le siège d’à côté. Le temps de lui laisser se reposer un peu et de parler au cellulaire avec quelques amis, j’entame la conversation. Jerry, étudiant en administration et finance à <i style="mso-bidi-font-style:normal">University of Western Michigan</i> à Kalamazoo, devait prendre le train à la gare de Détroit, à proximité de la résidence familiale. Or, la semaine de lecture chez lui avait été intense, la nuit avait été courte et la matinée assez grasse. Alors qu'il descendait de la voiture de sa mère qui avait trimé dur toute la semaine à laver son linge sale, à repasser ses vêtements propres et à ravitailler son fils en vue de son retour à Kalamazoo, le <i style="mso-bidi-font-style:normal">Wolverine</i> quittait déjà la gare. Paniqué en raison des cours qu’il allait manquer en après-midi 200 km plus loin, Jerry a incité avec véhémence sa mère à lui céder le volant. Sur les 12 km séparant les deux gares, le jeune conduisait jusqu’à 140 km à l’heure, sa mère lui criant à tue-tête « <i style="mso-bidi-font-style:normal">Slow down, not so fast, you gonna get us killed</i> ». Devant la porte de la gare de Dearborn, l’arrêt brusque de l’auto fit crisser les pneus au moment même où le train entrait en gare. Jerry avait gagné son pari!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01931.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01931.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À l’université, Jerry parie aussi sur son avenir. Étudiant très ordinaire à l’école secondaire il n’a pas pu entrer dans les « grandes universités » de son État : <i style="mso-bidi-font-style:normal">University of Michigan</i> et <i style="mso-bidi-font-style:normal">Michigan State</i>. Il a dû se contenter d’une bonne université de seconde zone et s’est lancé dans un domaine d’étude qui lui était étranger, mais qui promettait de lui donner des outils nécessaires pour gagner rapidement l’argent auquel il rêvait. En plus des cours réguliers, il découvrit que le « business school » offrait des stages de quatre à six semaines à l’étranger. Il en a profité une première fois pour aller en Chine : deux semaines à Shanghai, une semaine à Hong Kong et une semaine à Macao. Un an plus tard, courts séjours au Japon et en Thaïlande. S’il réussit à ramasser des fonds nécessaires, il passera trois semaines en Allemagne l’été prochain. De la manière dont il me l’a expliqué, cela faisait penser plus à « excursion » qu’à « stage ». Les participants voyagent et séjournent en petit groupe, toujours sous la direction d’un professeur de leur propre université qui est originaire du pays visité et qui a des contacts auprès des entrepreneurs locaux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Bon succès, Jerry!</span></p>
<p class="MsoNormal">*</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En entrant en gare à Ann Arbor, site de l’université du Michigan, l’une des plus prestigieuses du pays, j’ai repéré sur le quai un monsieur aux cheveux et à la moustache argentés portant une mallette à laquelle était attaché un porte-nom frappé du drapeau du Québec.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01932.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01932.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Une fois le train en marche, je me suis approché de lui en adressant en français la parole : « Parlez-vous français, monsieur? » « Un petit peu », répond Kevin Christiano, professeur de sociologie à l’université de Notre Dame (South Bend, IN) et ancien vice-président de <i style="mso-bidi-font-style: normal">l’American Council for Québec Studies</i>. L’<i style="mso-bidi-font-style: normal">ACQS</i> regroupe les chercheurs aux États-Unis qui s’intéressent au Québec, autant dans les domaines littéraires et culturels qu’en sciences sociales. En septembre 2002, avec ma collègue, Cécyle Trépanier, j’avais publié dans leur revue <i style="mso-bidi-font-style:normal">Québec Studies</i> un texte intitulé « Sur les routes de l’Amérique française : l’expérience des géographes lavallois ». Il s’agissait de l’historique du cours GGR-16527, Le Québec et l’Amérique française, offert à 22 reprises entre 1979 et 2002 au Département de géographie de l’université Laval. Kevin m’a appris qu’en novembre prochain à Burlington, au Vermont, l’<i style="mso-bidi-font-style:normal">ACQS</i> tiendra son congrès biannuel. Je compte être du nombre, ne serait-ce que pour revoir Kevin et d’autres amis et collègues que nous partageons.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01950.jpg" width="480" height="279" alt="DSC01950.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La semaine de lecture, une belle invention! Jerry (étudiant) a pu se faire gâter par sa mère et Kevin (professeur) a pu se libérer de son enseignement afin de passer quelques jours à la bibliothèque de l’université du Michigan à poursuivre ses recherches sur le rôle de la religion dans le mouvement syndical aux États-Unis.</span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Réaliser un rêve d&apos;enfance sur les traces approximatives du Cavelier la Salle</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/03/realiser_un_reve_denfance_sur.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1385" title="Réaliser un rêve d'enfance sur les traces approximatives du Cavelier la Salle" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1385</id>
    
    <published>2010-03-12T23:18:35Z</published>
    <updated>2010-03-13T14:37:24Z</updated>
    
    <summary>Pour fêter le bicentenaire des États-Unis, Reid Lewis, un enseignant du français de niveau secondaire de l’Illinois, a proposé la reprise de l’expédition de René Robert Le Cavelier Sieur de La Salle depuis Montréal jusqu’au golfe du Mexique. Mettant à...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pour fêter le bicentenaire des États-Unis, Reid Lewis, un enseignant du français de niveau secondaire de l’Illinois, a proposé la reprise de l’expédition de René Robert Le Cavelier Sieur de La Salle depuis Montréal jusqu’au golfe du Mexique. Mettant à l’eau leurs canots à Lachine le 11 avril 1976, Lewis (Cavelier La Salle) et six autres adultes et 17 adolescents, chacun incarnant un personnage du voyage original, ont fait fi des idées reçues selon lesquelles une telle expédition serait impossible à l’ère moderne; ils sont arrivés à destination huit mois plus tard, le 9 avril 1977. <span style="mso-ansi-language:FR-CA">(</span><span lang="FR" xml:lang="FR"><a href="http://www.personal.psu.edu/faculty/g/a/gal4/LaSalleExpedition2.html"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">http://www.personal.psu.edu/faculty/g/a/gal4/LaSalleExpedition2.html</span></a></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">)</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Confortablement assis dans la voiture 5703 de Via Rail longeant les rapides de Lachine, avant d’arriver à la gare de Dorval, c’est à ces rêveurs que je pensais. La durée d’une cinquantaine d’heures de mon « expédition » me paraissait bien peu en comparaison à la leur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01923.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01923.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À la fin d’une longue journée qui avait commencé à 6h à la gare du Palais de Québec, j’étais plus que heureux de me trouver à Windsor 15 heures plus tard, en face de Détroit dont la misère ne paraît pas la nuit...</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01925.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01925.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">…ni le jour (lendemain matin).</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01926.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01926.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Avec trois autres passagers, je prends la « navette du tunnel » pour me rendre aux douanes américaines. En montant dans l’autobus, je paie le tarif en monnaie exacte (3,75$), les autres ont un laissez-passer. Ce sont, de toute évidence, les résidents de Windsor qui travaillent tous les jours dans l’ancienne capitale de l’automobile. Eux, montrent un petit document en étui clair et passent automatiquement. Pour moi, avec ma valise, aussi petite soit-elle, c’est un peu plus long, mais pas beaucoup! Je réponds poliment à deux ou trois questions et fais de beaux sourires à la douanière qui m’invite à passer ma valise dans la machine à rayons X. Tout est beau! Cela a pris moins de deux minutes—tout un changement par rapport aux aéroports et aux avions!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En 1982, mon collègue, Eric Waddell, et moi avions pris le train de Québec à Chicago pour participer à un séminaire sur les Métis organisé par la bibliothèque Newberry. Je me souvenais de la grande gare de Détroit qui ressemblait, malgré son état piteux, à la gare de Lyon à Paris. Ce n’est pas là que le chauffeur de taxi afro-américain, m’emmenait. Non, il me l’a pointé du doigt, au loin, en mentionnant que pour les raisons de sécurité, l’ancienne gare avait été laissée à l’abandon (« fall to pièces » a-t-il dit) —comme tant d’autres structures ici. Au lieu de cela, il m’a emmené sur la rue Baltimore, à la nouvelle station AMTRAK qui ressemble en grosseur sinon en beauté à la gare de Sainte-Foy. C’est ici que nous avons pris le <i style="mso-bidi-font-style:normal">Wolverine</i> nous transportant jusqu’à l’Union Station, au cœur de Chicago, avec des arrêts à Dearborn, Ann Arbor, Jackson, Battle Creek, Kalamazoo, Niles, Michigan City et Hammond.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01928.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01928.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le <i style="mso-bidi-font-style:normal">Wolverin</i>e ressemble aux trains de Via Rail qui sillonnent le corridor Windsor-Québec : wagons à bas étage, vitesse extrêmement variable, arrêts fréquents entre les stations pour laisser passer des trains à marchandises… La nourriture médiocre est servie autant à bord de l’un qu’à bord de l’autre, sauf qu’au Canada, le passager ne se déplace pas pour la chercher. Comme dans des avions commerciaux, elle est vendue et servie par un agent de bord qui traîne dans l’allée un chariot chargé de breuvages et de denrées plus ou moins mangeables. Le grand avantage du système de Via Rail est la présence à bord du fameux « wifi », le service d’internet sans fil.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Passer du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Wolverine</i> au <i style="mso-bidi-font-style: normal">City of New Orléans</i>, légendaire train qui dessert depuis toujours le centre des États-Unis, reliant Chicago à la Nouvelle-Orléans, c’est comme passer de la Ford Escort à la Lincoln Continentale, de la VW Coccinelle à l’Audi, du Cessna à l’Airbus 360. J’exagère à peine! Wagons à deux étages, <i style="mso-bidi-font-style:normal">roomettes</i>, couchettes, sièges spacieux de luxe, voiture d’observation vitrée, voiture salon, voiture restaurant…alouette.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À l’Union Station, absence totale de vérification d’identité et de fouille! Préférence donnée aux aînés (plus de 62 ans!), aux jeunes familles et aux gens à mobilité réduite. L’heure du départ et le parcours sont clairement affichés. Le train quitte à l’heure devant la silhouette illuminée de Chicago.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01934.jpg" width="295" height="480" alt="DSC01934.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01937.jpg" width="480" height="408" alt="DSC01937.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Fonçant dans la nuit, arrêtant dans des petites villes obscures d’Illinois, du Kentucky et du Tennessee, on ne reverra rien d’un « skyline » avant 6h le lendemain matin à Memphis où l’arrivée correspond au lever du jour.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01941.jpg" width="480" height="223" alt="DSC01941.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Enfin, après une attente de 40 minutes ici, le grand train poursuit son chemin vers la ville dont le nom il porte. Cette fois-ci, je n’irai pas jusqu’au bout. À 9h, 200 km plus au sud, à Greenwood, MS, population 17 000, l’un de mes rêves d’enfance prendra fin. J’aurai pris le <i style="mso-bidi-font-style:normal">City of New Orleans</i>. J’en suis descendu fort ému en le regardant s'éloigner.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01942.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01942.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01943.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01943.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Chercher l’erreur :</span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Québec à Windsor, 1 196 km; prix du titre de transport, 149$</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Détroit à Greenwood, 1 408 km; prix du titre de transport, 103$</span></i></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Memphis, TN, en vrac</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/03/memphis_tn_en_vrac.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1382" title="Memphis, TN, en vrac" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1382</id>
    
    <published>2010-03-06T15:48:25Z</published>
    <updated>2010-03-09T03:53:12Z</updated>
    
    <summary>De mon passage à Memphis, au Tennessee, le 23 février dernier pour prendre l’avion sur Québec, je retiens quatre choses: La convivialité du tramway Doté de deux lignes et d’une boucle, le petit système de tramway, comportant des voitures d’un...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>De mon passage à Memphis, au Tennessee, le 23 février dernier pour prendre l’avion sur Québec, je retiens quatre choses:<br /></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La convivialité du tramway</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Doté de deux lignes et d’une boucle, le petit système de tramway, comportant des voitures d’un âge vénérable, s’intègre au système de transport en commun de cette ville, capitale du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Mid-South</i>, qui compte environ 700 000 habitants. Contrairement aux autobus qui gravitent autour du centre, transportant des clients surtout afro-américains de la ville, le tramway déplace largement les touristes blancs d’ailleurs d’un bout à l’autre du centre-ville et le long du Mississippi. Évidemment, le tramway est toujours conduit par un Afro-Américain!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01878.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01878.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01891.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01891.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01893.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01893.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les canards de l’Hôtel Peabody</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le <i style="mso-bidi-font-style:normal">Peabody</i> est à Memphis ce que le Château Frontenac est à Québec, un point de repère, un grand hôtel de luxe et de prestige. Ce qui fait le charme du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Peabody,</i> ce sont ses canards qui logent leur le toit, mais qui passent la journée dans la fontaine du grand salon. À 11h, ils font leur entrée et à 17h leur sortie, sur un tapis rouge, sous les applaudissements des admirateurs venus prendre un verre en regardant passer la parade. La cérémonie a lieu quotidiennement depuis 1933.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01886.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01886.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01889.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01889.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01888.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01888.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01899.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01899.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’excellence du barbecue</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pour les « ribs », tous chantaient les louanges du <i style="mso-bidi-font-style: normal">Rendezvous (sic) Charles Vergos</i>, situé à proximité du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Peabody.</i> On y accède par une étroite allée piétonnière. Cependant, nous avons trouvé satisfaction chez Huey, au coin de l’Union et de la deuxième. Décoré de manière plutôt éclectique pour ne pas dire miteux, Huey sert une bouffe variée, délicieuse et rapide. On y côtoie gens d’affaires, pompiers, musiciens, étudiants…</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01885.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01885.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01881.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01881.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’omniprésence de francophones</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Chez Huey, deux Bretonnes, de Brest, s’enquéraient auprès de deux pompiers assis en face de nous sur le chemin le plus court pour se rendre à la place Elvis Presley où la statue du <i style="mso-bidi-font-style:normal">King</i> surplombe la Beale. Devant le spectacle de deux Françaises dans l’impossibilité de se faire comprendre, votre humble serviteur est vite venu à la rescousse! Dans le temps de le dire, les amantes d’Elvis, venues de France pendant 10 jours, se retrouvaient à ses pieds.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01882.jpg" width="413" height="476" alt="DSC01882.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Au <i style="mso-bidi-font-style:normal">Sleep Inn,</i> en prenant le déjeuner, le doux parler du Québec est venu taquiner nos oreilles. Deux cadres de la compagnie Cascades dont le siège social se trouve à Kinsey Falls, en poste temporairement à Memphis, discutaient des déboires de la filiale de la multinationale québécoise située ici. Selon cette diplômée de Laval et ce diplômé de Sherbrooke, la philosophie de recyclage ne serait vraiment pas encore entrée dans les mœurs des « southerners ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01892.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01892.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La déception de ne pas pouvoir entrer à Graceland, <i style="mso-bidi-font-style:normal">home of Elvis</i>, a été amoindrie par la rencontre avec des Tri-Fluviens qui se dirigeaient tranquillement en motorisé et en Safari condo vers Mission, au Texas, dans la vallée de la Rio Grande. Comme nous, ils tenaient, en passant, à jeter un coup d’œil sur la maison et l’avion du <i style="mso-bidi-font-style:normal">King</i>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01900.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01900.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01901.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01901.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01904.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01904.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le 8 mars, je retourne au Mississippi, mais pas en avion! Écœuré des doubles et triples fouilles avant de monter dans un avion à destination États-Unis, je opte pour le train. En partance de Québec à 6h, j’arrive à Windsor à 20h45. Dodo, puis à 11h20 le lendemain, le <i style="mso-bidi-font-style:normal">Wolverine</i> quittera le quai de la gare Amtrak à Détroit m’emmenant à Chicago et une correspondance avec le <i style="mso-bidi-font-style:normal">City of New Orlean</i>s, ce train légendaire faisant partie du folklore américain qui est tant chanté par Willie Nelson (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=AJMVj04lfyo">www.youtube.com/watch?v=AJMVj04lfyo</a>), John Goodman et Arlo Guthrie. À 9h, le 10 mars, 51 heures après avoir quitté la ville de Champlain, je descendrai du train à Greenwood, MS, au cœur du Delta du Mississippi…en espérant avoir recueilli beaucoup de nouvelles histoires à raconter!!</span></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Le Delta du Mississippi: foyer des « blues »</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/02/le_delta_du_mississippi_foyer.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1375" title="Le Delta du Mississippi: foyer des « blues »" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1375</id>
    
    <published>2010-02-27T17:15:56Z</published>
    <updated>2010-02-27T17:22:25Z</updated>
    
    <summary>Grosso modo, le « delta » se trouve entre la Yazoo et le Mississippi. Avant la Guerre civile, couvert d’une dense couche de forêt et de vastes étendues de marécage, il était le domaine des ours et des panthères. Après...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Grosso modo, le « delta » se trouve entre la Yazoo et le Mississippi. Avant la Guerre civile, couvert d’une dense couche de forêt et de vastes étendues de marécage, il était le domaine des ours et des panthères. Après le Conflit, en raison de ses sols alluviaux déposés depuis des millénaires par d’innombrables inondations, il attira, tel un aimant, des anciens esclaves et d’autres qui rêvaient de s’y établir en tant que propriétaires. Au lieu de cela, ils ont dû endurer le désolant cycle de labeur et de misère qui donna lieu à une nouvelle musique, dérivée de leur vécu, le « blues ».<br /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01914.jpg" width="357" height="376" alt="DSC01914.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal">La région a produit une multitude de chanteurs de « blues », mais aucun n'est plus grand que Riley B. King, né près d’Indianola en 1925. Aujourd’hui, érigé dans une ancienne filature de coton où, jeune, il a travaillé, un centre d’interprétation de l’homme et de sa musique accueille le visiteur.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01873.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01873.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01872.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01872.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Beaucoup plus qu’un musée consacré à l’œuvre de « Blues Boy » King (sobriquet lui ayant été attribué au début des années 40, lorsqu’il avait pris la clé des champs pour se retrouver sur la Beale à Memphis), les expositions servent également à interpréter l’histoire récente de la région et de ses habitants—surtout celle des Afro-américains. À l’âge de 85 ans, B.B. continue à sillonner l’Amérique et le monde entier, à faire connaître et à faire aimer cette musique originale et belle. Une fois par année, en juillet, il revient à Indianola renouer avec les siens en leur offrant un spectacle gratuit.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01862.jpg" width="480" height="297" alt="DSC01862.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
La poésie est de mise, la photo aussi.</p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01868.jpg" width="461" height="462" alt="DSC01868.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01867.jpg" width="480" height="342" alt="DSC01867.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01866.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01866.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Près de la sortie, l’éternel arbre à bouteilles ( <i style="mso-bidi-font-style:normal">bottle tree</i> ) qui ornait autrefois d'innombrables demeures du Sud des États-Unis. Selon la tradition d’origine africaine, les bouteilles vides accrochées après un arbre attirent la nuit des mauvais esprits qui y entrent. À l’aube, les rayons de soleil pénètrent la vitre et les brûlent, protégeant ainsi maison et habitant des esprits malveillants. De plus en plus, le <i style="mso-bidi-font-style:normal">bottle tree</i> perd de sa signification originale et constitue simplement une décoration à mettre dans son jardin pour ébahir les passants.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01869.jpg" width="304" height="480" alt="DSC01869.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pour une raison que je ne m’explique pas encore, en plus d’être renommé pour sa musique, le Delta est connu pour un mets en particulier, le <i style="mso-bidi-font-style:normal">tamale</i>, mais pas celui du Mexique. À Greenville, sur le Mississippi, à 40 km à l’ouest d’Indianola, se trouve <i style="mso-bidi-font-style:normal">Doe’s Eat Place,</i> entreprise établie en 1941 par une famille afro-américaine du Delta qui vend des <i style="mso-bidi-font-style:normal">tamales</i> à emporter à toute heure et du « steak and tamales » en soirée! Bon appétit!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01874.jpg" width="480" height="211" alt="DSC01874.JPG" /></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Le Mississippi, premier État de l&apos;Afro-Amérique</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/02/le_mississippi_premier_etat_de.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1373" title="Le Mississippi, premier État de l'Afro-Amérique" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1373</id>
    
    <published>2010-02-22T22:04:24Z</published>
    <updated>2010-02-22T22:09:52Z</updated>
    
    <summary><![CDATA[Aux États-Unis, les Afro-Américains constituent 12,6% de la population totale. Dans l’État du Mississippi, ils comptent 37% de la population, de loin « l’État le plus noir » des 11 États des anciens Confederated States of America (CSA). État&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;...]]></summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Aux États-Unis, les Afro-Américains constituent 12,6% de la population totale. Dans l’État du Mississippi, ils comptent 37% de la population, de loin « l’État le plus noir » des 11 États des anciens <i style="mso-bidi-font-style:normal">Confederated States of America</i> (CSA).<br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">État<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> % Pop noire 2008<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Date de sécession des États-Unis</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Caroline du sud<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;</span>28<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 20 mai 1860</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Mississippi<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>37<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 9 janvier 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Floride<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;</span>16<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 10 janvier 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Alabama<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;</span>26<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 11 janvier1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Georgie<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;</span>30<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 19 janvier 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Louisiane<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> 32<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 26 janvier 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Texas<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>12<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 1<sup>er</sup> février 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Virginie<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;</span> 20<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 17 avril 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Arkansas<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;</span>16<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 6 mai 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Tennessee<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>17<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 7 mai 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Caroline du nord<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> 22<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> le 20 mai 1861</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Sept des États se sont séparés de l’Union avant l’inauguration le 4 mars 1861 du président nouvellement élu sur un programme électoral anti-esclavagiste. Quatre autres ont fait de même peu de temps après, lorsque Lincoln a mobilisé les forces militaires pour combattre les rebelles. Les hostilités violentes d’une durée de quatre ans ont marqué l’histoire du pays. Certains des États du Sud, dont le Mississippi, ont pris plus d’un siècle à s’en remettre. Les séquelles de ce conflit se manifestaient encore dans la région au cours des années 50 et 60 lorsque les institutions scolaires ont été intégrées de force par l’envoi sur les lieux de troupes fédérales. Les plus vieux se rappelleront les événements de 1957 à Little Rock Central High School (Arkansas) où le gouverneur Orval Faubus faisait fi des ordres en provenance de Washington à l’égard de l’intégration des jeunes Afro-Américains (qu’on appelait à l’époque « Negroes »). La prise de position de George C. Wallace, gouvernement de l’Alabama, contre l’intégration raciale de l’université de l’Alabama, a fait de lui un héros chez les éléments réactionnaires du pays et l’a lancé sur la scène nationale où il a joué un rôle important lors des élections présidentielles de 1964 et surtout 1968.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ailleurs, sur ce blogue (10 février 2010), il a déjà été question, en ce qui concerne le Mississippi, de l’émeute causée par l’inscription de James Meredith, premier étudiant afro-américain, à l’université du Mississippi, et des assassinats de Medgar Evers chez lui à Jackson et des trois « civil rights workers » à Philadelphie. Il s’était produit un autre acte violent en août 1955, à une centaine de kilomètres d’Oxford, dans le comté de Tallahatchie, qui a déclenché le Mouvement afro-américain de droits civiques. Il s’agissait du meurtre prémédité d’un jeune de 14 ans, de Chicago, en visite chez son grand-oncle, par deux hommes blancs, acquittés par la suite, l’un l’époux et l’autre le beau-frère de la jolie femme blanche que le jeune Till aurait eu le malheur de siffler.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/images.jpg" width="94" height="113" alt="images" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La semaine dernière à l’université du Mississippi s’est tenu un colloque sur ce passé mouvementé et sur la lutte pour la justice raciale dans cet État, l’un des principaux foyers de la diaspora afro-américaine. Un grand nombre d’Afro-Américains des grands centres du Nord (Chicago, Détroit, Cleveland, Saint-Louis, Milwaukee, etc. ), sans parler des vedettes de la télévision et du cinéma, telles que Oprah Winfrey et Morgan Freeman, ont des racines ici.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01857.jpg" width="312" height="480" alt="DSC01857.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Évidemment, le sujet du colloque m’attirait, mais encore plus le nom de l’une des participantes : Françoise Hamlin de l’université Brown, à Providence, au Rhode Island. Québécoise? Française? Franco-Américaine? Elle y a prononçait une conférence sur l’évolution du Mouvement des droits civiques dans le comté de Coahoma de1951 à 1999. En particulier, elle élaborait le concept de « loyautés flexibles » qui semblait bien décrire le comportement des activistes et militants les plus en vue dont un nommé Aaron Henry.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01859.jpg" width="480" height="400" alt="DSC01859.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En essayant de m’imaginer son parcours et la raison de son intérêt pour ce sujet qu’elle maîtrisait si bien…si objectivement…et sans émotion, j’écoutais attentivement la voix à l’accent anglais (d’Angleterre!) de cette femme intelligente et articulée. Après la séance, en m’adressant à elle en français, qu’elle parlait à peine, l’énigme a été résolu. Née de mère mauricienne, élevée et instruite à Londres, Françoise avait, à l’âge de lycéenne, passé un an à Clarksdale, chef lieu du comté de Coahoma, comme « exchange student ». Elle a confirmé que le choc culturel de cette année passée dans une école secondaire des bas fonds du Mississippi profond a été terrible. Par contre, l’expérience a été salutaire en ce sens qu’elle l’avait sensibilisée à un drame qui s’inscrirait dix ans plus tard à son programme de doctorat à l’université Yale. La thèse lui a valu deux prix littéraires, l’un de la <i style="mso-bidi-font-style:normal">Mississippi Historical Society</i> en 2006 et l’autre de la <i style="mso-bidi-font-style: normal">Southern Historical Association</i> en 2005.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pour terminer, une carte plutôt artisanale, mais combien importante pour saisir le contexte du colloque de la semaine passée. À l’époque d’Emmett Till, le pourcentage de « negroes » au Mississippi était de 44%. Aujourd’hui, le pourcentage d’Afro-Américains est de 37%. Les étiquettes identitaires changent, la population bouge. Les départs massifs vers le Nord semblent être chose du passé. La composition raciale de la population semble se stabiliser.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01876.jpg" width="328" height="480" alt="DSC01876.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Sur les 82 comtés de l’État, il y en a 26 qui connaissent une majorité afro-américaine—dans certains cas dépassant le seuil de 80%. Dans une quinzaine d’autres comtés, le pourcentage frise le seuil de 50% (entre 40 et 50 : voir chiffre inséré à chaque comté). Le Mississippi noir est surtout celui du Delta, cette vaste région à plat de culture cotonnière et de pisciculture (<i style="mso-bidi-font-style: normal">catfish farms</i>) qui longe le grand fleuve dont les inondations ont laissé des terres les plus riches du continent sur lesquelles habitent certains des gens les plus pauvres de l’Amérique!</span></p><!--EndFragment-->
<font face="Cambria" size="4"><br /></font><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Natchez et Natchitoches, deux jolies petites villes sur la frontière franco-espagnole du XVIIIe siècle</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/02/natchez_et_natchitoches_deux_p.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1369" title="Natchez et Natchitoches, deux jolies petites villes sur la frontière franco-espagnole du XVIIIe siècle" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1369</id>
    
    <published>2010-02-11T20:48:10Z</published>
    <updated>2010-02-12T04:37:10Z</updated>
    
    <summary>Comme le Saint-Laurent à Rivière-du-Loup, le Mississippi, à Natchez, ville de la même dimension, inspire, en amont et en aval, une certaine révérence. René-Robert Cavelier, Sieur de La Salle est passé par ici en 1681 en route vers l&apos;embouchure du...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Comme le Saint-Laurent à Rivière-du-Loup, le Mississippi, à <b style="mso-bidi-font-weight:normal">N</b>atchez, ville de la même dimension, inspire, en amont et en aval, une certaine révérence.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100523.jpg" width="480" height="360" alt="P1100523" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100522.jpg" width="480" height="360" alt="P1100522" /></p><!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt; mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">René-Robert Cavelier, Sieur de La Salle est passé par ici en 1681 en route vers l'embouchure du Mississippi. Les contacts entre Français et Amérindiens (Notchis) n'ont jamais été au beau fixe. Malgré la présence à partir de 1698 de missionnaires en provenance du Canada et de l’intervention de Pierre Le Moyne, Sieur d'Iberville,</span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family:" xml:lang="FR">et de son frère, Jean-Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville</span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:" xml:lang="FR">et d’autres, les relations entre Français et Amérindiens se sont détériorés au point où,</span> <span lang="FR" style="mso-ansi-language:FR-CA" xml:lang="FR">en 1730, ni l’un ni l’autre ne pouvait maintenir une présence viable dans la région. Les quelques Amérindiens qui ont survécu aux quatre conflits ensanglantés entre 1710 et 1730 se sont réalignés avec d’autres tribus, telles les Chickasaw et Choctaw. Quant aux Français, ils ont dû céder le pas devant les Espagnols, établis à la frontière du Texas (Las Adaes), à quelques kilomètres du Fort Saint-Jean-Baptiste à Natchitoches, et dont la sphère d’influence se prolongeait vers l’est via le <i style="mso-bidi-font-style:normal">camino réal</i> (chemin royal) reliant <i style="mso-bidi-font-style:normal">Tejas</i> et <i style="mso-bidi-font-style: normal">Florida</i>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Occupée très tôt pendant la guerre de sécession par les Forces du Nord, Natchez a été épargnée des affres de cette confrontation. Les grandes maisons des planteurs et les abris coquettes de la classe commerçante perdurent. Aujourd’hui, le Grand Hôtel est le point de repère le plus en vu dans cette ville de 19 000 habitants.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100529.jpg" width="480" height="360" alt="P1100529" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100524.jpg" width="480" height="360" alt="P1100524" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100527.jpg" width="480" height="360" alt="P1100527" /></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">N</span></b><span style="mso-ansi-language: FR-CA">atchitoches, 300 km plus à l’ouest, population 18 000, fondée en 1714 par Louis Juchereau de Saint-Denis, né le 17 septembre 1676 à Beauport, mort le 11 juin 1744 ici même, d’où le jumelage actuel des deux villes et l’hommage au soldat, à l’explorateur et au commerçant qu’était Saint-Denis.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01845.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01845.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01846.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01846.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La rue Front à Natchitoches, tout en briques rouges, longe la rivière à la Canne (Cane River) dont les rives occidentales sont aménagées en allées piétonnières et ornées de maisons d’époque. Les devantures des commerces en fer forgé font penser à l’architecture espagnole du Cabildo au cœur du Vieux-Carré, à la Nouvelle-Orléans, 500 km plus au sud.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01843.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01843.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01841.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01841.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01844.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01844.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br /></p>
<p class="MsoNormal">L’emploi de la fleur de lys et des odonymes français sur certains panneaux de signalisation témoignent des origines de la ville.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01850.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01850.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Celui-ci rappelle un personnage plutôt méconnu de la Louisiane sous le régime espagnol : Athanase de Mézières. Né à Paris le 26 mars 1719, fils de bonne famille, il est venu en Louisiane vers 1740. Membre de la marine, il fut affecté à Natchitoches où il s’est rapidement intégré à la famille Saint-Denis, se mariant avec Manuela Marie Pétronelle Félicité, fille du fondateur. Après la cession de la Louisiane en 1763, l’Espagne faisait confiance aux hommes sur place. De 1769 à 1779, dans son rôle de lieutenant-gouverneur de la Louisiane, de Mézières, ce noble français, a rendu de fiers services à la couronne espagnole.</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Philadelphie MS, pas Philadelphie PA</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/02/philadelphie_ms_pas_philadelph.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1367" title="Philadelphie MS, pas Philadelphie PA" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1367</id>
    
    <published>2010-02-10T17:06:47Z</published>
    <updated>2010-02-10T17:13:14Z</updated>
    
    <summary> Aux États-Unis, il existe plusieurs « Philadelphia ». Treize localités, en fait, portent ce nom qui signifie « ville de l’amour fraternel »! Celle des Flyers, Phillies, Eagles et 76ers, située en Pennsylvanie, avec ses 1 562 461 habitants,...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01804.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01804.JPG" /></p>
<p><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Aux États-Unis, il existe plusieurs « Philadelphia ». Treize localités, en fait, portent ce nom qui signifie « ville de l’amour fraternel »! Celle des <i style="mso-bidi-font-style:normal">Flyers</i>, <i style="mso-bidi-font-style: normal">Phillies</i>, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Eagles</i> et <i style="mso-bidi-font-style:normal">76ers</i>, située en Pennsylvanie, avec ses</span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">1 562 461</span> <span style="mso-ansi-language:FR-CA">habitants, est la plus connue. La deuxième en importance, avec une population de 7 303, se trouve au cœur des collines à terre rougeâtre, dans le centre est de l’État du Mississippi. Loin de rappeler l’amour fraternel, ce lieu évoque dans mon esprit les pires horreurs de mes 20 ans. Le 21 juin 1964, trois jeunes de mon âge, y ont été assassinés par des membres du Ku Klux Klan, avec la complaisance du shérif du comté Neshoba, Lawrence Rainey, et son député, Cecil Price. Il s’agissait de deux Juifs new-yorkais, Andrew Goodman et Michael H. Schwerner, et leur ami et collègue africain américain, James Earl Chaney. Les trois ont été tirés à bout portant et enterrés à une profondeur de six mètres. Les dépouilles mortelles n’ont été retracées et découvertes que 44 jours plus tard.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">De cette Philadelphie, Martin Luther King, Jr a dit : « <i style="mso-bidi-font-style:normal">This is a terrible town, the worst I’ve seen. There is a complete reign of terror here</i> ». Peu avant sa mort, il a avoué que sa visite à Philadelphia constituait l’une des deux seules occasions de sa vie où il avait eu peur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Cinq ans après, l’événement, j’avais lu<i style="mso-bidi-font-style:normal">Three Lives for Mississippi</i>, une analyse réalisée par le brillant historien William Bradford Huie (1910-1986) à partir de laquelle Hollywood a tourné en 1988 le long métrage <i style="mso-bidi-font-style:normal">Mississippi Burning</i> mettant en vedette Gene Hackman.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/1578062470.jpg" width="200" height="319" alt="1578062470" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Afin de me replonger dans le vif du sujet et pour connaître le processus de réhabilitation de Philadelphia depuis les sordides événements de l’été 1964, je me suis muni de l’ouvrage de l’une des figures littéraires de proue du Mississippi moderne, Willie Morris (1934-1999). <i style="mso-bidi-font-style:normal">The Courting of Marcus Dupree</i>, publié en 1983, examine de façon fort originale ce processus de guérison collective à travers les exploits sportifs d’un jeune Africain Américain surdoué, né à Philadelphia exactement un mois avant les trois meurtres. À 6 ans, Marcus Dupree a fait partie des premières classes à Philadelphia où les jeunes noirs et blancs partageaient les mêmes bancs d’école. Douze ans plus tard, sa promotion a été la première à avoir passé tout leur programme scolaire—de la maternelle à la douzième année—dans les classes intégrées sur le plan racial. Entre temps, Marcus est devenu l’athlète le plus adulé de sa génération, autant par l’une des composantes de la population que par l’autre. Ses prouesses de <i style="mso-bidi-font-style:normal">running back</i> lui ont valu d’être en 1981 le joueur de football le plus convoité et et le plus recruté des grandes usines du football américain qui sont les universités!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01853.jpg" width="340" height="480" alt="DSC01853.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Il y a un quart de siècle, le fils de Willie Morris a pris une photo de Marcus Dupree, symbole du Mississippi nouveau, et son jeune frère, Reggie, sur le terrain de <i style="mso-bidi-font-style:normal">Halpole Field</i>, en arrière de <i style="mso-bidi-font-style:normal">Philadelphia High School</i>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01854.jpg" width="412" height="417" alt="DSC01854.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Une photo prise en février 2010 révèle peu de changements. Le terrain est plus usé; le commanditaire, Dr Pepper, a disparu, un nouveau revêtement au-dessus des gradins, mais pour le reste…</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01803.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01803.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’an 2014 marquera le cinquantenaire de l’assassinat des trois jeunes qui cherchaient à obtenir la justice raciale 100 ans après l’émancipation des esclaves par Abraham Lincoln. Un autre livre paraîtra à ce moment-là pour réinterpréter la cour de l’histoire. Il pourrait porter le titre <i style="mso-bidi-font-style:normal">Mississippi Was, but Mississippi Is</i>. Ce sont les paroles prononcées par la veuve de Medgar Evers—autre personnage emblématique du Mouvement des droits civiques, assassiné chez lui, à Jackson, le 12 juin 1963—à l’occasion du dévoilement le 1er octobre 2002 de la statue de James Meredith, sur le campus de l’Université du Mississippi.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01855.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01855.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">James Meredith, premier African Américan admis (par la force!) à l’université du Mississippi le 1er octobre 1962</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Le chêne de l&apos;amitié a résisté à Katrina</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/02/le_chene_de_lamitie_a_resiste.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1363" title="Le chêne de l'amitié a résisté à Katrina" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1363</id>
    
    <published>2010-02-04T18:27:35Z</published>
    <updated>2010-02-09T17:57:09Z</updated>
    
    <summary>Sur le campus Gulf Park de l’université du Mississippi-sud se trouve un énorme chêne de plus de 500 ans. Le 28 août 2005, il a subi de plein fouet les ravages de l’ouragan Katrina…et il a résisté, solidifiant ainsi la...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Sur le campus Gulf Park de l’université du Mississippi-sud se trouve un énorme chêne de plus de 500 ans. Le 28 août 2005, il a subi de plein fouet les ravages de l’ouragan Katrina…et il a résisté, solidifiant ainsi la tradition qui veut que tous ceux et celles qui pénètrent son ombre soient liés par l’amitié pour la vie, peu importe leurs différents destins. L’amitié qui résiste à tout vent…à toute intempérie, voilà ce que symbolise ce monument arborescent !<br /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01816.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01816.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01817.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01817.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01815.jpg" width="480" height="392" alt="DSC01815.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">C’est un autre ouragan, Camille, qui a frappé sournoisement ces mêmes côtes le 16 août 1969 qui a sonné le glas du Collège Gulf Park, fondé en 1921 pour assurer la bonne éducation de jeunes filles de 17 à 20, les inculquant les valeurs légendaires du Vieux-Sud, celles des bonnes manières, de la grâce et du charme. Deux ans plus tard, l’institution s’est rouverte comme antenne de <i style="mso-bidi-font-style: normal">l’University of Southern Mississippi</i> dont le campus principal se situe à Hattiesburg, 120 km au nord.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01814.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01814.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La plupart des anciens pavillons, comme Hardy Hall, ont été dévastés par Katrina. Quatre et demi plus tard, ils demeurent des coquilles vides : les vitres sont encore fracassées, les portes brisées. Les pancartes interdisent d’y entrer. Par contre, la bibliothèque, construite en 2001, avec une technologie dont on dit à l’épreuve des ouragans a mieux résisté.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01813.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01813.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal">Hardy Hall</p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01819.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01819.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal">Bibliothèque du campus Gulf Park</p>
<p class="MsoNormal">Devant le campus, face au Golfe, et tout au long de la route 90 reliant les différentes villes de la côte (Baie-Saint-Louis, Pass Christian, Long Beach, Gulfport, Biloxi…), les sculpteurs locaux transforment en œuvres d’art des souches d’arbres arrachés par Katrina.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01812.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01812.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal">Oiseaux en vol, faits en souches</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Entre Camille et Katrina 35 saisons de tempêtes tropicales se sont écoulées. La région a eu le temps se remettre. À l’heure où le pays peine à sortir de la Crise économique et où le réchauffement planétaire semble créer des situations d’instabilité climatique de plus en plus imprévisibles et inquiétantes, les avis sont partagés quant à l’avenir.</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Boucher un trou à Oxford: faire connaître Franco-Amérique</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/01/boucher_un_trou_a_oxford_faire.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1357" title="Boucher un trou à Oxford: faire connaître Franco-Amérique" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1357</id>
    
    <published>2010-01-27T22:39:13Z</published>
    <updated>2010-01-27T22:44:20Z</updated>
    
    <summary>Hier midi, une partie de la gent littéraire d’Oxford s’était rendue à la bibliothèque publique assister à une conférence prononcée par le professeur Charles W. Eagles, dans le cadre des chaleureuses activités du WARM (Winter Adult Reading Moments), sur son...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Hier midi, une partie de la gent littéraire d’Oxford s’était rendue à la bibliothèque publique assister à une conférence prononcée par le professeur Charles W. Eagles, dans le cadre des chaleureuses activités du WARM (<i style="mso-bidi-font-style:normal">Winter Adult Reading Moments</i>), sur son plus récent livre, <i style="mso-bidi-font-style: normal">Price of Defiance : James Meredith and the Integration of Old Miss.</i> On se souviendra qu’en 1962, James Meredith devint le premier Africain-Américain à s’inscrire à l’Université du Mississippi, connue affectueusement par le surnom « Ole Miss ». L’émeute qui s’en suivit donna lieu à des vingtaines de blessés parmi les forces de l’ordre et à deux morts chez les civiles. Pour rétablir l’ordre et assurer l'intégration de l'étudiant, le Procureur général des États-Unis, Robert F. Kennedy, ordonna l’envoi à Oxford de milliers de soldats. C’était le début de l’intégration raciale de toutes les universités du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Deep South</i>. Dans son ouvrage, Eagles, professeur d’histoire à « Ole Miss » documente le prix à payer (<i style="mso-bidi-font-style:normal">price of défiance</i>) pour ce comportement réactionnaire qui attira sur l’université et sur tout l’État du Mississippi la hargne et le mépris du monde entier—dédain qui persiste jusqu’à nos jours.</p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01801.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01801.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Bibliothèque publique d’Oxford et du comté de Lafayette</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01799.jpg" width="362" height="473" alt="DSC01799.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Grosse déception, cependant! À cause d’un malentendu, le conférencier se trouvait ce jour à Boston. M. Eagles reviendra devant ce public plus tard cet hiver. Saisissant l’occasion de faire connaître aux lecteurs oxoniens notre livre <i style="mso-bidi-font-style:normal">Franco-Amérique</i>, je me suis offert comme conférencier suppléant. Cela s’est fait à d’autres occasions. J’en ai l’habitude!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’offre fut acceptée avec empressement et pendant une trentaine de minutes j’ai pu, livre à la main, dresser le portrait de la présence franco en Amérique du Nord. L’histoire qu’inspire la photo de Kent Beaulne, ce personnage emblématique d’une francophonie enracinée au cœur du continent qui refuse de mourir, sur la page couverture, fascine toujours. L’un des 17 encarts du volume, celui consacré aux Franco de la communauté de Delisle, au Mississippi même, fit plaisir à la cinquantaine d’auditeurs, épatés de découvrir que les Québécois s’intéressent à leur région. Étant donné l’actualité, un clin d’œil sur le chapitre dans <i style="mso-bidi-font-style:normal">Franco-Amérique</i> écrit par Rodney St-Éloi, Québécois d’origine haïtienne et camarade de Dany Laferrière, s’imposa. Aujourd’hui le monde entier pleure Haïti. Au Québec, où les Haïtiens occupent une place de choix, on pleure peut-être plus fort que les autres.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Après les applaudissements d’usage, brève période de questions…et toujours la première : « Sir, is your book available in English? »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Être un bouche-trou n’est point désagréable. Au contraire, c’est une source de joie et de satisfaction. Performer au pied levé, pourquoi pas?</span></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Jouer au hockey devant les estrades vides: « Ole Miss » c. Alabama</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/01/jouer_au_hockey_devant_les_est.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1354" title="Jouer au hockey devant les estrades vides: « Ole Miss » c. Alabama" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1354</id>
    
    <published>2010-01-23T22:34:57Z</published>
    <updated>2010-01-23T22:42:29Z</updated>
    
    <summary>Le hockey est très impopulaire dans le Sud des États-Unis. Pourtant, il y a des équipes de la Ligue nationale du hockey dans six villes différentes : Atlanta, Raleigh, Tampa, Miami, Dallas et Nashville sans parler de celle de Phoenix...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Le hockey est très impopulaire dans le Sud des États-Unis. Pourtant, il y a des équipes de la Ligue nationale du hockey dans six villes différentes : Atlanta, Raleigh, Tampa, Miami, Dallas et Nashville sans parler de celle de Phoenix et des trois équipes de la Californie où ce sport ne soulève pas non plus les passions.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Toutefois, la passion existe bel et bien dans le cœur de certains jeunes sportifs qui concourent ici pour l’honneur de leur université, devant les estrades vides, à des centaines de kilomètres de leurs campus respectifs. Hier, j’ai assisté au Centre civique de DeSoto, en banlieue sud de Memphis, à 10 minutes de Graceland, domicile du défunt Elvis, au match entre l’Université du Mississippi et l’Université de l’Alabama. Ces universités qui réalisent des millions de dollars de profits grâce à leurs programmes de football (le Crimson Tide d’Alabama vient, d’ailleurs, d’être consacré champion national du football—plus fort même que le Rouge et Or de l’université Laval!!) ne donnent pas le moindre sous aux équipes de hockey. Ce sont les joueurs qui ont appris à jouer, tant bien que mal, à notre sport national et leurs « sponsors » qui font fonctionner l’équipe avec des « peanuts ». Très approprié dans une région connue pour sa culture arachidière.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À la mise au jeu, nous étions une vingtaine d’amis et de parents à nous présenter dans la belle aréna de 10 000 places.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01789.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01789.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Malgré les habilités limitées des joueurs comparées aux jeunes de leur âge chez nous, l’enthousiasme était à son comble. Après avoir fait le tour du vaste enceinte à observer le spectacle du haut et de loin, je me suis installé en arrière des deux bancs pour mieux écouter les sons uniques du hockey (grincement de l’arrêt brusque, mise en échec contre la bande, rondelle frappant la bande ou, mieux, le poteau…) et pour renifler les odeurs fortes de la sueur qui coule et qui imprègne toutes les pièces d’équipement : casque, épaulettes, coudières, jambières, gants… Ayant élevé trois fils dans le hockey, ce sont des sons et des senteurs que j’adore et qui me manquent!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01791.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01791.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01793.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01793.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En 2002, avec une équipe d’Atlanta, le numéro 71 de l’Université de l’Alabama (Paraliticci) a participé au Tournoi international Pee Wee de Québec—un événement marquant de sa jeune vie!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01794.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01794.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01796.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01796.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À la fin de la deuxième période Alabama menait 6 à 3 et le résultat n’était plus en doute. Avant de quitter le match, je me suis permis un commentaire : une équipe de calibre B (Mississippi) se faisait battre par une équipe de calibre CC (Alabama). N’eut été de la suspension de deux joueurs, la victoire des Rouges auraient pu être encore plus convaincante, l’un suspendu en raison d’un manquement aux règlements de l’équipe (il avait fêté trop fort la veille manquant l’autobus en partance à 7h du matin, parcourant dans sa propre bagnole les 200 km séparant Tuscaloosa de Memphis pour rejoindre son équipe), l’autre pour s’être battu lors du match précédent contre Mississippi State qui alignait un joueur salaud, paraît-il. <span style="font-family: Cambria; font-size: 16px;">Il y a des choses qui ne changent pas dans le hockey, peu importe le niveau et peu importe le lieu!</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01795.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01795.JPG" /></p><span style="font-size:12.0pt;font-family:Cambria;mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:Cambria;mso-fareast-theme-font:minor-latin;mso-hansi-theme-font: minor-latin;mso-bidi-font-family:">Pendant que leurs co-équipiers trimaient dur sur la patinoire, les deux « renégats » se régalaient dans les estrades vides du McDo.</span><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Corinth cruel, Shiloh sanguinaire</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/01/corinth_cruel_shiloh_sanguinai.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1352" title="Corinth cruel, Shiloh sanguinaire" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1352</id>
    
    <published>2010-01-19T21:56:06Z</published>
    <updated>2010-01-19T22:00:50Z</updated>
    
    <summary>Corinth. Nom biblique d’une ville de 14 256 habitants située au cœur du « Bible Belt » des États-Unis, dans le coin nord-est de l’État du Mississippi. Avec ses églises méthodistes, baptistes, pentecôtistes, épiscopaliennes, presbytériennes, elle ne ressort pas beaucoup...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Corinth. Nom biblique d’une ville de 14 256 habitants située au cœur du « Bible Belt » des États-Unis, dans le coin nord-est de l’État du Mississippi. Avec ses églises méthodistes, baptistes, pentecôtistes, épiscopaliennes, presbytériennes, elle ne ressort pas beaucoup aujourd’hui par rapport à d’autres petites villes du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Deep South</i>. Il n’en a pas toujours été ainsi. En 1862, militairement parlant, Corinth était la deuxième ville en importance des États confédérés d’Amérique (CSA). À partir de directives en provenance de Richmond (Virginie) capitale des CSA, les sudistes menaient depuis un an la guerre contre le gouvernement de Lincoln afin de préserver leurs institutions et leur genre de vie.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Fondé en 1854, Corinth n’était pas un village comme les autres. Il s’agissait d’un centre ferroviaire stratégique situé au carrefour de deux voies, l’une nord-sud (Mobile &amp; Ohio), l’autre est-ouest (Charleston &amp; Memphis), permettant la mobilisation rapide des forces du Sud et le transport efficace d’armes et de denrées à travers la</span> <span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">« Confederacy »</span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">, comme on appelait les onze États séparatistes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01771.jpg" width="480" height="407" alt="DSC01771.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01773.jpg" width="435" height="423" alt="DSC01773.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À la mi-février 1862, à la suite de victoires convaincantes à Fort Donelson et è Fort Henry, tous deux au Tennessee, les forces du Nord, sous la direction de Ulysses S. Grant, fonçaient vers le sud—vers Corinth—en suivant la vallée de la Tennessee, dans le but de briser les lignes de communications confédérées et de prendre éventuellement le contrôle du Bas-Mississippi, en amont de la Nouvelle-Orléans, assiégée par Farragut, coupant ainsi la « Confederacy » en deux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ayant eu écho des victoires de Grant et de son avancée et sachant qu’il serait bientôt rejoint par une autre armée dirigée par Don Carlos Buell, en provenance de Nashville, la direction des forces du Sud (Albert Sidney Johnston, et Pierre Gustave Toutant Beauregard) prirent la décision de quitter Corinth et d’engager l’armée de Grant à Pittsburg Landing, sur la Tennessee, avant l’arrivée de ses renforts. Quittant Corinth le 3 avril, l’armée du Mississippi eut du mal, à cause des pluies diluviennes et de la lourdeur de leurs équipements, à franchir la trentaine de kilomètres les séparant du champ de bataille visé. Néanmoins, le dimanche 6 avril à 4h55, les 44 000 soldats de Johnston se lancèrent à l’attaque près de l’église de Shiloh. Surpris, Grant et ses 40 000 hommes durent battre en retraite à Pittsburg Landing. La bataille intense de cette journée dans le « nid de guêpes » a été immortalisée par le peintre Thure de Thulstrup.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100511.jpg" width="480" height="164" alt="P1100511" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">« Battle of Shiloh »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La victoire en ce dimanche des Sudistes fut coûteuse et éphémère. Atteint, le Général Johnston mourut au bout de son sang. La nuit, les renforts du Général Bruell, sous la protection de deux navires de guerre, le <i style="mso-bidi-font-style:normal">Lexington</i> et le <i style="mso-bidi-font-style:normal">Tyler</i>, arrivèrent. À l’aube du 7 avril, la contre-attaque de Grant s’engagea. Au cours de la journée, les 54 500 soldats du Nord martelèrent les 34 000 hommes du Sud qui restèrent sous la commande de Beauregard. Devant la défaite inévitable, celui-ci organisa la retraite vers Corinth.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les pertes furent lourdes. Du côté du Nord : tués, 1 513; blessés, 6 601; manquants à l’appel, 2 830; pour un total de 10 944. Du côté du Sud : tués, 1 728; blessés, 8 012; manquant à l’appel, 959; pour un total de 10 699.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le sort de Corinth ne serait réglé que deux mois plus tard lorsque les avancées de trois armées du Nord obligèrent Beauregard d’abandonner ce carrefour stratégique pour se réfugier à Tupelo, à 80 km plus au sud. En octobre, une dernière tentative, cette fois-ci de la part du Général Van Dorn et son armée du Trans-Mississippi, de reprendre Corinth, donna lieu à un autre carnage d’une durée de deux jours (7 000 morts et blessés). L’Union gagna et Corinth resta occupée jusqu’à la fin de la guerre.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Aujourd’hui, le champ de bataille de Shiloh, tout comme le champ de bataille des Plaines d’Abraham, est un parc national militaire. Il se visite en voiture, à pied ou, mieux, en vélo. Le parcours permet de revivre les tristes et tragiques événements des 6 et 7 avril 1862.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100513.jpg" width="480" height="427" alt="P1100513" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Bon nombre de soldats de l’armée victorieuse trouvent le repos éternel ici même, la vie et la mort de chacun étant célébrées par un petit monument blanc. Pour ce qui est des vaincus, leurs morts se reposent dans cinq fausses communes éparpillées à travers le parc.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01765.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01765.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01766.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01766.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01770.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01770.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Fausse commune de soldats confédérés</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Devant les événements de notre époque, je ne pouvais, en me promenant ici, que me poser une question : Sur les 234 années que les États-Unis ont existé, il y en a combien qui ont été « free of war » ? Quelqu’un aurait-il fait le bilan? Existe-il un pays plus guerrier?</span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>La fête des « rois » ... et moi</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/01/la_fete_des_rois_et_moi.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1348" title="La fête des « rois » ... et moi" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1348</id>
    
    <published>2010-01-15T05:14:41Z</published>
    <updated>2010-01-15T16:37:30Z</updated>
    
    <summary>Le 15 janvier, jour de ma fête. Je le partage avec Martin Luther King, fils, assassiné pas loin d’ici (Oxford), à Memphis, le 4 avril 1968. C’est aussi à Memphis qu’Elvis Presley, dont l’anniversaire de naissance précède le nôtre par...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Le 15 janvier, jour de ma fête. Je le partage avec Martin Luther King, fils, assassiné pas loin d’ici (Oxford), à Memphis, le 4 avril 1968. C’est aussi à Memphis qu’Elvis Presley, dont l’anniversaire de naissance précède le nôtre par 8 jours, est mort le 16 août 1977. Il aurait eu 75 ans la semaine dernière.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/marty.jpg" width="104" height="124" alt="marty" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Aujourd’hui, pour me changer les idées après une grosse journée sur le terrain à explorer deux événements majeurs de la Guerre civile américaine, la bataille de Shiloh et le siège de Corinth, je me suis rendu à Tupelo visiter la maison où est née cette icône de la culture populaire qui a tant marqué ma génération.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01781.jpg" width="480" height="405" alt="DSC01781.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01780.jpg" width="480" height="313" alt="DSC01780.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Dans le parc aménagé autour de la maison, on peut voir, entres autres, une statue d’Elvis à l’âge de 13 ans, guitare à la main, et l’église <i style="mso-bidi-font-style:normal">Assembly of God</i> où la « gospel » qu’il a combinée plus tard avec le son des blues et du « country » et les rythmes afro-américains, lui a été imprégnée dès sa jeune enfance.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01782.jpg" width="360" height="480" alt="DSC01782.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01785.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01785.JPG" /></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>À Oxford High, « le français n&apos;est pas une langue étrangère »</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/01/a_oxford_high_le_francais_nest.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1347" title="À Oxford High, « le français n'est pas une langue étrangère »" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1347</id>
    
    <published>2010-01-13T00:32:04Z</published>
    <updated>2010-01-15T16:38:10Z</updated>
    
    <summary>De loin, les lieux de l’École secondaire d’Oxford ont l’air bien paisible. À l’entrée, le doute s’installe, mais il est de courte durée. L’interdiction de tabac, de drogues et d’armes à feu semble donner des résultats. Tout est calme. Tout...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>De loin, les lieux de l’École secondaire d’Oxford ont l’air bien paisible. À l’entrée, le doute s’installe, mais il est de courte durée. L’interdiction de tabac, de drogues et d’armes à feu semble donner des résultats.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01754.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01754.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01755.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01755.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Tout est calme. Tout est propre. L’accueil au bureau de la direction est chaleureux et encore plus à la bibliothèque où une quarantaine d’élèves m’attendent pour se faire dire que le français n’est pas une langue étrangère.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01757.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01757.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01756.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01756.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">C’est là ma position et je suis heureux de voir que, de plus en plus, les départements de langues dans les universités américaines se disent de « langues modernes » et non de « langues étrangères ». Les élèves furent réceptifs à mon message livré en deux parties de 25 minutes chacune—la première consacrée à l’histoire et à la géographie, et le second à la musique—séparées d’une pause de 20 minutes pour passer rapidement à la cafétéria.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Nous avons commencé par Samuel de Champlain et ses 25 traversées de l’Atlantique en 33 ans. (Voir "download file" dans ma chronique du 3 octobre 2003.) Les élèves ont découvert que la permanence française fut établie en Amérique (Acadie, 1604) trois ans avant celle des Anglais (Jamestown, 1607) qui n’a précédé que d’une année la fondation de Québec.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ils ont appris que les bases historiques de la Franco-Amérique sont foncièrement « amériquaines », étant constituées autour de trois foyers : Acadie, Nouvelle-France et Louisiane. Au lieu de rester figés au sein de leurs foyers respectifs, les Canadiens et Acadiens ont rayonné, à travers l’histoire, partout sur le continent. Le rayonnement à partir du foyer louisianais a favorisé les francophones de couleur (Créoles noirs) qui ont établi des communautés importantes en Californie tandis que les francophones blancs de plusieurs souches, y compris la souche acadienne, sont d’excellents exemples d’enracinement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les toponymes français parsemés à travers le Canada et les États-Unis témoignent de la mouvance franco. L’État du Mississippi n’échappe pas à cette réalité avec son comté Leflore (la fleur) et son chef lieu Boisvert Malmaison (Greenwood) et son vieux cœur, Delisle, établi en 1712 sur la côte du Golfe du Mexique par des Canadiens. L’importante ville de Pass Christian porte le nom de Christian L’Adnier, membre de l’équipage d’Iberville. Les L’Adnier sont aujourd’hui des Ladner et constituent l’une des familles franco les plus nombreuses de l’État. Mentionnons également les Dédeaux, Swanier et Saucier.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/Fig.3_francomouv.jpg" width="480" height="412" alt="Fig.3_francomouv" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Aujourd’hui, ceux qui sont de « sang français » —au sens le plus large possible du terme—comptent une vingtaine de millions et se trouvent partout sur le territoire de l’Amérique du Nord. Ceux qui parlent encore français, moins nombreux évidemment (9 millions), se manifestent aux quatre coins du continent.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/Origine_10.jpg" width="480" height="424" alt="Origine_10" /></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/Parle_maison.jpg" width="480" height="421" alt="Parle_maison" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La Franco-Amérique contemporaine peut se résumer ainsi :</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/Fig.7_facecachee.jpg" width="480" height="343" alt="Fig.7_facecachee" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Une plaque tournante québécoise entourée de contreforts (Ontario, Acadie, Nouvelle-Angleterre). Au large, un creuset louisianais et des îlots « canayens » et métis dans l’Ouest, autant américain que canadien, un axe dynamique rejoignant Port-au-Prince, Miami, New York et Montréal et le tout alimenté d’immigration internationale, de plus en plus en provenance d’Afrique francophone.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Avec ce schéma en tête, les élèves écoutèrent, à la suite des explications sur l’artiste et la pièce, des échantillons de la chanson franco d’Amérique :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">De Louisiane : Zachary Richard avec « Réveille » et « Travailler, c’est trop dur » (à chanter à Mme la prof Hélène Berton quand elle demande aux élèves de travailler davantage).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Du Nouveau-Brunswick : Annie Blanchard avec « Évangeline ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Du Québec : Gilles Vigneault avec « Mon pays ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Du Québec/Haïti : Luck Merville avec « On veut faire la fête ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Du Québec/Rwanda : Corneille avec « Seul au monde ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Du Manitoba métis : Coulée avec « La batture ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Du Québec : Céline et Garou avec « Sous le vent ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Quelle ne fut la surprise pour certains élèves de découvrir que la diva québécoise n’était pas américaine pure!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Étant donné la bonne conduite de tous, j’ai terminé la séance par leur offrir du lagniappe, ce petit extra que l’on donne en Louisiane aux gens que l’on apprécie. Il s’agissait d’une invitation à m’accompagner à Mamou, à Basile ou à Eunice le 16 février prochain pour « courir le Mardi gras ». Évidemment, ces jeunes avaient entendu parler du Mardi gras de la Nouvelle-Orléans. Accompagnés de leurs parents, plusieurs avaient déjà participé à l’un ou l’autre de ses grands défilés. Sur les traditions du Mardi gras en Louisiane rurale, ils ignoraient tout!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/6702 mardi gras.jpg" width="288" height="216" alt="6702 mardi gras" /></p>
<p class="MsoNormal">Mardi gras à Basile, LA</p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Abbeville, MS (pas LA!) : Vivre « en exil » la tempérance à l’occasion de la nouvelle année</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2010/01/abbeville_ms_pas_la_vivre_en_e.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1344" title="Abbeville, MS (pas LA!) : Vivre « en exil » la tempérance à l’occasion de la nouvelle année" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2010:/deanlouder//16.1344</id>
    
    <published>2010-01-01T17:57:55Z</published>
    <updated>2010-01-27T22:45:09Z</updated>
    
    <summary>Située dans une vieille station service désaffectée, à Abbeville, au Mississippi (427 habitants), l’Auberge Yocona River in Exile nous a accueillis à l’occasion du souper de fin d’année. C’est grâce à l’annonce publiée dans Oxford Town, l’équivalent oxonien du Voir,...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Située dans une vieille station service désaffectée, à Abbeville, au Mississippi (427 habitants), l’Auberge Yocona River <b style="mso-bidi-font-weight:normal">in Exile</b> nous a accueillis à l’occasion du souper de fin d’année. C’est grâce à l’annonce publiée dans <i style="mso-bidi-font-style:normal">Oxford Town</i>, l’équivalent oxonien du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Voir</i>, que nous en avons pris connaissance.</p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01745.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01745.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01747.jpg" width="445" height="338" alt="DSC01747.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pourquoi « auberge en exil »? C’est qu’en mars dernier l’établissement original est passé au feu. Son propriétaire a tout perdu. Neuf mois plus tard, à la veille de la nouvelle année, Paige Osborn a rouvert son nouveau restaurant dans les anciens locaux de <i style="mso-bidi-font-style:normal">Ruth and Jimmie’s Sporting Goods and Cafe</i> qui doublait autrefois de débit d’essence pour les campagnards des alentours.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01746.jpg" width="326" height="446" alt="DSC01746.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le menu à saveur « southern », offrait un éventail de mets tout aussi délicieux les uns que les autres, apprêtés dans une cuisine à la vue de tous.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01742.jpg" width="300" height="480" alt="DSC01742.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01739.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01739.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Mon « catfish », accompagné de patate douce et de petits pois en cosse, consommé dans une atmosphère familiale aux tablées composées de résidents du Mississippi et du Tennessee avoisinant, aurait donné satisfaction au plus fin des palais. Ceux et celles qui désiraient arroser l’arrivée de la nouvelle année devaient apporter leur propre bouteille car le comté de Lafayette, à l’extérieur du chef lieu, Oxford, est un comté « dry »—autrement dit, pas de vente de boissons alcoolisées dans les établissements d’alimentation. Vive la tempérance!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01741.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01741.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01744.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01744.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>
<entry>
    <title>Jacob Thompson et la « guérilla confédérée » au Canada</title>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2009/12/jacob_thompson_et_la_guerilla.php" />
    <link rel="service.edit" type="application/atom+xml" href="http://www.septentrion.qc.ca/mt/mt-atom.cgi/weblog/blog_id=16/entry_id=1333" title="Jacob Thompson et la « guérilla confédérée » au Canada" />
    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2009:/deanlouder//16.1333</id>
    
    <published>2009-12-11T01:56:23Z</published>
    <updated>2010-01-15T16:39:21Z</updated>
    
    <summary>Mon vélo me réserve parfois des surprises. Aujourd’hui, j’en ai eu une autre. Il m’a fait découvrir, à Oxford, « Home Place », résidence autrefois d’un héros de la Confédération des États du Sud, Jacob Thompson, à qui fut confiée,...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="2009-2010, Mississippi escapade" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Mon vélo me réserve parfois des surprises. Aujourd’hui, j’en ai eu une autre. Il m’a fait découvrir, à Oxford, « Home Place », résidence autrefois d’un héros de la Confédération des États du Sud, Jacob Thompson, à qui fut confiée, en 1864, par le Président Jefferson Davis une mission secrète au Canada.</p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100490.jpg" width="480" height="394" alt="P1100490" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100489.jpg" width="480" height="360" alt="P1100489" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Né en 1810, en Caroline du Nord, Thompson s’établit au Mississippi au cours des années 1830 se mariant en 1838 avec une jeune fille de 16 ans, Catharine Ann Jones. Le couple fera partie de l’élite oxonienne, possédant de vastes terres de plantation et de nombreux esclaves. Politiquement actif, Thompson représentera, au cours des années 1840 et 1850, le Mississippi au Congrès des États-Unis et fera partie intégrante, en tant que Secrétaire de l’Intérieur, de l’administration du 15<sup>e</sup> président du pays, James Buchanan. Le 9 janvier 1861, deux mois après l’élection de son ami, Abraham Lincoln, et deux mois avant que celui-ci entre en fonction, Jacob Thompson donne sa démission comme Secrétaire, car le Mississippi, ce jour-là, suivra l’exemple de la Caroline du Sud et se séparera des Etats-Unis d’Amérique. Une guerre civile s’enclenchera.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/180px-Jacob_Thompson_-_Brady-Handy.jpg" width="180" height="335" alt="180px-Jacob_Thompson_-_Brady-Handy" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Engagé militairement contre les forces de l’Union dans de nombreuses batailles qui ont secoué son patelin dont Shiloh, Water Valley et Vicksburg, Thompson siégeait en même temps à la législature du Mississippi. En 1864, Jefferson Davis le convoque à Richmond, capitale de la Confédération, lui prescrivant d’être prêt à partir à l’étranger. Sa mission : se rendre au Canada poursuivre trois objectifs en ordre d’importance : (1) prendre contact avec les pacifistes des trois grands États du nord-ouest des États-Unis (Indiana, Illinois et Ohio) qui militent en faveur de la cessation de la guerre et d’une paix négociée avec les Sudistes; (2) obtenir la libération des prisonniers de guerre confédérés incarcérés sur l’île Johnson, au large de Sandusky, dans le lac Érié; (3) avec leurs sympathisants, conduire des attaques à partir du territoire britannique contre les villages des États-Unis situés le long de la frontière.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Rejoint à la ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, par C.C. Clay de l’Alabama et W.W. Cleary du Kentucky, les trois hommes embarquent à bord du vaisseau britannique, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Thistle</i>, qui réussit à déjouer le blocus nordiste se rendant aux Bermudes. Ici, les trois hommes profitent de la protection du gouvernement britannique en attendant une nouvelle embarcation vers Halifax.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En poursuivant son action clandestine le long de la frontière canado-américaine entre Windsor et Montréal, Thompson n’a jamais pu, malgré des stratégies très osées, atteindre les objectifs de sa mission. Le « pacifisme du Nord-Ouest » s’est avéré un leurre. La stratégie de prendre possession du <i style="mso-bidi-font-style: normal">Michigan</i>, frégate protégeant l’entrée de l’île Johnson, a échoué. Frustrés, à partir du sol québécois, les membres la « guérilla » confédérée se sont attaqués, sans succès, à la petite ville de St. Albans, au Vermont. Plusieurs confédérés se font prisonniers.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La sanglante guerre terminée, la renommée de Jacob Thompson en milieux nordistes était connue. En avril 1865, cinq jours après la reddition des Forces du Sud, Abraham Lincoln fut assassiné. Son successeur, Andrew Johnson, pour se défaire de tout soupçon quant aux avantages qu’il aurait pu tirer personnellement du décès du Président Lincoln, mit à prix la tête de Jacob Thompson :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">By the President of the United States of America a proclamation :</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">Whereas, it appears from the evidence in the bureau of military justice that the atrocious murder of the late President Abraham Lincoln, and the attempted assassination of Hon. William B. Seward, Secretary of State, were incited, concocted and procured by Jefferson Davis, late of Richmond, Va., and Jacob Thompson, Clement C. Clay, Beverly Tucker, George W. Sanders, William C. Cleary, and other rebels and traitors against the government of the United States, <b style="mso-bidi-font-weight: normal">harbored in Canada</b>, now therefore to the end that justice may be done, I, Andrew Johnson, President of the United States, do offer and promise for the arrest of said persons, or either of them, within the limits of the United States, so that they can be brought to trial, the following rewards :</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">One hundred thousand dollars for the arrest of Jefferson Davis;</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">Twenty-five thousand dollars for the arrest of Clement C. Clay;</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">Twenty-five thousand dollars for the arrest of Jacob Thompson, late of Mississippi;</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">Twenty-five thousand dollars for the arrest of George W. Sanders;</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">Twenty-five thousand dollars for the arrest of Beverly Tucker;</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">Ten thousand dollars for the arrest of William C. Cleary, late Clerk of Clement C. Clay.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">The provost marshall general of the United States is directed to cause a description of said persons, with notice of above reward published.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">In testimony whereof I have hereunto set my hand and caused the seal of the United States to be affixed.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:23.75pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">Done in the city of Washington this second day of May, A.D. 1865, ad of the Independence of the United States the eighty-ninth.</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Incapable de rentrer en quiétude aux États-Unis, Thompson passerait quatre autres années à l’étranger, en Europe et au Canada. Son adresse à Montréal aurait été La Maison aux sept pignons (<i style="mso-bidi-font-style:normal">House of Seven Gables</i>). Qui la connaît?</span></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
</entry>

</feed> 

