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Le 11 mai 2007 par Éric Simard

Sortir de soi

Nous ne devions pas être nombreux à attendre avec impatience Sortir de soi, le deuxième disque de Charles Dubé. Le 8 mai a fini par arriver. J’avais très hâte de découvrir son nouveau matériel pour mieux me replonger dans son univers qui sent bon la vie.

J’avais découvert Réverbère, son premier album, un peu par hasard. Par un froid de décembre, j’étais dans une voiture avec des gens que je connaissais à peine. Il devait être trois heures du matin. Nous étions exaltés et jouait à pleine tête dans l’habitacle Un ciel pour le soleil. J’ai été séduit par cette chanson ensoleillée qui décrivait si bien la joie que je vivais à ce moment-là. Quelques chansons plus tard, ce sentiment de bien-être perdurait.

Je n‘ai pas tardé à me procurer l’album de ce chanteur-là qui m’accompagne encore quand le besoin de me blottir dans une bulle de confort me prend. Comble de bonheur, Sortir de soi nous entraîne dans la même matière que Réverbère. C’est ça l’effet de ce naïf lucide qu’est Charles Dubé. Il ose écrire des chansons optimistes de qualité qui parlent de bonheur de vivre. Moi, ça me rejoint. Je me reconnais dans sa perception des choses qui n’est pas non plus dénuée de profondeur.

Même s'il nous entraîne sur un terrain connu, sur ce deuxième album, Charles Dubé explore de nouvelles pistes et de nouvelles textures qui donnent un effet global moins uniforme que dans le premier album. Sa belle voix est plus éraillée, certains textes plus éclatés (L’asile), la façon de chanter plus québécoise et la production un peu plus audacieuse (Jamais plus). Je suis tombé en amour avec la superbe pièce L’étang et il y toutes les autres dans la même veine qu’Un ciel pour le soleil qui nous enchantent : Être bien (qui ne me sort plus de la tête depuis mardi), Encore, Cadence. SOS, Bâtir mon monde.

L’amateur en moi est content même si quelques ritournelles ressemblent étrangement à certaines chansons du premier album. Impossible de s’en plaindre puisque c’est en partie pour ça qu’on aime ce qu’il fait.

Charles Dubé est fidèle à lui-même et il parvient encore à communiquer son bonheur de vivre contagieux. Avec lui, c’est ce qui compte. Il n’y a pas de mal à se faire de bien et on serait bête de bouder notre plaisir!

Commentaires

Je l'ai déjà vu deux fois en première partie de spectacles et j'avais bien aimé. Tu l'as déjà vu?

Non Virge, je ne l'ai jamais vu en spectacle. J'ai hâte. Il viendra au Grand Théâtre bientôt mais ce n'est pas le bon endroit pour voir un spectacle de ce genre. Je souhaite qu'il revienne au Petit Champlain.

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Éric Simard est actuellement responsable de la promotion pour les éditions du Septentrion. Il a été libraire pendant plus de quinze ans. Par le passé, il a également travaillé pour une compagnie de disque, une maison d'édition et pour une compagnie de théâtre. Il en est à sa cinquième année à la barre de l'émission littéraire Encrage, diffusée sur les ondes de CKRL à Québec. Il a fait des chroniques littéraires à la télé de Radio-Canada et à TVA ainsi que dans le journal Le libraire pendant cinq ans. Il a deux romans à son actif Cher Émile (Hamac) et Martel en tête - titre épuisé (Intouchables). Il a été scénariste pour la populaire émission jeunesse Macaroni tout garni.

Ouvrage de cet auteur publié au Septentrion

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