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Le 23 août 2010 par Gaston D.

Les poissons ne sont pas tous dans le Bowl

Dans un texte publié par Le Soleil le 29 juillet (« Affichage commercial: l'anglais s'impose à Québec »), Annie Morin a montré comment l’affichage commercial contourne la Charte de la langue française. « Le marchand de vêtements Urban Outfitters s'installera bientôt rue Saint-Joseph, écrit-elle, dans le quartier Saint-Roch, non loin de Mountain Equipment Co-op. Pendant ce temps, Old Navy, American Apparel, The Children's Place et Feetfirst prospèrent dans les centres commerciaux de Sainte-Foy ».

La loi 101 a beau réglementer l'usage du français dans l'affichage public et la publicité commerciale, l’Office québécois de la langue française (OQLF) est impuissant lorsque les noms d'entreprises sont enregistrés comme marques de commerce. Les multinationales, surtout américaines, se surpassent « pour créer une marque qui résiste aux particularités régionales et qui est donc plus facile à implanter ».

Une publicité du même journal nous apprenait en juin qu’on pouvait trouver, « enfin chez nous! », plus précisément à Lévis, un restaurant FISH BOWL. Comment avons-nous pu nous en passer si longtemps?

Encore un multinationale genre McDo, Eastside Mario’s, et autres Tao’s? Non, deux petites Cantin franco-ontariennes ont choisi ce nom pour leur premier restaurant établi à Barrie (http://www.restaurantsfishbowl.com/fr/main-nav/historique/). Elles en ont ensuite ouvert deux autres succursales en Ontario (Sudbury et Timmins) puis une quatrième à Lévis cette année.

Pourquoi Lévis? C'est le berceau des premiers Cantin au Canada.

N’est-ce pas émouvant?

Comme le veut le dicton bien connu, « on n'est jamais si bien (as)servi que par soi-même ».

Commentaires

Un nouveau commerce s'est installé cet été sur la rue Saint-Jean à Québec avec, comme raison sociale, Les thés DAVIDsTEA. C'est tellement tordu qu'on a senti le besoin de placer dans la vitrine deux affiches, avec fleurs de lys bien en évidence, proclamant qu'il s'agit d'une entreprise québécoise!

Une chance qu'on le précise, on ne l'avait pas remarqué!

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Gaston Deschênes
Né à Saint-Jean-Port-Joli, Gaston Deschênes a étudié au collège de Saint-Anne-de-la-Pocatière et à l’Université Laval où il a obtenu une maîtrise en histoire. Auteur de plusieurs ouvrages sur sa région natale, la Côte-du-Sud, il est maintenant historien autonome, après plusieurs années passées dans la fonction publique, dont 30 comme historien à l'Assemblée nationale du Québec.

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