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octobre 20, 2009

Dans mon salon #1

Une partie de ma tâche chez Septentrion consiste à m'occuper des divers salons du livre du Québec, ce qui m'amène à faire ma petite tournée annuelle à travers les différentes villes qui les accueillent. J'aime beaucoup cet aspect de mon travail car il me permet, le temps de quelques jours, de renouer avec mon ancien métier de libraire grâce à ce contact direct avec le public. Il me permet également de faire d'agréables rencontres qui se renouvellent d'événement en événement de sorte que chaque salon est à la fois semblable et différent.

Le côté semblable se situe du côté de ce qu'on propose aux visiteurs où se côtoie le meilleur comme le pire du milieu de l'édition. Depuis quelques années, il s'est développé une catégorie de fabriquants de livres qui profite des salons pour faire de la sollicitation agressive afin de vendre leurs produits pas toujours dignes d'un travail éditorial respectable. Ces éditeurs à la gomme utilisent toutes les techniques de vendeurs de balayeuses pour hameçonner les clients crédules. Ce qui est vraiment navrant, c'est que souvent ça fonctionne. Fort de leur succès de la vente immédiate, ces petits "kings" de bas étage finissent par se prendre au sérieux. On les voit se pavaner dans les allées la tête haute l'air de se dire qu'on a rien compris quant à la façon de vendre un livre. Lorsqu'ils daignent s'intéresser aux livres des autres, c'est pour mieux essayer de vendre les leurs.

C'est l'aspect des salons qui me pue le plus au nez, surtout que le grand public n'y voit que du feu. Le livre méritera toujours un meilleur traitement que celui-là.

Bannir ces vendeurs du temple est impossible. Les salons en ont malheureusement besoin pour faire leur frais car les bons éditeurs n'ont pas toujours les moyens et la structure pour être présents dans chacun de ces événements. Il faut apprendre à vivre avec en ne leur donnant aucune importance et se concentrer sur ce que nous avons nous à offrir au public. Des livres, il y en a pour tous les goûts, et les nôtres, chez Septentrion, finissent par rejoindre leurs lecteurs sans que nous ayons à leur tordre un bras pour qu'ils les achètent.

J'ose croire qu'ils sont davantage satisfaits.

avril 20, 2008

Le Salon à chaud

Le Salon du livre de Québec est vraiment propice aux rencontres. J'ai fait le plein d'humanité en échangeant avec un nombre incalculable de personnes. Tout mon être en est habité. Merci à vous tous!

avril 09, 2008

La Deuxième Vie de Clara Onyx, de la collection Hamac et un peu de moi-même

L’un des moments les plus excitants lorsque l’on travaille dans l’édition est certes celui créé par l’arrivée d’un livre directement de chez l’imprimeur. On a tous hâte d’ouvrir la boîte et de découvrir le projet devenu objet. C’est toujours un moment magique.

Aujourd’hui, avec une journée d’avance, on a reçu le roman de Sinclair Dumontais La Deuxième Vie de Clara Onyx. J’ai eu le privilège d’ouvrir la boîte et de le découvrir avant tout le monde. J’étais fébrile. En le voyant, ma joie était immense. Ma joie était immense car c’est mon premier bébé à sortir des presses en tant que codirecteur de la collection Hamac. C’était donc un moment important pour moi. Je vous jure que le résultat final est à la hauteur de mes attentes.

La sortie de Clara Onyx s’inscrit dans une volonté de changement pour notre collection littéraire. Pour marquer le coup, on a modifié la maquette. La nouvelle est tout simplement superbe. Elle a fait l’unanimité dans le bureau. Ce n’est pas pour nous vanter, mais nous aurons l’une des plus belles collections littéraires au Québec. La Deuxième Vie de Clara Onyx aura fière allure sur les tablettes des librairies et dans les mains des lecteurs. En plus, le roman est vraiment bon. Adeline et moi avons littéralement craqué pour cette histoire où le temps se met à reculer…

Intriguant, n’est-ce pas? Vous en dire plus gâcherait votre plaisir. Vous avez jusqu’à mardi pour patienter…

mars 05, 2008

Salon du livre de l'Outaouais - le retour

Ça fait déjà trois jours que je suis revenu de Gatineau. La tempête de neige qui sévit actuellement me force à me reposer. J'en profite pour vous faire un petit bilan de mon séjour tout près de la frontière ontarienne.

Je suis très satisfait de mon premier mandat à l'extérieur en tant que resposnable des communications chez Septentrion. D'autant plus que j'étais le seul représentant sur place de la maison. C'était également la première fois que j'assistais au Salon du livre de l'Outaouais. On m'en avait dit le plus grand bien. Certains allaient même jusqu'à dire qu'après celui de Montréal et Québec c'était le plus intéressant. Évidemment, il n'en a pas l'envergure, mais j'abonderais également dans ce sens.

Pour qu'un Salon du livre soit réussi, l'emplacement y est pour beaucoup. Un espace aéré et bien aménagé aide à créer une ambiance propice à ce genre d'événement. Beaucoup de petits salons régionaux ne bénéficient malheureusement pas d'un tel lieu. Ce n'est pas le cas ici. Le Palais des congrès de Gatineau est un bel endroit pour un salon. L'organisation offre un bel accueil et un bon support aux exposants, grâce, entre autre, à la présence des bénévoles.

Côté clientèle, j'ai apprécié la curiosité des visiteurs qui ne s'intéressaient pas qu'aux grosses nouveautés prévisibles. Au niveau de l'achalandage, ce n'était pas la cohue mais ce n'était jamais morne non plus. Un bel équilibre.

Un Salon c'est aussi le moment de retrouver des gens du milieu qu'on connaît et d'en découvrir de nouveaux. On se salue au passage, on s'arrête de temps en temps pour une petite jasette, on sert des mains et on s'entraide à l'occasion. J'en ai évidemment profité pour jouer au libraire.

Et Gatineau dans tout ça? Ce que je connais de cette ville, c'est le trajet de vingt-cinq minutes que je faisais à pied de l'hôtel au salon avant et après mon douze heures de travail. En cinq jours, j'ai pu me l'approprier. Je sais qu'il y a beaucoup de pizzérias dans le coin (allez savoir pourquoi?), il y a de charmants petits cafés que j'aurais aimés découvrir . Des restaurants aussi. J'en profiterai peut-être davantage l'an prochain car je compte bien être de la prochaine édition.

Et je termine sur une blague de mon cru: vous savez comment on appelle les résidents de la nouvelle ville unifiée de Gatineau? Réponse: des Gatignoles ;-)

février 27, 2008

Salon du livre de l'Outaouais

Dans le cadre de mes nouvelles fonctions, je serai de toute la durée du Salon du livre de l'Outaouais au kiosque du Septentrion qui se trouve à l'intérieur du stand de Dimédia.

Ça se déroule du 28 février au 2 mars au Palais des congrès de Gatineau (200 Promenade du Portage).

Si vous passez par là, venez me saluer!



Éric Simard est actuellement responsable de la promotion pour les éditions du Septentrion. Il a été libraire pendant plus de quinze ans. Par le passé, il a également travaillé pour une compagnie de disque, une maison d'édition et pour une compagnie de théâtre. Il en est à sa cinquième année à la barre de l'émission littéraire Encrage, diffusée sur les ondes de CKRL à Québec. Il a fait des chroniques littéraires à la télé de Radio-Canada et à TVA ainsi que dans le journal Le libraire pendant cinq ans. Il a deux romans à son actif Cher Émile (Hamac) et Martel en tête - titre épuisé (Intouchables). Il a été scénariste pour la populaire émission jeunesse Macaroni tout garni.

Ouvrage de cet auteur publié au Septentrion

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