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   <channel>
      <title>Carnet de Gaston Deschênes</title>
      <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/</link>
      <description>
Né à Saint-Jean-Port-Joli, Gaston Deschênes a étudié au collège de Saint-Anne-de-la-Pocatière et à l’Université Laval où il a obtenu une maîtrise en histoire. Auteur de plusieurs ouvrages sur sa région natale, la Côte-du-Sud, il est maintenant historien autonome, après plusieurs années passées dans la fonction publique, dont 30 comme historien à l&apos;Assemblée nationale du Québec.</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2010</copyright>
      <lastBuildDate>Sun, 29 Aug 2010 18:48:22 -0500</lastBuildDate>
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      <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs> 

            <item>
         <title>La galerie des juges</title>
         <description><![CDATA[<p>Dans sa série « Où vont vos impôts? », le <em>Journal de Québec</em> s’est intéressé dimanche au déménagement de 10 photos de juges de Québec à Montréal, opération  pour laquelle la SIQ a facturé 26 000$ à la Justice.</p>

<p>On comprend qu’il ne s’agissait pas seulement d’apporter des photos encadrées de petites dimensions à Montréal (ce qu’un commis aurait pu faire avec un VUS) et de les accrocher au mur (ce qui aurait requis dix crochets valant quelques dollars). Les photos ont été uniformisées (ce qui a demandé des travaux de numérisation, des retouches photographiques, des impressions numériques et des encadrements) puis installées sur des rails accrochées sur des panneaux de chêne dans un couloir du 17e étage du palais de justice de Montréal.</p>

<p>La dépense est-elle exagérée? Disons que c’est assez cher, même si l’opération tient plus de l’aménagement d’une galerie que d’un simple déplacement de 10 photos encadrées des juges (en chef, associés et adjoints) qui ont occupé ces fonctions depuis 1983.</p>

<p>La vraie question me semble ailleurs : pourquoi a-t-on déménagé à Montréal des photos qu’on accrochait, depuis 1983, au palais de justice de Québec? Les bureaux du juge en chef actuel de cette cour étant à Montréal, on a choisi, explique-t-on au Ministère, de les déménager plus près de son lieu de travail. D’où la question suivante : mais pourquoi donc le juge en chef de la Cour supérieure, tout comme d’ailleurs le juge en chef de la Cour d’appel, n’ont pas TOUJOURS leurs bureaux dans la ville qu’on désigne communément comme la capitale. Il y a probablement une chinoiserie dans la loi des tribunaux qui justifie que le nouveau juge en chef traîne avec lui le « siège social » de la cour. Au ministère de la Justice, d’après l’article du <em>Journal de Québec</em>, on ne pouvait pas dire « pour quelles raisons ces photos étaient à Québec », comme s’il s’agissait d’une situation incongrue.</p>

<p>Une autre dimension de cette affaire ne manquera pas de faire sourciller. Le journaliste n’a pas pu photographier de près les œuvres qu’on a ainsi réinstallées à grand frais dans un endroit pourtant accessible au public. Il a du se contenter d’une vue d’ensemble pour que les lecteurs ne puissent pas distinguer les visages et les noms.<br />
Pourquoi donc? « Raisons de confidentialité ». D’après une adjointe exécutive du palais de justice, « la jurisprudence, lorsqu'il s'agit de prendre des photographies, entre autres de personnes, est que celles-ci ne peuvent être utilisées ou reproduites sans leur consentement».</p>

<p>Dans quelle cause cette jurisprudence a-t-elle été établie? S’agit-il d’une disposition particulière pour les juges? <br />
On comprend qu’il serait inconvenant d’en faire des cartes postales mais faudrait-il demander une permission à chacun de ces personnages pour ramener leur binette en souvenir d’un passage au Palais? La procédure s’applique-t-elle aussi aux portraits des présidents à l’Assemblée nationale et des maires à l’hôtel de ville? Y a-t-il une exception pour les morts?</p>

<p>Une dernière question, avant de sombrer dans l’absurdité : si le prochain juge en chef est choisi parmi les juges en poste à Québec, ramènera-t-il les photos de ses prédécesseurs dans la capitale?<br />
</p>]]></description>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sun, 29 Aug 2010 18:48:22 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Les poissons ne sont pas tous dans le Bowl</title>
         <description><![CDATA[<p>Dans un texte publié par <em>Le Soleil </em>le 29 juillet (« Affichage commercial: l'anglais s'impose à Québec »), Annie Morin a montré comment l’affichage commercial contourne la Charte de la langue française. « Le marchand de vêtements Urban Outfitters s'installera bientôt rue Saint-Joseph, écrit-elle, dans le quartier Saint-Roch, non loin de Mountain Equipment Co-op. Pendant ce temps, Old Navy, American Apparel, The Children's Place et Feetfirst prospèrent dans les centres commerciaux de Sainte-Foy ».</p>

<p>La loi 101 a beau réglementer l'usage du français dans l'affichage public et la publicité commerciale, l’Office québécois de la langue française (OQLF) est impuissant lorsque les noms d'entreprises sont enregistrés comme marques de commerce. Les multinationales, surtout américaines, se surpassent « pour créer une marque qui résiste aux particularités régionales et qui est donc plus facile à implanter ».</p>

<p>Une publicité du même journal nous apprenait en juin qu’on pouvait trouver, « enfin chez nous! », plus précisément à Lévis, un restaurant FISH BOWL. Comment avons-nous pu nous en passer si longtemps?</p>

<p>Encore un multinationale genre McDo, Eastside Mario’s, et autres Tao’s? Non, deux petites Cantin franco-ontariennes ont choisi ce nom pour leur premier restaurant établi à Barrie (<a href="http://www.restaurantsfishbowl.com/fr/main-nav/historique/">http://www.restaurantsfishbowl.com/fr/main-nav/historique/</a>). Elles en ont ensuite ouvert deux autres succursales en Ontario (Sudbury et Timmins) puis une quatrième à Lévis cette année. </p>

<p>Pourquoi Lévis? C'est le berceau des premiers Cantin au Canada. </p>

<p>N’est-ce pas émouvant? </p>

<p>Comme le veut le dicton bien connu, « on n'est jamais si bien (as)servi que par soi-même ».<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/08/les_poissons_ne_sont_pas_tous.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Mon, 23 Aug 2010 17:16:05 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Primes de luxe</title>
         <description><![CDATA[<p>La Ligue des contribuables s’est une autre fois manifestée, à juste titre, à la suite de la démission du ministre de la Sécurité publique qui quitte, à mi-mandat, avec une « allocation de transition » de quelque 150 000$, en attendant un premier chèque de pension qui ne tardera pas, tout comme l’annonce de nouvelles fonctions bien rémunérées. Bref, triple parachute.</p>

<p>L’allocation de transition, rappelons-le, a été créée par la loi qui a rendu la pension moins accessible, en 1982, en reportant l’âge minimum à 55 ans. Comme son nom l’indique, cette allocation devait aider à se « r’virer d’bord » les députés sortants qui ne seraient pas admissibles à la pension ou trop jeunes pour la toucher. À l'époque, quelques députés s’étaient trouvés dans des situations difficiles, incapables de se replacer sur le marché du travail ; dans un élan d’humanité, et de grande générosité, le législateur a rendu la mesure universelle, applicable même quand le besoin n’a rien d’évident, notamment quand la transition consiste à... prendre sa retraite !</p>

<p>D’après une dépêche émise par la Presse canadienne le 9 août, le premier ministre s'est contenté «  d’affirmer que ce sont les règles de l'Assemblée nationale qui s'appliqueraient, tout simplement »; le démissionnaire, aurait-il déclaré, « s'est dévoué de manière exceptionnelle au service de ses concitoyens ». Ceci justifiant visiblement cela.</p>

<p>On aurait juré entendre un prof de chimie ou de physique, un Lavoisier causant de la loi de la conservation de la matière ou Newton expliquant la loi de l’attraction universelle. La fatalité, quoi ! Autrement dit, « Que voulez-vous? »</p>

<p>On est pourtant loin des lois de la nature mais bien plutôt dans le domaine des règles d’origine humaine qu’on peut changer lorsqu’elles s’avèrent déraisonnables et qu’on a les deux mains sur le volant.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/08/primes_de_luxe_1.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 18:16:18 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Les prétendus « gaspillages » de la Vérificatrice générale</title>
         <description><![CDATA[<p>Les journaux de Québécor sont partis en guerre contre le gaspillage dans l’administration publique. Reportages, listes d’engagements financiers, statistiques, on ne ménage rien pour débusquer les dépenses qui semblent injustifiées.</p>

<p>Rien à redire en principe : c’est le rôle de la presse d’avoir le gouvernement à l’œil mais il ne faudrait quand même pas charrier.</p>

<p>La « capture » de la semaine est la Vérificatrice générale du Canada. <em>Le Journal de Québec</em> du 9 août consacre deux grandes pages à des « formations douteuses » dont elle aurait fait bénéficier son personnel, en mettant l’emphase sur la somme de 345$ dépensée pour que l'UN de ses employés participe à UN atelier de renaissance (rebirth). On est loin des montants donnés au Parlement en « allocations de transition » et il faudrait plus d’information sur LE cas pour en évaluer la pertinence.</p>

<p>Le texte mentionne que le Bureau du vérificateur a déboursé 445 816 $ en 2009 pour des formations suivies par son personnel, qui compte 650 employés. Que représente ce demi-million par rapport au budget total? Le lecteur doit faire le calcul lui-même et mettre les choses en perspective.</p>

<p>Le <em>Journal </em>s’interroge sur le rapport entre le mandat du vérificateur et les cours que TROIS employés ont suivis sur le marxisme, la civilisation romaine et les théories classiques en anthropologie. On s’étonne effectivement, au premier abord, et on reste étonné si on ne sait pas que ces cours s’inscrivent dans un cadre plus vaste. Si l’employeur aide un employé prometteur à obtenir un diplôme de premier cycle universitaire qui pourrait lui valoir ultérieurement une promotion, on imagine que l’employé n’y arrivera pas en suivant trente fois le même cours de comptabilité.</p>

<p>Dépense injustifiée? Perfectionner un employé productif pourrait bien coûter moins cher, en fin de compte, que de recruter et former une nouvelle ressource. Mais, pour le savoir, il faut plus que des chiffres bruts publiés en vrac.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/08/les_pretendus_gaspillages_de_l.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Tue, 10 Aug 2010 13:40:07 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Roméo et Juliette (bis)</title>
         <description><![CDATA[<p>« Pour le moment, le monde trouve ça « <em>ben cute </em>», du moins officiellement, mais ça peut difficilement durer ». </p>

<p>C'est ainsi que se terminait ma note du 7 mai 2009 sur nos Roméo et Juliette parlementaires. Je pourrais dire « je l'avais dit » mais c'était tellement bien écrit dans le ciel. </p>

<p>Plus difficile d'imaginer comment s'est terminée  « l'affaire ». Mais, à tout hasard, avançons une hypothèse sur les derniers mots:</p>

<p>« Ne me quitte pas<br />
Il faut l'oublier<br />
On ne pourra pas<br />
Ainsi continuer</p>

<p>Je t'ai averti<br />
C’est trop demander<br />
Que de traverser<br />
Dans votre parti</p>

<p>Les deux vire-capots<br />
Qui m’ont précédé<br />
Ne m’incitent pas trop <br />
À récidiver</p>

<p>Ne me quitte pas<br />
Etc. etc.</p>

<p>On a vu souvent<br />
Dans le Parlement<br />
Des unions qui durent<br />
Des législatures</p>

<p>Il est paraît-il <br />
Des couples interdits<br />
Mais c’est plus facile<br />
Dans un même parti</p>

<p>Et quand vient le soir<br />
Pour pouvoir durer<br />
Faut pas se faire voir<br />
Sur la Grande Allée</p>

<p>Ne me quitte pas<br />
Etc. etc.</p>

<p>Ne me quitte pas<br />
Je t’inventerai<br />
Des questions <em>plantées</em><br />
Que tu comprendras</p>

<p>Si les miens critiquent<br />
Trop tes politiques <br />
Je t’avertirai<br />
Sur ton <em>blackberry</em></p>

<p>Autrement, bien sûr,<br />
En cas de censure<br />
Je m’éclipserai<br />
Pour ne pas voter</p>

<p>Ne me quitte pas<br />
Etc. etc.</p>

<p>Fouillez-moi pourquoi<br />
On a pu penser<br />
Que cette affaire-là<br />
Pouvait continuer?</p>

<p>Il est bien connu<br />
Quand on est complice<br />
Que l’amour est plus<br />
Fort que la police</p>

<p>Ceux qui pensaient ça<br />
N’avaient certes pas<br />
Rencontré les types<br />
Du bureau du whip</p>

<p>Ne me quitte pas<br />
Etc. etc.</p>

<p>Ne me quitte pas<br />
S'il faut maintenant<br />
Finir mon mandat<br />
Sur un arrière-banc</p>

<p>Je démissionnerai <br />
Pour aller veiller <br />
À tes intérêts <br />
Dans ton cabinet</p>

<p>Tenir l’agenda<br />
Faire les jobs de bras<br />
Chauffeur de ton <em>char</em><br />
Ou garde-du-corps</p>

<p>Ne me quitte pas<br />
Etc. etc. ». </p>

<p>--------</p>

<p>Excusez-la! Et mille pardons à Brel dont les fans reconnaîtront quelques lignes.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/08/romeo_et_juliette_bis.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Fri, 06 Aug 2010 14:43:21 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Note de vacances</title>
         <description><![CDATA[<p>Petit dialogue au centre-ville : </p>

<p>— Paraît que le maire de Québec est revenu de Bordeaux avec un… un… lumbago?</p>

<p>— Une autre affaire pour l’hôtel de ville?</p>

<p>— Pour le moment, il reste au lit avec.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/07/note_de_vacances.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Mon, 05 Jul 2010 07:38:39 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Les râleurs de Québec</title>
         <description><![CDATA[<p>Après avoir lu le reportage de François Bourque, dans le <em>Soleil </em>de ce matin (« Comment mater les râleurs professionnels »), je pense comprendre pourquoi le maire de Québec veut tellement rajeunir la ville, comme il l’a répété sur de nombreuses tribunes depuis son avènement. L’automne dernier, il avait suscité la colère de la FADOQ après avoir dit, lors d'un déjeuner-causerie devant des hommes d'affaires, que « les aînés ne consomment pas, [...] envahissent les bibliothèques et demandent de plus en plus de services de loisirs et de culture...»</p>

<p>De passage à Bordeaux cette semaine, il y est allé « d'une charge contre ceux qui accaparent selon lui l'espace public », des « quasi-politiques » que ses homologues de Bordeaux et de Strasbourg appellent « râleurs professionnels » ou « spécialistes de la grogne ». Avec ses collègues, il a rebrassé ses notions de sociologie pour définir « la bête » : des gens « très intelligents » et qui ont le temps, des employés de l'État à la retraite, des sexagénaires plutôt que des trentenaires, des universitaires plutôt que des citoyens de quartiers populaires, des hommes plus que des femmes. Bref, je me sentirais visé si le « très intelligents » ne me laissait pas une petite gêne…</p>

<p>Ces « râleurs professionnels patentés » (une expression dont la paternité n’est pas claire), sont embarrassants. « Dans une semaine, comme l’a expliqué le maire (dans une description que le journaliste a jugée caricaturale !), ils peuvent venir le lundi soir au conseil municipal ; le mardi au conseil d'agglomération ; le mercredi à la Communauté métropolitaine ; le jeudi au conseil d'arrondissement ; le vendredi au conseil de quartier ; le samedi, ils peuvent participer à la consultation publique sur un projet ; le dimanche, ils devraient se reposer, mais pourraient participer à un référendum de quartier ou aller s'exprimer auprès du conseil régional des élus. »</p>

<p>Il faudra s’y faire car ce n’est qu’un début. Les <em>baby-boomers</em>, puisqu’il faut appeler les « choses » par leur nom, ne font que poindre et la variété la plus inquiétante pour les politiciens — les retraités du secteur public — est particulièrement répandue à Québec. Ils sont instruits, informés, souvent rompus à la communication orale ou écrite, équipés de nouvelles technologies, et, de plus, familiers avec les affaires publiques, les grandes et les « petites », qui sont souvent les pires.</p>

<p>Pour les politiciens qui argumentent à coup de commentaires cassants et de « je veux », ce serait effectivement plus reposant de gouverner une ville composée de petits couples qui n’ont pas le temps de s’intéresser aux affaires publiques, municipales et autres, malheureusement trop occupés qu’ils sont à bosser en double pour entretenir une maison achetée trop grande et <em>gazer </em>deux <em>chars </em>trop gourmands.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/06/les_raleurs_de_quebec_1.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Fri, 25 Jun 2010 10:46:32 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Questions d’éthique</title>
         <description><![CDATA[<p>Plusieurs observateurs de la scène politique ont déploré le climat qui a régné en chambre au cours de la dernière session. Le premier ministre n’aurait jamais vécu une telle situation, disait-il, l’opposition étant, nécessairement, la cause de ce mauvais climat, une situation dite sans précédent.</p>

<p>Peut-être avons-nous la mémoire bien courte. Et surtout pas de moyens de mesure. Est-ce plus « bordélique » qu’à la fin du régime Taschereau, du régime Duplessis ou du premier régime Bourassa ? (Que les exemples soient pris en fin de régime est le fruit du hasard, comme on dit au cinéma, et « toute ressemblance avec… etc., etc. »). La question est ouverte. Il faut aussi prendre garde de comparer notre époque de débats télévisés et de nouvelles continues avec « l’ancien temps » où il fallait se fier seulement aux reportages de la presse parlementaire.</p>

<p>Faut-il se scandaliser ? Il y a environ soixante-quinze périodes des questions de 45 minutes par année, ce qui donne une cinquantaine d’heures au total. Et on voudrait que ce soit en plus un genre de thé de 5 heures ? On parle quand même ici de débats parlementaires. L’Opposition harcèle le gouvernement et s’acharne sur certaines questions ? On a vu que, dans certains dossiers, après des jours de négation, il a fallu reconnaître qu’il y avait problème : calendrier scolaire, garderies, affaire D’Amour… Si l’opposition ne s’était pas acharnée (avec l’appui de la presse), on n’aurait rien su.</p>

<p>Par ailleurs, il est certain que la période des questions a changé d’allure. À l’origine, les députés utilisaient une brèche dans le règlement pour demander des renseignements aux ministres. Au fil des ans, cette période de questions née « naturellement » s’est institutionnalisée et, de dérives en tolérances, ce qui s’y passe aujourd’hui ne correspond plus à ce qu’on lit dans les règlements. Selon le règlement de l’Assemblée, les questions « doivent être brèves » (!) mais un « court préambule est permis pour les situer dans leur contexte » (!!). Les questions ne peuvent « 1° comporter ni expression d’opinion ni argumentation ; 2° être fondées sur des suppositions ; 3° viser à obtenir un avis professionnel ou personnel ; 4° suggérer la réponse demandée ; 5° être formulées de manière à susciter un débat » (!!!). Bien malin qui reconnaîtrait là ce qui se passe en réalité à la période des questions.<br />
Faut-il revoir les règlements ? En 1997, le président de l’Assemblée suggéra de les changer pour « les rendre plus conformes à la réalité », le changement des comportements étant devenu impossible.</p>

<p>Les parlementaires ont peut-être un examen de conscience à faire mais il y a plus inquiétant, pour l’image de leur institution, et plus fondamental il me semble, même si la chose ne paraît pas préoccuper grand monde à l’intérieur comme à l’extérieur de la maison.</p>

<p>Il y a quelques semaines, le premier ministre a congédié son ministre de la Famille qui avait reconnu avoir utilisé à des fins personnelles une carte de crédit de l'agence de sécurité BCIA, entreprise qui fait affaires avec des institutions publiques. Le ministre démis a aussi été expulsé du caucus mais il entend continuer de siéger comme député de LaFontaine. Or, s’il était indigne d’exercer une fonction exécutive et de faire partie du caucus libéral, comment peut-il décemment conserver son titre de parlementaire, le plus important des trois, puisqu’il a reconnu avoir utilisé cette carte <em>pendant qu'il était député </em>? On attend peut-être de savoir si des dépenses déjà payées avec cette carte ont été aussi remboursées au député par l’Assemblée nationale. La Sûreté du Québec est sur le dossier depuis plus d’un mois, mais, dans ces circonstances, on se met à imaginer une Loi d’accès à l’information qui n’aurait pas mis un couvercle étanche sur les dépenses des parlementaires ou une étude des crédits qui ne soit pas du théâtre.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/06/questions_dthique.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/06/questions_dthique.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Tue, 15 Jun 2010 11:44:17 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Charly Forbes (bis)</title>
         <description><![CDATA[<p>Avec un <em>certain </em>retard, soit deux semaines après sa mort et quatre jours après ses funérailles (mais plus exactement trois jours après le reportage qu’en a fait Le Soleil…), l’Assemblée nationale a adopté une motion sans préavis pour « honorer la mémoire du colonel Jean-Charles Forbes, héros québécois de la Deuxième Guerre mondiale ».</p>

<p>Parmi les interventions, retenons celle du député de La Peltrie :</p>

<p><em>«C'était un des militaires les plus décorés au Canada et malgré ça, M. le Président, c'était un homme simple et apprécié de ses compagnons. D'ailleurs, si vous voulez savoir à quel point un leader est un leader, regardez comment se comportent les gens autour de lui. Et, à ses funérailles, je peux vous dire que ça a été un moment de grande émotion.<br />
M. le Président, c'est un moment aussi pour moi d'exprimer une certaine honte, parce que j'étais à ses funérailles, j'étais le seul élu du Québec à ses funérailles. Le gouvernement du Québec n'avait délégué personne pour assister aux funérailles d'un grand Québécois. C'est un moment de honte. Le gouvernement du Canada n'avait délégué personne. La consule générale de France... pardon, la consule générale de Hollande est venue nous enseigner qu'on enseigne en cinquième année qui est Jean-Charles Forbes aux petits Hollandais, aux jeunes Hollandais, alors que les gens sur la rue se demandaient: Mais c'est qui, ça, Jean-Charles Forbes? Ici, M. le Président, on dit que c'est un héros, au Canada. Personne au Canada ne le connaissait. On ne l'enseigne pas. Et c'est un moment de honte pour moi, M. le Président.»</em></p>

<p>« … un des membres les plus glorieux du Royal 22e Régiment », a dit le ministre responsable de la Capitale. En parodiant un pub bien connue, imaginons la considération qu’on porte aux autres.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/06/charly_forbes_bis.php</link>
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         <category></category>
         <pubDate>Sun, 06 Jun 2010 10:38:04 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Charly Forbes (1921-2010)</title>
         <description><![CDATA[<p>Le lieutenant-colonel (honoraire) J. Charles Forbes figure parmi les plus remarquables auteurs que j’ai édités, mais, quand il est arrivé, impressionnant, dans l’embrasure de la porte du Septentrion, avec son projet d’autobiographie sous le bras, j’ignorais tout de cet homme dont les écoliers néerlandais apprennent pourtant le nom dans leurs manuels d’histoire.</p>

<p><img alt="ForbesCharles-th.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/ForbesCharles-th.jpg" width="200" height="251" /></p>

<p>Né à Matane en 1921, entré au Collège militaire à 18 ans, enrôlé à 20, Charles Forbes traverse en Angleterre en 1942 et débarque en Normandie en juillet 1944. Il participe à la percée de Falaise et à la poussée des alliés qui le mène aux frontières du Reich, sur la Meuse, où il est blessé en décembre 1944. Sa participation à la libération de la Hollande et, en particulier, un acte de bravoure sur le pont de l'île de Walcheren, lui valent la Croix de Chevalier militaire de l'Ordre de Wilhem (RMWO), la plus haute décoration militaire des Pays-bas, l’équivalent néerlandais de notre Croix de Victoria. «Il a permis d'éviter que les Allemands fassent sauter des digues et inonder de vastes terrains. Des milliers de personnes auraient pu mourir noyées», a raconté la consule honoraire de la Hollande à ses funérailles vendredi le 28 mai.</p>

<p>Après la guerre, Charles Forbes joint le Régiment des Fusiliers du Saint-Laurent puis le 1er Bataillon du Royal 22e Régiment. En novembre 1950, il se porte volontaire pour servir en Corée où il s'illustre encore, obtenant une médaille de bravoure pour son rôle dans la bataille de la colline 355. Il prend sa retraite en 1965 avec le rang de major.</p>

<p>En 2005 (60e anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale), Charles Forbes a pris place dans le salon des Croix de Victoria, aux côtés des Brillant, Keable et Triquet. En 2007, il est fait Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur, la plus haute décoration de la République française, pour sa conduite héroïque et glorieuse au combat.</p>

<p>C'était un homme aux multiples talents, l'un de nos militaires les plus décorés certes, mais aussi un peintre et un musicien; il aurait certainement pu faire du théâtre et sa voix chaleureuse lui aurait permis de faire carrière dans le monde des communications. </p>

<p>J’ai eu le plaisir de travailler avec lui à l'édition de son autobiographie, <em>Fantassin pour mon pays, la gloire… et des prunes</em>, un ouvrage malheureusement inachevé. Un jour, il m'arrive au Septentrion avec son manuscrit interrompu au chapitre où il redevient civil (et qui devait s’intituler « Le choc de la rue »). « J'arrête », me dit-il en me tendant sa liasse de feuilles. Surpris, je lui demande pourquoi. Il m'apprend que sa fille s’est suicidée et qu’il ne peut plus écrire un mot.</p>

<p>C'était probablement la seule chose qui pouvait arrêter « Charly » Forbes. </p>

<p>--------------------------------------</p>

<p>Pour écouter Charles Forbes: <a href="http://www.vac-acc.gc.ca/souvenir/sub.cfm?source=collections/heros/details&media_id=3291">http://www.vac-acc.gc.ca/souvenir/sub.cfm?source=collections/heros/details&media_id=3291</a></p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/charly_forbes_19212010_1.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sat, 29 May 2010 15:14:26 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Il y a 250 ans, l’exécution du meunier Nadeau (29 mai 1760)</title>
         <description><![CDATA[<p>Il y a 250 ans, le meunier Joseph Nadeau était exécuté par ordre du gouverneur James Murray dans des circonstances qui demeurent, encore aujourd’hui, mal connues et entourées de mystères et de légendes.</p>

<p>Le capitaine John Knox fait état de cette exécution sommaire dans son journal, le 30 mai 1760 :</p>

<p><em>« [traduction] Un individu originaire de la paroisse de Saint-Michel a été pendu hier, devant ses concitoyens, pour avoir mis toute son énergie à inciter ses compatriotes à la révolte et pour avoir amené des membres de la compagnie de milice dont il était le capitaine à joindre l'armée française ».</em></p>

<p>Le lendemain, le major Jean-Daniel Dumas, commandant du fort Jacques-Cartier (Donnacona) écrivait au gouverneur Vaudreuil que « le capne de St-Charles [a été] pendu ». Dans la même lettre, et dans celles des 2 et 3 juin, il évoque les actes de pillage commis aux environs de Québec ainsi que la violence verbale et « la sévérité » de Murray qui intimide les habitants.</p>

<p>La victime de cette exécution avait probablement participé à la campagne de Lévis contre Québec, voire à la bataille de Sainte-Foy. La note de Knox laisse entendre qu’il aurait contribué au recrutement de l’armée française alors que la population de la région de Québec, en principe, avait prêté serment aux nouveaux maîtres du pays.</p>

<p>Le 22 mai 1760, Murray avait adressé un nouveau manifeste aux habitants du « pays conquis ». Une nouvelle fois, il s’était plaint de « la folie de leurs démarches » et les avait menacés du « chatiment le plus rigoureux ».</p>

<p><em>« Le Roy mon maitre, resolu de posseder le Canada, ne desire pas regner sur une province depeuplée. Il Veut conserver les Habitans, la Religion qu’ils Cherissent et les Prêtres qui l’Exercent, Il veut maintenir les Communautés, et les Particuliers, dans tous leurs Biens, dans leurs Loix et Coutumes, pourvû que Contens de Sentiments si Genereux ils se Soumettent de Bonne Grace et promptement à ses Ordres. […]<br />
Mais il faut mériter nos bienfaits ; Les Habitans ne pourront rentrer dans la Ville ni partager avec Nous les Douceurs qui viennent de Notre Continent. Jusques à ce que tout soit Soumis.<br />
Canadiens, rétirés vous de L’Armée, mettés Bas les Armes, restés dans vos habitations et ne donnés aucuns Secours à Nos Ennemis, à ces Conditions Votre tranquillité ne sera point interrompue, vous ferés vos labours en Seureté, Le Soldat sera Contenû, on ne fera point Le Dégat des Campagnes ; Vous serés encore a tems pour Eviter la famine et la Peste, fléaux du Ciel, plus dévorans encore que celui de la Guerre, et qui a présent menacent le Canada d’une ruine totale et irréparable. » </em></p>

<p>On peut penser que Murray a choisi Nadeau pour faire un exemple et amener les habitants du gouvernement de Québec à demeurer tranquilles chez eux pendant que ses troupes se dirigeront vers Montréal.</p>

<p>Né à Beaumont en 1698, Joseph Nadeau était veuf pour la deuxième fois depuis le 20 mars 1760. De son premier mariage avec Angélique Turgeon (Beaumont, 1723), il avait eu sept enfants nés entre 1723 et 1740 et tous décédés longtemps après la Conquête. Dans les actes de mariage de deux garçons, au début de la guerre (1756 et 1757), Nadeau est identifié comme « capitaine de milice » de Saint-Charles. D’un deuxième mariage avec Marie-Anne Harnois (Québec, 1751), il avait eu deux garçons nés à Saint-Charles, Jean-Baptiste, né en 1752 (et décédé en 1753) et Charles, né en 1755.</p>

<p>C’est de ce dernier dont il aurait été question dans un texte de la Gazette de Québec (29 septembre 1768) sur une visite du gouverneur Carleton à Saint-Charles-de-Bellechasse, le 21 septembre 1768. À cette occasion, Carleton se serait fait présenter le fils orphelin du capitaine Nadeau et l’aurait fait mettre en pension au Séminaire de Québec. « C’est un général [Murray], aurait-il déclaré, qui lui a fait perdre un père, c’est un général qui lui en fera retrouver un autre ». Le nom de Charles Nadeau figure effectivement parmi les pensionnaires du Séminaire de Québec en octobre 1768.</p>

<p>Si la compassion de Carleton à l’endroit du fils est véridique, celle qui est évoquée par un personnage des Anciens Canadien, le « capitaine des Écors », tient de la légende. Murray aurait comblé la famille Nadeau de bienfaits, adopté les deux jeunes orphelins dont il avait fait mourir le père, et les aurait amenés avec lui en Angleterre. D’autres ont raconté qu’il s’agissait plutôt d’orphelines et qu’elles auraient été jetées à la mer!</p>

<p>L’acte de décès de Nadeau est introuvable dans les registres de la région. Les circonstances exactes de cette pendaison (et notamment le lieu de l’exécution) demeurent mystérieuses. Il mériterait néanmoins une plaque quelque part.<br />
---------------------<br />
(Pour des références précises sur Nadeau, voir L’Année des Anglais, Sillery, Septentrion, 2009.)<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/lexecution_du_meunier_nadeau_2.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/lexecution_du_meunier_nadeau_2.php</guid>
         <category></category>
         <pubDate>Fri, 28 May 2010 19:55:46 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>La mission véritable du Festival d’été</title>
         <description><![CDATA[<p>Dans la lettre ouverte qu’elle a fait paraître dans plusieurs quotidiens la semaine dernière (<a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201005/12/01-4279812-la-mission-du-festival-dete-de-quebec.php">http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201005/12/01-4279812-la-mission-du-festival-dete-de-quebec.php</a>), la présidente du conseil d’administration du Festival d'été est venue bien involontairement « rétablir les faits » en faveur des signataires de la lettre du 5 mai, en soulignant  la mission première du FEQ : « <em>le Festival doit animer, l’année durant, la ville de Québec, pour tous les gens d’ici et d’ailleurs, avec une fête des arts de la scène et de la rue valorisant la chanson francophone et les projets de création, tout en étant ouverte au reste de la production culturelle dans le monde et à la découverte </em>».</p>

<p>On ne saurait mieux dire, et rassurer les 25 signataires quant à la justesse de leur démarche. Toute personne qui sait lire comprend que l’essentiel de cette « fête des arts de la scène et de la rue » est d’abord de valoriser « la chanson francophone », tout en restant ouverte, bien sûr, à d’autres formes d’expression. Et on comprend aussi que cette mission justifiait les subventions de l’État... jusqu'à maintenant.</p>

<p>A cet égard, le gouvernement du Québec ne peut plus se mettre la tête dans le sable et se dispenser de revoir sa contribution. Comment peut-on concilier l'allure que prend le Festival cette année avec les conclusions de l'entente intervenue entre le Festival d'été et les FrancoFolies l'automne dernier, au terme d'une négociation demandée par le gouvernement lui-même et les maires de Québec et Montréal? Dans le communiqué émis par les deux festivals le 30 novembre (<a href="http://www.infofestival.com/index.php?lang=fr&page=uncommunique&id=126">http://www.infofestival.com/index.php?lang=fr&page=uncommunique&id=126</a>), sous le titre « L’avenir de la chanson francophone avant tout ! » (???), on pouvait lire ce qui suit: </p>

<p>« <em>C’est parce qu’ils ont à coeur l’avenir de la chanson francophone que les organisateurs des FrancoFolies de Montréal et du Festival d’été de Québec en sont venus à une entente. Les deux manifestations musicales pourront ainsi poursuivre leur développement sans se nuire et surtout continuer à faire la promotion de la chanson francophone internationale au Québec.</em> »</p>

<p>Et encore:</p>

<p>« <em>C’est donc avec une énergie et un plaisir renouvelés et dans un esprit de collaboration mutuelle que les programmateurs chevronnés des FrancoFolies de Montréal et du Festival d’été de Québec s’affairent à la mise sur pied de leur programmation avec comme objectif de recevoir à leur événement respectif les meilleurs représentants de la chanson francophone actuelle</em>. »</p>

<p>« <em>Nous sortons tous gagnants de cette entente et la mission francophone du Festival d’été de Québec est protégée </em>», estimait pour sa part Daniel Gélinas, le directeur général du Festival d’été de Québec. </p>

<p>« Mission francophone » : ce n'est donc pas seulement un « volet ». Protégée? On ne pouvait mieux confirmer qu'elle était menacée. Comment expliquer alors que la dimension francophone du festival soit encore plus mince cette année?</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/la_mission_veritable_du_festiv.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/la_mission_veritable_du_festiv.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Fri, 21 May 2010 10:32:22 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>À quand des félicitations aux FrancoFolies ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Il est possible que l’Assemblée nationale ait déjà félicité les dirigeants d’un festival mais on chercherait en vain un autre cas où elle aurait félicité un festival pour sa <em>programmation</em>, comme elle l’a fait jeudi pour le Festival d’été de Québec (FEQ), sans attendre que cette dernière soit complète, et <em>a fortiori </em>réalisée. Il est encore plus étonnant de voir que l’Assemblée félicite le Festival pour une programmation dont le contenu est largement anglophone alors qu’elle n’a pas jugé bon d’en faire autant pour les FrancoFolies de Montréal,  dont la programmation est complète (ça débute dans un mois) et naturellement francophone. Est-ce l’influence du gouvernement fédéral qui se préparerait à augmenter la subvention au FEQ après avoir coupé celle des FrancoFolies?</p>

<p>À quoi tient cette disparité de traitement ? L’Assemblée nationale n’aurait tout de même pas un préjugé favorable envers les festivals qui font la promotion de la culture anglo-américaine. Se pourrait-il plutôt qu’une simple lettre ouverte ait ému la classe politique au point de mettre en branle l’ultime instrument que constitue une motion unanime de l’Assemblée nationale ? Ne serait-ce pas le monde à l’envers ? L’Assemblée NATIONALE désavouant un groupe de citoyens qui s'interrogent sur l'application de la politique culturelle officielle de leur gouvernement ?</p>

<p>La question que pose cette lettre n’a pourtant rien de séditieux, ni même d’original. Elle reprend essentiellement ce que disait ouvertement le directeur général du Festival d’été de Québec l’été dernier pendant la controverse avec les FrancoFolies de Montréal : « Je pense à la SODEC. Vont-ils accepter qu’on devienne un gros festival très large avec des grandes vedettes internationales et presque plus de chansons francophones ? » (<em>Québec Hebdo</em>, 12 août 2009). On sait que la crise s’est réglée aussi vite qu’elle avait éclaté, mais fort discrètement, sans qu’on ne sache jamais les termes de l’armistice. Posons la question : si Québec a retraité aussi facilement devant Montréal, serait-ce que le changement de calendrier des FrancoFolies ne dérangeait finalement pas et donnait au Festival d’été de Québec, en fin de compte, le plus beau prétexte pour « ne plus réussir » à trouver des artistes francophones ?</p>

<p>La question lancée par le directeur général du Festival d’été de Québec était pertinente en août denier; elle l’est davantage aujourd’hui, après l’annonce d’une programmation 2010 où le volet francophone s’est encore rétréci. Avec sa motion de félicitations unanime, formulée sans réserve et adoptée sans débat, l’Assemblée nationale ne vient-elle pas donner une absolution inconditionnelle aux dirigeants du Festival d’été de Québec et leur confirmer qu’ils sont dans la bonne direction avec leur « beau programme » ?<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/a_quand_des_felicitations_aux.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/a_quand_des_felicitations_aux.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Mon, 10 May 2010 09:57:15 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>De bien belles valeurs</title>
         <description><![CDATA[<p>Le député conservateur de Beauce Maxime Bernier va parcourir le Québec afin de vendre « des valeurs conservatrices ».</p>

<p>Dans un discours récent, il a durement critiqué les « irresponsables » qui « vivent au-dessus de leurs moyens et qui nous endettent ». Au sujet des problèmes vécus au Québec, il dit qu’il faut « les reconnaître et les analyser avec la tête froide si on veut leur trouver des solutions ». Il a posé un diagnostic « qui se fonde sur des faits et des données concrètes. La plupart de ceux qui ont réagi négativement l'ont fait sur la base d'une émotion ».</p>

<p>Il a bien raison. On a besoin de guides qui ont les deux pieds sur terre et qui ne nous mèneront dans des aventures risquées. Combien de Québécois se sont fait <em>emberlificoter </em>par des rêveurs et des gens irréalistes qui leur ont conseillé des « valeurs » douteuses comme les PCAA ? Il est temps de revenir à des approches plus conservatrices si on veut assurer notre avenir et celui de nos enfants.</p>

<p>Mais, le doute m'assaille, comme dirait Achille Talon: il parlait bien de placements ? Non ? J’avais compris qu’il allait devenir courtier en valeurs mobilières.</p>

<p>Dommage, il serait sûrement bon dans ça.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/de_bien_belles_valeurs.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/de_bien_belles_valeurs.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sat, 08 May 2010 15:41:37 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>L’astuce</title>
         <description><![CDATA[<p>L’hommage de Pauline Marois à Robert Bourassa a suscité une tempête. Son exercice d’analyse politique comparée n’a pas eu l’heur de plaire à ses « amis d’en face ». Invoquant l’article 35 du règlement, le leader du gouvernement a tenté de l’interrompre en prétendant qu’on ne faisait pas « ce genre d'intervention en général sur une motion sans préavis ».</p>

<p>Que dit l’article 35 ? Il interdit au député qui a la parole de<br />
« 1° désigner le président ou un député autrement que par son titre ;<br />
2° faire référence aux travaux d’une commission siégeant à huis clos avant qu’elle ait remis son rapport à l’Assemblée ;<br />
3° parler d’une affaire qui est devant les tribunaux ou un organisme quasi judiciaire, ou qui fait l’objet d’une enquête, si les paroles prononcées peuvent porter préjudice à qui que ce soit ;<br />
4° s’adresser directement à un autre député ;<br />
5° attaquer la conduite d’un député […] ;<br />
6° imputer des motifs indignes à un député ou refuser d’accepter sa parole ;<br />
7° se servir d’un langage violent, injurieux ou blessant à l’adresse de qui que ce soit ;<br />
8° employer un langage grossier ou irrespectueux envers l’Assemblée ;<br />
9° adresser des menaces à un député ;<br />
10° tenir des propos séditieux. »</p>

<p>Aucune de ces dispositions (notamment celle qui concerne la sédition…) ne pouvait évidemment s’appliquer à l’intervention de la chef de l’Opposition et justifier l’intervention du président ; ce dernier a vite compris que le leader utilisait un truc vieux comme le Parlement (Duplessis le faisait couramment) qui consiste à invoquer sciemment un article non pertinent seulement pour « changer l’allure du match ». Difficile aussi de convaincre le président que les parlementaires « ne devaient pas tenir des propos susceptibles de soulever des [débats] » alors qu’il venait de constater un « consentement pour <em>débattre </em>de cette motion » !</p>

<p>Pourquoi alors tant d’alarme ? Les citoyens qui n’ont lu que les brefs reportages des journaux et la lettre « profondément » indignée que la présidente du Conseil du Trésor a fait paraître dans au moins deux journaux pour dénoncer la chef péquiste ne peuvent pas avoir une juste idée de ce qui s’est passé. Pour cela, il faut lire son intervention intégrale (<a href="http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/39-1/journal-debats/20100429/16141.html#_Toc260399125">http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/39-1/journal-debats/20100429/16141.html#_Toc260399125</a>).</p>

<p>En quelques paragraphes, madame Marois a souligné deux traits du personnage : ses positions constitutionnelles et la création de deux fameuses commissions d’enquête, la CECO, en 1972 et la commission Cliche, sur l’industrie de la construction, en 1974. </p>

<p>Après avoir évoqué les positions de Bourassa sur l’accord du lac Meech, madame Marois a fait allusion au rapport Charest (qui avait servi de prétexte à Lucien Bouchard pour quitter le Cabinet Mulroney) avant d’ajouter : « On s’étonne, à ce moment, que le gouvernement actuel n’ait pas de positions constitutionnelles ». Et dans la foulée de son rappel sur les commissions d’enquête, elle a ajouté : « Nous souhaitons, donc, que le gouvernement actuel, qui aime bien rappeler la filiation du parti libéral d’aujourd’hui avec le parti libéral d’hier, se montre à la hauteur de son héritage. Qu’il pose un geste courageux, en instituant une enquête publique sur la construction et ses liens avec le financement des partis politiques ».</p>

<p>C’est à ce moment, à la deuxième « prise », que le leader du gouvernement est intervenu. Madame Marois avait pourtant prudemment dit « partis politiques », et non Parti libéral »… Et quand elle a pu reprendre la parole, ce fut pour commémorer brièvement l’élection des premiers députés du PQ ce même 29 avril 1970.</p>

<p>Dans la lettre qu’elle a fait paraître dans <em>Le Devoir</em> de samedi, la présidente du Conseil du Trésor écrit : « Totalement incapable de prendre ses distances de la partisanerie politique qui l'aveugle, Mme Marois aura lamentablement échoué dans sa tentative de s'élever au-dessus de la mêlée et de reconnaître, à sa juste valeur, l'ancien premier ministre du Québec. Grand chef d'État, Robert Bourassa aura été le premier premier ministre du Québec à militer en faveur du droit et de la place des femmes en politique, en créant notamment le Conseil du statut de la femme ».</p>

<p>Difficile de concilier cette analyse avec la lecture des propos de madame Marois qui n’a pas dit un seul mot négatif sur le premier gouvernement de Robert Bourassa, l’objet de la motion, ni sur Robert Bourassa lui-même qui n’est quand même pas « sur les planches » actuellement. Disons qu’elle l’a plutôt ménagé, comme c’est l’usage dans les circonstances. Madame Marois a été généreuse en acceptant de « célébrer », sans exprimer le moindre bémol, le quarantième anniversaire de l’élection d’un chef de gouvernement que son parti a combattu pendant quatre mandats. A-t-elle commis un grave impair que certains commentateurs lui reprochent en « tirant la pipe » au premier ministre actuel dans une circonstance (les motions sans préavis) où on célèbre généralement « la maternité et la tarte aux pommes », et où il n’y a pas de réplique ? Faudra-t-il désormais qu’on négocie aussi le contenu des interventions ? Le gouvernement sera plus prudent à l’avenir quand il sera tenté de souligner des événements qui peuvent donner prise aux astuces. Et, si l’incident peut contribuer à réduire le nombre des motions sans préavis, il aura servi à quelque chose.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/lastuce.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2010/05/lastuce.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sun, 02 May 2010 16:51:47 -0500</pubDate>
      </item>
      
   </channel>
</rss>
