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Le 9 mars 2008 par Éric Simard

La 10ième soirée des Jutra

Avec le temps qui faisait aujourd'hui ajouté à mon rhume qui me force au repos, je me faisais une petite joie de m'installer confortablement devant mon écran de télévision pour écouter la dixième remise des Jutra.

Quel rendez-vous raté! J'avais l'impression de regarder une mauvaise soirée consacrée à l'égo de Normand Brathwaite et son Brume de nuit, un faux film faussement drôle qui a volé la vedette aux bons films québécois de la dernière année.

La disposition de la salle façon talk-show a tué toute la magie et la fébrilité propre aux galas. Aucun suspense dans l'air et un malaise palpable du début à la fin. C'est vraiment dommage pour les artisans du cinéma québécois qui méritaient mieux que ça. Une soirée vraiment pas à la hauteur de notre septième art.

De toute manière, le vrai plaisir du cinéma est dans la salle au moment où le film est projeté. Contre toute espérance, qui a valu le Jutra de la meilleure actrice à Guylaine Tremblay, m'avait procuré un moment intense d'émotion l'an dernier tout comme Borderline vient de le faire vendredi.

J'espère que Continental, le grand gagnant de la soirée, reprendra l'affiche puisque celui-là, je l'avais malheureusement raté à sa sortie. Si au moins cette remise de prix peut servir à ça, ce sera toujours au moins ça de gagner!

Commentaires

Je me croisais les doigts, même si je croyais beaucoup à la victoire de Continental, un film sans fusil, pour un plaisir très égoïste ; qu'il revienne en salle (à Sherbrooke, il est resté 2 semaines au plein horaire) et que je puisse le voir. J'avais l'intime conviction d'avoir manqué quelque chose avant le Gala, maintenant, ce n'est plus intime du tout !
Même si je trouvais jolie et originale la manière de disposer les nominés à l'avant, dans le blanc et le chic, cela a bloqué l'énergie d'une salle palpitante. Pourquoi tant de malaise ? Même quand il chantait, Brathwaite était crispé ! L'énergie est restée bloquée en quelque part ... par contre, nous avons trouvé cocasse l'idée "Brumes de nuit". De toutes manières, il y a toujours de ce genre de sketches drôles dans les Galas. L'humour, c'est un must au Québec ;-p !
Bravo au franc-parler de Guylaine Tremblay directement dans la gueule du commanditaire !!!

Moi non plus la soirée ne m'a pas trop paru intéressante. En plus, je ne comprends vraiment pas le «buzz» autour du film «Continental, un film sans fusil». Quand je suis allée le voir, il y avait un malaise dans la salle et je n'ai entendu aucun commentaire positif... Je me souviens avoir pensé que c'était le pire film que j'avais vu dans l'année (et j'en ai vu beaucoup!). Enfin, il faut croire que les «critiques» ont compris quelque chose que je n'ai vraiment pas vu... J'ai hâte d'avoir ton avis!

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Éric Simard est actuellement responsable de la promotion pour les éditions du Septentrion. Il a été libraire pendant plus de quinze ans. Par le passé, il a également travaillé pour une compagnie de disque, une maison d'édition et pour une compagnie de théâtre. Il en est à sa cinquième année à la barre de l'émission littéraire Encrage, diffusée sur les ondes de CKRL à Québec. Il a fait des chroniques littéraires à la télé de Radio-Canada et à TVA ainsi que dans le journal Le libraire pendant cinq ans. Il a deux romans à son actif Cher Émile (Hamac) et Martel en tête - titre épuisé (Intouchables). Il a été scénariste pour la populaire émission jeunesse Macaroni tout garni.

Ouvrage de cet auteur publié au Septentrion

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