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    <title>Carnet de Dean Louder</title>
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    <updated>2010-08-23T17:01:43Z</updated>
    <subtitle>
Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est  à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !</subtitle>
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    <title>Les livres savants sur la francophonie canadienne se multiplient</title>
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    <published>2010-08-23T16:58:25Z</published>
    <updated>2010-08-23T17:01:43Z</updated>
    
    <summary>Chez Septentrion, Territoires francophones : études géographique sur la vitalité des communautés francophones du Canada, réalisé sous la direction du géographe, Anne Gilbert, vient de paraître—un autre gros livre de plus de 400 pages consacré à la francophonie canadienne. Bientôt,...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Opinion littéraire" />
    
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        <![CDATA[<p>Chez Septentrion, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Territoires francophones : études géographique sur la vitalité des communautés francophones du Canada</i>, réalisé sous la direction du géographe, Anne Gilbert, vient de paraître—un autre gros livre de plus de 400 pages consacré à la francophonie canadienne. Bientôt, je livrerai mon opinion à son sujet.<br /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100606.jpg" width="323" height="480" alt="P1100606" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ce qui suit est une recension d’un autre livre du genre publié en 2008 chez Fides, rédigée par moi-même, et parue dans les <i style="mso-bidi-font-style:normal">Cahiers de géographie du Québec</i>, 53:150, 2009, pp. 470-472.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">THÉRIAULT, Joseph-Yvon, GILBERT, Anne et CARDINAL, Linda (dir.)</span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’espace francophone en milieu minoritaire au Canada : nouveaux enjeux, nouvelles mobilisations</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Il y a un quart de siècle, en publiant <i style="mso-bidi-font-style:normal">Du continent perdu à l’archipel retrouvé: le Québec et l‘Amérique française</i>, nous nous sentions bien seuls. Des collègues chercheurs nous mettaient en garde contre les écueils sur lesquels échoueraient nos carrières en battant un cheval mort! « L’Amérique française ? C’est fini cette histoire-là », chuchotaient les uns. « Mettez-vous à la fine pointe des recherches en études canadiennes et québécoises », marmonnaient les autres. Pourtant, nous avons persévéré et croyons avoir pavé la voie vers un nouveau champ d’études valable, contribuant à l’émergence d’un réseau de recherche original, celui de la recherche en francophonie canadienne, centré partiellement, mais pas exclusivement sur le Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) à l’Université d’Ottawa et l’Institut canadien de recherche sur les langues officielles (ICMRL) à l’Université de Moncton. D’ailleurs, ce sont ces deux institutions du haut savoir en francophonie canadienne, avec l’appui du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, qui se sont concertés pour assurer la parution de <i style="mso-bidi-font-style: normal">L’Espace francophone en milieu minoritaire au Canada.</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><i><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100605.jpg" width="334" height="480" alt="P1100605" /></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le sous-titre de cette brique de 562 pages, contenant 13 articles, écrits par 19 auteurs, séparés en trois sections (Populations, communautés et représentations de soi; Institutions, espaces et mobilisations; Politique, droit et autonomie) exprime bien son objectif : faire le point sur les enjeux et les mobilisations des minorités francophones du Canada depuis la parution dix ans plus tôt (1999) d’un autre ouvrage d’envergure, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Francophonies minoritaires au Canada : état des lieux</i>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100604.jpg" width="366" height="480" alt="P1100604" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Mis en parallèle, les titres de ces deux anthologies pourraient faire croire que les enjeux et les mobilisations consécutifs à l’adoption en 1982 de la <i style="mso-bidi-font-style:normal">Charte canadienne des droits et libertés</i> ont transformé la réalité franco-canadienne. Des lieux—francophonies au pluriel—on serait passé à un espace—francophonie au singulier. Or, tel est loin d’être le cas. La plupart des textes ici en témoignent et les déplacements sur le terrain le démontrent. Il n’y a pas de retour vers une identité pancanadienne. D’abord, est-ce qu’il y en a déjà eu? Les Acadiens, par exemple, n’ont jamais été des Canayens ni des Canadiens français.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À des fins de cette recension, deux chapitres du livre sont particulièrement pertinents, celui des géographes Anne Gilbert et Marie Lefebvre et celui du politicologue Anne-Andrée Denault. En faisant appel à la notion de vitalité linguistique en milieu minoritaire, Gilbert et Lefebvre évoquent l’existence d’un « espace sous tension ». Pour en faire l’analyse, elles définissent et opérationnalisent le concept. Elles découvrent des milieux de vie extrêmement fragiles et remarquent une situation paradoxale où les jeunes s’anglicisent de plus en plus tout en faisant preuve d’une grande confiance dans l’avenir. Pour ces deux chercheures, deux thèses s’affrontent en ce qui a trait aux communautés francophones du Canada, l’une davantage pessimiste, l’autre légèrement optimiste. Elles croient prématuré de privilégier l’une ou l’autre.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pour sa part, Denault se penche sur l’épineuse question des rapports entre les Québécois et les Francophones hors Québec (comme on le disait aux années 1970 et 1980). Elle examine les positions tenues par les divers gouvernements du Québec de 1970 à 2007 à l’égard des minorités francophones. Au cours de son analyse, elle cherche à vérifier l’affirmation suivante tant véhiculée depuis les États généraux du Canada français de 1967 : le Québec a abandonné les francophones des autres provinces! Denault prétend que toutes les formations politiques du Québec, peu importe leur couleur, ont eu un souci immuable à l’endroit des francophones de l’extérieur du Québec. L’État québécois, à travers le temps et par le biais de son Secrétariat des affaires intergouvernementales canadiennes, a tenté d’encourager et de faciliter la collaboration avec les communautés franco-canadiennes et acadienne. Cette évolution a abouti, selon Denault, à l’inauguration à Québec le 17 octobre 2008 du Centre de la Francophonie des Amériques dont la mission est « de contribuer à la promotion et à la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir pour la langue française par le renforcement et l’enrichissement des relations entre francophones et francophiles ». Son texte fait toutefois abstraction du Secrétariat permanent des peuples francophones (SPPF), établi sous le patronage du Parti Québécois en 1978 et démantelé par les Libéraux en 1992. Bien qu’à vocation internationale, le nouveau Centre des Amériques fait la plus grande place à la francophonie canadienne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Si le titre d’un livre contient le mot « espace », les lecteurs—et surtout les géographes—peuvent s’attendre à y voir des cartes. Or, dans cet ample ouvrage, il n’y en a qu’une. Vers la fin du livre (page 521), Johanne Poirier de l’Université libre de Bruxelles, dans un article portant le lourd titre « Au-delà des droits linguistiques et du fédéralisme classique : favoriser l’autonomie institutionnelle des francophonies minoritaires du Canada », essaie d’illustrer son propos à l’aide d’une carte quasi illisible intitulée « Proportion des communautés de langue officielle en situation minoritaire par première langue officielle parlée (PLOB) ». Fiouf! Cette lacune cartographique explique partiellement l’absence d’une liste des figures qui aurait pu se justifier compte de la présence d’une douzaine de photographies saupoudrées à travers les pages. Comparé à son parent, <i style="mso-bidi-font-style: normal">Francophonies minoritaires au Canada : état des lieux</i>, richement illustré, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Espace francophone au Canada</i> fait pitié. Autre carence, un index, instrument fort utile dans un très long ouvrage de référence. Par contre, chacun des 13 articles est abondamment documenté par une bibliographie la plus à jour possible.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Si au début des années 1980, les chercheurs chevronnés en sciences sociales au Québec se moquaient de ceux qui tentaient de « déterrer des vieilles histoires du Canada français », tel n’est plus le cas. Ce livre, marqué par une grande participation de jeunes chercheurs de la nouvelle génération, en est la preuve. Les recherches en francophonie canadienne vont bon train, mais il s’agit là d’un champ tronqué—partiel. Les francophones des États-Unis sont deux fois plus nombreux que ceux du Canada à l’extérieur du Québec. Ceux de ce pays qui se disent d’origine ethnique française, canadienne-française ou acadienne sont deux fois plus nombreux que ceux du Canada, y compris le Québec. Force est de s’en rendre compte, d’engager un dialogue avec des chercheurs poursuivant des études sur les autres collectivités <i style="mso-bidi-font-style:normal">franco</i> des Amériques et d’élaborer un champ d’études véritablement <i style="mso-bidi-font-style: normal">franco-amériquaines</i>. Aujourd’hui, cette mission s’inscrit explicitement au programme d’action du Centre de la recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) à l’université d’Ottawa.</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title> Pays de la Sagouine ou King’s Landing: choix difficile</title>
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    <published>2010-08-15T23:10:45Z</published>
    <updated>2010-08-28T16:26:36Z</updated>
    
    <summary>Le Nouveau-Brunswick est bien servi en parcs d’attraction. Trois sites ont été aménagés ces dernières années pour présenter et interpréter les principales cultures en présence dans cette seule province officiellement bilingue du Canada qui compte environ 750 000 habitants dont...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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        <![CDATA[<p>Le Nouveau-Brunswick est bien servi en parcs d’attraction. Trois sites ont été aménagés ces dernières années pour présenter et interpréter les principales cultures en présence dans cette seule province officiellement bilingue du Canada qui compte environ 750 000 habitants dont le tiers de langue française et les autres largement d’ascendance loyaliste (population réfugiée restée fidèle à la couronne britannique lors de la guerre d’indépendance des treize colonies américaines). Le Forum des jeunes ambassadeurs à Moncton m’a fourni l’occasion cette semaine de visiter deux des trois : Le Pays de la Sagouine et <i style="mso-bidi-font-style: normal">King’s Landing</i>. Ayant visité en octobre 2002 (hors saison), le Village historique acadien, à Caraquet, je n’en garde qu’un vague souvenir. Ce court récit se limitera, donc, aux impressions glanées sur les lieux d’un site d’attraction touristique acadien, d’une part, et d’un centre touristique loyaliste, d’autre part. Le premier est un « centre de célébration », tandis que le deuxième est davantage un « centre d’interprétation ».</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le Pays de la Sagouine, situé à 60 km au nord de Moncton, célèbre l’œuvre littéraire d’Antonine Maillet et, par ricochet, la survie d’un peuple voué en 1755 à la disparition par déportation. Le visage de la Sagouine, cette femme de ménage imprégnée de sagesse et du gros bon sens, annonce l’entrée sur le site à Bouctouche.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02554.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02554" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En suivant le sentier qui passe devant le restaurant <i style="mso-bidi-font-style:normal">L’Ordre du bon temps</i> qui offre un buffet acadien et un brunch acadien, selon les jours et les heures, et des soupers théâtre la plupart des soirs d’été, on arrive au pont qui mène à l’île-aux-Puces, là où habitent les personnages issus de l’imaginaire fécond de Mme Maillet : Citrouille, Nome, Peigne, Michel-Archange, la sainte, les chicaneuses, les filles du barbier, les catchineux et les autres qui divertissent par la parole et par le chant. Le cœur est à la fête et les plus grosses dansent avec les plus maigres!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02551.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02551" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02553.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02553" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02546.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02546" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02548.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02548" /></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">King’s Landing</span></i> <span style="mso-ansi-language:FR-CA">est une tout autre histoire. Il ne s’agit pas d’une célébration de la vie et de la survie, mais plutôt de l’interprétation d’une époque révolue et d’un espace méconnu. A été reconstitué sur les rives du Saint-Jean, à 40 km à l’ouest de la capitale, Fredericton, le milieu rural—loyaliste et victorien—du Nouveau-Brunswick du dix-neuvième siècle. Contrairement aux structures (maisons, granges, hangars, etc.) du Pays de la Sagouine, celles de <i style="mso-bidi-font-style:normal">King’s Landing</i> sont authentiques, ayant été récupérées, déplacées et aménagées à la fin des années 60, avant la construction du barrage, car bons nombreux d’entre elles étaient menacées par le niveau d’eau. Aujourd’hui, dans un cadre naturel enchanteur, le personnel en costume d’époque tente d’interpréter avec exactitude la vie d’autrefois.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02557.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02557" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02561.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02561" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02560.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02560" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ce qui fait le charme de <i style="mso-bidi-font-style:normal">King’s Landing</i> par rapport au Pays de la Sagouine, c’est la présence d’animaux et les odeurs de la basse-cour! Partout, ça pue! Mais ça pue agréablement! L’odeur des excréments se mêle à celle des champs en production, à celle de fumée émanant de la forge et à celle engendrée par la meunerie et la scierie. Les chevaux transportent les visiteurs qui le désirent et les bêtes à cornes et les moutons leur font des sourires.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02563.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02563" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02569.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02569" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02573.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02573" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Cette année, pour la première fois, la Sagouine parle anglais! Deux fois par jour, à 11h et à 14h, est présenté en anglais des Maritimes l’un de ses monologues. Les uns disent que c’est par choix pour rendre la culture acadienne accessible aux anglophones et pour favoriser une plus grande compréhension culturelle. Les autres disent que c’est par nécessité, à cause de la récente baisse de fréquentation au site, le marché francophone, largement québécois, étant peut-être saturé. Cette question ne se pose pas à <i style="mso-bidi-font-style:normal">King’s Landing</i> où le bilinguisme à la canadienne emporte…pour le meilleur ou pour le pire!</span></p><!--EndFragment-->
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    <title>Commentaire sur le Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques</title>
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    <published>2010-08-12T14:14:58Z</published>
    <updated>2010-08-12T17:29:16Z</updated>
    
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Commentaire circonstanciel" />
    
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        <![CDATA[<p>Le Forum des jeunes ambassadeurs, organisé pour la deuxième année de suite par le Centre de la francophonie des Amériques, avec le concours de l’Institut du Nouveau Monde, se poursuit à Moncton. J’ai eu l’occasion d’y participer en faisant partie d’une table ronde avec mes collègues Réjean Beaulieu, Hanetha Vété-Congolo, et Jean-Claude Redonnet et en observant le déroulement des activités tout aussi intéressantes les unes que les autres.</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/event_374_photo_128143599085462.jpg" width="480" height="326" alt="event_374_photo_128143599085462" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le F minuscule dans le nom du Centre est significatif. Il n’est pas, dans les mots de son directeur et président, Michel Robitaille (deuxième de la gauche), une institution comme les autres. Non, il s’agit plutôt d’un centre axé sur les gens du peuple—au service de ceux-ci. Le forum, dont la présidence d'honneur revient cette année à Marie-Jo Thério, chanteuse populaire d’origine acadienne (au centre de la photo), est une tentative d’aller chercher la jeunesse francophone des Amériques dans le but de briser l’isolement qui caractérise les populations habitant les îles et îlots de l’archipel franco d’Amérique. N’était-ce pas Zachary Richard qui avait dit lors du lancement de son album « Cœur fidèle », en faisant allusion aux Franco d’Amérique : « Notre isolement est plus fort que notre fraternité »?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02530.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02530" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Or, la fraternité est de mise à Moncton cette semaine. Une soixantaine de participants de diverses provenances (voir liste à la fin). Organisés en six familles « monoparentales », car chaque famille a un chef qui est un jeune ayant participé l’an dernier au premier Forum, ils travaillent, débattent, jouent, mangent, dorment et se détendent ensemble. Demain, le tout se transportera sur la péninsule acadienne, d’abord à Shippagan, puis à Caraquet, afin de célébrer dimanche la fête nationale des Acadiens et de participer au Grand Tintamarre. Le Forum se terminera le 16 août par une cérémonie d’engagement et une soirée dansante.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Dans le grand dessein du Centre de la francophonie des Amériques, ces jeunes, comme ceux de l’an dernier, rentreront dans leur milieu, riche de leur expérience, et deviendront des catalyseurs pour amorcer une nouvelle compréhension du contexte du français en Amérique et une meilleure appréciation des enjeux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les Latino-Américains en présence s’étonnent de découvrir une francophonie hors France. Les Martiniquais et Guadeloupéens éblouissent par leur éloquence. Les Haïtiens inspirent par leur détermination et leur espérance. Les Cubains parlent un français très châtié. Les États-Uniens rêvent de faire une plus grande place pour le français dans leur pays et les Canadiens s’interrogent sans cesse sur l’éternelle question de leur place dans ce pays bilingue.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02535.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02535" /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02537.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02537" /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02538.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02538" /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<a href="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02536.JPG" title="DSC02536.JPG">DSC02536</a>&nbsp;&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Jusqu’ici le fait saillant du Forum a sans doute été la conférence prononcée par Antonine Maillet sur le thème « Les chemins imaginaires des Amériques». Généreuse de son temps et de sa personne, la plus grande des littéraires acadiens nous a fait rire et pleurer par ses propos. En quittant le campus dans sa Volkwagen Cabriolet, elle m'a fait personnellement éclater de rire. Comme j’aurais aimé avoir mon appareil de photo à la main! Le petit bout de femme, octogénaire de surcroît, cheveux au vent, au volant d’une voiture décapotable!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Autre moment fort, la soirée de rock francophone, au bar <i style="mso-bidi-font-style:normal">The Old Cosmo</i>. Le rocker du bayou Terrebonne, en Louisiane, Rocky McKeon, ambassadeur de la première cuvée, et son groupe <i style="mso-bidi-font-style: normal">Isle dernière</i>, démontraient leur savoir faire dans une salle surchauffée de la rue Main, devant un public composé à la fois d’ambassadeurs et de citoyens de la région de Moncton.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01621.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01621.JPG" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La couverture de l’événement par la presse acadienne et par Radio-Canada Atlantique est généreuse. Ceux et celles qui s’y intéressent vraiment peuvent aussi suivre les activités sur une base quotidienne au site du Centre de la francophonie des Amériques (</span><span lang="FR" xml:lang="FR"><a href="http://www.francophoniedesameriques.com"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">www.francophoniedesameriques.com</span></a></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Provenance des participants :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Canada : Alberta (4); Colombie-britannique (1); Manitoba (2); Nouveau-Brunswick (4); Nouvelle-Écosse (2); Ontario (5); Québec (4); Saskatchewan (3)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">États-Unis : Alabama (1), Caroline du Nord (1); Colorado (1); Floride (1); Louisiane (3); Minnesota (1); Texas (2); Utah/Oregon (1)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Amérique du Sud : Argentine (2), Brésil (2); Chili (1); Colombie (1); Guyane française (1); Mexique (2); Pérou (1); Salvador (1)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Caraïbes : Cuba (2); Guadeloupe (2); Haïti (9), Martinique (1)</span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
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    <title>Héritage français au Mid-west, vu et vécu</title>
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    <published>2010-07-23T17:06:40Z</published>
    <updated>2010-07-23T17:27:44Z</updated>
    
    <summary>Les 9 et 10 juillet derniers à Bismarck au Dakota du Nord, s’est tenu un « love-in » franco du premier ordre. Il s’agissait d’un quatrième congrès annuel organisé par Virgil Benoît , directeur d’IF Midwest (Initiatives en français) et...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Les 9 et 10 juillet derniers à Bismarck au Dakota du Nord, s’est tenu un « love-in » franco du premier ordre. Il s’agissait d’un quatrième congrès annuel organisé par Virgil Benoît , directeur d’IF Midwest (Initiatives en français) et ses associés, en collaboration cette fois-ci avec la Société d’histoire et de généalogie de Bismarck, capitale de cet État peu peuplé (650 000 habitants), méconnu et sous estimé. Cent dix Dakotans, partageant le français comme langue d’héritage se sont réunis au magnifique <i style="mso-bidi-font-style:normal">Heritage Center</i>, sur le terrain du capitole, pour explorer la notion d’<b style="mso-bidi-font-weight: normal">héritage</b> telle qu’elle est définie par l’UNESCO : <i style="mso-bidi-font-style:normal">le milieu naturel du monde, son histoire, ses institutions et son esprit humain.</i> Les organisateurs insistaient sur l’idée <b style="mso-bidi-font-weight:normal">d’héritage vivant</b> qui consiste en une réflexion sur son passé dans le but de mieux se comprendre dans le présent afin de créer de nouvelles relations permettant d’améliorer le sort de sa communauté et de contribuer ainsi à un monde meilleur.</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Qui étaient-ils ces Franco-Dakotans, appuyés par un petit contingent de l’Union nationale métisse de Saint-Joseph de Saint-Boniface, au Manitoba.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02392.jpg" width="360" height="480" alt="DSC02392" /></p>
<p class="MsoNormal">Gabriel Dufault en costume métis</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">D’abord, des descendants de Canadiens français s’installant surtout, mais pas exclusivement, des deux côtés de la rivière Rouge au sud du 49<sup>e</sup> parallèle.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/mainmap.png" width="480" height="181" alt="mainmap" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les recherches effectuées par Virgil Benoît révèlent que qu’ils étaient venus en grand nombre, au cours des année 1870, de la Mauricie. L’été dernier une quarantaine de leurs descendants ont fait le voyage à rebours vers la mère patrie (voir billet du 8 août 2009)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/Familles_WildRice.jpg" width="480" height="342" alt="Familles_WildRice" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ensuite, des Métis de la réserve autochtone de la Montagne à la tortue (<i style="mso-bidi-font-style: normal">Turtle Mountain Reserve</i>), située à la frontière entre le Dakota du Nord et le Manitoba et autour de la petite ville de Belcourt (nom à consonance franco s’il en est, surtout quand on connaît l’histoire et le parcours du Père Georges-Antoine Belcourt (1803-1874)).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02395.jpg" width="480" height="286" alt="DSC02395" /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1">Dan Jerome, sculpteur, ethnologue, musicien...alouette!</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Enfin, des Africains, surtout Togolais, Congolais et Camerounais, arrivés aux États-Unis depuis peu, gravitant autour des deux plus grandes universités du Dakota du Nord, situées respectivement à Grand Forks et à Fargo.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02390.jpg" width="446" height="398" alt="DSC02390" /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1">Amoussa Koriko au micro et Rafiki Assoumani</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Population donc très diversifiée, mais unie dans l’effort de cerner le concept d’<b style="mso-bidi-font-weight: normal">héritage</b>. Les sujets abordés :</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin" xml:lang="FR"><span style="mso-list:Ignore">1. <span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span lang="FR" xml:lang="FR">Héritage local: Qu’est-ce que c’est? Où le trouver? Quelle est sa place dans le monde ?</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin" xml:lang="FR"><span style="mso-list:Ignore">2.<span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span lang="FR" xml:lang="FR">Lien entre généalogie et héritage.</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="FR" style="font-family:Calibri; mso-fareast-font-family:Calibri;mso-bidi-font-family:Calibri" xml:lang="FR"><span style="mso-list:Ignore">3.<span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span></i> <span lang="FR" style="mso-fareast-font-family: Calibri" xml:lang="FR">Héritage chez les Métis franco-manitobains et les Michif du Dakota du Nord : questions d’actualité</span><span lang="FR" style="font-family:Calibri; mso-fareast-font-family:Calibri" xml:lang="FR">.</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin" xml:lang="FR"><span style="mso-list:Ignore">4.<span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span lang="FR" xml:lang="FR">Le tambour comme élément intégrant de l’héritage local dans les pays francophones d’Afrique occidentale.</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin" xml:lang="FR"><span style="mso-list:Ignore">5.<span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span lang="FR" xml:lang="FR">Le voyage de retour au Québec, 2009 : sa signification pour les gens qui l’ont fait.</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1">  Les séances manquaient la rigueur et la scientificité des colloques universitaires, se caractérisant plutôt par la spontanéité et par le témoignage, voire par l’émotivité. La critique brillait par son absence et la bonne humeur régnait à tout moment.</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR">L’importance de l’événement fut soulignée par la présence du délégué du Québec à Chicago, Marc Boucher, qui expliqua avec brio la façon dont le Québec essaie de développer des partenariats globaux grâce à ses politiques économique et culturelle.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02399.jpg" width="480" height="386" alt="DSC02399" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-fareast-font-family:Calibri" xml:lang="FR">Le travail « sérieux » des deux jours fut agrémenté par des activités sociales remarquables. D’abord, un souper le vendredi soir, servi aux sauces canayenne (tourtière et soupe aux pois), métisse (ragoût michif) et africaine (cuisses de poulet à la cacahouète). Comme dessert, tarte et crème glacée à volonté !</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02393.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02393" /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-fareast-font-family:Calibri" xml:lang="FR">Le samedi soir, au Belle Mehus, salle de spectacles construite en 1914, une soirée de musique, de chanson, de conte et de danse mettant en évidence les trois cultures franco en présence.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02505.jpg" width="480" height="354" alt="DSC02505" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02406.jpg" width="360" height="480" alt="DSC02406" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02409.jpg" width="480" height="265" alt="DSC02409" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02410.jpg" width="480" height="288" alt="DSC02410" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02411.jpg" width="480" height="303" alt="DSC02411" /></p>
<p class="MsoNormal"><br /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-fareast-font-family:Calibri" xml:lang="FR">Pour clore la soirée, l’intégration des trois traditions par de l'improvisation, geste symbolisant la coopération, l’unité et l’amour.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-fareast-font-family:Calibri" xml:lang="FR"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02416.jpg" width="480" height="241" alt="DSC02416" /></span></p>
<p class="MsoNormal">Une réflexion de Dick Bernard, Franco-Dakotan de la cinquième génération, est particulièrement poignante à cet égard :</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:20.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:14.0pt;mso-bidi-font-family:Verdana;color:#333333" xml:lang="FR">This bridge building is not easy. On that single stage on Saturday night were performers from Togo, Cameroun, Congo (Zaire), and Côte d’Ivoire – all African countries whose official language is French. (One of the performers – I believe from Cameroun – said that in her country alone there were 218 different tribal cultures, each with their own dialect.) Within my French-Canadian extended family, I have cousins whose first language in Canada is French, including some who have considerable difficulty communicating in English. Then there’s me, who was never exposed to French, even in a school elective course, and is thus language handicapped when someone chooses to speak French, as happened on occasion on Saturday night.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:20.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><span style="color: #333333;">En nous quittant, Jocelyn Pambrin, métisse du Manitoba, m’a fait part d’un souhait que je partage. Que lors des prochaines rencontres, Virgil et ses amis puissent trouver le moyen de faire une plus grande place à la langue des ancêtres, cet idiome, sans quoi il n’y aurait pas eu de rencontre, idiome qui nous a permis de nous réunir tout en parlant la langue de l’autre !</span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoListParagraph"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
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    <title>Sister Michaeleen et la basilique Saint-Jacques, Jamestown, ND</title>
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    <published>2010-07-09T03:50:02Z</published>
    <updated>2010-07-09T03:57:56Z</updated>
    
    <summary>À une heure et demie de Bismarck, site de la French Heritage Convention 2010, (www.ifmidwest.org/en/News.html), j’ai décidé de passer la nuit à Jamestown afin de me reposer du long voyage depuis Québec et de préparer les remarques que je livrerai...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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        <![CDATA[<p>À une heure et demie de Bismarck, site de la <i style="mso-bidi-font-style:normal">French Heritage Convention 2010</i>, (<a href="http://www.ifmidwest.org/en/News.html">www.ifmidwest.org/en/News.html</a>), j’ai décidé de passer la nuit à Jamestown afin de me reposer du long voyage depuis Québec et de préparer les remarques que je livrerai samedi matin aux congressistes. Lorsque j’ai besoin d'une chambre de motel, je préfère les vieilles concessions des années 50 et 60, aménagées le long des anciennes routes nationales. Règle générale, j’évite le plus possible les motels appartenant aux grandes chaines telles Holiday Inn, Comfort Inn, Days Inn, Fairfield, Hampton, Super 8, etc. Parfois, s’il y a un Motel 6 dans le coin, je fais exception à la règle!<br /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02384.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02384" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02385.jpg" width="480" height="255" alt="DSC02385" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À moins d’un kilomètre du Motel Jamestown qui est situé en face du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Dairy Queen</i>, se trouve la basilique de Saint-Jacques (</span><i>St. James Basilica</i><span style="mso-ansi-language:FR-CA">), érigée en 1914. Bien que constituant une minorité dans cette ville de 16 000 habitants, le temple des Catholiques est néanmoins le plus beau et le plus imposant.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02374.jpg" width="480" height="404" alt="DSC02374" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Me voyant en prendre une photo, un paroissien en moto, s’est arrêté me prier d’y entrer. Il m’a assuré que les portes étaient ouvertes en tout temps. Devant sa fierté et compte tenu de l’affection que je ressens envers de belles églises, j’ai accepté son invitation. Comme il me l’avait dit, les vitraux sont magnifiques : d’un côté, sont représentés les événements joyeux de la vie de Jésus et de l’autre, les grands mystères.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02381.jpg" width="355" height="480" alt="DSC02381" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02382.jpg" width="333" height="480" alt="DSC02382" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Subitement, s’est précipitée sur moi une charmante petite octogénaire désireuse de me faire visiter l’église de fond en comble, informations à l’appui sur <i style="mso-bidi-font-style:normal">« North Dakota’s mother Church</i> ». Sœur Michaeleen, née Beverly Ann, originaire du Dakota du Nord, fait partie du Monastère de la Mère de Dieu (<i style="mso-bidi-font-style:normal">Mother of God Monastery</i>) dont la maison mère se trouve à Watertown, au Dakota du Sud, et dont la devise est « <i style="mso-bidi-font-style:normal">The Call to Listen</i> ». Cette femme chaleureuse et souriante, postée ici depuis un quart de siècle, vient de compléter sa 63<sup>e</sup> année de vie religieuse!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02383.jpg" width="256" height="480" alt="DSC02383" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">« Michaeleen », quel drôle de nom lui ai-je dit.</span> « Oui, dit-elle, je le porte fièrement pour deux raisons : (1) c’est le nom de Saint-Michel dont la fête est le 29 septembre qui est aussi la mienne; (2) c’était le nom de mon père décédé alors que j’avais 6 ans ».</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Si elle est chaleureuse et souriante, elle est aussi très curieuse. Voulant savoir ce qui m’emmenait si loin de chez moi, je lui ai parlé du congrès organisé sur l’héritage franco du Dakota du Nord par Virgil Benoît et ses associés d’IF (Initiatives en français) Midwest.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">« Ah, mé je connais ça, dit-elle, j’en ai entendu parler hier soir au <i style="mso-bidi-font-style: normal">Prairie Public Broadcasting</i> . Je voudrais donc y assister ! »</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
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    <title>À ne pas manquer le 1er août à Zénon Parc, SK</title>
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    <published>2010-07-01T19:54:07Z</published>
    <updated>2010-07-01T22:34:27Z</updated>
    
    <summary>Dans Vision et visages de la Franco-Amérique, Michel Marchildon, chanteur et écrivain de Zénon Parc, petit bled situé à 230 km au nord-est de Saskatoon, témoignait de la vivacité de ce lieu et de la véracité des gens qui l&apos;habitent:...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="Commentaire circonstanciel" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Dans <i style="mso-bidi-font-style:normal">Vision et visages de la Franco-Amérique</i>, Michel Marchildon, chanteur et écrivain de Zénon Parc, petit bled situé à 230 km au nord-est de Saskatoon, témoignait de la vivacité de ce lieu et de la véracité des gens qui l'habitent:<br /></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le fait que je suis né dans le petit village fransaskois de Zénon Parc, au sein des immenses plaines de la Saskatchewan, n’est qu’un détail, un heureux hasard. Par contre, si j’ai réussi à conserver ma langue et ma culture, je crois qu’une partie du mérite revient aux gens qui m’ont entouré tout au cours de ma vie, tout comme ceux qui sont passés avant moi.</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/Fig.9_V&V.jpg" width="333" height="480" alt="Fig.9_V&amp;V" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">Dans un mois exactement, Michel, résident aujourd’hui du Mile-End à Montréal, sera de retour en Saskatchewan pour fêter avec les siens le centenaire de son village, fondé en 1910 par des Franco-Américains du Massachusetts, exilés auparavant du Québec, auxquels se sont ajoutés, par la suite, des Franco-Ontariens et des Français. Dans le nord de la province, au milieu de vastes et de riches terres agricoles, Zénon se distingue par son acharnement à préserver son identité, son ingéniosité économique et sa passion pour les arts.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span style="mso-ansi-language: FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/splash_r1_c1.jpg" width="480" height="278" alt="splash_r1_c1" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none">Utilisant l’unique silo à grain du village comme écran géant, Michel et les artistes Véronique Poulin, Zoé Fortier, Renée Sigouin, Jean-Sébastien Gauthier et Stephan Fuch s’inspireront du <i style="mso-bidi-font-style:normal">Moulin à images de Québec</i> pour rappeler le patrimoine franco de Zénon Parc. Seront abordés, lors du spectacle intitulé « Silo à souvenirs » des thèmes tels que la famille, l’histoire, la religion, l’identité et la communauté.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span style="mso-ansi-language: FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/image011.jpg" width="480" height="115" alt="image011" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none">Ce n’est pas tout! Deux autres événements notoires marqueront les festivités du centenaire : (1) la célébration des 60 ans de mariage des parents de Michel, Léon et Hélène; (2) le lancement de la biographie de l’Abbé Arthur Marchildon (1920-1996), écrit par son neveu, Michel.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none">Rendons-nous tous nombreux à Zénon Parc!!</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"></p><!--EndFragment-->
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    <title> Le drapeau acadien flotte au-dessus du Témiscouata</title>
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    <published>2010-06-18T17:45:41Z</published>
    <updated>2010-06-18T23:44:05Z</updated>
    
    <summary>Le 15 juin dernier, on lisait sur le site du Centre de la francophonie des Amériques (http://www.francophoniedesameriques.com) ce qui suit : Cette semaine marquait l&apos;arrivée officielle du drapeau acadien dans la région du Témiscouata, dans l&apos;attente du Congrès mondial acadien...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="Commentaire circonstanciel" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Le 15 juin dernier, on lisait sur le site du Centre de la francophonie des Amériques (http://www.francophoniedesameriques.com) ce qui suit :<br /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="FR" style="font-size:10.0pt; mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:Arial; color:#4E4E4E" xml:lang="FR">Cette semaine marquait l'arrivée officielle du drapeau acadien dans la région du Témiscouata, dans l'attente du Congrès mondial acadien 2014. Le lundi 14 juin, le comité organisateur du CMA 2014 a remis un drapeau acadien aux vingt maires des municipalités de la MRC de Témiscouata. Ces muninicipalités du Québec seront associées au CMA 2014.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial;color:#4E4E4E" xml:lang="FR">Je me suis donc hâté au lac Témiscouata faire du vélo sur la magnifique piste du Petit Témis, ancienne voie ferrée reliant Edmundston à Rivière-du-Loup, et vérifier la présence du drapeau acadien en territoire québécois.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-outline-level:1;mso-layout-grid-align:none; text-autospace:none"><font color="#4E4E4E"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02276.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02276.JPG" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial;color:#4E4E4E" xml:lang="FR">Satisfaction débordante en ce qui concerne la piste et le vélo. Succès mitigé en ce qui a trait aux drapeaux. Sur les trois plus gros centres du Témiscouta, Cabano, Dégelis et Notre-Dame-du-Lac, les deux premiers arborent fièrement l’étendard bleu-blanc-rouge à l’étoile jaune.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><font color="#4E4E4E"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02265.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02265.JPG" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial;color:#4E4E4E" xml:lang="FR">Cabano</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><font color="#4E4E4E"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02262.jpg" width="360" height="480" alt="DSC02262.JPG" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><font color="#4E4E4E">Dégelis</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial;color:#4E4E4E" xml:lang="FR">Par contre, le plus beau village des trois (à mon humble avis !) n’a pas de mâts devant son complexe municipal ultra moderne manquant énormément sur le plan esthétique!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><font color="#4E4E4E"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02272.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02272.JPG" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial;color:#4E4E4E" xml:lang="FR">Ce n’est qu’une question de temps s’est-t-on fait dire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;line-height: 18.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial;color:#4E4E4E" xml:lang="FR">D’ici la fin de l’été, je reviendrai voir !</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title>Héritages francophones, enquêtes interculturelles : enseigner la Francophonie [aux États-Unis]</title>
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    <published>2010-06-16T15:04:25Z</published>
    <updated>2010-06-17T01:39:18Z</updated>
    
    <summary>Aux presses de l’université Yale, on publie des livres en français. La preuve, ce nouveau manuel scolaire intitulé Héritages francophones: enquêtes interculturelles, mené à terme en 2010 par Jean-Claude Redonnet, angliciste émérite à la Sorbonne, sa conjointe, Julianna Nielsen, éditrice...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Opinion littéraire" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Aux presses de l’université Yale, on publie des livres en français. La preuve, ce nouveau manuel scolaire intitulé <i style="mso-bidi-font-style:normal">Héritages francophones: enquêtes interculturelles</i>, mené à terme en 2010 par Jean-Claude Redonnet, angliciste émérite à la Sorbonne, sa conjointe, Julianna Nielsen, éditrice à <i style="mso-bidi-font-style:normal">Sloane Intercultural</i>, Ronald St. Onge, professeur de français au Collège de William and Mary et Susan St. Onge, professeur de français à l’université Christopher Newport.</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100587.jpg" width="383" height="480" alt="P1100587" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Il s’agit d’un trésor d’informations sur la <b style="mso-bidi-font-weight:normal">F</b>rancophonie ventilées sous l’angle de la <b style="mso-bidi-font-weight:normal">f</b>rancophonie états-unienne. L’originalité de l’ouvrage réside dans sa tentative de présenter en profondeur et de manière succincte, pour les étudiants de niveau universitaire aux États-Unis, un aperçu de la multiplicité de cultures francophones présentes sur leur propre territoire national. Ce livre reflète la préoccupation grandissante, dans les départements de langues des universités américaines, d’un enseignement du français comme langue internationale parlée à travers le monde et non plus comme manifestation de la langue, de la littérature et de l’histoire de la France. Ce souci de diversité et d’inter culturalité répond aux besoins d’une pédagogie multiculturelle devenue essentielle pour apprécier à sa juste valeur la société américaine contemporaine et pour contribuer à la compréhension, voire à la résolution de conflits partout. Si <i style="mso-bidi-font-style:normal">Héritages francophones</i> satisfait aux objectifs de ses concepteurs, ce n’est toutefois pas un livre qui contribue à saisir la Franco-Amérique telle que nous l’avons conçue dans trois ouvrages publiés ces dernières années :</span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Du continent perdu à l’archipel retrouvé : le Québec et l’Amérique française</span></i> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">(Québec : Presses de l’université Laval, 1983 et 2007);</span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Vision et visages de la Franco-Amérique</span></i> <span style="mso-ansi-language:FR-CA">(Québec, Éditions du Septentrion, 2001);</span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Franco-Amérique</span></i> <span style="mso-ansi-language:FR-CA">(Québec : Éditions du Septentrion, 2008).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">D’ailleurs, les auteurs de ce beau livre de 320 pages, illustré abondamment de photos en couleur, de graphiques, de cartes, de tableaux chronologiques et d’encarts, n’en font aucune mention bibliographique! Bien que le regard porte sur les États-Unis, l’approche est davantage « hexagonale » que nord-amércaine. Contrairement aux trois foyers nord-américains sur lesquels nous rebattons depuis tant d’années (Laurentie, Acadie et Louisiane), ici la France serait foyer de la francité aux États-Unis.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/3%20foy.png" width="480" height="389" alt="3 foy" /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1">Trois foyers de la Franco-Amérique, d'après Louder et Waddell</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Même si les auteurs d’<i style="mso-bidi-font-style:normal">Héritages francophones</i> prétendent (p. 8) qu’il n’est pas aisé, ni réaliste de localiser une présence francophone aux États-Unis, nous avons quand même essayé de le faire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/Origine_10.jpg" width="480" height="420" alt="Origine_10" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/parle_10.jpg" width="480" height="422" alt="parle_10" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">De leur côté, ils nous présentent une carte avec flèches en trois couleurs, qui résume des flux migratoires internationaux en trois temps. Elle se veut une « représentation d’une dynamique francophone » vers les États-Unis. Elle complète joliment notre conceptualisation de la Franco-Amérique, surtout en ce qui a trait à la migration internationale.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100589.jpg" width="480" height="336" alt="P1100589" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/gr.png" width="431" height="480" alt="gr" /></p>
<p class="MsoNormal">Conceptualisation de la Franco-Amérique, d'après Louder et Waddell</p>
<p class="MsoNormal"><br /></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Héritages francophones</span></i> <span style="mso-ansi-language:FR-CA">est divisé en sept chapitres ou enquêtes :</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin;mso-ansi-language: FR-CA"><span style="mso-list:Ignore">1. <span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Acadiens et Cadiens : cousins du sud et du nord</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin;mso-ansi-language: FR-CA"><span style="mso-list:Ignore">2. <span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les Franco-Américains : Des champs aux usines</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin;mso-ansi-language: FR-CA"><span style="mso-list:Ignore">3. <span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Haïtiens, nos voisins, nos frères en liberté</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin;mso-ansi-language: FR-CA"><span style="mso-list:Ignore">4. <span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les Vietnamiens, une Francophonie asiatique éprouvée par les guerres</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin;mso-ansi-language: FR-CA"><span style="mso-list:Ignore">5. <span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les Francophones du Machrek et du Maghreb : le dialogue des cultures</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin;mso-ansi-language: FR-CA"><span style="mso-list:Ignore">6. <span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les Francophones africains : la présence noire</span></p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo1"><span style="mso-bidi-font-family:Cambria;mso-bidi-theme-font:minor-latin;mso-ansi-language: FR-CA"><span style="mso-list:Ignore">7. <span style="font:7.0pt">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les Français : la permanence d’une présence</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Chacun s’organise au tour de quatre points : (1) le « patrimoine » où est contenu l’essentiel des informations sur la région et sur des thèmes abordés; (2) les « liens francophones » qui sortent l’étudiant de la région à l'étude et l’emmènent vers le monde <b style="mso-bidi-font-weight:normal">F</b>rancophone d’où proviennent les Franco-États-Uniens dont il est question; (3) les « activités d’expansion » qui permettent d’évaluer le niveau de compréhension et de creuser plus profondément la matière; (4) les « pistes de recherche » qui invitent l’étudiant à aller plus loin en lui suggérant des lectures, des sites internet et des problématiques à explorer.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le chapitre 1 comporte deux aspects agaçants. D’abord, l’emphase mise sur le mythe d’Évangeline qui implique que les Cadiens sont tout bonnement des Acadiens, victimes de la Déportation de 1755, qui se sont transportés en pays chaud où ils ont su s’adapter et créer un nouveau genre de vie, ce qui n’est que partiellement vrai, car tout en s’adaptant, ils ont pu intégrer dans leur collectivité des Allemands, des Hispaniques, des autochtones, des Canadiens, des Français, voire des Américains! Le phénomène de métissage et la présence de francophones de couleur sont effleurés à peine. Ensuite, la simplification de l’étiquetage de la population du nord du Maine en tant qu’Acadien. Oui, « Acadian » est d’usage, mais pas dans le même sens qu’ailleurs, car la population du Grand Madawaska est quand même un amalgame de populations d’origines acadienne et québécoise. L’emploi du qualificatif « Acadian », dans la Vallée du Haut Saint-Jean, constitue davantage une tentative des habitants de se distinguer de la multitude d’immigrants canadiens-français qui se ruaient à l’époque vers les centres urbains du sud du Maine, tels Lewiston-Auburn, Biddeford-Saco, Rumford, Waterville…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le déséquilibre entre le chapitre 1 et le chapitre 2 est frappant! Dans le premier, la part consacrée à l’Acadie (liens) dépasse celle consacrée à la Cadie (patrimoine). Dans le deuxième, 30 pages sont consacrées aux Franco-Américains (patrimoine) et cinq à la mère patrie (le Québec). Deux sous-titres bien en évidence sur les cinq pages : « Le Québec et le Canada francophone » et « Le gouvernement fédéral du Canada et le bilinguisme ». Étant donné le rôle du Québec comme plaque tournante de la Franco-Amérique, le lecteur est en droit de poser des questions sur le peu de place qui lui est réservée!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">S’il y a un élément qui marque la Franco-Amérique contemporaine, c’est l’émergence de l’axe géographique qui relie Port-au-Prince, Miami, New York et Montréal. Dans le chapitre 3, il n’en est pas question. Ici, il y a peu de différence entre « patrimoine » (la partie consacrée aux Américains d’origine haïtienne) et « liens » (Haïti).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les chapitres 4, 5 et 6 sont tout aussi intéressants qu’inattendus. Le drame des Vietnamiens, marqués par la colonisation française et les guerres contre le colonisateur et l’envahisseur américain est évoqué et la réussite de ceux se rendant aux États-Unis, après la chute de Saigon, est notée. Depuis le 11 septembre 2001, les Arabes américains, dont beaucoup sont originaires de pays faisant partie de la <b style="mso-bidi-font-weight: normal">F</b>rancophonie, portent le poids des actes terroristes perpétrés ce jour-là. L’aspect le plus captivant de l’enquête sur les ressortissants d’Afrique, que les auteurs qualifient de « francophonie américaine anonyme », est leur rencontre avec des communautés noires américaines.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le chapitre 7 pourrait mieux s’intituler « Les Huguenots et les autres ». La présence en sol américain de ces Protestants issus d’une France favorable au catholicisme a coloré la trame culturelle de la côte de l’Atlantique depuis la Virginie jusqu’en Floride en passant par les Carolines. Plus tard, aux XIX<sup>e</sup> siècle, la France déversait en Amérique un grand nombre de ces idéalistes et anarchistes qui se sont essaimés depuis la Pennsylvanie jusqu’en Iowa, et puis au Texas, en passant par les terres abandonnées des Mormons à Nauvoo, en Illinois.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Dans la mosaïque des francophonies états-uniennes que nous présentent Redonnet, St. Onge, St. Onge et Nielsen, il existe un grand absent. Pourquoi ne pas avoir inclus une enquête sur les Métis, les bois brûlé, la nouvelle nation—les « rois des montagnes et des prairies », autant aux États-Unis qu’au Canada. Sans eux, l’Amérique ne serait pas l’Amérique; sans eux les États-Unis ne seraient peut-être même pas!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Au final, Redonnet et ses collaborateurs s’interrogent sur l’avenir de la <b style="mso-bidi-font-weight: normal">F</b>rancophonie aux États-Unis, sur l’œuvre des héritiers. En évoquant deux « R », responsabilités et réseaux, les auteurs <i style="mso-bidi-font-style:normal">d’Héritages francophones</i>, sans le savoir, font appel au nouveau Centre de la Francophonie des Amériques qui a pignon sur rue à Québec. Sa mission est justement de faire la promotion et la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir dans le contexte de la diversité culturelle. Dans le cadre de ses activités de promotion, de formation et d’enrichissement, le CFA tiendra, du 7 au 17 août 2010, à Moncton, au Nouveau-Brunswick, son deuxième <i style="mso-bidi-font-style:normal">Forum des Jeunes ambassadeurs</i> auquel sont conviés soixante Franco-Amériquains (francophones des Amériques), âgés de 18 à 35 ans. Parmi les conférenciers qui s’adresseront aux Ambassadeurs deux moins jeunes, Jean-Claude Redonnet et l’auteur de ces lignes.</span></p><!--EndFragment-->
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    </content>
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    <title>Le Fransaskois, Joey Tremblay, se produit à Québec</title>
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    <published>2010-06-12T12:43:12Z</published>
    <updated>2010-06-14T14:07:49Z</updated>
    
    <summary> Le soir du 10 juin, la foule se dirigeait vers le Carrefour international de théâtre de Québec assister à la pièce « Elephant Wake », écrite et interprétée par Joey Tremblay, originaire du minuscule village fransaskois de Sainte-Marthe. Annoncée...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Opinion littéraire" />
    
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        <![CDATA[<p><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02254.jpg" width="360" height="480" alt="DSC02254.JPG" /> </p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le soir du 10 juin, la foule se dirigeait vers le Carrefour international de théâtre de Québec assister à la pièce « Elephant Wake », écrite et interprétée par Joey Tremblay, originaire du minuscule village fransaskois de Sainte-Marthe. Annoncée comme une « pièce en anglais parsemée de français », elle se jouait pour la première fois devant un public majoritairement francophone, après avoir été relativement bien reçue dans l’Ouest et à Ottawa. En Saskatchewan, province natale de l’auteur, la réception fut mitigée car certains n’ont pas apprécié s’être représentés par un personnage du nom de Jean-Claude, 77 ans et légèrement déficient, qui se souvient de l’époque où son village de Sainte-Vierge était un hameau francophone florissant et les membres de sa famille se comptaient par douzaines. Avec les années, Jean-Claude, bâtard dont la mère décède à sa naissance et dont personne n’ose parler du père, un Anglo du village voisin, Welby, qui prospère aux dépens de Sainte-Vierge, voit sa lignée se décimer et ses amis s’exiler et s’assimiler.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span style="mso-ansi-language: FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02242.jpg" width="261" height="389" alt="DSC02242.JPG" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Spectacle solo aux allures de récit de vie, « Elephant Wake » se présente comme la douloureuse plainte d’un survivant témoin de la perte de sa culture et de la lente disparition de son mode de vie. Avec humour et tristesse, avec force et sensibilité, Jean-Claude fait revivre les êtres qu’il a côtoyés tout au long de sa vie: Tit-Loup le Métis, son ami d’enfance qui finira par mourir ivrogne dans un quartier malfamé de Régina; mémère et pépère qui l’élèvent et qui lui permettent de lâcher l’école pour de bon en troisième année sous prétexte que pépère à besoin de lui sur la ferme, alors que la vraie raison est le mépris à son égard de la maîtresse d’école à Welby où il doit s’exiler, comme tous les enfants, après la fermeture de la petite école du village et où ils n’ont pas le droit de parler leur langue; le curé du village qui l’entraîne à chanter en latin à la Grand’messe et à psalmodier la « Minuit Chrétiens » à l’occasion de Noël, son oncle Élie qui est l’amant d’un Métis rude et « marmotteux » et qui roucoule les chansons de Piaf.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span style="mso-ansi-language: FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02256.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02256.JPG" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Dans un univers scénographique fantasmatique, Jean-Claude se fait le gardien de l’esprit de son village. Comme les éléphants qui n’oublient rien et qui caressent des ossements des leurs, le survivant de Sainte-Vierge veille sur ce qui était, d’où le mot « wake » (veillée) dans le titre. Le jeu des voix sur plusieurs registres et le « switchage » de langues—entre l’anglais fortement accentué à la canadienne-française et ponctuée de jurons appropriés et le français des Canayans du terroir—sont réalisés avec brio. Ça frise la magie et ça sent le désarroi!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Plus qu’une simple histoire d’une famille ou d’une région, plus qu’un autre récit sur les deux solitudes canadiennes en conflit, « Elephant Wake » rejoint d’autres thèmes plus universels. Tel que mentionné par l’auteur dans le fascicule distribué à la porte : « Ce que je souhaite partager avec les spectateurs, c’est l’expérience viscérale du conflit entre la mémoire et la réalité, entre la stagnation et le changement, entre la préservation de la culture et le darwinisme culturel ». En fait, l’œuvre de Joey Tremblay constitue une critique sévère de la société de consommation telle que nous la vivons.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Qu’est-ce que ce Tremblay a retenu de cette première présentation de sa pièce devant un public de langue française? Beaucoup de choses, d’après l’échange que nous avons eu avec lui à la suite de ce <i style="mso-bidi-font-style:normal">one-man-show</i> d’une durée de 95 minutes ! D’abord, il s’est surpris de sa capacité d’improviser et d’aller beaucoup plus loin en français qu’il ne le pensait possible, lui qui ne parlait pas l’anglais avant l’âge de huit ans et qui ne parle quasiment que cela depuis (ce qui rappelle Jack Kerouac). Ensuite, son propre rajeunissement : « quand je viens à Québec, je me sens plus jeune ». Enfin, l’écoute intense de son auditoire : « vous écoutez davantage, vous réagissez plus, <i style="mso-bidi-font-style:normal">you were experiencing the play, not observing it</i> », dit-il.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02257.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02257.JPG" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’une des intervenantes de la salle voyait en Joey Tremblay un nouveau Sol, car ses drôleries sur des sujets sérieux font penser à l’œuvre de Marc Favreau. Quant à moi, je ne pouvais m’empêcher, tout au long de la soirée, de me rappeler Sainte-Maria-de-Saskatchewan, autre village fictif, raconté avec tant d’ingéniosité dans <i style="mso-bidi-font-style:normal">La traversée du continent</i> par l’autre Tremblay—Michel de son prénom (voir billet du 28 décembre 2008). Si ce n’est déjà fait, ces cousins lointains, Joey et Michel, auraient intérêt à se lire, à se raconter, à se rencontrer !</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title>« L’Affaire Corrigan » et une balade du côté du « Pays des mines et des lacs »</title>
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    <published>2010-05-27T02:17:06Z</published>
    <updated>2010-05-27T02:33:41Z</updated>
    
    <summary>La Literary and Historical Society of Québec, fondée en 1824, constitua la première société savante au Canada. Sa magnifique bibliothèque est située au cœur du Vieux-Québec dans l’édifice du Centre Morrin (44, Chaussée des Écossais, en arrière de l’église presbytérienne...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Commentaire circonstanciel" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p><span style="font-family: Calibri;">La <i style="mso-bidi-font-style:normal">Literary and Historical Society of Québec</i>, fondée en 1824, constitua la première société savante au Canada. Sa magnifique bibliothèque est située au cœur du Vieux-Québec dans l’édifice du Centre Morrin (44, Chaussée des Écossais, en arrière de l’église presbytérienne St. Andrew’s).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/get-attachment-1.aspx.jpg" width="480" height="359" alt="get-attachment-1.aspx" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Le lundi 17 mai dernier y fut prononcée par Steve Cameron, de Sainte-Agathe-de-Lotbinière, une conférence percutante sur « l’affaire Corrigan », ce meurtre commis entre Irlandais catholiques et protestants implantés, au cours des années 1820, par les Britanniques, dans le cadre de leur politique d’encerclement des Canadiens français, sur le flanc des Appalaches et sur la frange méridionale des seigneuries. Le crime se produit le 17 octobre 1855. La quête du meurtrier et le procès qui s’ensuivit secouèrent la bonne société de Québec et répercutèrent jusqu’à Ottawa, John A. Macdonald sachant en tirer profit pour hausser sa cote.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Aujourd’hui, compte tenu de l’importance de l’amiante à proximité, la région où ces événements eurent lieu s’affiche, à des fins touristiques, comme le « pays des mines et des lacs ». Plusieurs de ses villages longent l’ancien chemin Craig (route 269) : Saint-Patrice-de-Beaurivage, Saint-Sylvestre, Saint-Jacques-de-Leeds, Kinnear’s Mills et Saint-Jean-de-Brébeuf. La présence des premiers habitants est à peine perceptible de nos jours, sauf dans les cimetières anglo-protestants, comme le Parkhurst, à Saint Patrice ou celui des Méthodistes à Leeds ou celui de Bullard Brook à Saint-Jean-de-Brébeuf.</span></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100566.jpg" width="360" height="480" alt="P1100566" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Centre patrimonial, Saint-Jacques-de-Leeds</span></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100567.jpg" width="480" height="360" alt="P1100567" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri">Centre patrimonial, Saint-Jacques-de-Leeds</font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100576.jpg" width="480" height="360" alt="P1100576" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Cimetière protestant de Bullard Brook</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">À Kinnear’s Mills, la diversité confessionnelle de la petite population d’origine se manifeste encore par ses temples, situés côte à côte le long de la rue des églises, artère principale de ce hameau comptant 360 âmes. Ces bâtiments témoignent de l’importance autrefois de Kinnear’s Mills comme centre institutionnel et religieux, en plus d’être un centre industriel à cause de son moulin.</span></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100569.jpg" width="360" height="480" alt="P1100569" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Église anglicane</span></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100570.jpg" width="360" height="480" alt="P1100570" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Église catholique</span></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100571.jpg" width="360" height="480" alt="P1100571" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100572.jpg" width="480" height="360" alt="P1100572" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Église unie, de loin et de près</span></p>
<p class="MsoNormal"><font face="Calibri"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100575.jpg" width="480" height="360" alt="P1100575" /></font></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Église méthodiste.</span></p><span lang="FR" style="font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;font-family: Calibri;mso-ascii-theme-font:major-latin;mso-fareast-font-family:Cambria; mso-fareast-theme-font:minor-latin;mso-hansi-theme-font:major-latin;mso-bidi-font-family: Arial;mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:EN-US" xml:lang="FR">Des quatre églises, seules celle des Catholiques et celle de l’Église unie, anciennement l’église presbytérienne et aujourd’hui une amalgame de plusieurs traditions protestantes, sont actives.</span><!--EndFragment-->
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    <title>Satori à Québec</title>
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    <published>2010-05-25T21:44:18Z</published>
    <updated>2010-05-25T21:50:26Z</updated>
    
    <summary> Soirée magique le 19 mai au Théâtre Petit Champlain. Après 13 ans d’absence, l’homme invisible était en ville! Évidemment, je fais allusion à Patrice Desbiens, revenu une fois de plus dans la ville qui, pour lui, équivaut Paris. Je...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Commentaire circonstanciel" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02206.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02206.JPG" /></p>
<p>Soirée magique le 19 mai au Théâtre Petit Champlain. Après 13 ans d’absence, l’homme invisible était en ville! Évidemment, je fais allusion à Patrice Desbiens, revenu une fois de plus dans la ville qui, pour lui, équivaut Paris. Je l’entends encore, s’adressant à mes étudiants à l’université Laval, en 1988, inscrits au cours « Le Québec et l’Amérique française », dire : « Quand tu viens de Sudbury, Québec, c’est Paris! »</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02211.jpg" width="168" height="480" alt="DSC02211.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;mso-bidi-font-family: Verdana" xml:lang="FR">Dès sa parution en 1981, <i>L’homme invisible / The invisible man</i> consacre Desbiens comme l’une des voix majeures de l’Ontario français, et <i>L’homme invisible</i> comme métaphore du « minoritaire francophone dans la réalité canadienne » : d’un côté, il est Franco-Ontarien, tandis que, de l’autre, <i>he is French-Canadian</i>. Vingt-neuf ans, après sa parution, cette œuvre magistrale de Patrice fut sortie des boules à mites pour « combattre » à l’émission de Christiane Charrette, contre <i style="mso-bidi-font-style:normal">Le Survenant</i> (Germaine Guèvremont), <i style="mso-bidi-font-style:normal">Cantique des Plaines</i> (Nancy Huston), <i style="mso-bidi-font-style:normal">Comment devenir un ange</i> (Jean Barbu) et—hélas—<i style="mso-bidi-font-style:normal">L’énigme du retour</i> (Dany Laferrière) ? Comment espérer en sortir gagnant en cette année marquée par la tragédie du séisme à Port-au-Prince et par les succès littéraires qui se multiplient chez le principal porte-parole d'Haïti au Québec ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;mso-bidi-font-family: Verdana" xml:lang="FR">Dans l’un de ses derniers romans, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Sartori à Paris</i>, avant d’être emporté par les démons qui le possédaient, Jack Kerouac raconte la quête de son héritage en France, d’où le titre choisi par les organisateurs du spectacle qui ramènerait dans la ville de Champlain un de ses fils spirituels : « Satori à Québec : les mots de Patrice Desbiens ». Dans un premier temps, « les mots » furent lus avec brio par un triumvirat de personnalités étiquetées « ses cascadeurs de l’amour » : Isabelle Blais, Nathalie Lessard et Alix Renaud, accompagnées d’un quartette de jazz de haut calibre comprenant Normand Guilbeault à la contrebasse, Vincent Gagnon au piano, Jean Derome aux flûtes et saxophones et Claude Lavergne aux percussions. Après l’entracte, Blais revint dans une véritable tempête de textes, les uns exprimés avec autant d’émotion que les autres, toujours sur un fond sonore provenant du quartette.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;mso-bidi-font-family: Verdana" xml:lang="FR">Enfin, le moment tant attendu, l’imprésario, Simon Couillard présente l’invité d’honneur qui monte modestement sur les planches. En lisant ses poèmes—des anciens comme des plus récents—et en badinant à la franco-ontarienne, tantôt en français, tantôt en anglais, avec les membres du quartette et avec ses « fans » dans la salle, Patrice garde l’auditoire dans le creux de sa main pendant une trentaine de minutes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;mso-bidi-font-family: Verdana" xml:lang="FR">À la fin, la foule en délire demande l’homme invisible en rappel. L’homme fragile revient ! Autre moment magique avant de quitter la maison de la chanson et de réemprunter la rue illuminée du Petit Champlain, plus vieille rue en Amérique, dit-on !</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02213.jpg" width="360" height="480" alt="DSC02213.JPG" /></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
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    <title>Dictionnaire d’une langue qui meurt?</title>
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    <published>2010-05-05T18:12:47Z</published>
    <updated>2010-05-06T16:19:36Z</updated>
    
    <summary> Voilà la question un peu sournoise qu’un collègue québécois m’a posé en feuillant le tout nouveau Dictionary of Louisiana French as Spoken in Cajun, Creole and American Indian Communities, publié ces jours-ci à la Presse universitaire du Mississippi. Tout...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Opinion littéraire" />
    
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        <![CDATA[<p><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02174.jpg" width="361" height="471" alt="DSC02174.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Voilà la question un peu sournoise qu’un collègue québécois m’a posé en feuillant le tout nouveau <i style="mso-bidi-font-style:normal">Dictionary of Louisiana French as Spoken in Cajun, Creole and American Indian Communities</i>, publié ces jours-ci à la Presse universitaire du Mississippi. Tout de suite m’est venu à l’esprit la remarque de Zachary Richard au sujet de son cher voisin, Barry Ancelet , parue à la page 12 de <i style="mso-bidi-font-style:normal">Vision et Visages de la Franco-Amérique</i>. Ancelet aurait dit, en parlant de ce vieux cadavre de la culture cadienne : « chaque fois qu’on s’apprête à fermer son cercueil, il se lève pour demander une autre bière! »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02172.jpg" width="317" height="480" alt="DSC02172.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Résilience! Mot qui décrit si bien les cultures francophones du sud de la Louisiane, qu’elles soient d’origine acadienne, canadienne, antillaise, française, allemande, ibérique, autochtone ou un mélange de tout cela! Ce dictionnaire tant attendu témoigne non seulement de la résilience de la Louisiane française, mais de son originalité et de son savoir-faire. Pour en faire l’utilisation maximale, il vaut mieux posséder de bonnes connaissances de la langue anglaise, car il s’agit, avant tout, d’un dictionnaire destiné à un peuple francophone qui ne lit pas le français et qui s’est souvent fait dire que sa langue était une aberration, un dialecte bâtard, un français appauvri…voire pourri! Son existence aujourd’hui relève du miracle!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La dédicace de l’œuvre à la mémoire de Richard Guidry (voir chronique du 28 juillet 2008) souligne l’objectif principal de ce dictionnaire qui est de contribuer, sinon d’assurer, la pérennité de <i style="mso-bidi-font-style:normal">Louisiana French</i> et sa transmission aux générations montantes. En second lieu, à mon avis, il s’agit de faire valoir au monde entier la richesse de cette langue menacée.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le dictionnaire est divisé en deux parties : (1) <i style="mso-bidi-font-style:normal">Louisiana French-English</i>, pp. 1-665; (2) <i style="mso-bidi-font-style:normal">English-Louisiana French Index</i>, pp. 667-892. Pour aider les anglophones à prononcer correctement le français louisianais, un guide à la prononciation constitué de symboles phonétiques classiques est fourni. Pour les francophones non puristes, la prononciation ne pose pas problème! Pour ceux et celles qui connaissent la Louisiane française, ce qui est particulièrement intéressant dans la première partie c’est un code de localisation se trouvant à la fin de chaque entrée. Celui-ci indique la source géographique, selon la paroisse, ou livresque du terme ou de l’expression, car, comme partout en francophonie, au Québec comme en France, il existe en Louisiane des variations régionales importantes. Soyons clair! Il ne s’agit pas simplement, dans la partie I, de donner l’équivalent en anglais d’un mot en français. Au moins une expression en français accompagne chaque entrée. À titre d’exemple : le doux mot « becquer ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Becquer</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: <b style="mso-bidi-font-weight:normal">I</b>. v. tr. 1. To peck . <i style="mso-bidi-font-style:normal">Ils ont des bec croches! Ça peut pas becquer</i>. They have crooked bills! They cannot peck.. 2. To kiss. <i style="mso-bidi-font-style: normal">Il a becqué sa belle droit là devant tout sa famille.</i> He kissed his girlfriend right there in front of his whole family. <b style="mso-bidi-font-weight: normal">II.</b> <b style="mso-bidi-font-weight:normal">se becquer</b> v. pron. 1. To kiss each other. <i style="mso-bidi-font-style:normal">Dans le vieux temps, ça pouvait pas se becquer comme asteur</i>. In the old days, they couldn’t kiss each other like now. 2. To preen (of a bird<i style="mso-bidi-font-style: normal">) L’oiseau se becquait sur la branche.</i> The bird was preening itself on the branch.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Des milliers et milliers de mots contenus dans la partie I du dictionnaire, prenons-en juste 10 en abrégé pour illustrer la richesse de ce que nous avons sous la main.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Bouquer</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: to refuse, back down. <i style="mso-bidi-font-style:normal">Il bouque pas sur l’ouvrage</i>. He doesn’t refuse work; <b style="mso-bidi-font-weight: normal">se bouquer</b> : to pout, sulk, get peeved. <i style="mso-bidi-font-style: normal">Il est bouqué après moi</i>. He’s angry with me.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Dégoter</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: to unstop, unclog, free of a blockage. <i style="mso-bidi-font-style: normal">Dégoter une tondeuse, une machine à coudre</i>. To free up a sheep sheer, a sewing machine; to clear (unclog) one’s throat. <i style="mso-bidi-font-style: normal">Donne-moi de l’eau, j’ai besoin de me dégoter.</i> Give me some water, I need to unclog my throat.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Folerie</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: madness, craziness, foolishness, folly. <i style="mso-bidi-font-style: normal">Un coup de folerie</i>. A fit of madness. <i style="mso-bidi-font-style: normal">C’est par pure folerie qu’il fait ça</i>. He did that out of sheer madness; joking, silly, bantering. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Avoir une (graine de) folerie pour,</b> to be crazy about. <i style="mso-bidi-font-style: normal">Il a une folerie pour les chevaux</i>. He’s crazy about horses.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Jurement</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: curse, profanity, curse word. <i style="mso-bidi-font-style: normal">Les Cadiens sont des spécialistes dans les jurements en français</i> (N.B. Les Québécois sont des spécialistes dans les sacres en français)<i style="mso-bidi-font-style:normal">.</i> Cajuns are specialists in swearing in French. <i style="mso-bidi-font-style:normal">Un jurement à tous les seconds mots elle dit.</i> A curse word every other word that she says.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Nasonner</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: to grumble. <i style="mso-bidi-font-style:normal">A nasonne, alle est pas content.</i> She’s grumbling, she’s not happy.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pimpette</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: drubbing, severe beating. <i style="mso-bidi-font-style:normal">Il a foutu une pimpette à son beau-frère</i>. He gave his brother-in-law a severe beating.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pimper</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: to drink alcohol. <i style="mso-bidi-font-style:normal">Il peut pimper lui</i>. He certainly can drink a lot.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Querellailler</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: to nag. <i style="mso-bidi-font-style:normal">Ma femme est tout le temps après me querellailler</i>. My wife is always nagging me; to quarrel, fuss argue continuously or repeatedly. <i style="mso-bidi-font-style:normal">Ils estiont après querellailler entre eux-autres quand Mame a mis son pied par terre</i>. They were kind of quarrelling among themselves when Mom put her foot down.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Sourge</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: soft, light, fluffy <i style="mso-bidi-font-style:normal">Le secret de faire des poutines sourges</i>, <i style="mso-bidi-font-style:normal">c’est de les cuire doucement et couvert</i>s.. The secret of making fluffy puddings is to cook them slowly and covered; <i style="mso-bidi-font-style:normal">du pain sourge</i>, soft bread; <i style="mso-bidi-font-style:normal">le gâteau est sourge</i>, the cake is soft.</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Vulière</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: clear, évident, apparent, obvious. <i style="mso-bidi-font-style: normal">Tes enfants mangent bien?—mais c’est vulière. Tu sais pas comment ils sont gros et gras?</i> Do your children eat well? Don’t you see how portly they are?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La deuxième partie du dictionnaire n’est pas sans intérêt pour les francophones qui prétendent ne pas assez connaître l’anglais pour s’en servir. Au contraire! Prenons un petit exemple, le mot « talk ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Talk</span></b> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">: causer, charlanter, charrer, converser, jabloter, parler. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk about</b> : parler de (dessus,/après/pour). <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk deliriously</b> : déparler. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk endlessly</b> : parle à l’en plus finir, radoter. <b style="mso-bidi-font-weight: normal">Talk excessively</b> : bagueuler, battre sa gueule, cacasser. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk excitedly</b> : faire des (grands) hélas. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk idly</b> : ramancher. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk meaninglessly</b> : rachanter. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk much</b> : quiaquer. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk randomly</b> : battre la berloque. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk silly</b> : blaguer, dire des bêtises (farces). <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk unintelligently</b> : baranquer. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk wildly</b> : battre la beroque. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk a lot</b> : charader, flafla, parler un tas, pas avoir sa langue dans la poche. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk bad about</b> : médire. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk to onesel</b>f : se parler. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk too much</b> : avoir la langue trop longue, se noyer dans son propre crachat. <b style="mso-bidi-font-weight: normal">Talk without restraint</b> : avoir le filet coupé. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk behind someone’s back</b> : parler en dessous. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk endlessly about something</b> : en faire tout un chapitre. <b style="mso-bidi-font-weight: normal">Talk too much about nothing</b> : en flanquer. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk on and on</b> : chanter des midis à quatorze heure. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk in a senseless manner</b> : fifoler. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk in rapid staccato fashion</b> : parler comme du tac-tac. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk to in a soothing way</b> : emmioler. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk at top of one’s voice</b> : parler à tue-tête/parler à pleine tête. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk on without coming to the point</b> : se noyer dans son propre crachat. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Talk loudly and endlessly to the point of beinng annoying</b> : tapager. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Refuse to talk</b> : se bouquer après. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Nothing more to talk about</b> : au boute de la boute<b style="mso-bidi-font-weight:normal">. One who talks a lot</b> : causard. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">One who talks too much</b> : radoteur. <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Not know what one is talking about</b> : être pas aux noces. <b style="mso-bidi-font-weight: normal">One who talks much but does little</b> : gros parleur, ti faiseur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">S’il fallait donc que le français louisianais meure, ce serait une maudite belle mort, car ce livre qui en témoigne est magnifique, digne de se retrouver dans la bibliothèque de tous ceux et celles qui aiment la langue de chez nous et qui la chantent avec Yves Duteil (</span><span lang="FR" xml:lang="FR"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=j3_SWk0xe-E"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">http://www.youtube.com/watch?v=j3_SWk0xe-E</span></a></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À 38 piastres, il n’est pas cher!</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title>Des amis du Colorado à la cabane à sucre...sans neige</title>
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    <published>2010-04-20T23:21:48Z</published>
    <updated>2010-04-21T20:05:08Z</updated>
    
    <summary> Tandis que des dizaines de milliers de Québécois fuient l’hiver à tous les ans pour passer jusque 182 jours dans les régions les plus chaudes des États-Unis, il y a des vaillants Américains qui s’installent au Québec l’hiver pour...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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        <![CDATA[<p><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02144.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02144.JPG" /></p>
<p>Tandis que des dizaines de milliers de Québécois fuient l’hiver à tous les ans pour passer jusque 182 jours dans les régions les plus chaudes des États-Unis, il y a des vaillants Américains qui s’installent au Québec l’hiver pour goûter aux plaisirs de la saison blanche. Terry Fahy et sa conjointe, Debbie, sont de ceux-là. Nous nous sommes rencontrés récemment, grâce à mon fils, Zachary, au Faks Café, avenue Maguire, à Sillery (voir chronique du 28 décembre 2008).</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR">Pourtant, Terry et Debbie viennent d’un État de l’Ouest réputé pour le ski. Qui n’a pas entendu parler de Vail, d’Aspen et du Parc national des Montagnes rocheuses (<i style="mso-bidi-font-style:normal">Rocky Mountain National Park</i>) ? Aux dires de ces francophiles : « Pas assez de neige, pas assez hivernal, le Colorado ! » Profitant de l’année sabbatique 2009-2010 de Debbie, bibliothécaire et archiviste à l’université du Colorado, située à Boulder, et du fait que Terry occupe une fonction à l’université Ohio State qu’il peut remplir aussi bien à Québec qu’à Denver ou à Columbus (ou à Davos ou à Sopporo), ces aimants de l’hiver choisirent de séjourner à Québec afin de bénéficier d’un véritable hiver. Quelles ne furent pas leur surprise et leur déception d’être témoins de l’un des hivers les plus doux et les moins enneigés dans l’histoire moderne de la vieille capitale : une accumulation de neige (160 cm) trois fois et demie moins élevée qu’en hiver 2007-2008 (550 cm).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR">Par contre, le printemps précoce qui assura une longue et bonne saison pour les acériculteurs et les propriétaires de cabanes à sucre leur permit de goûter trois fois aux délices de l’érablière—la dernière fois dimanche dernier chez l’En-tailleur à Saint-Pierre-de l'ïle d'Orléans. Jouissant de la musique traditionnelle de leurs hôtes, les visiteurs du Colorado ont démontré leur savoir-faire sur la piste de danse.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02140.jpg" width="360" height="480" alt="DSC02140.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02156.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02156.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02157.jpg" width="360" height="480" alt="DSC02157.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR">En attendant le versement de la tire sur neige, bon prince, Terry me pose avec ma petite-fille, Camille, pour qui c’était la toute première Cabane. En même temps Debbie, à ma droite, se sucre le bec !</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02166.jpg" width="360" height="480" alt="DSC02166.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02163.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02163.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title>Un autre Frenchtown, en Indiana celui-ci</title>
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    <published>2010-04-05T18:15:21Z</published>
    <updated>2010-04-06T01:41:52Z</updated>
    
    <summary> Lors de mon intervention du 26 janvier 2010 à la bibliothèque d’Oxford (voir chronique du 27 janvier 2010), un monsieur aux allures légèrement ébouriffées ayant un comportement un peu excentrique m’a demandé ce que je savais des Franco ayant...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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        <![CDATA[<p><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02117.jpg" width="480" height="177" alt="DSC02117.JPG" /></p>
<p>Lors de mon intervention du 26 janvier 2010 à la bibliothèque d’Oxford (voir chronique du 27 janvier 2010), un monsieur aux allures légèrement ébouriffées ayant un comportement un peu excentrique m’a demandé ce que je savais des Franco ayant immigré au XIX<sup>e</sup> le long de l’Ohio, dans le sud de l’Indiana. Il s’agissait de William Day, originaire de New Albany, en Indiana, chimiste de carrière, retraité à Oxford, propriétaire d’une Volkswagen coccinelle rouge de l’année 1970 et auteur d’un récit intitulé <i style="mso-bidi-font-style:normal">Stephan’s Shadow</i>, basé sur la généalogie de sa famille. Lecture du livre révèle que certains personnages se sont mariés à l’église catholique de <i style="mso-bidi-font-style:normal">Frenchtown</i>, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de New Albany, qui est à la grande ville de Louisville, KY ce que Lévis est à Québec.</p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02083.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02083.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01945.jpg" width="318" height="480" alt="DSC01945.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Puisque je n’en savais rien, je me suis promis d’en apprendre un peu, d’où la visite le jour du Vendredi saint à <i style="mso-bidi-font-style:normal">Frenchtown</i>, anciennement Petit Saint-Louis, peuplé au début des années 1840 par des Français et quelques Canadiens. Jusqu’aux années 80, ils constitutaient une petite collectivité catholique, l’une des rares dans cette région, et française. Jusqu’au moment du départ du Pasteur Jean-Pierre Dion ou possiblement de son successeur, le père Martin Andrès, la vie paroissiale se déroulait vraisemblablement en français.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Depuis, tout a basculé sur le plan linguistique. La paroisse Saint-Bernard s’affiche bien catholique, mais de langue anglaise évidemment.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02120.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02120.JPG" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02118.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02118.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02119.jpg" width="480" height="379" alt="DSC02119.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le cimetière reflète bien cette même réalité. Peu de pierres tombales portent des patronymes français. Quelques unes rappellent les habitants originaux :</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02121.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02121.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02122.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02122.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02123.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02123.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02125.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02125.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02124.jpg" width="480" height="360" alt="DSC02124.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Un petit document consulté à la bibliothèque municipale de New Albany (<i style="mso-bidi-font-style:normal">French Immigrants to Clark, Floyd and Harrison Counties in Indiana</i>), raconte que Martin Paté et sa famille sont arrivés à la Nouvelle-Orléans, à bord du <i style="mso-bidi-font-style:normal">International</i>, le 1<sup>er</sup> mai 1855 en provenance du département de Doubs, en Franche-Comté, près de la frontière suisse. Aussi. à bord du bateau Virgil Deschamps et Hypolite Colin. En montant le Mississippi, puis l’Ohio, ils s’établissent dans le <i style="mso-bidi-font-style:normal">township</i> de Washington (Indiana) sur des terres surplombant l’Ohio. Avec le temps, ils se déplaceront, avec d’autres compatriotes, surtout en provenance d’Alsace et de Lorraine, vers <i style="mso-bidi-font-style:normal">Frenchtown</i>. En plus des noms observés sur les pierres tombales, on pouvait lire dans le document ceux des Troncin, Boncourt, Semonin, Brocard, Thirrion et Lasson.</span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title>« Les émergents » : œuvres récentes d’Anne Le Gall et de Jerusha Ferbaché</title>
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    <published>2010-03-31T21:12:50Z</published>
    <updated>2010-04-05T15:20:55Z</updated>
    
    <summary> À la boulangerie Honey Bee, à Oxford, les déjeuners, petit et grand, se prennent et les potins s’échangent. Il s’agit d’un lieu de rencontre de prédilection, situé à 5 km à l’ouest du Square…en face de Wal-mart! Dans l’équipe...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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        <![CDATA[<p><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02094.jpg" width="394" height="79" alt="DSC02094.JPG" /><br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À la boulangerie <i style="mso-bidi-font-style:normal">Honey Bee</i>, à Oxford, les déjeuners, petit et grand, se prennent et les potins s’échangent. Il s’agit d’un lieu de rencontre de prédilection, situé à 5 km à l’ouest du Square…en face de Wal-mart!</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02092.jpg" width="288" height="461" alt="DSC02092.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02093.jpg" width="362" height="480" alt="DSC02093.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Dans l’équipe de serveurs et de serveuses au <i style="mso-bidi-font-style:normal">Honey Bee</i>, on compte deux jeunes femmes aux souches attrayantes pour quiconque fouille les secrets de la Franco-Amérique. Elles font sur les murs de la boulangerie un vernissage d'une quinzaine de leurs œuvres.</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02097_2.jpg" width="409" height="366" alt="DSC02097.JPG copie" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Anne Le Gall, de père breton et de mère américaine, enseignante du français, est venue au monde au New-Jersey, ce qui ne lui empêché pas de parler couramment la langue de Molière. Jerusha Ferbaché (écrit sans accent de nos jours) descend des hardis habitants de l’île Guernsey et vient d’Ohio. Elle rêve de maîtriser le français et de partir en France avec son amie, Anne. Les deux ont fait connaissance à l’université Taylor, dans l’Indiana, et partagent depuis cinq ans une passion pour la peinture et pour la vie. De leurs travaux individuel et collectif, se dégage un esprit de collaboration. L’une inspire l’autre, c’est clair! Les complémentarités et les similitudes sont frappantes. Cependant, chacune possède également son originalité et sa spécialité. À titre d’exemples :</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02099.jpg" width="319" height="382" alt="wisdom.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Jerusha Ferbaché, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Wisdom</i>, huile sur aggloméré (masonite)</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02104.jpg" width="480" height="391" alt="things in secret.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Jerusha Ferbaché, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Things Done in Secret</i>, combinaison de techniques</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02105.jpg" width="318" height="402" alt="yggdrasil.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Jerusha Ferbaché et Anne Le Gall, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Yggdrasil</i>, combinaison de techniques</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02103.jpg" width="299" height="375" alt="sameplanet.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Anne Le Gall, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Same Planet</i>, huile sur aggloméré</span></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC02102.jpg" width="357" height="480" alt="Act of Union.JPG" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Anne Le Gall, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Act of Union, UK</i>, combinaison de techniques</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La présence de la grande sœur à Anne, Geneviève, née en France, qui dirige une école de ballet à Oxford, et sa famille, a attiré les jeunes artistes ici. Cette petite ville dont l’atmosphère culturelle et artistique est palpable, fournit l’occasion de faire un temps d’arrêt—un temps de réflexion avant d’entreprendre la prochaine étape de la vie. Pour Anne et Jerusha qui <b style="mso-bidi-font-weight:normal">émergent</b> comme peintres, pourraient-elles avoir mieux? Dans le moment, peu probable!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">****</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Étant donné l’intérêt qu’a Jerusha à explorer les origines de sa famille, j’ai eu le plaisir de lui suggérer le roman épistolaire de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, <i style="mso-bidi-font-style:normal">The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society</i>, un bijou de bouquin qui raconte la vie à Guernsey sous l'occupation allemande.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/51+8roR5C7L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU01_.jpg" width="176" height="251" alt="51+8roR5C7L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU01_" /></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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