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    <title>Carnet de Dean Louder</title>
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    <updated>2012-01-17T18:51:32Z</updated>
    <subtitle>
Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est  à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !</subtitle>
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    <title>Tim Tebow, un Franco ?</title>
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    <published>2012-01-17T17:23:28Z</published>
    <updated>2012-01-17T18:51:32Z</updated>
    
    <summary>Par ses prouesses sur un terrain de football conjuguées à sa foi religieuse, le quart-arrière des Broncos de Denver, Tim Tebow, garde en haleine, depuis le mois d’octobre, les amateurs de football professionnel aux États-Unis. À l’époque où il jouait...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p><span style="font-family: 'Trebuchet MS'; font-size: medium;">Par ses prouesses sur un terrain de football conjuguées à sa foi religieuse, le quart-arrière des Broncos de Denver, Tim Tebow, garde en haleine, depuis le mois d’octobre, les amateurs de football professionnel aux États-Unis. À l’époque où il jouait pour l’université de la Floride (2006-2009), il s’était fait une réputation de meilleur joueur de football universitaire au pays.</span></p>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: center;font-size: 15px;">
  <span style="font-family: 'Trebuchet MS'; font-size: medium;"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/th_TimTebowpraying.jpg" width="94" height="75" alt="th_TimTebowpraying" /> <img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/s-TEBOW-MANIA-large300.jpg" width="300" height="219" alt="s-TEBOW-MANIA-large300" /></span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="text-align: center;font-size: 15px;">
  <span style="font-family: 'Trebuchet MS'; font-size: medium;"><i>Tim en prière en milieu de travail</i></span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span style="font-family: 'Trebuchet MS'; font-size: medium;">Depuis ses plus récents succès, couronnés le 7 janvier, par une victoire au tournoi de fin de saison de la Ligue nationale de football (LNF) contre les Steelers de Pittsburgh—avant le fiasco du 14 janvier contre les Patriotes de la Nouvelle-Angleterre—la Droite chrétienne du Parti républicain (largement dominé par des « Tea Partistes ») l’a pris comme fétiche et les média ne cessent d’en parler.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span style="font-family: 'Trebuchet MS'; font-size: medium;">Évidemment, la question qui me tracasse depuis que Tim Tebow a commencé à faire les manchettes en tant que quart-arrière des Gators de Floride est la suivante : Est-ce que Tim Tebow est Franco? Est-il descendant de Canadien français ou d’Acadien? Son nom, est-ce une déformation de Thibeault, Thibeau, Thibeaux, Tiebout ou Thibaud?</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span style="font-family: 'Trebuchet MS'; font-size: medium;">Le peu de recherche effectué à ce jour m’incite à dire non, mais j’aimerais beaucoup que quelqu’un me corrige en me montrant le contraire! Mais d’abord, un petit mot sur cet athlète aux scrupules irréprochables.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span style="font-family: 'Trebuchet MS'; font-size: medium;">Timothy Richard Tebow est né le 14 août 1987 à Manille, capitale des Philippines, dernier de cinq enfants de Robert Ramsey Tebow II et Pamela Elaine Pemberton, missionnaires évangéliques. La légende veut que M<sup>me</sup> Pemberton ait connu, avec Tim, une grossesse particulièrement difficile. Monsieur Tebow aurait, à ce moment-là, promis à Dieu que si les deux parties (mère et bébé) pouvaient avoir la vie sauve, il ferait de cet enfant un prédicateur, un ambassadeur en son nom. Trois ans plus tard, la famille Tebow réintègre l’État de la Floride où sera fondée l’Association évangélique Bob Tebow (<span lang="FR" xml:lang="FR"><a href="http://www.btea.org/">http://www.btea.org/</a></span>) et où s’épanouira un jeune footballeur qui, tout au long de son illustre carrière de quatre ans à l’université de la Floride, prêcherait la Bonne Nouvelle par des gestes publics posés sur le terrain de football. Par exemple, à chaque match, Tim inscrivait au visage, à la vue des opposants et des millions de téléspectateurs, une référence biblique.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/timt.jpg" width="200" height="200" alt="timt" />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  Pour illustrer l’impact du jeune homme sur l’imaginaire américain, je prends le propos de ma nièce—jeune mère de deux enfants habitant l’Ohio—affiché la semaine dernière sur Facebook :
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px; font-style: italic;">
  <i><span lang="FR" xml:lang="FR" style="font-size: 11pt;">Tim Tebow I love you with all my heart</span></i><i><span lang="FR" xml:lang="FR" style="font-size: 11pt;">.</span></i>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Ce à quoi j’ai répliqué <i>:</i></span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px; font-style: italic;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Pourquoi donc ?</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Sa réponse est venue tout de suite :</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px; font-style: italic;">
  <i><span lang="FR" xml:lang="FR" style="font-size: 11pt;">Haha, Uncle Dean I was just watching something on TV about how, before each game, he singles out a fan with an illness (and their family) and meets and talks to them before and after the games. These are fans of his that usually have terminal illnesses I think, and so he's providing this fun and exciting opportunity for them. But it doesn't seem like he's showy or braggy about it. He just seems like a great guy! Not your typical famous football player!</span></i>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px; font-style: italic;">
  <i><br /></i>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR" style="color: #333333;">Donc, bon prince, un gars qui aime son public et qui s’en soucie et qui, selon elle, ne fait pas cela pour mousser son image ni pour vendre des produits…même s’il possède de nombreux contrats signés avec des compagnies d’équipement sportif !</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Retournons à ses origines ancestrales, sont-elles canayenne ou acadienne ? Suivons la lignée des Tebow :</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Timothy Richard Tebow, né le 14 août 1987 à Manille.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Père : Robert Ramsey Tebow II, né le 27 janvier 1948 en Floride.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Grand-père : Robert Ramsey Tebow, né le 21 mai 1921 en Ohio ; décédé le 4 avril 1977 en Orégon.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-grand-père : Lee Robert Tebow, né le 27 mai 1895 en Ohio ; décédé en décembre 1979 en Ohio.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-arrière-grand-père : James Ora Tebow, né le 13 février 1873 en Ohio ; décédé le 28 février 1952 en Ohio.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-arrière-arrière-grand-père : James O. Tebow, né le 29 janvier 1841 en Ohio ; décédé le 13 décembre 1891 en Ohio.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père ; Peter Tebow, né circa 1803 au New Jersey ; décédé le 20 novembre 1868 en Ohio.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père : Ryer (Uriah) Tebow né le 9 mai 1784 au New Jersey ; décédé le 14 avril 1820 en Ohio.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père : Pieter Tebow, né le 3 août 1755, au New Jersey.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Donc, en remontant à l’année de la Déportation des Acadiens (neuf générations), quatre ans avant la Conquête de la Nouvelle-France, aucune trace des ancêtres de Tim Tebow en dehors du territoire des États-Unis d’Amérique n’est apparente. Et on remarque qu’au baptême de Pieter, en 1755, les deux témoins s’appelaient Pieter et Margargriet Debouw, nom à consonance néerlandophone. Donc, petit indice quant aux origines familiales !</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <br />
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">En remontant la filière encore plus loin, mon ami historien, Gaston Deschênes, lui aussi bloggeur chez Septentrion</span> <span lang="FR" xml:lang="FR">(</span><span style="color: #333333;"><span lang="FR" xml:lang="FR" style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;"><a href="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes">www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes</a>/</span><span lang="FR" xml:lang="FR" style="font-size: 12pt; font-family: Cambria;">), réussit possiblement</span></span> <span style="color: #333333;">à résoudre l’énigme.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-père : Ryer Tibout, né en 1723/24 au New Jersey.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-père : Peter Tebow, né au New Jersey, marié en 1716 au New Jersey.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-père : Andries Tebow (écrit aussi Thybaut, Tiebaut, Tibout, Thibout, Tebou, Thibou et Tiebout ), date de naissance incomplète ; décédé avant 1705.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Enfin, premier ancêtre de Tim Tebow à frôler le sol américain, son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-père Jan Tiebout (parfois signé Jean Thybaut), né en 1638 à Bruges, en Flandre (Belgique) ; décédé en 1700 à Brooklyn, New Harlem (New York). Pasteur de la religion néerlandaise reformée (<i>Dutch reformed</i>), Jan descendait sans doute des Huguenots réfugiés en Flandre.</span>
</div>
<div class="MsoNormal" style="font-size: 15px;">
  <span lang="FR" xml:lang="FR">Alors, Tom Tebow est-il Franco d’Amérique ? Certainement pas selon la définition conventionnelle du terme élaboré dans les ouvrages publiés au Québec, dont le nôtre, <i>Franco-Amérique</i>. Toutefois, la généalogie de ce méga <i>star</i> américain ouvre sur une réalité historique et culturelle méconnue qui mériterait d’être approfondie et qui en dit long sur la complexité de l’ethnicité française (<i>French ethnicity</i>) aux États-Unis.</span>
</div>
]]>
        
    </content>
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    <title>Parole aux aînés de l’AARQ</title>
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    <published>2012-01-13T17:05:44Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:06Z</updated>
    
    <summary>L’un des défis auquel fait face l’Association acadienne de la région de Québec—et sans doute la plupart des organismes acadiens au Québec—c’est celui de la continuité, autrement dit celui de la relève. L’ensemble des membres est vieillissant. Un coup d’œil...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>L’un des défis auquel fait face l’Association acadienne de la région de Québec—et sans doute la plupart des organismes acadiens au Québec—c’est celui de la continuité, autrement dit celui de la relève. L’ensemble des membres est vieillissant. Un coup d’œil sur la photo des cinquante personnes ayant participé au dîner de la fête des rois révèle la pénurie de membres de moins 65 ans (voir billet précédent). Pourquoi cette absence de jeunesse?</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les membres de l’AARQ se divisent en quatre groupes : (1) les gens de souche acadienne nés dans une des « petites cadies » québécoises, comme Maria, Bonaventure, Havre Saint-Pierre, Natashquan, Saint-Grégoire-de-Nicolet, Saint-Jacques-de-l’Achigan, venus en ville depuis le début de la Révolution tranquille (donc des produits de l’exode rural québécois); (2) les immigrants des Provinces maritimes, surtout du Nouveau-Brunswick (ceux de fraiche date sont peu nombreux au sein de l’AARQ, la plupart d’entre eux étant arrivés aux années 60 ou 70); (3) les Québécois de souche, surtout urbain, ayant découvert leur acadienété sur le tard; (4) les époux ou épouses québécois des gens de la première catégorie. Peu importe la catégorie, les enfants de ces gens, nés et élevés pour la plupart au Québec, semblent avoir rompu avec l’identité ancestrale, se considérant avant tout « québécois ». Comme un Lévisien de catégorie 1, qui a fait sa vie d’enseignant à Amqui (autre petite cadie) pendant plus 40 ans avant de se rapprocher, à la retraite, de ses enfants et petits-enfants et des services médicaux de première ligne, me l’a avoué dimanche dernier à ce sujet : « J’ai parlé à mes enfants de l’Association et de nos activités, mais cela ne leur dit rien »!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À la suite du dîner de la fête des rois, la parole fut donnée aux 13 personnes présentes de plus de 80 ans pour qu’elles partagent avec les plus jeunes leur vécu et leur sagesse. Ici, retenons les expériences de six intervenants, un de la catégorie 1, trois de la catégorie 2, un de la catégorie 3 et une de la catégorie 4.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03995.jpg" width="324" height="480" alt="DSC03995" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Jean-Yves Landry est l'ancien président de la Société d’histoire de Sainte-Foy et vice-président de l'AARQ. Originaire de Matane, il est le dernier survivant de sa grande famille. Il vient tout juste de céder sa place au cimetière Belmont à sa sœur. Il se demande maintenant où il se retrouvera au moment du grand départ. La vocation et la passion de cet homme de 81 ans? C’est bien simple : l’histoire des Acadiens…surtout celle de ceux qui sont arrivés au Québec en 1756 à la suite du Grand Dérangement. Jean-Yves faisait remarquer aux convives qu’ils poursuivaient leurs activités de la journée, au 3200, rue d’Amours, sur les terres appartenant autrefois à leurs ancêtres acadiens venus en réfugiés. « Les Acadiens ont pris leur place au Québec », c’est là le témoignage émouvant de Jean-Yves Landry.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03983.jpg" width="238" height="480" alt="DSC03983" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La Reine du jour, Lorraine Arsenault, quitta son île à 14 ans pour étudier à l’École ménagère de Plessisville (EMP). Elle venait de terminer sa neuvième année d’études. À cette époque, à Abraham-Village (I-P-É), les études se terminaient à cet âge-là. Si on voulait poursuivre, il fallait partir, mais comment partir quand on est fille d’une femme devenue veuve à 39 ans? Heureusement, dans sa vie, il y a eu le patriote acadien Henri Blanchard (1881-1968), professeur à l’université de l’Ile-du-Prince-Édouard et président-fondateur de la Société Saint-Thomas d’Aquin, qui se rendait régulièrement au Québec y quêter des places dans les écoles et collèges pour des Acadiens de l’île. Grâce à lui, Lorraine a obtenu une bourse pour étudier à l’ÉMP. À la blague, Lorraine chuchote que cela voulait dire « enfants mal pris ». Pour payer son billet de train de Moncton à Québec, les Sœurs du sanctuaire ont organisé un Bingo. « Ces trois années à Plessisville ont changé ma vie »! conclut Lorraine Arsenault.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03984.jpg" width="283" height="480" alt="DSC03984" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Né à Saint-Quentin, au Nouveau-Brunswick, Albert Gagnon a déménage en Abitibi à l’âge de deux ans et demi. C’est l’époque de la colonisation. C’est l’époque de la Crise économique! Ils seront 16 enfants, 10 garçons et 6 filles. Au début des années 50, en quête d’une meilleure vie, Albert et son frère s’enrôlent. Le Canada est en guerre en Corée. « Cela ne pourrait pas être pire là-bas qu’ici » se sont-ils dit les garçons. Ils se rendent d’abord à Grand-Mère, puis à Montréal où ils apprennent que le pont de Trois-Rivières vient de s’effondrer. De Montréal à Wainwright, en Alberta, pour un peu d’entraînement. Ensuite, Seattle et, enfin, la Corée. Son frère y trouvera la mort et y sera enterré.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le 7 novembre dernier, Albert faisait partie d’un contingent de huit Canadiens à se rendre en Corée commémorer le soixantième anniversaire de la Guerre de Corée. Il était le seul représentant du Québec et le seul véritable soldat, un petit caporal, accompagné de cinq généraux et de deux majors—tous du Canada anglais.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03989.jpg" width="216" height="480" alt="DSC03989" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les Allain, c’est une grande famille de Négouac, au Nouveau-Brunswick. Elvine en fait partie. À 16 ans, elle est venue à Québec comme dame de compagnie. Trois ans plus tard, en 1942, elle lie son destin à celui d’un homme avec lequel elle passera les 69 prochaines années de sa vie, surtout à Valleyfield, au bord de l’eau dans une maison de leur propre fabrication, mais plus tard, pour se rapprocher de leur fils, notaire à Québec, à Sainte-Foy, en arrière du Château Bonne Entente. Son mari l’a quittée le mois dernier à la suite d’une vilaine chute dans leur cuisine en rénovation. Ils n’ont donc pas réalisé leur rêve le plus cher, celui de fêter ensemble en 2012 leur 70<sup>e</sup> anniversaire de mariage.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">« J’ai dû lutter pour devenir ce que je suis, une décoratrice », relate Elvine. Heureusement qu’elle s’est toujours trouvée bien entourée. Dans les moments de découragement, les amis et ses patrons lui disaient « Tu peux réussir, tout ce que tu touches, tu as de la facilité… » À 89 ans, après toutes ses années au Québec, et malgré ses nombreuses réalisations, Elvine, comme plusieurs de son pays natal, souffre de ce qu’ils considèrent une inadéquation linguistique : « Je ne me sens pas l’aise en français, je suis bien meilleur en anglais »!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Cela ne paraît pas!</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03986.jpg" width="328" height="456" alt="DSC03986" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ce n’est qu’il y a sept ans, en rencontrant Rita Cormier de la Garde, présidente de l’AARQ, lors des activités paroissiales, que Fernand ait pris véritablement connaissance de ses racines acadiennes. Fils de Francis Boudreau, député Unioniste de Saint-Sauveur de 1944 à 1970, Fernand a grandi avec Duplessis et l’Union nationale. Qu’y avait-t-il de plus Québécois pur que cela?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Marié à Thérèse Benoît depuis 62 ans, ils ont quatre enfants et 13 petits-enfants. « Plus on s’endure, plus on s’aime » dit-il. Fernand Boudreau termine par rendre hommage à ses vaillants ancêtres acadiens des Ïles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03990.jpg" width="235" height="480" alt="DSC03990" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Doyenne de l’AARQ à 92 ans, Renée Falardeau a connu les Acadiens grâce à son mari. Fille de Québec, secrétaire pendant 25 ans et veuve à 45 ans, elle se marie en 1981, en deuxième noces, à Benoît Babin, Acadien né à Maria, en Gaspésie, et décédé à Québec en 2007. « Pendant 26 ans, j’en ai entendu parler de la Gaspésie…et des Acadiens », raconte-t-elle sur un ton résigné.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Insistant sur le fait qu’elle n’ait rien d’Acadien en elle, Renée leur consentit néanmoins beaucoup d'affection et toute son admiration et avoue se sentir bien avec eux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Tout comme moi d’ailleurs!</span></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title>La fête des rois chez les Acadiens de Québec</title>
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        <![CDATA[<p><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03973.jpg" width="480" height="116" alt="DSC03973" /></p><!--[if gte mso 9]><xml>
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<!--StartFragment-->
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Depuis 14 ans, l’Épiphanie est célébrée à Québec par l’Association acadienne de la région (AARQ). La tradition a voulu qu’à chaque année, on fête une des familles fondatrices de l’Acadie : Roy, Arsenault, Boudreau, Cormier, Gallant, Landry, Richard, Thériault, etc. Cette année, la fête s’est présentée autrement. Autour d’un repas somptueux à cinq services, les cinquante convives ont célébré, non des familles, mais des individus. En fait, il s’agissait de rendre hommage aux 33 des 200 membres de l’AARQ ayant plus de 80 ans dont 13 participaient à l'activité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03978.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03978" /></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03979.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03979" /></p>
<p class="MsoNormal"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03982.jpg" width="480" height="288" alt="DSC03982" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les ainés de l'AARQ: Delphine Gionet, Pierre Ouellet, Lorraine Arsenault, Ulysses Roy, Louise Huot, Thérèse Marois, Fernand Boudreau, Renée Falardeau, Elvine Allain, Thérèse Benoît, Albert Gagnon, Jean-Yves Landry, Raymonde Bourdages.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Comme la tradition le veut, un Roi et une Reine ont été choisis par tirage. Le sort a voulu que Lorraine Arsenault et Ulysse Roy soient couronnés.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC09563ReineLorraineArsenault.jpg" width="320" height="480" alt="DSC09563ReineLorraineArsenault" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Source : Juliette Goudreau</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC09570RoiUlysseRoy-1.jpg" width="319" height="480" alt="DSC09570RoiUlysseRoy-1" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Source : Juliette Goudreau</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’Association acadienne de la région de Québec, fondée en 1995, est un organisme parmi d'autres au Québec qui suit les traces de la Fédération acadienne du Québec (</span><span lang="FR" xml:lang="FR"><a href="http://www.federationacadienneduquebec.org/"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">http://www.federationacadienneduquebec.org/</span></a></span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">) qui a vu le jour en 1987 grâce à M. Roger Léger qui croyait en la nécessité de reconnaître l’apport des Acadiens à l’évolution du Québec. M. Léger cherchait à donner une voix et une reconnaissance aux Québécois d’origine acadienne dont il y en aurait aujourd’hui entre 1 et 1,5 millions.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:12.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Le fruit des efforts des organismes, tels l’AARQ, la Fédération, les Acadiens en ville et la Corporation du Vieux Moulin de Saint-Grégoire, se manifeste de plus en plus. Par exemple, lors de la fête des Acadiens (15 août) de 2002 fut dévoilé à Québec, en face du Parc de l’Amérique française, le Monument aux Acadiens de la capitale nationale. Ayant pour</span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:" xml:lang="FR">titre « Vers la lumière », il <span style="mso-bidi-font-weight:bold">représente un phare surmonté des couleurs et de l'étoile du drapeau acadien et</span>symbolise le rôle remarquable que les Acadiens et leurs descendants ont joué dans l'histoire du Québec. À cette occasion, le premier ministre du Québec, Bernard Landry, lui-même de souche acadienne, avait déclaré : « Entre le peuple québécois et le peuple acadien, il y a plus que de l'amitié, il y a de la parenté ».</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:12.0pt;line-height:16.0pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03996.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03996" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:12.0pt;line-height:16.0pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span style="line-height: normal;">Deuxième exemple, le dimanche 14 août 2011, à Saint-Grégoire de Nicolet, autre « petite cadie », avait lieu le dévoilement d'un monument en mémoire des Acadiens qui ont peuplé cette région à la suite de la Déportation de 1755.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:16.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:16.0pt; mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">À l’heure des coalitions, il existe maintenant la Coalition des organisations acadiennes du Québec (COAQ) (</span><span lang="FR" xml:lang="FR"><a href="http://acadiensduquebec.org/index.html"><span style="mso-bidi-font-size: 16.0pt;mso-bidi-font-family:Arial">http://acadiensduquebec.org/index.html</span></a></span><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:16.0pt;mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">) qui</span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:16.0pt;mso-bidi-font-family:Times" xml:lang="FR">a pour mission de regrouper des associations du Québec dans le but d'y accroître la visibilité et la promotion de l'identité acadienne. Quatorze associations en sont actuellement membres. L’un de ses objectifs est de susciter et de favoriser les liens et les échanges entre les membres ainsi qu'avec d'autres regroupements d'Acadiens. Un coup fumant a été réalisé dernièrement par l’adhésion de la COAQ à la Société Nationale de l’Acadie dont le siège se trouve à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:16.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:16.0pt; mso-bidi-font-family:Times" xml:lang="FR">À l’horizon, un événement d’envergure organisé par la COAQ dans le but de mettre en relief le patrimoine acadien du Québec : le Grand Ralliement acadien du Québec se tiendra les 29 et 30 juin et le 1<sup>er</sup> juillet 2012 au Saguenay.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:16.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/ralliement2012logo.jpg" width="420" height="280" alt="ralliement2012logo" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:16.0pt;text-indent:32.0pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:12.0pt;line-height:16.0pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"></p><!--EndFragment-->
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    <title> J’aurais aimé vous écrire de mon « camion » ... pour dire Bonne Année!</title>
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    <published>2012-01-04T19:42:15Z</published>
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    <summary>Nous devions prendre la route le 15 décembre. Il était prévu que nous passions la veille de Noël à l’hôtel Peabody, point de repère majeur à Memphis—l’équivalent tennesséen du Château Frontenac—et le Jour de l’an au chic hôtel Alluvian, situé...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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        <![CDATA[<p>Nous devions prendre la route le 15 décembre. Il était prévu que nous passions la veille de Noël à l’hôtel Peabody, point de repère majeur à Memphis—l’équivalent tennesséen du Château Frontenac—et le Jour de l’an au chic hôtel Alluvian, situé dans la « capitale mondiale du coton », Greenwood, au Mississippi.</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01886.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01886.JPG" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Hôtel Peabody (voir billet du 6 mars 2010)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/images.jpg" width="208" height="174" alt="images" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Hôtel Alluvian</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/gree.jpg" width="259" height="194" alt="gree" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">J’avais prévu quelques jours de « flânerie savante » à Memphis, ville que j’avais trouvée particulièrement attirante lors de mon dernier passage. Nous aurions pu nous promener sur la Beale, là où la musique des blues règne en roi et maître, manger des côtes levées BBQ chez <i style="mso-bidi-font-style:normal">Charles Vergo’s Rendezvous</i>, explorer le quartier malfamé qui a produit Michael Oher, plaqueur étoile des Rebels de l’Université du Mississippi avant d’atteindre les rangs professionnels avec les Ravens de Baltimore et héros du film <i style="mso-bidi-font-style:normal">Blind Side</i> (<i style="mso-bidi-font-style: normal">Éveil d’un champion</i> en québécois), basé sur le livre</span> <i><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">The Blind Side : Evolution of a Game</span></i> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">de</span> <span lang="FR" xml:lang="FR"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Lewis"><span style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica;color:windowtext;text-decoration:none; text-underline:none">Michael Lewis</span></a></span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">publié en 2006. Ensuite, il y aurait eu à Greenwood une journée de bouquinage à la librairie Turn Row, spécialisée dans des œuvres consacrées l’État du Mississippi et, plus précisément, à celles de la région du Delta au cœur de laquelle elle se trouve. À Greenwood, notre couple devait se séparer, l’une se dirigeant vers l’ouest afin de passer deux mois chez ses sœurs à Shreveport, en Louisiane, l’autre montant dans le <i style="mso-bidi-font-style:normal">City of New Orleans</i> (train reliant la Nouvelle-Orléans à Chicago) pour retourner au Québec.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC01935.jpg" width="480" height="360" alt="DSC01935.JPG" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Hélas, tout cela est tombé à l’eau lors d’une urgence médicale qui frappa le 14 octobre nous clouant à la maison pour un certain temps.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Il a fallu, donc, que je trouve une autre façon de prendre la route. Je me suis rabattu sur un livre dont j’avais pris connaissance grâce à l’émission télévisuelle <i style="mso-bidi-font-style:normal">Tout le monde en parle</i> diffusée le 20 avril 2011 (</span><span lang="FR" xml:lang="FR"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=qPlWBKx4Dus"><span style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica">http://www.youtube.com/watch?v=qPlWBKx4Dus</span></a></span><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">). Il s’agit, en fait, du journal de bord d’une femme exceptionnelle de 35 ans, Sandra Doyon du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont la première idole, Fifi Brin d’acier, faisait fi des conventions et défrichait son propre chemin. En dix ans, Sandra conduit son camion semi-remorque à 18 roues sur une distance de 3 000 000 kilomètres (équivalent de 75 tours de la Terre). Des allées et retours innombrables à partir de et vers Montréal : la Californie en six jours, Laredo, au Texas, paradis des camionneurs et lieu de transbordement des marchandises en provenance du Mexique, Winnipeg par 40 en dessous de zéro, l’Arkansas sous le verglas où on parcourt 90 kilomètres en cinq heures, livraison de litière à cheval (coupeaux de bois) à la ferme Poplar en Georgie, cargaison de dynamite vers l’Indiana, rencontre avec « Dez » en Saskatchewan, un Québécois des Forces canadiennes en train de perdre son français et responsable de l’entreposage des obus millésimés (« Dez » parce que c’est trop difficile pour la Anglâs de prononcer « Desautels »). Tant de souvenirs et d’amitiés recueillis sur la route et livrés ici de manière poétique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/SCAN0202.jpg" width="297" height="480" alt="SCAN0202" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:7.15pt"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">Les pages de <i style="mso-bidi-font-style: normal">Je vous écris de mon camion</i> sont embellies et agrémentées d’encarts dont les mini textes sont plus que parlants. Ils nous font sentir la route, nous font vibrer, nous incitent à voyager comme Sandra, les yeux et le cœur ouverts, l’âme assoiffée. Quelques échantillons.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Route du bouclier canadien</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Veines et nervures dans le granit. Rose et gris anthracite. C’est ce que le Bouclier canadien a dans les tripes.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Épinettes, bouleaux. Bouleaux épinettes. Copier-coller un milliard de fois chaque côté. C’est la route 17 entre Nipigon et Sault Sainte-Marie.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Novembre</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Mois des morts et des souvenirs de guerre. Temps morne et mortifère.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Sur mes ongles, j’ai mis du vernis bleu électrique. Quand je vois mes doigts sur le volant. Ça met un peu de couleur en avant-plan. Dix petits bouts d’azur pour narguer le ciel gris.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">En route vers la Californie</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Entre l’Arizona et l’Utah, je lis un grand livre de géologie sans quitter la route des yeux. Y a des livres de plusieurs millions d’années écrits dans les strates des Rocheuses.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Yellowstone. Ce n’est pas que le nom d’un parc, c’est la couleur du Wyoming, de ses rochers, de ses vallons, de sa végétation.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Los Angeles</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Le ciel de L.A. est couvert de smog jaune. Les libertés individuelles sont tatouées dans le ciel. Mes poumons se mettent à siffler.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Livraison de canneberges séchées dans une fabrique de biscuits. Tout près, des pauvres habitent des roulottes miteuses. Odeur sucrée d’une fournée de biscuits.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Livraison de probiotiques dans un entrepôt près d’un parc d’engraissement de bœufs. En face, de grandes maisons cossues. Odeur d’urine chauffée au soleil.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Qui choisit de vivre dans une maison cossue où la fétidité empoisonne chaque souffle ?</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">Et pour terminer :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Helvetica" xml:lang="FR">Je roule vers l’horizon nouvellement né, rose et bleu comme des pyjamas de bébés. Je maintiens le cap à l’est. Bonne journée</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">Ce qui m’inspire ceci :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family:Helvetica" xml:lang="FR">2012, horizon nouvellement né, blanc où je suis, verdâtre où je pensais être. Mais peu importe l’espace, le temps est venu : Bonne Année à vous!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:333.15pt"></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title>Cadeau durable et surtout inoubliable</title>
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    <published>2011-12-20T01:36:48Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:06Z</updated>
    
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        <![CDATA[<p>Bien que de moyens modestes, mes parents, Bert et Bernice Gillman Louder, ne lésinaient pas pour rendre Noël agréable à ma sœur et moi. Je me souviens particulièrement du Noël 1949 lorsqu’ils se sont pris plusieurs mois d’avance afin d’offrir au garçon de six ans que j’étais un train électrique de marque Lionel. En juillet, Papa l’avait vu dans la vitrine d’un grand magasin à Salt Lake City. Il réussit à négocier une entente avec le gérant, selon laquelle il paierait 10$ par mois pendant six mois et viendrait le chercher quelques jours avant la grande fête de fin d’année pour enfin l’apporter chez nous à Park City.</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/HIST0075.jpg" width="368" height="480" alt="HIST0075" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Bert et Bernice, 1983, à l’occasion de leur 50<sup>e</sup> anniversaire de mariage</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/SCAN0196_2_2.jpg" width="258" height="480" alt="SCAN0196 copie copie" /></p>
<p class="MsoNormal">Jeune Dean, 6 ans.<br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Imaginez un instant la joie de mes parents le matin de Noël en épiant ma réaction au moment de voir ce train en dessous du sapin et de me rendre compte qu’il était à moi. Je découvris rapidement que je pouvais moi-même le conduire, faire en sorte que la boucane échappe par la cheminée du locomotive, actionner le sifflet et contrôler le gyrophare sur le wagon plateforme!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Lorsque la famille déménagea à Orem en 1952, le petit train nous a suivis</span><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">. Adolescent</span><span style="mso-ansi-language: FR-CA">, j’ai cessé de jouer avec, mais ne l’ai jamais perdu de vue. Il occupait une place de choix dans un grand placard chez mes parents. Lorsque mon premier fils est né en 1966, Papa sortit le train de sa cache et le bambin recoulait and couinait en regardant tourner en ronde le petit Lionel.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En 1968, les parents déménagèrent à Sandy. Une fois de plus, le train suivit et trouva place dans un placard encore plus grand au sous-sol de la maison. Chaque fois que je revenais visiter, d’abord, de Seattle, puis, plus tard, de Québec, le plus souvent accompagné d’un nouvel enfant ou deux, le train les épatait toujours autant. Chacun de mes enfants conserve un souvenir impérissable de ce jouet durable. Pas plus tard que la semaine dernière, mon fils aîné, Cort, âgé aujourd’hui de 45 ans, m’exclama au téléphone « Hé que j’aimais ce train ». Un autre fils, Mathieu, 31 ans, écrivait par courriel : «</span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Arial" xml:lang="FR">Ce que j'aimais le plus étant petit, c'était les petites pilules que l'on mettait dans la cheminée pour faire de la fumée</span> <span style="mso-ansi-language:FR-CA">».</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2011 12 02_3510.jpg" width="480" height="360" alt="2011 12 02_3510" /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">Ma m</span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">ère mourut en 1990, victime d’un accident impliquant un camion et une piétonne. Mon père décéda 11 ans plus tard de vieillesse. Avant de mourir, il me demanda quoi faire du petit train. J’ai pesé le pour et le contre et devant l’évidence que ni ma situation géographique, ni celles de mes enfants, n’étaient propices au transport de cet objet fragile qui m’était si cher, j’ai décidé de le donner—mais pas à n’importe qui—seulement à quelqu’un qui l’aimerait et qui en prendrait soin. L’heureux élu, c’est Tyler Wigren, petit-fils de ma sœur. Il naquit l’année du décès de son arrière-grand-mère et eut l’occasion de bien connaître son arrière-grand-père.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/283572_2326380643617_1372681016_2815910_7494343_n.jpg" width="480" height="360" alt="283572_2326380643617_1372681016_2815910_7494343_n" /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1">Tyler Wigren, 21 ans</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Donc, aujourd’hui, 62 ans après avoir rendu un garçon de six ans si heureux, le petit train continue à rendre d’autres heureux en tournant en ronde autour du sapin chez les Wigren à Bountiful, UT.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/2011 12 02_3519.jpg" width="480" height="360" alt="2011 12 02_3519" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Des trains comme cela, il ne s’en fait plus!</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Joyeux Noël à vous tous qui me lisez !</span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
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    <title>Noël au Trait-Carré</title>
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    <published>2011-12-12T00:08:38Z</published>
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<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1">Après deux concerts en décembre à Saint-Pétronille et à Chateauguay, les Petits chanteurs de Charlesbourg, chorale fondée en 1995, sont rentrés à la maison hier soir pour leur concert annuel de Noël. La maison, c’est l’église Saint-Charles-de-Barromée où le Père Noël, son traineau et ses rennes sont visiblement présents.</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03932.jpg" width="480" height="289" alt="DSC03932" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En face, une dizaine de sapins vêtus de leurs plus beaux habits sont « au cœur de la fête », thème cette année de Noël au Trait Carré, site historique instauré par les Jésuites en 1665. Celui-ci constituait en Nouvelle-France la première tentative de colonisation à l’intérieur des terres, c’est-à-dire à ne pas être axée sur une voie d’eau importante. L’implantation d’un nouveau système cadastral en radian étonnait par son originalité. Sa configuration en étoile différait radicalement des modèles connus jusque là et faisait contraste avec le système des rangs arpentés et aménagés ailleurs dans la vallée du Saint-Laurent. Ce système conférait à chaque parcelle une forme trapézoïdale et non rectangulaire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:14.0pt;mso-pagination:none;mso-outline-level: 1;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><font color="#28140E"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03931.jpg" width="480" height="291" alt="DSC03931" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:14.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:14.0pt; mso-bidi-font-family:" xml:lang="FR">À l’intérieur de l’église, les « petits chanteurs », de neuf à 18 ans, sous la direction de Jessica Latouche, elle-même ancienne « petite chanteuse », prenaient place pour interpréter devant une salle comble, 23 chants de Noël en commençant et en terminant par les grands classiques de Handel : <i>Joy to the World</i> et <i>Hallelujah</i>. Entre les deux, un programme varié de chants religieux (<i>Ah, quel grand mystère</i>, <i>Le sommeil de l’enfant Jésus</i>, <i>Les anges dans nos campagnes</i>… et de chansons traditionnelles québécoises (<i>La Bastringue</i>, <i>Dans nos vieilles maisons</i>, <i>La tourtière</i>…). À quatre reprises, la directrice a troqué sa baguette contre sa voix, interprétant elle-même, accompagnée de la chorale, <i>Allelui</i>a de Mozart <i>Adeste Fideles</i>, <i>Gésu Bambino</i> et <i>Noël</i>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:14.0pt;mso-pagination:none;mso-outline-level: 1;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><font color="#28140E"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03927.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03927" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:14.0pt;mso-pagination:none;mso-outline-level: 1;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span style="color: #28140E;">Devant un public survolté qui les réclamait jusque dans les jubés, la soprano lyrique, Jessica, et ses protégés revinrent en rappel pour clouer la soirée par une interprétation émouvante de <i>Minuit Chrétiens</i>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:14.0pt;mso-pagination:none;mso-outline-level: 1;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><font color="#28140E"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03929.jpg" width="480" height="322" alt="DSC03929" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:14.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:14.0pt; mso-bidi-font-family:" xml:lang="FR">En chaire et autour de la crèche les anges s’émerveillaient de ces douces voix d’enfants !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:14.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><font color="#28140E"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03923.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03923" /></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:14.0pt;mso-pagination:none;mso-layout-grid-align: none;text-autospace:none"><font color="#28140E"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03926.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03926" /></font></p>
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    <title>Chapelle des Jésuites à Québec, à ne pas confondre avec le Collège des Jésuites</title>
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    <published>2011-12-06T02:19:37Z</published>
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    <summary>Quatre de mes enfants ont fréquenté le Collège des Jésuites, devenu en 1982, lors de son transfert à une corporation laïque, le Collège Saint-Charles-Garnier. Il s’agit depuis 1935 d’un point de repère majeur, situé sur le boulevard René-Lévesque, à mi-chemin...</summary>
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        <![CDATA[<p>Quatre de mes enfants ont fréquenté le Collège des Jésuites, devenu en 1982, lors de son transfert à une corporation laïque, le Collège Saint-Charles-Garnier. Il s’agit depuis 1935 d’un point de repère majeur, situé sur le boulevard René-Lévesque, à mi-chemin entre le Vieux Québec et le campus de l’Université Laval.</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03918.jpg" width="480" height="266" alt="DSC03918" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Moins connue, la chapelle des Jésuites, sis au 20, rue Dauphine (angle Dauphine/d’Auteuil), face à la porte Kent. Elle a été construite en 1817 par les laïcs de la Congrégation Notre-Dame-de-Québec, d’après les plans de François Baillargé. Différentes modifications y ont été apportées depuis, notamment en 1857, 1900, 1930 et 1949.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03908.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03908" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Jouxtant la Maison Dauphine qui fournit aux jeunes de la rue, depuis 1992, la possibilité de reconstituer un milieu de vie proche de leur vécu et de leurs besoins, la chapelle offre également aux fidèles qui le désirent l’occasion de participer à une eucharistie dominicale célébrée chaque dimanche à 16h. Une attention particulière est apportée à la liturgie au niveau de la prédication et de son environnement artistique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03912.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03912" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Hier, nous étions huit « fidèles » à nous réunir à partir de 15h45 dans cette enceinte qui compte parmi ses objets les plus originaux un vitrail d’Abraham nomade d’après les dessins de Steeve Lamonde, une statue de Saint-Ignace, fondateur de la Compagnie de Jésus exécutée par Louis Jobin, un vitrail au détail inusité de la conversion de Saint-Paul réalisé par W.J. Fischer, autrefois (1896-1922) maitre verrier de la maison Bernard Léonard de Québec, deux tableaux du peintre Eugène Hamel (1845-1932) (A<i style="mso-bidi-font-style:normal">pparition du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie Alacoque</i> et <i style="mso-bidi-font-style: normal">Saint-Joseph avec l’enfant</i>) et, au dessus du maitre-autel, un tableau de Théophile Hamel (1817-1870) rappelant la purification de Marie et la présentation de l’enfant Jésus au temple.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03910.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03910" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’avantage de se rendre tôt à la cérémonie, c’est de pouvoir méditer ou prier, de se recueillir, en écoutant les airs solennels, joués à l’orgue par Dany Belisle, également organiste à l’église Saint-Jean-Baptiste et professeur au conservatoire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03911.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03911" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Devant la pénurie de prêtres formés au Québec aujourd’hui et, à plus forte raison, chez les Jésuites, il n’est pas étonnant que le célébrant soit Burkinabé. Accompagné d’une sœur d’origine française, ce Jésuite se fait un plaisir, après la cérémonie, d’offrir le goûter (café, jus et pâtisseries) aux fidèles. Le moment fort de la messe qui n’a duré qu’une quarantaine de minutes fut, pour moi, l’échange de mots de paix et la poignée de main entre nous tous—tous les huit et tous de plus 65 ans!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03914.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03914" /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03915.jpg" width="480" height="265" alt="DSC03915" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Si, un bon dimanche après-midi, il y avait du monde à la messe, il faudrait évidemment, compte tenu du petit nombre habituel, reconstituer le premier miracle de Jésus.</span></p><!--EndFragment-->
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    <title>Le resto Spirale vaut bien la Binerie, la restauration  populaire à Montréal</title>
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    <published>2011-11-25T16:42:05Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:06Z</updated>
    
    <summary>La Binerie Mont-Royal fut rendue célèbre par l’auteur québécois Yves Beauchemin qui en fit le théâtre de son roman Le Matou, publié en 1981. Si je le pouvais, je ferais de même pour le restaurant Spirale, situé au coin des...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>La Binerie Mont-Royal fut rendue célèbre par l’auteur québécois Yves Beauchemin qui en fit le théâtre de son roman <i style="mso-bidi-font-style:normal">Le Matou</i>, publié en 1981. Si je le pouvais, je ferais de même pour le restaurant Spirale, situé au coin des rues Bellevois et Amiens, loin du chic Plateau de Mont-Royal. En fait, il s’agit d’un quartier ouvrier bordant la zone industrielle qui domine Montréal-Nord à l’est du Boulevard Pie IX.</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03882.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03882" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ici, de 4h30 à 14h les jours de la semaine viennent nombreux des gens affamés pour goûter aux « délices » d’un menu du jour varié et variable préparé avec amour par M<sup>me</sup> Thérèse, propriétaire et unique serveuse et caissière. Dans la cuisine, deux employés vaquent efficacement à leurs tâches de cuisson et de distribution à la fois pour la clientèle sur place, pour celle qui vient chercher et pour celle qui se fait livrer.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03886.jpg" width="480" height="368" alt="DSC03886" /></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03885.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03885" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">)<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03883.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03883" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03887.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03887" /></p>
<p class="MsoNormal">L’histoire de M<sup>me</sup> Thérèse ressemble à celle de tant d’autres Québécois des régions venus faire fortune dans la Métropole. Madelinote, elle quitte ses îles en 1986 s’établir à Montréal avec sa fille qui y est déjà aux études. Ce n’est qu’une quinzaine d’années plus tard, après avoir « travaillé pour les autres » qu’elle réussit à ouvrir son entreprise et à développer sa clientèle « régulière ». À l’heure du « rush », la plupart des 30 places assises à table et au comptoir sont prises. L’ambiance est à la fête. Les gens se connaissent et se lancent des salutations, des sarcasmes et des sottises.</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">« Ici, c’est très familial », dit Thérèse. Oui, ça paraît. Elle a envie de nous parler, de mieux connaître ses nouveaux clients de Québec, mais elle n’a pas le temps. « Désolé, ‘scuse-moé, dit-elle, on n’a pas pu cacasser, la prochaine fois ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Oui, définitivement, chère Thérèse, il y aura une prochaine fois, mais pas pendant les vacances estivaux quand tu fermeras les portes afin de retourner à Havre-aux-Maisons voir ta maman de 90 ans qui se porte encore bien!</span></p><!--EndFragment-->
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    <title>L&apos;hiver, peut-on se passer de sa voiture?</title>
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    <published>2011-11-19T15:46:05Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:07Z</updated>
    
    <summary>Au Québec, du 15 décembre au 15 mars, la loi exige que tous les véhiculés motorisés soient munis de pneus d’hiver. Afin d’éviter les doubles dépenses—car, au printemps, ma Volkswagen Coccinelle aura également besoin de quatre nouveaux pneus d’été—la petite...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="connaître sa ville" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Au Québec, du 15 décembre au 15 mars, la loi exige que tous les véhiculés motorisés soient munis de pneus d’hiver. Afin d’éviter les doubles dépenses—car, au printemps, ma Volkswagen Coccinelle aura également besoin de quatre nouveaux pneus d’été—la petite voiture rouge sera remisée. Donc, pour le transport intra urbain, pendant le plus dur de l’hiver, on dépendra du Réseau de transport de la capitale (RTC).</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/get-attachment.aspx_2.jpg" width="480" height="314" alt="get-attachment.aspx copie" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En prévision de ce sevrage, des tests s’imposent! Peut-on, par exemple, se rendre du quartier Saint-Sacrement au cœur du Vieux-Lévis, de l’autre côté du Saint-Laurent, sans gaspiller du temps et de l’effort?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">10h30, monter dans l’autobus no 1 à la porte de la maison;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">10h53, arrivée à la gare fluviale;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">11h00, embarquer à bord du traversier <i style="mso-bidi-font-style:normal">Lomar Gouin</i>;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">11h20, descendre du traversier à Lévis;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">11h30, monter l’escalier rouge;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">11h45, marcher vers l’ouest le long de la très jolie rue Fraser;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">11h55, au coin de Fraser et Guenette, monter au centre du Vieux-Lévis;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">12h, s’asseoir au restaurant vietnamien/thaïlandais Lévina;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">13h30, explorer à pied les charmes du Vieux-Lévis, descendre la Côte du passage vers le fleuve;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">15h, embarquer à bord du traversier;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">15h15, monter dans l’autobus no 1 vers Charest, Saint-Vallier et la Pente douce;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">15h40, retour à la maison.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Oui, la preuve est faite! Cela peut donc se faire. On ne gaspille ni temps ni énergie. Au contraire, on découvre sa ville, on la vit, on s’amuse! Et les choses que l’on observe sont extraordinaires.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03850.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03850" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Château Frontenac</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03851.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03851" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Louis-Jolliet</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03853.jpg" width="480" height="192" alt="DSC03853" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">N.M. Alphonse-Desjardins (traversier jumeau)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03854.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03854" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Escalier rouge</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03855.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03855" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Navire citerne de la compagnie <i style="mso-bidi-font-style:normal">Mega Chemicals</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03856.jpg" width="472" height="384" alt="DSC03856" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Belvédère, coin des rues Fraser et Guenette</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03857.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03857" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">L’Anglicane, ancienne église protestante transformée en salle de spectacle</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03860.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03860" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Intérieur du restaurant Lévina</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03863.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03863" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Confiserie du Vieux-Lévis</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03862.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03862" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Se sucrer le bec à la confiserie du Vieux-Lévis</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03864.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03864" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Quai de Lévis</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Non, la Coccinelle ne va pas manquer. Elle sera au chaud, libre de neige, libre de glace, libre de sel, libre de saleté, libre de rouille. Son conducteur, par contre, sera moins à l’abri des intempéries. Aura-t-il le courage de refaire ce même parcours (Saint Sacrement/Lévis) le 1<sup>er</sup> février lorsque la température pourra chuter à -25 ? À suivre.</span></p><!--EndFragment-->
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    <title>À toi : un exercice épistolaire-É en géopolitique et géopoétique</title>
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    <published>2011-11-07T03:35:14Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:07Z</updated>
    
    <summary>Lire À toi, de Kim Thúy et Pascal Janovjak, c’est parcourir le courriel intime de deux âmes sœurs. Cent dix messages écrits entre le 3 octobre et le 26 décembre : 80 en octobre, 21 en novembre, 9 en décembre;...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Opinion littéraire" />
    
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        <![CDATA[<p><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Lire <i style="mso-bidi-font-style:normal">À toi</i>, de Kim Th</span><span style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family:Cambria;mso-ansi-language: FR-CA">ú</span><span style="mso-ansi-language:FR-CA">y et Pascal Janovjak, c’est parcourir le courriel intime de deux âmes sœurs. Cent dix messages écrits entre le 3 octobre et le 26 décembre : 80 en octobre, 21 en novembre, 9 en décembre; 59 par Pascal, 51 par Kim</span></p>
<p><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/thuy.jpg" width="277" height="480" alt="thuy" /></p>
<p class="MsoNormal">Qui sont Kim et Pascal et qu’est-ce qu’ils se confient qui pourrait mériter la publication de ce nouveau livre chez Libre Expression?<br /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La quatrième de couverture résume :</span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Née au Vietnam, Kim Th</span></i><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ascii-font-family:Cambria; mso-hansi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:FR-CA">ú</span></i><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">y est arrivée au Québec à l’âge de dix ans. Elle a publié</span></i> <span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ru<i style="mso-bidi-font-style:normal">, lauréat des prix littéraires du Gouverneur général 2010.</i></span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pascal Janovjak est né à Bâle (Suisse), d’une mère française et d’un père slovaque. Après avoir travaillé en Jordanie, au Liban et au Bangladesh, il réside désormais à Ramallah en Cisjordanie, où il se consacre à l’écriture.</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Ils se sont rencontrés un soir, dans un hôtel de Monaco et se sont racontés, au petit déjeuner, le lendemain matin. Puis, elle est repartie à Montréal, et il a gagné Ramallah. Des conversations se poursuivirent. Ce livre en est la preuve.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Quelle délice cette gage d’amitié et de respect! Les deux jeunes écrivains d’horizons et de cultures si différents trouvent un terrain d’entente, un vécu similaire—ceux d’exilés et de réfugiés—et le moyen de plonger le lecteur, par le biais de leur échange épistolaire, au cœur des intrigues de la géopolitique tout en l’initiant aux charmes de la géopoétique, et cela grâce à la maîtrise et à l’amour d’une langue qui n’était pas, à l’origine, la leur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Deux exemples :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Pascal, 14 décembre 10h31 (géopoétique) :</span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Traverser les Alpes, la neige aveuglante sous le soleil qui accompagne la course du train. Au fond des vallées coulent les ruisseaux glacés, j’aperçois un héron sur une roche, comme perché sur un radeau, il s’éloigne vite. Le tonnerre d’un tunnel, les routes parfois viennent longer les rails, une voiture solitaire et brillante qui prend un virage parfait, comme dans une publicité pour voitures. Une villa à vendre, des hameaux où ne fume aucune cheminée.</span></i> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">(p. 160)</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Kim, 26 décembre 8h36 (géopolitique)</span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">J’ai pensé à toi quand nous étions aux douanes américaines hier. Je me demandais ce que le douanier en gilet pare-balles ferait avec un passeport comme le tien, rempli de tampons de tous ces endroits dont les noms à eux seuls évoquent les peurs les plus insensées ici, en Amérique du Nord. Ramallah, où est Ramallah? Pourquoi Ramallah? Quel est le chemin qui t’a emmené jusqu’à Ramallah? Est-ce que l’amour serait une raison suffisante?</span></i> <span style="mso-ansi-language:FR-CA">(p. 165)</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="text-align:center"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">* * *</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Il peut arriver qu’un livre ne nous attire pas à tout coup. Déçu, on passe à autre chose. Voilà ce qui m’était arrivé en lisant <i style="mso-bidi-font-style:normal">Ru</i>, ouvrage primé en 2010 méritant à son auteure un passage à la Grand-messe du dimanche soir sur les ondes de Radio Canada. Même si son livre ne m’avait pas épaté, sa prestation à <i style="mso-bidi-font-style:normal">Tout le monde en parle</i> m’avait séduit. Je tenais absolument à la voir lors de la séance de signature pour son nouveau livre, <i style="mso-bidi-font-style:normal">À toi</i>, qui devait avoir lieu à la Librairie Vaugeois le 28 octobre. J’ai donc donné une deuxième chance à <i style="mso-bidi-font-style:normal">Ru</i>. Je n’ai pas regretté.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Cette histoire, je l’ai racontée à Kim. Par conséquent, elle a dédicacé ma copie de <i style="mso-bidi-font-style:normal">À toi</i> de la manière suivante :</span></p>
<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À Dean. J’espère qu’il saura vous accrocher dès la première lecture, contrairement à</span></i> <span style="mso-ansi-language: FR-CA">Ru<i style="mso-bidi-font-style:normal">. Quelle chance que j’ai eue que vous soyez revenu une deuxième fois. Kim Th</i></span><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family:Cambria; mso-ansi-language:FR-CA">ú</span></i><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">y</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Puis, elle a ajouté son adresse électronique pour que je lui fasse part de mes sentiments en ce qui concerne <i style="mso-bidi-font-style:normal">À toi</i>. Trois jours plus tard, nous avons entamé un petit échange épistolaire à la manière de Kim et Pascal :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">Dean, 1<sup>er</sup> novembre 20h59</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Courier" xml:lang="FR">Comme ça doit être agréable d'avoir un "penpal" de la trempe de Pascal!</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Courier" xml:lang="FR">Oui, en effet,</span></i> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Courier" xml:lang="FR">À toi<i style="mso-bidi-font-style:normal">a su m'accrocher. Je savoure chaque mot, chaque expression, chaque soupir. Merci.</i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-outline-level:1;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Courier" xml:lang="FR">Ce fut pour moi un honneur et un plaisir de faire connaissance chez Vaugeois.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Courier" xml:lang="FR">J'ai récemment eu l'occasion de retourner dans mon pays d'origine et de renouer avec des garçons et des filles que je n'avais pas vus depuis 30, 40 ou 50 ans--aujourd'hui tous des aînés comme moi. Que d'émotion. Des rires, des pleurs, ... et c'était comme si nous nous étions vus la veille!</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 13.0pt;mso-bidi-font-family:Courier" xml:lang="FR">Des sentiments forgés il y a si longtemps qui revenaient à la surface!</span></i><br /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Courier" xml:lang="FR">Lorsque nous nous sommes rencontrés, vous m'avez suggéré un titre à lire:</span></i> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Courier" xml:lang="FR">They Brought <i style="mso-bidi-font-style:normal">je ne sais quoi de M. O'Brian. Sans crayon, je ne pouvais l'écrire. À 18 ans, je m'en serais souvenu. À 68 ans, le voile d'oubli filtre certaines images les plus brillantes. Veuillez me le rappeler. Merci.</i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:13.0pt;mso-bidi-font-family: Courier" xml:lang="FR">Amitiés,</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><br /></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">Kim, 1<sup>er</sup> novembre, 23h00</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;mso-bidi-font-family: Tahoma" xml:lang="FR">Quel bonheur de recevoir un mot de vous!</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;mso-bidi-font-family: Tahoma" xml:lang="FR">Oui, les vieilles amitiés sont précieuses parce qu'elles ne peuvent s'inventer du jour au lendemain. Il faut avoir vécu avec le temps et ses frasques.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt;mso-bidi-font-family: Tahoma" xml:lang="FR">Alors, le livre dont je vous ai parlé avec beaucoup d'enthousiasme et d'affection s'appelle</span></i> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-size:11.0pt; mso-bidi-font-family:Tahoma" xml:lang="FR">The Things They Carried <i style="mso-bidi-font-style: normal">de Tim O'Brien. Vous me direz ce que vous en pensez. Le meilleur chapitre de ce livre s'appelle 'How to Tell a True War Story'' selon moi.</i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-size: 11.0pt;mso-bidi-font-family:Tahoma" xml:lang="FR">Au plaisir de vous lire de nouveau.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><br /></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none">Que ce billet tienne lieu de témoignage à l'endroit du nouvel ouvrage : livre passionnant, percutant, probant, provoquant dont la conception originale et simple crée chez le lecteur et l’internaute le désir de l’imiter, A+.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
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    <title>Après Alma, Amédé</title>
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    <published>2011-10-25T20:51:35Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:07Z</updated>
    
    <summary>1977, l’année de la naissance de Georgette LeBlanc, je me promenais entre les paroisses de Calcasieu et Cameron, aux confins sud-ouest de la Louisiane. Assoiffé en arrivant à Grand Chenier, petite localité qui domine l’une des nombreuses ceintures boisées et...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Opinion littéraire" />
    
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        <![CDATA[<p>1977, l’année de la naissance de Georgette LeBlanc, je me promenais entre les paroisses de Calcasieu et Cameron, aux confins sud-ouest de la Louisiane. Assoiffé en arrivant à Grand Chenier, petite localité qui domine l’une des nombreuses ceintures boisées et surélevées par rapport au pays plat, vestiges d’anciennes plages aujourd’hui isolées de la mer par des lisières de marais (ou de mèches, comme on dit en français louisianais), où trônent chênes, latanier et cheptel, j’épie, dans un bar, des hommes portant des chapeaux de cow-boy. Évidemment des Texans (ou Texiens en cadien), m’étais-je dit. Mais non, en tendant l’oreille, je m’aperçois qu’ils jasent en français. Des cow-boys cadiens! J’avais mon voyage!</p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Dans son deuxième recueil de poésie, <i style="mso-bidi-font-style:normal">Amédé,</i> pour lequel le Conseil supérieur de la langue française vient de lui attribuer le prix Émile-Olivier, Georgette LeBlanc, originaire de la Baie Saint-Marie, en Nouvelle-Écosse, par le biais de son personnage, Alma, sujet de son premier recueil, primé en 2007 par les instances acadienne et québécoise (Antonine-Maillet-Acadie Vie/Félix-Leclerc), nous livre une histoire de camaraderie entre deux de ces cow-boys, Amédé et Lejeune, qui s’occupent de leurs troupeaux quelque part dans ce tumultueux univers qui s’étend depuis la Louisiane jusqu’au Grand Texas.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/SCAN0181.jpg" width="357" height="480" alt="SCAN0181" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Selon les jurés du prix Émile-Olivier, ce recueil constitue « une véritable célébration de la langue ». Et j’ajouterais « de la langue orale », car il est écrit comme les gens du peuple acadiens et cadiens le parlent. Quelques extraits pour s’en rendre compte :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">et c’est du fond de la cale que ça venit</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">un son comme une pluie</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">fine</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">comme une poussière de loin</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">oreilles creuses dans la mer de la coquille</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">un braquement</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">une chaleur</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">une pesanteur</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">du sable trempe entre les orteils</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">et j’étions pus dans le logis</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">j’étions derrière les rideaux</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">* * * * *</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">le Village avait été trop pris par la mort</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">par les sacs remplis, par la récolte finie</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">trop pris par la boucane des serpents</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">pour entendre les gros vents qu’aviont braqué</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">pour sentir le courant que la vision de Rose</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">avait fait passer à travers Amédé</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">* * * * *</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm;mso-outline-level:1"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Amédé aurait pu dire à cte moment-là</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">il aurait pu chanter que c’était une grande déchirure</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">qu’il avait entendu le skirt du ciel se défaire</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">chaque fibre, chaque point de travail</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">comme si le corps qui l’avait habitée était rinque venu trop plein</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">trop plein de vie, trop plein de tout ça qui guette</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:45.1pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">comme s’il y avait plusse de place dans le ciel</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:2.5pt"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">À l’avis de Raoul Boudreau, professeur de littératures à l’Université de Moncton et récipiendaire du prix Maguerite-Maillet, attribué la semaine dernière par la Société nationale de l’Acadie (SNA) et l’Association des professeurs des littératures acadiennes et québécois de l’Atlantique (APLAQA) pour</span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">souligner la contribution d’un professeur retraité ou en fin de carrière au développement et à l'étude des littératures acadiennes et francophones d'Amérique, la publication d’<i style="mso-bidi-font-style:normal">Alma</i>, suivi de celle d’<i style="mso-bidi-font-style:normal">Amédé</i>, marque un tournant dans le cheminement de la littérature acadienne, mise en route il y a une cinquantaine d’années par Antonine Maillet.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:2.5pt;mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100714.jpg" width="414" height="480" alt="P1100714" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:2.5pt"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family: Arial" xml:lang="FR"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03845_2.jpg" width="480" height="465" alt="DSC03845 copie" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:2.5pt"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family: Arial" xml:lang="FR">Robert Viau, fondateur de l’APLAQA et Raoul Boudreau, lauréat, Hôtel Clarendon</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:2.5pt"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family: Arial" xml:lang="FR">Pour pouvoir se consacrer entièrement à sa plume, cette jeune poète, nouvelle mère de famille et figure de proue émergente de la littérature acadienne a renoncé à un poste de professeure à l’université Sainte-Anne (Nouvelle-Écosse). En plus de louanger son grand talent d'écrivaine, il faut évidemment admirer son audace, son courage et sa confiance !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:2.5pt"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/images.jpg" width="115" height="140" alt="images" /></p><!--EndFragment-->
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    <title>L’homme de la Saskatchewan, histoire simple et simpliste, mais combien épatante</title>
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    <published>2011-10-24T20:18:59Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:07Z</updated>
    
    <summary>Il y a un quart de siècle, Jacques Poulin nous a séduits en publiant Volkswagen Blues. Avec son dernier né, L’homme de la Saskatchewan, il nous laisse pantois. On est habitué à mieux de Poulin. Le protagoniste de ces récits,...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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            <category term="Opinion littéraire" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Il y a un quart de siècle, Jacques Poulin nous a séduits en publiant <i style="mso-bidi-font-style: normal">Volkswagen Blues.</i> Avec son dernier né, <i style="mso-bidi-font-style: normal">L’homme de la Saskatchewan</i>, il nous laisse pantois. On est habitué à mieux de Poulin. Le protagoniste de ces récits, Jack Waterman, vieillit mal. Par contre, La Grande Sauterelle reste toujours aussi jeune, ravissante et mystérieuse qu’en 1984. Entre temps, Poulin nous a fait connaître, dans <i style="mso-bidi-font-style:normal">Le Liseur</i> (voir ma chronique du 8 mai 2009), Francis, Petite Sœur, Marine et Limoilou. Ces derniers reviennent tous dans ce nouveau récit, accompagnés de Gary Bettman, commissaire de la Ligue nationale de hockey et de son acolyte chauve à la barbe noire qui ressemble étrangement à Maurice « Mad Dog » Vachon. À cet éventail de personnages, plutôt loufoques, s’ajoute Isidore Dumont, gardien recrue du Grand Club (Le Canadien de Montréal) dont le grand oncle, Gabriel Dumont, héros métis, aurait pu, en 1885, diriger la victoire des Métis sur l’armée du Général Middleton à Batoche… si Riel avait bien voulu l’écouter!</p>
<p><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03849.jpg" width="246" height="480" alt="DSC03849" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La question du français tient Isidore, né à Batoche, beaucoup à cœur. Il veut—comme tous les Québécois, comme tous les Franco-Canadiens sans doute—que le Grand Club soit composé principalement de joueurs francophones. Las d’avoir été traité de « frog » et d’avoir été obligé de toujours fonctionner en anglais (langue du hockey), Isidore se raconte à Jack, de manière très militante, sur des cassettes que le Grand Sauterelle lui apporte de Saskatchewan pour qu’il en fasse un livre reprochant à la Ligue nationale de hockey son manque de respect.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">—Vous êtes combien de joueurs francophones? demanda Jack.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">—Si vous parlez du Grand Club, on est seulement trois. En plus, nos partisans nous encouragent en anglais. Ils crient : « Go Habs Go! » Ça m’enrage! Est-ce qu’on n’est pas dans la plus grande ville française en Amérique du Nord?</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">—…dites-moi en deux mots ce que vous avez sur le cœur.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1.0cm"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">La réponse m’étonna par sa vigueur. Le gardien de but déclara que le hockey devait être aussi français à Montréal qu’il était anglais à Toronto où à Vancouver; que l’hymne national devait être chanté en français seulement; que la majorité des joueurs et des membres de la direction devaient être des francophones.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Or, Waterman, toujours obsédé par la rédaction de son grand roman sur l’odyssée des Français en Amérique qui n’avance pas s’en remet à Francis qui, quand il n’est pas en train de faire l’œil à la Grande Sauterelle, cette belle fille aux jambes si longues, qu’il voudrait au plus haut point emmener au lit, travaille à la rédaction de ce rapport incendiaire sur l’insensibilité de la Ligue nationale à l’endroit de l’une des langues officielles du Canada et de la seule langue officielle du Québec. D’où la présence de Gary et « Mad Dog » à Québec où ils enlèvent Jack et sillonnent le quartier Saint-Jean-Baptiste à la recherche du document honni, sans doute pour le dissimuler.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Malgré la simplicité du livre, il est d’une lecture fort agréable. Seulement 121 pages, il se lit en une soirée. Il tombe particulièrement bien dans le contexte d’un retour prochain des Nordiques à Québec et rappelle la belle époque où ces derniers s’enrobaient dans le drapeau bleu fleurdelisé du Québec pour affronter leurs éternels rivaux du Grand Club, tout de rouge vêtu.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">En évoquant la bataille de Batoche et les paroles du Premier ministre du Canada de l’époque, sir John A. MacDonald, Poulin sert-il un avertissement sur l’éventuel retour d’une équipe à Québec qui pourrait déranger l’ordre établi de la Grande Ligue :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:28.4pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:35.45pt"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">« Quand bien même tous les chiens du Québec japperaient ensemble, Riel sera pendu! »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:.05pt"><span style="mso-ansi-language: FR-CA">À l’image de MacDonald, le petit malin et puissant Américain, Bettman, qui n’a pas réussi son pari d’établir notre sport national là où il ne pourra jamais être profitable, ne pourrait-il crier :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0cm;margin-right:28.4pt;margin-bottom: 10.0pt;margin-left:35.45pt"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">« Quand bien même tous les chiens du Québec japperaient ensemble, il n’y aura plus de hockey de la Ligue nationale à Québec! »</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="margin-right:.05pt;text-align:center"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">*</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="margin-right:.05pt;text-align:center"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Et pauvre Francis :</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="margin-top:0cm;margin-right:70.9pt; margin-bottom:10.0pt;margin-left:2.0cm;text-align:center"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">J’avais compris une chose importante : la Grande Sauterelle m’aimait presque autant que je l’aimais, toutefois</span></i></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="margin-top:0cm;margin-right:70.9pt; margin-bottom:10.0pt;margin-left:2.0cm;text-align:center"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">c’était la route qu’elle aimait le plus.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="margin-top:0cm;margin-right:70.9pt; margin-bottom:10.0pt;margin-left:2.0cm;text-align:center"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">La route et la liberté</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-right:.05pt"></p><!--EndFragment-->
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    <title>Se perdre pendant 50 ans et refaire surface</title>
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    <published>2011-10-21T20:58:41Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:07Z</updated>
    
    <summary>Au moment des retrouvailles du mois dernier en Utah, alors que je rencontrais de nombreux amis et de nombreuses amies d’autrefois que je n’avais pas vus depuis 20, 30, 40 ou parfois 50 ans, une question était sur le bout...</summary>
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        <name>Dean Louder</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Au moment des retrouvailles du mois dernier en Utah, alors que je rencontrais de nombreux amis et de nombreuses amies d’autrefois que je n’avais pas vus depuis 20, 30, 40 ou parfois 50 ans, une question était sur le bout de toutes les lèvres : « Comment, batinse, se fait-il que tu sois rendu au Québec ? » [traduction libre]. Hummmmm, comme si un homme n’avait pas le droit de changer de pays, de langue et de culture!</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-outline-level:1;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span style="mso-ascii-font-family: Cambria;mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language: FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/P1100665_2.jpg" width="381" height="480" alt="P1100665 copie" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-outline-level:1;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none">Ma réponse ne tarda jamais à venir : « Ce serait un peu long à expliquer; lis la bio qui se trouve sur le CD que tu viens de recevoir. La mienne est là avec les 124 autres! »</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-outline-level:1;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><span style="mso-ascii-font-family: Cambria;mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language: FR-CA"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/SCAN0178_3.jpg" width="475" height="480" alt="SCAN0178 copie" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-outline-level:1;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none">Peut-être y a-t-il d’autres qui se posent cette même question à mon sujet, mais qui n’ont pas accès au CD. Pour eux, voici le court texte soumis à l’occasion du conventum des 50 ans de la promotion de 1961.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;mso-outline-level:1;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">What ever became of Dean Louder?</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">In Mr. Dean Rigby’s eighth grade English class at Lincoln Junior High School, something</span></i><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">happened which changed my life. A seed of passion was sown which, when germinated, would</span></i> <i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="font-family:Helvetica; mso-bidi-font-family:Helvetica;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">l</span></i><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family: Cambria;mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language: EN-US" xml:lang="EN-US">ead me away from my roots, my homeland, and on a life-long journey among the French speaking peoples of the world, in general, and of the North American continent, in particular. I was deeply touched by Henry Wadsworth Longfellow’s epic poem, <span style="mso-bidi-font-style:italic">Évangeline,</span></span></i> <i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">which Mr. Rigby made us read aloud in class. This classic from American literature celebrates the mythical Acadian lovers, Gabriel and Évangeline, separated by the vicissitudes of war and the cruelty of the British who inflicted upon their people in 1755 an overt form of ethnic cleansing by scattering them to the four winds, like slaves, aboard vessels hired for that purpose. Two and one-half years spent in France (1962-1964) provided me with the opportunity to master the language of Molière, which eventually led me to that spoken by Gilles Vigneault (Québec’s poet laureate)—which is in reality the same language sung with a different accent—to that spoken by Herménégilde Chiasson (Acadian film maker, cultural broker and heir to <span style="mso-bidi-font-style: italic">Acadie</span></span></i> <i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family:Cambria; mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">’s Évangeline)—which is also the same idiom spoken differently—to those of Zachary Richard (Louisiana troubadour) and Clifton Chenier (king of zydeco) whose Cajun and Creole sounds have enriched the North American music scene for generations.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">After schooling at Brigham Young University and University of Washington, I accepted, in </span></i><span lang="EN-US" xml:lang="EN-US"><i>1971, a position as professor of geography* at</i> Université Laval<i>,</i></span> <i style="mso-bidi-font-style:normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family: Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">located on the banks of the St. Lawrence in far away Quebec City (150 miles downriver from Montréal). This is where we reared eight children (four boys/four girls), usually speaking English at home but nearly always French everywhere else. Today, these children and their children are spread across Canada, with a couple of daughters residing in the United States—in the capital city of Idaho which bears the lovely French name “boisé” meaning forest, wood or grove. </span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">I feel a profound respect for my origins and harbor in my heart and head the fondest of</span></i><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">memories of you all, but after forty years in</span></i> <span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family: Cambria;mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language: EN-US" xml:lang="EN-US">la belle province<i style="mso-bidi-font-style:normal">, Québec is my home!</i></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">*You may ask, “what is a geographer?” I reply, “a wonderful profession which allowed me to</span></i> <i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">earn a decent living doing what I love.” Here is how it happened. As a tiny tot, I loved geography. When I was 6 or 7, my parents gave me an atlas and gazetteer. I wore it out turning the pages, fingering the plates, rubbing the maps, memorizing the place</span></i> <span lang="EN-US" xml:lang="EN-US"><i>names. On the other hand, I have never been a fan of</i> National Geographic Magazine <i>which</i></span> <i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">skews the study of geography.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span lang="EN-US" style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-hansi-font-family: Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria;mso-ansi-language:EN-US" xml:lang="EN-US">Until I returned from France, however, I didn't know you could major in geography and become a geographer. I happened on to it quite by accident. Arriving home from France in September 1964, I entered BYU that fall a couple of weeks late and needed courses to start filling general education requirements. I wanted a history course being offered in the Heber J. Grant building. When I arrived, the course was closed. Frustrated, I stuck my nose in the room next door where there were plenty of seats available. Asking what it was, one of the students said "geography". That was enough for me! I sat down, enjoyed the first lecture, the rest of the course and the rest of my life as a geographer. After the B.A. at BYU (1967), I attended University of Washington for the M.A. and Ph.D. (1967-1971), then headed for Québec.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none"><i><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/SCAN0178_2.jpg" width="478" height="480" alt="SCAN0178 copie" /></i></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt;mso-pagination: none;tab-stops:28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align:none;text-autospace:none">En tant que géographe, je m'intéresse à la question de la mobilité géographique des êtres humains. Voyons voir ce phénomène tel que vécu par les hommes et les femmes de ma cohorte.</p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="text-align:center;mso-outline-level: 1"><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">Distribution géographique en 2011 des membres de la promotion de 1961</span></p>
<p class="MsoNormal" align="center" style="text-align:center"><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">Orem High School (n=267)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><u><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">Monde</span></u></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">États-Unis<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> 265</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">Canada/Québec<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> 1</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">Australie<span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span style="mso-tab-count:1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> 1</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><u><span lang="EN-CA" style="mso-ansi-language:EN-CA" xml:lang="EN-CA">États-Unis</span></u></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language: FR">Alabama (1), Alaska (1), Arizona (9), Californie (15), Colorado (9), Illinois (1), Indiana (1), Kansas (1), Kentucky (1), Maryland (1), Massachusetts (1), Missouri (4), Montana (1), Nevada (4), New Mexico (1), Caroline du Nord (2), Orégon (5), Pennsylvanie (2), Caroline du Sud (1), Tennessee (1), Utah (194), Washington (5), Virginie occidentale (1), Wyoming (3).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR">Sommaire : 73% des finissants de 1961 habitent l’Utah, 89% les onze 11 États de l’Ouest</span></i><span style="mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><u><span style="mso-ansi-language: FR-CA;mso-fareast-language:FR">Utah</span></u></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language: FR">Comtés : Box Elder (1), Cache (3), Davis (6), Emery (1), Iron (1), Juab (2), Millard (1), Salt Lake (38), Sanpete (7), Sevier (1), Summit (1), Tooele (1), Uintah (1), Utah (115), Wasatch (1), Washington (6), Weber (8).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1.0cm"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA;mso-fareast-language:FR">Sommaire : 43% des finissants de 1961 habitent le comté d’Utah; 59% de ceux qui habitent l’État de l’Utah habitent le comté d’ Utah.</span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><u><span style="mso-ansi-language: FR-CA;mso-fareast-language:FR">Comté d’Utah</span></u></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span style="mso-ansi-language: FR-CA;mso-fareast-language:FR">Villes : American Fork (5), Benjamin (2), Eagle Mountain (1), Elberta (1), Genola (1), Highland (2), Lehi (4), Lindon (7), Mapleton (2), Orem (52), Payson (5), Pleasant Grove (8(, Provo (11), Salem (2), Springville (7), Spanish Fork (5).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:1.0cm;mso-outline-level:1"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA; mso-fareast-language:FR">Sommaire : Un finissant sur 5 de 1961 habite encore Orem, 50 ans plus tard. 45% de ceux qui habitent le comté d’Utah habitent Orem.</span></i></p><!--EndFragment-->
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    <title>Montrer sa ville aux gens du désert</title>
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    <id>tag:www.septentrion.qc.ca,2011:/deanlouder//16.1738</id>
    
    <published>2011-10-17T22:30:00Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:07Z</updated>
    
    <summary>Pour les gens du désert, une visite automnale à Québec est salutaire. Peu habitués aux couleurs vives du feuillage, ni à la verdure de l’herbe, ni à l’abondance de liquide dans les cours d’eau, ils restent bouche bée devant la...</summary>
    <author>
        <name>Dean Louder</name>
        
    </author>
            <category term="connaître sa ville" />
    
    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/">
        <![CDATA[<p>Pour les gens du désert, une visite automnale à Québec est salutaire. Peu habitués aux couleurs vives du feuillage, ni à la verdure de l’herbe, ni à l’abondance de liquide dans les cours d’eau, ils restent bouche bée devant la beauté de Québec en octobre.</p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03833.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03833" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Avec un copain, Rémy Tremblay, et son chauffeur attitré, j’ai eu l’occasion vendredi dernier de faire visiter la ville à une dizaine de croisiéristes de l’Utah et deux autres de l’Arizona, tous liés par le sang ou par l’amitié. Il s’agissait de six couples :</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Jay et Randy Cornaby, de Spanish Fork, UT</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Carl Ray et Wanda Collett, de Vernal, UT</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Terell et Sheryl Collett, de Vernal, UT</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Guy et Dee Collett, de Vernal, UT</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Kenny et Julie Stewart, de Vernal, UT</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Travis et Susan Collett, de Tucson, AZ</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03825.jpg" width="480" height="300" alt="DSC03825" /></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">Les gens du désert devant la fresque des Québécois, Place Royale</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="mso-ansi-language:FR-CA">À la gare du Palais s’est ajouté au groupe, un septième couple, Uschi et Harald Cüppers, de Mönchengladbach, en Allemagne. Uschi et Harald cherchaient l’autobus no 800 du Réseau de transport de la Capitale pour se faire transporter à la chute Montmorency. Puisque, nous nous y rendions, je les ai invités à monter à bord et à passer ce qui restait de la journée avec nous, y compris l’avant dernier arrêt de l'excursion, au Jardin Jeanne d’Arc qui revêt un style bien particulier.</span> <span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">De forme rectangulaire et légèrement en contrebas, il allie le style classique français aux plates-bandes mixtes à l'anglaise. Pour les Européens habitués à de tels jardins, c’était joli, sans plus, mais pour les gens du désert, c’était ravissant !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family: Arial" xml:lang="FR"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03834.jpg" width="480" height="347" alt="DSC03834" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-outline-level:1"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family: Arial" xml:lang="FR">Le groupe, moins Harald, au Jardin Jeanne d’Arc</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Ce qui a le plus plu à tous les participants, sans exception, fut l’arrêt à la chute Montmorency, située à l’embouchure de la rivière portant le même nom. Ils ont pu observer cette colossale cataracte, haute de 83 mètres (30 de plus que celles de Niagara) sous tous les angles, que ce soit de la passerelle enjambant la rivière au-dessus de la chute, soit du sentier menant au pied de la chute, soit de différents niveaux du grand escalier qui compte 483 marches et relie pour le piéton le haut au bas.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03830.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03830" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03832.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03832" /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">L’eau tombe dans un bassin d’une profondeur de 17 mètres avant de couler vers le Saint-Laurent, le rejoignant à proximité du Pont de l’île d’Orléans, construit en 1935.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03826.jpg" width="480" height="218" alt="DSC03826" /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Au loin, la silhouette de la ville.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03828.jpg" width="480" height="360" alt="DSC03828" /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="mso-bidi-font-family:Arial" xml:lang="FR">Avant de ramener les touristes/croisiéristes du désert à leur bateau dont il y en avait cinq en port ce jour-là, ils ont goûté à l’unique hospitalité et la sympathique ambiance de Chez temporel, au cœur du Vieux-Québec, mais à l’écart des sentiers empruntés par les « troupeaux » de touristes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03835_2.jpg" width="316" height="480" alt="DSC03835 copie" /></p>
<p class="MsoNormal"></p><!--EndFragment-->
]]>
        
    </content>
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    <title>Josette LeMire, témoin vivant de la diaspora québécoise</title>
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    <published>2011-10-12T14:59:51Z</published>
    <updated>2012-01-17T17:28:07Z</updated>
    
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        <name>Dean Louder</name>
        
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        <![CDATA[<p>Josette LeMire s’est mariée il y a 44 ans avec Brent Nay, un de mes amis d’enfance.</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/get-attachment.aspx_12_2.jpg" width="143" height="187" alt="get-attachment.aspx copie" /></p>
<p class="MsoNormal">Brent Nay, 17 ans</p>
<p class="MsoNormal">Le couple habite Pleasant View, en Utah, dans une grande maison sur une petite parcelle de terre où, en plus de cultiver des pêches, de la vigne et un potager, ils ont élevé leurs sept enfants.</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/NayFamilyPicture2011.jpg" width="480" height="346" alt="NayFamilyPicture2011" /></p>
<p class="MsoNormal">Brent et Josette aujourd’hui</p>
<p class="MsoNormal">C’est au conventum des 9 et 10 septembre derniers, alors que nous célébrions les 50 ans de la promotion de 1961, que j’ai fait la connaissance de Josette. Tout de suite, en apprenant son prénom—et surtout son nom—je savais que nous avions des atomes crochus. Le Québec est la mère patrie de Josette LeMire Nay. Il s’agit d’une arrière-petite-fille de la Mauricie dont les racines sont à la fois canadienne (LeMire, Dufresne, Rivard, Blondin…surtout de la rive nord) et acadienne (Comeau, de Saint-Grégoire-de-Nicolet).</p>
<p class="MsoNormal">Ce serait le grand-père de Josette, Élie LeMire, charpentier, né en 1861, qui aurait décidé de tenter sa chance aux États-Unis, probablement autour de 1880, car il s’est marié en 1884 à Marie Josephine Philamine LaBore (Labord ?) à White Bear Lake, au Minnesota, à proximité du village de Little Canada, les deux endroits situés aujourd’hui en banlieue de Saint-Paul, capitale de l’État et autrefois centre névralgique de l’activité commerciale pour les Métis et Canadiens de l’Ouest.</p>
<p class="MsoNormal">Avant de mourir en 1922, Eli (transformation de son nom d’origine), avec Philamine, eut neuf enfants dont le sixième, Joseph Charles, né en 1896 et père de Josette, née en 1946 à Seattle, à la suite d’un séjour de son père en Alaska, et avant le retour en 1948 au Minnesota. Pour Joseph Charles, 50 ans, il s’agissait de la seule enfant de son deuxième mariage, les deux ayant été des mariages exogames, l’un avec une femme d’origine ethnique allemande et l’autre suédoise.</p>
<p class="MsoNormal">Josette se souvient d’avoir, jeune fille, entendu des bribes de conversation en français entre son père, déjà assez âgé, et ses copains canadiens de White Bear Lake et de Little Canada, mais le français ne se parlait pas à la maison, avec le résultat que la fille à Joseph Charles ne l’a appris que sur le tard à l’université, en Utah, où elle a rencontré Brent. Étudiante universitaire, elle avait passé un trimestre à Grenoble dans le but d'apprivoiser cette langue fuyante.</p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR">Bien qu’elle le voudrait, Josette n’a jamais mis les pieds au Québec. « Un jour », dit-elle. En attendant, nous essayons de l’encourager en l’alimentant en photos et en paroles. Par exemple, ces quelques images de la cathédrale de Trois-Rivières et de la paroisse de l’Immaculée conception, lieu privilégié des baptêmes et mariages des ancêtres à Josette Lemire Nay, autre témoin de la diaspora québécoise en Amérique !</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03805.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03805" /></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03806.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03806" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03811.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03811" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR"><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/deanlouder/DSC03812.jpg" width="360" height="480" alt="DSC03812" /></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR" xml:lang="FR">Pour qu’elle apprécie à sa juste valeur son héritage franco, j’ai dû lui expliquer au téléphone ce matin la différence entre « French Canadian » et « Acadian » et lui révéler l’existence au Québec de collectivités acadiennes établies à l'époque de la Déportation de 1755 dont elle n’avait jamais entendu parler—des endroits tels que Saint-Grégoire-de-Nicolet, Saint-Jacques-de-l’Achigan, Natashquan, Bonvaventure et les Îles-de-la-Madeleine….pour ne nommer que ceux-là.</span></p>
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