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février 08, 2012

Le dilemme du blogueur! Des étudiants me permettent de sauver la mise!

Suis-je lu? Voilà la question qui tracasse le blogueur! Surtout qu’un très infime pourcentage de lecteurs d’un blogue se donne la peine de réagir à ce qu’ils y lisent. Lorsque l’on est ancien professeur d’université ayant forgé des liens avec des milliers d’étudiants à travers les années, la question se pose peut-être moins, car certains d’entre eux avec lesquels le vieux prof a perdu contact sont plus que heureux de reprendre le fil et de lui exprimer leur reconnaissance, d’une part, et de l’enrichir de leur propre expérience, d’autre part. Voilà ce qui a été mon lot. C’est par ce billet que je les remercie de leur amitié, de leur intérêt et de leur appui fidèle.

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Étudiants inscrits au cours Le Québec et l’Amérique française, en excursion, Edmundston, NB, octobre 2001

Sébastien Lefrançois et Dominic Henry ont fait leur baccalauréat en géographie à l’Université Laval à la fin des années 1990. Au cours de leur programme, ils se sont organisés pour passer un trimestre à l’Université de Caen, en France. La capitale du Calvados est une ville que j’ai bien connue en 1963, lors d’un séjour de sept mois, y laissant un tas d’amis et y amassant une multitude de souvenirs. Les plages du débarquement (Utah, Omaha, Sword, Juno et Gold), je les connais par cœur. Heureux nous avons été de partager nos vécus respectifs. À plusieurs reprises depuis trois ans, Sébastien et Dominic me sont arrivés via le cyberespace pour témoigner de leur appréciation de ce modeste blogue. À titre d’exemples :

Quelle belle histoire! Je n’ai vu que récemment le film, et ça fait toujours plaisir de voir la Franco-Amérique sous différents angles (Dominic Henry, mars 2011, faisant allusion à mon billet consacré au long métrage hollywoodien, Secrétariat).

Hockey, famille, soleil et bière froide. Quelle belle façon de passer du bon temps! (Sébastien Lefrançois, juillet 2011, commentant le billet consacré au dekhockey à Québec).

Merci Dean pour vos aventures, pour vos decouvertes! J'aime quand les histoires se terminent... se terminent bien! (Sébastien Lefrançois, février 2011, commentant le saga de Jessie Crosby).

Simpliste, ce livre semble l’être. Dommage, je voulais me le procurer. J’ai de bons souvenirs de Volkswagen Blues (Sébastien Lefrançois, novembre 2011, face à mon évaluation du nouveau livre de Jacques Poulin).

Vu la masse de gens que je croise dans ce coin parfois les fins de semaine de beau temps, le Cap-Blanc me semble pas si méconnu que ça…du moins parfois! Et avec la jonction qui se construit avec la plage Jacques-Cartier, ils seront encore plus nombreux à voir les chevaux de M. Fafard (Sébastien Lefrançois, juillet 2011, commentant le billet consacré au cadeau que la ville de Calgary a offert à Québec).

Je suis toujours à me poser la question lorsque je vois un nom franco dans le monde du sport. D'ou vient-il ? D'ou lui vient ce nom ? Si ce n'est pas un urbain (immigration), j'arrive toujours à trouver/expliquer une origine francophone de sa région d'origine (Louisiane, Orégon, Nouvelle-Angleterre, etc.) et ce peu importe la couleur de sa peau ... j'arrive même à trouver des noms franco "déformés" parfois (Bégin devenu Baigent par exemple). Merci Dean! Je vois que le sport fait toujours partie, de vos voyages, de votre vie! (Dominic Henry, février 2011, commentant le billet consacré à Jimmer Fredette, vedette du basket universitaire américain).

En 1977, le jeune Jean Guilbert, originaire de Saint-Maurice, s’est expatrié en Louisiane pour sauver le français. J’exagère à peine! Jean était de toutes les batailles et de toutes les activités qui favorisaient la sauvegarde et la promotion du français là-bas. Quelle ne fut pas ma surprise en 1979 de le retrouver, inscrit en géographie à l’Université Laval. Aujourd’hui, il est professeur au cégep de Trois-Rivières, tout en s’occupant de la ferme familiale à Saint-Maurice. Son ardeur pour la culture et pour la langue n’a pas diminué. À l’occasion de la mort d’un « monument » de la culture et de la langue françaises en Louisiane, en juillet 2008, Jean a commenté mon billet consacré au défunt Richard Guidry :

Je peux aujourd'hui dire que deux personnes ont joué un rôle déterminant dans mon intérêt pour l'Amérique française, D'abord, Richard Guidry que j'ai connu à mon arrivée à Lafayette à l'hiver 1977 et avec qui j'ai partagé la roulotte au Pont Breaux. C'était aussi mon acolyte avec qui je partageais la direction du théâtre cadjin. Cette dernière année 2008, nos échanges par courriel étaient presque quotidiens.

Il représente pour moi, l'âme de la culture cadjine, une source intarissable de connaissances. Puis Dean Louder, qui, à mon retour de la Louisiane a contribué à me faire découvrir l'ensemble de l'Amérique française, à faire le lien entre toutes ces communautés, à me faire aussi découvrir ma propre culture. C'est peut être grâce à lui si aujourd'hui, j'ai un pied à terre chez les Broussard de Kaplan en Louisiane, chez les Lavoie de Saint-Isidore, en Aberta, et chez les Gallant de l'Ile du Prince Édouard.

Avant qu’André Lord ne me fasse signe de vie en août 2011, j’avais eu le temps de l’oublier. Mais son petit mot a fait un déclic dans ma tête : j’avais dirigé il y a 35 ans le mémoire de recherche réalisé par lui et Clément Lessard. Grâce au blogue, nous avons repris contact :

Quel bonheur de refaire votre connaissance ici, grâce à l'émission « Les chemins de travers » du 24 juillet dernier. Maintenant je peux vous lire, apprendre, grâce à votre site.

Puis, il y a eu Nathalie Lerot, Normande, venue une première fois au Québec au début des années 90. Une fois de retour dans patelin, près de Coutances, et un premier diplôme obtenu de l’Université de Caen (oui, encore cette ville avec laquelle j’ai tant affinités !), elle décida de s’inscrire au doctorat et de poursuivre ses recherches sous co-tutelle (moi de l’Université Laval et Robert Herrin de l’Université de Caen). Voilà un programme d’études ambitieux qui nécessitait un retour au Québec avec séjour prolongé. Nous avons eu le plaisir de nous côtoyer intensément au point de découvrir que nous partagions le même anniversaire de naissance. La soutenance de sa thèse a eu lieu à Caen. J’y étais, puis, nous avons perdu contact. Ce blogue a facilité la reprise :

J'aime beaucoup ce blogue. Cela me permet de suivre régulièrement tes péripéties francophones (courriel, 23 février 2011).

Aujourd’hui, Nathalie occupe une fonction importante à l’École de la Deuxième Chance en Yvelines, à dix kilomètres de Versailles. Le concept d’École de la Deuxième Chance émane des objectifs définis par le Livre Blanc enseigner et apprendre : vers la société cognitive, proposé par Édith Cresson et adopté par la Commission Européenne en 1995. L’École de la Deuxième Chance s’inscrit dans le dispositif d’insertion et de formation pour des jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire depuis plus d’un an sans diplôme ni qualification. L’objectif de l’école est de permettre aux stagiaires d’accéder à un métier choisi, soit en intégrant une formation qualifiante soit en entrant directement en emploi.

Ces jours-ci, elle a partagé avec moi une belle aventure et une belle rencontre lui rappelant ses années à Québec que je partage avec les lecteurs de ce billet :

Le Bel Espoir, cette goélette de la flotte du père Jaouen glisse vers moi en cette fin de journée du mois de janvier. Ce prêtre met ses deux vieux gréements à disposition des jeunes en difficulté pour de long périple vers les Antilles. Depuis le pont, j'entends mon nom : Nathalie. Je l'entends notamment d'une voix féminine alors que seuls des hommes de l'école sont montés à bord.

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Cette année, le Bel Espoir a été loué par Thalassa pour caboter le long du littoral français. L'émission de France 3 est diffusée en direct le vendredi soir. Entre chaque vendredi l'AJD, l'association du jeudi et du dimanche du père Jaouen, offre aux écoles d'insertion un court séjour d'une semaine sur le trois mâts. Il ne s'agit pas d'une croisière, nous partageons tous les tâches : les quarts de jour et de nuit, le service, les calculs de localisation, la tenue de la barre, hisser et affaler les différentes voiles, sans oublier les corvées de ravitaillement et de patates!!!

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Nathalie (au milieu) et deux collègues de travail

Quelle fut ma surprise, en montant à bord sur le ponton des chantiers à Nantes d'entendre cet accent familier : l'accent québécois de Val. Val, j'identifie enfin la voix féminine qui me halait du bateau. Val arrivait de son Abitibi natale pour travailler sur le chantier naval du père Jaouen sur l'Aber Wrac'h. Installée depuis un mois, l'AJD lui propose d'embarquer un mois comme cuisinière sur le Bel Espoir II. Ainsi démarra l'aventure atlantique de cette jeune abitibienne de 20 ans.

bon vent à tous

Nathalie

Choyé par la vie, ayant pu occuper ce que je considère être le plus bel emploi au monde, pendant plus de trois décennies, je remercie les étudiants qui m’ont comblé par leur esprit vif et leur valeur sûre et qui continuent à m’épater par leurs réalisations et par leurs mots gentils et généreux.

octobre 21, 2011

Se perdre pendant 50 ans et refaire surface

Au moment des retrouvailles du mois dernier en Utah, alors que je rencontrais de nombreux amis et de nombreuses amies d’autrefois que je n’avais pas vus depuis 20, 30, 40 ou parfois 50 ans, une question était sur le bout de toutes les lèvres : « Comment, batinse, se fait-il que tu sois rendu au Québec ? » [traduction libre]. Hummmmm, comme si un homme n’avait pas le droit de changer de pays, de langue et de culture!

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Ma réponse ne tarda jamais à venir : « Ce serait un peu long à expliquer; lis la bio qui se trouve sur le CD que tu viens de recevoir. La mienne est là avec les 124 autres! »

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Peut-être y a-t-il d’autres qui se posent cette même question à mon sujet, mais qui n’ont pas accès au CD. Pour eux, voici le court texte soumis à l’occasion du conventum des 50 ans de la promotion de 1961.

What ever became of Dean Louder?

In Mr. Dean Rigby’s eighth grade English class at Lincoln Junior High School, somethinghappened which changed my life. A seed of passion was sown which, when germinated, would lead me away from my roots, my homeland, and on a life-long journey among the French speaking peoples of the world, in general, and of the North American continent, in particular. I was deeply touched by Henry Wadsworth Longfellow’s epic poem, Évangeline, which Mr. Rigby made us read aloud in class. This classic from American literature celebrates the mythical Acadian lovers, Gabriel and Évangeline, separated by the vicissitudes of war and the cruelty of the British who inflicted upon their people in 1755 an overt form of ethnic cleansing by scattering them to the four winds, like slaves, aboard vessels hired for that purpose. Two and one-half years spent in France (1962-1964) provided me with the opportunity to master the language of Molière, which eventually led me to that spoken by Gilles Vigneault (Québec’s poet laureate)—which is in reality the same language sung with a different accent—to that spoken by Herménégilde Chiasson (Acadian film maker, cultural broker and heir to Acadie ’s Évangeline)—which is also the same idiom spoken differently—to those of Zachary Richard (Louisiana troubadour) and Clifton Chenier (king of zydeco) whose Cajun and Creole sounds have enriched the North American music scene for generations.

After schooling at Brigham Young University and University of Washington, I accepted, in 1971, a position as professor of geography* at Université Laval, located on the banks of the St. Lawrence in far away Quebec City (150 miles downriver from Montréal). This is where we reared eight children (four boys/four girls), usually speaking English at home but nearly always French everywhere else. Today, these children and their children are spread across Canada, with a couple of daughters residing in the United States—in the capital city of Idaho which bears the lovely French name “boisé” meaning forest, wood or grove.

I feel a profound respect for my origins and harbor in my heart and head the fondest ofmemories of you all, but after forty years in la belle province, Québec is my home!

*You may ask, “what is a geographer?” I reply, “a wonderful profession which allowed me to earn a decent living doing what I love.” Here is how it happened. As a tiny tot, I loved geography. When I was 6 or 7, my parents gave me an atlas and gazetteer. I wore it out turning the pages, fingering the plates, rubbing the maps, memorizing the place names. On the other hand, I have never been a fan of National Geographic Magazine which skews the study of geography.

Until I returned from France, however, I didn't know you could major in geography and become a geographer. I happened on to it quite by accident. Arriving home from France in September 1964, I entered BYU that fall a couple of weeks late and needed courses to start filling general education requirements. I wanted a history course being offered in the Heber J. Grant building. When I arrived, the course was closed. Frustrated, I stuck my nose in the room next door where there were plenty of seats available. Asking what it was, one of the students said "geography". That was enough for me! I sat down, enjoyed the first lecture, the rest of the course and the rest of my life as a geographer. After the B.A. at BYU (1967), I attended University of Washington for the M.A. and Ph.D. (1967-1971), then headed for Québec.

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En tant que géographe, je m'intéresse à la question de la mobilité géographique des êtres humains. Voyons voir ce phénomène tel que vécu par les hommes et les femmes de ma cohorte.

Distribution géographique en 2011 des membres de la promotion de 1961

Orem High School (n=267)

Monde

États-Unis                        265

Canada/Québec                  1

Australie                        1

États-Unis

Alabama (1), Alaska (1), Arizona (9), Californie (15), Colorado (9), Illinois (1), Indiana (1), Kansas (1), Kentucky (1), Maryland (1), Massachusetts (1), Missouri (4), Montana (1), Nevada (4), New Mexico (1), Caroline du Nord (2), Orégon (5), Pennsylvanie (2), Caroline du Sud (1), Tennessee (1), Utah (194), Washington (5), Virginie occidentale (1), Wyoming (3).

Sommaire : 73% des finissants de 1961 habitent l’Utah, 89% les onze 11 États de l’Ouest.

Utah

Comtés : Box Elder (1), Cache (3), Davis (6), Emery (1), Iron (1), Juab (2), Millard (1), Salt Lake (38), Sanpete (7), Sevier (1), Summit (1), Tooele (1), Uintah (1), Utah (115), Wasatch (1), Washington (6), Weber (8).

Sommaire : 43% des finissants de 1961 habitent le comté d’Utah; 59% de ceux qui habitent l’État de l’Utah habitent le comté d’ Utah.

Comté d’Utah

Villes : American Fork (5), Benjamin (2), Eagle Mountain (1), Elberta (1), Genola (1), Highland (2), Lehi (4), Lindon (7), Mapleton (2), Orem (52), Payson (5), Pleasant Grove (8(, Provo (11), Salem (2), Springville (7), Spanish Fork (5).

Sommaire : Un finissant sur 5 de 1961 habite encore Orem, 50 ans plus tard. 45% de ceux qui habitent le comté d’Utah habitent Orem.

septembre 04, 2011

De multiples retrouvailles dominicales à Salt Lake City

À trois reprises déjà, les 13 et 31 décembre 2003 et le 13 décembre 2010, dans cette chronique, je suis revenu sur un lieu magique, Temple Square à Salt Lake City. Aujourd’hui, j’y reviens à nouveau, car c’est vraiment l’endroit en Utah où se trouver le jour du Seigneur!

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Tabernacle mormon, Temple Square

J’avais donné rendez-vous au pied du Monument aux mouettes (Seagull Monument), au cœur du Temple Square, à une amie californienne, de passage à Salt Lake, que j’avais connue à Québec en 1983 et que je n’avais pas revue depuis. À l’époque, Tracy Sears, devenue à son mariage, selon la tradition, Tracy McDermid, remplissait son devoir de missionnaire mormone. Vingt-huit ans plus tard, mère de famille, elle vint à ma rencontre accompagnée de sa fille Katie, de son fils, Seth, et de la petite amie de ce dernier, Kaylie.

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Tracy et Katie

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Nous cinq

Évidemment, nous avons assisté à l’émission hebdomadaire « Music and the Spoken Word » à laquelle chante le Mormon Tabernacle Choir accompagné de l’Orchestre du Temple Square, les deux dirigés simultanément par M. Mack Wilberg. Il s’agissait ce matin de la 4277e semaine consécutive que America’s Choir, comme le président Ronald Reagan l’a déjà appelé, se produisait devant un public en émoi et des auditeurs fidèles éparpillés à travers le continent. Suit le programme du jour :

« How Great Thou Art », paroles de Stuart K. Hine, musique de Nathan Hofheins

« Awake the Harp », musique de Franz Joseph Haydn, paroles des écritures saintes

« Norwegian Rustic March », d’Edvard Grieg

« I Feel My Savior’s Love », musique de K. Newell Dayley, paroles de Ralph Rodgers, K. Newell Dayley et Laurie Huffman

« Oh What a Beautiful Morning », musique de Richard Rodgers, paroles d’Oscar Hammerstein

« High on the Mountain Top », musique d’Ebeneezer Beesely, paroles de Joel H. Johnson

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Donc, première retrouvaille, avec Tracy et sa famille, mais ce n’est pas tout! À mon arrivée à ce rendez-vous dominical descendaient d’un autocar de la compagnie canadienne Bell Horizon une quarantaine de Québécois en tournée. Avec, comme guide, Jean-Yves Bergeron de Groupe Voyage Québec et comme chauffeur l’excellent, Martin Daigle, ils étaient partis de Québec le 30 août dernier pour visiter en 25 jours l’Ouest américain. Après Salt Lake, des arrêts sont prévus, entre autres, à San Francisco, Los Angeles et Las Vegas, ainsi qu'au Grand Canyon.

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Pris en main, dès leur arrivée, par une jeune Belge, ces touristes, surtout, mais pas exclusivement, de Charlesbourg, ont pu visiter, tour à tour, dans leur langue, les principaux attraits du Temple Square avant de se régaler musicalement au mini concert offert par le Choeur…et sans que cela ne leur coûte une cenne! Tout au Temple Square est gratuit : musée, expositions, édifices historiques, centre de recherche en histoire familiale et généalogie, archives, musique…

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Lorqu'ils remontaient dans leur car, le bonheur se lisait sur le visage des Québécois.

août 10, 2011

Retrouvailles à Oswego, NY

Depuis bientôt deux mois, de concert avec une amie d’adolescence, Ruth Lynne, je travaille à l’organisation d’un conventum. Les 9 et 10 septembre prochains, à Orem, en Utah, nous célébrerons les 50 ans de la promotion de 1961! En fin de semaine dernière, à Oswego, dans l’État de New York, j’ai eu un avant goût de ce que sera cette activité qui baignera dans la nostalgie et la bonne humeur. Ayant appris que deux des filles de la classe, Irene Parry et Kitty Orton, ne pourraient participer au conventum en raison d’engagements les liant, ainsi que leur maris, tous de l’Utah, à une œuvre missionnaire dans la région de Rochester, j’ai proposé une brève rencontre sur les rives du lac Ontario, à Oswego. Comme je leur ai dit : « If you can’t come to the class reunion, the reunion will come to you! ». Ceux et celles qui me connaissent savent que je ne manque jamais une occasion pour faire un petit voyage!

Site autrefois très important pour la traite de fourrure et scène d’une bataille marquant la reddition le 14 août 1756 des forces anglaises devant celles dirigées par le Marquis de Montcalm à la suite d’une bataille de trois jours, Oswego compte aujourd’hui 18 000 habitants.

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Au dix-neuvième siècle, grâce au creusage d’un canal et à la construction d’écluses facilitant le passage de bateaux du Canal Érié au lac Ontario, Oswego devint la principale ville portuaire de la région.

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Pendant les années 1840 et 1850, Oswego fut un bastion abolitionniste, un terminus de l’Underground Railway, ce réseau clandestin qui permettait aux esclaves en fuite de passer au Canada et qui contribua à l’éclatement en 1861 de la Guerre de sécession.

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En 1854, l’un des plus ardents abolitionnistes, le richissime Gerrit Smith fit un don de 25 000$ pour la construction d’une bibliothèque municipale à Oswego. Aujourd’hui, elle est l’une des plus vieilles encore en usage aux États-Unis. En face se trouve le palais de justice du comté d’Oswego et à deux pas un nouveau passage piétonnier, aménagé sur une ancienne voie ferrée, enjambant le canal et la rivière.

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Au parc Breitbeck, sur les berges du lac Ontario, en compagnie des filles que je n’avais pas vues depuis 50 ans et leurs époux, nous nous sommes régalés : lasagne, salade, petits pains, brownies…!!

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Assis sur un banc, ordi sur les genoux, filles en arrière, j’ai pu partager certains des préparatifs en vue du conventum, dont plusieurs photos d’époque.

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Le lendemain matin, pour rentrer au Canada, on a opté pour la voie d’eau. Peu connu, un tout petit traversier permet de quitter l’État de New York, à Cap Vincent pour se rendre à l’île Wolf, au Canada. Un deuxième traversier, plus grand celui-ci et dont le quai d’embarcation se trouve du côté nord d’île, transporte résidents et touristes de l’île au cœur de Kingston.

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En partance des États-Unis

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Traversier à 9 voitures

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Arrivée au Canada, poste de douanes, île Wolf

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Centre ville de Kingston



Dean Louder est né en Utah. Très marqué en huitième année par sa lecture d’Évangéline de Longfellow, il le fut d’autant plus par les trente mois qu’il a passés en France à partir de l’âge de 19 ans. Après avoir obtenu son doctorat de l’Université de Washington, l’apprentissage de la langue de Molière lui a permis en 1971 d’accepter un poste de professeur de géographie à l’Université Laval. C’est à partir de Québec, à la fin des années 1970, que Dean, le plus souvent accompagné de ses étudiants, explorera la plupart des îles de l’Archipel francophone d’Amérique. À la retraite depuis 2003, sa cadence n’a pas diminué. Il reste encore tant à découvrir en cette Franco-Amérique !

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