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   <channel>
      <title>Carnet de Gaston Deschênes</title>
      <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/</link>
      <description>
Né à Saint-Jean-Port-Joli, Gaston Deschênes a étudié au collège de Saint-Anne-de-la-Pocatière et à l’Université Laval où il a obtenu une maîtrise en histoire. Auteur de plusieurs ouvrages sur sa région natale, la Côte-du-Sud, il est maintenant historien autonome, après plusieurs années passées dans la fonction publique, dont 30 comme historien à l&apos;Assemblée nationale du Québec.</description>
      <language>fr</language>
      <copyright>Copyright 2012</copyright>
      <lastBuildDate>Tue, 24 Jan 2012 20:49:21 -0500</lastBuildDate>
      <generator>http://www.sixapart.com/movabletype/?v=3.2</generator>
      <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs> 

            <item>
         <title>Le Sénat historien</title>
         <description><![CDATA[<p>On aurait pu penser que les sénateurs seraient plus sages que les députés (<a href="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/12/les_deputescenseurs_1.php">http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/12/les_deputescenseurs_1.php</a>), mais non : le Sénat français a adopté à son tour la proposition de loi qui prévoit de sanctionner toute personne qui aurait « contesté » ou « minimisé de façon outrancière (…) l'existence des génocides reconnus par la loi », i.e. les génocides juifs et arméniens.</p>

<p>Profondément divisés et rompant avec les « lignes de partis », les sénateurs ont voté à 127 contre 86, 60 % de leurs collègues étant absents, certains étant visiblement partis faire la « petite marche » classique du parlementaire qui ne veut pas prendre position.</p>

<p>Les sénateurs ont approuvé la proposition malgré l’avis défavorable de leur Commission des lois (<a href="http://www.senat.fr/rap/l11-269/l11-2691.pdf">http://www.senat.fr/rap/l11-269/l11-2691.pdf</a>) selon laquelle « il n'appartenait pas à la loi, et en particulier à la loi pénale, d'intervenir dans le champ de l'histoire et de disposer en matière de vérité historique ». Elle a en outre considéré que cette loi pourrait entrer en contradiction avec plusieurs principes constitutionnels, en particulier le principe de légalité des délits et des peines, le principe de liberté d’opinion et d’expression et le principe de liberté de la recherche historique.</p>

<p>Car il est maintenant interdit de douter explicitement de l’existence du génocide arménien et dangereux de faire des recherches sur ce qui s’est passé en Arménie entre 1915 et 1923 : ce serait risquer d’aboutir à des résultats contraires à la « vérité » préétablie par le Parlement ou de minimiser « de façon outrancière » le génocide. Rien ne garantit la précision de l’instrument utilisé pour calculer l’outrance…</p>

<p>Il faut lire l’exposé de motifs de la proposition (<a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3842.asp">http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3842.asp</a>) présentée par la députée Valérie Boyer. On y rappelle que la France a des lois pour définir les génocides et autres crimes contre l’humanité, dont la loi n° 2001-70 du 29 janvier 2001 qui a reconnu le génocide arménien de 1915 et la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 sur la traite et l’esclavage, mais seule la contestation du génocide juif constitue un délit (introduit par la loi Gayssot du 13 juillet 1990), « de sorte que les victimes rescapées de crimes contre l’humanité se trouvent inégalement protégées » ! D’où la nécessité d’instituer, pour la négation du génocide arménien, des peines semblables à celles que la loi Gayssot a édictées en 1990, soit un an de prison et 45 000 € d'amende. </p>

<p>Livrés aux groupes de pression et mus par l’électoralisme (la communauté arménienne en France est la plus importante d'Europe occidentale, avec environ 600 000 membres), les députés n’ont rien retenu des avertissements de la communauté historienne et ont préféré s’enliser dans une rectitude qui fait peur. Le ministre des Relations avec le Parlement a justifié cette proposition de loi par la nécessité de lutter contre le « poison » négationniste, une expression qui rappelle une autre époque.</p>

<p>Reste le Conseil constitutionnel qui pourrait se prononcer sur la constitutionnalité du délit créé par cette loi, mais comment refuser aux Arméniens ce qu’on a accordé aux Juifs ?</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2012/01/le_senat_historien.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 20:49:21 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Une autre Journée du drapeau bâclée</title>
         <description><![CDATA[<p>Dans un communiqué émis à 8h00 le 20 janvier et répété à la mêm heure le 21, le ministre responsable de l'application de la Loi sur le drapeau « invite la population à souligner le 64e anniversaire de l'adoption du fleurdelisé, en ce samedi 21 janvier 2012, jour du Drapeau, qui commémore un moment important de notre histoire ».<br />
(<a href="http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Janvier2012/20/c5545.html">http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Janvier2012/20/c5545.html</a>)</p>

<p>C’est un immense progrès. Du temps des Weil et Normandeau, le communiqué sortait dans l’après midi du 21 janvier. Puis, en 2011, le ministre Fournier a « oublié ». À son cabinet, un attaché politique avait d’abord dit ignorer (!) l'existence d'une telle journée, pour ensuite voir le service des communications du ministère « admettre » que c'était un « oubli » de sa part. La faute aux fonctionnaires, qui n’auraient pas pris de risques cette année en programmant la diffusion à 8h00, un samedi matin.</p>

<p><img alt="Drapeau + tour.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Drapeau%20%2B%20tour.jpg" width="184" height="274" /></p>

<p><br />
Le ministre de la Justice invite la population à souligner la Jour du drapeau qui « est l'occasion de nous rassembler autour de cet emblème qui incarne si puissamment nos valeurs, nos aspirations communes et notre détermination à bâtir ensemble le Québec de demain ». Mais il ne faut quand même pas trop en demander, surtout pas l’heure et le lieu du rassemblement. En fait, ni le ministre responsable de l’application de la loi, ni le premier ministre, chef du gouvernement dont le fleurdelisé est le principal emblème, n’ont inscrit quoi que ce soit à leur agenda.</p>

<p>Ils le feront peut-être l’an prochain quand le fleurdelisé aura 65 ans, l’âge de la pension fédérale.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2012/01/une_autre_journee_du_drapeau_b_1.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2012/01/une_autre_journee_du_drapeau_b_1.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 09:38:44 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>La Marche des rois (suite)</title>
         <description><![CDATA[<p>Henri Bourassa doit tournoyer dans sa tombe. Après avoir passé le XXe siècle à se détacher pacifiquement  mais résolument du Royaume-Uni, le Canada est en train de s’y recoller sous le gouvernement conservateur de Stephen Harper.</p>

<p>Des générations d’étudiants en droit et en science politique ont appris que la reine était devenue un simple symbole et que ses pouvoirs (comme ceux de ses représentants) étaient tombés en désuétude. C’est à qui imaginerait une situation de crise ultra compliquée où le gouverneur général aurait un rôle à jouer pour assurer la pérennité de nos institutions (et justifier son existence). Puis, quand Michaëlle Jean a eu l’occasion « rêvée » d’agir, et de refuser une scandaleuse demande de prorogation, elle s’est comportée comme une distributrice de luxe.</p>

<p>Le gouvernement fédéral présente maintenant la monarchie comme un trait distinctif de la culture politique du Canada, ce qui le distingue des Américains... Plus pragmatique, la ministre québécoise des Relations internationales voit les visites royales comme une sorte d’investissement dans le tourisme : la monarchie est revenue à la mode, en version pipolisée, pour divertir et faire rêver les vieilles colonies.</p>

<p>Rêvons donc en imaginant que le regretté journaliste Rémi Tremblay, dont il a déjà été quelques fois question ici (<a href="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/05/a_la_maniere_de_remi_tremblay_1.php">http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/05/a_la_maniere_de_remi_tremblay_1.php</a>), a remis sa plume satirique à l’œuvre, au risque de froisser la mémoire de Daudet, du curé Domergue, voire du « bon roi René », tous artisans de la traditionnelle <em>Marche des rois</em> (cf. <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2012/01/la_marche_des_rois_i.php">http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2012/01/la_marche_des_rois_i.php</a>)</p>

<p>***</p>

<p><strong>La marche des « rois nègres »</strong></p>

<p>(Version 2012  <em>harperisée </em>de <em>La marche des rois</em>. Pour un accompagnement musical, ouvrir <a href="http://www.lirecreer.org/biblio/comptines/marche_des_rois/index.html">http://www.lirecreer.org/biblio/comptines/marche_des_rois/index.html</a> dans une autre fenêtre)</p>

<p><img alt="Reine et carosse.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Reine%20et%20carosse.jpg" width="275" height="183" /></p>

<p>1.<br />
Un bon matin, Harper s’est mis en train<br />
De ramener son peuple au Moyen Âge.<br />
Un bon matin, Harper s’est mis en train<br />
De fêter le règne élisabéthain.</p>

<p>Vinrent d’abord, livrés franc de port,<br />
Plein de photos, de fanions et de messages,<br />
Et puis, encore au frais du Trésor,<br />
Même un portrait du vieux prince consort.</p>

<p>2.<br />
James Moore l’a dit : le ciel nous a bénis<br />
D’avoir vécu sous la reine d’Angleterre.<br />
James Moore l’a dit : le ciel nous a bénis<br />
Et la monarchie nous a définis.</p>

<p>Rien de trop beau, vu de Toronto :<br />
On a remis du « royal » aux militaires<br />
Et James Baird a troqué les tableaux<br />
D’Alfred Pellan pour la reine en photo.</p>

<p>3.<br />
Pour des idées de vrais colonisés,<br />
On peut compter sur ces thuriféraires.<br />
Pour des idées de vrais colonisés,<br />
Les budgets ne sont jamais épuisés.</p>

<p>Rien de trop fort pour les dinosaures<br />
Adulateurs de smalas parasitaires<br />
Et, cet été, on paiera encore<br />
Pour héberger le plus vieux des Windsor.</p>

<p>***</p>

<p>Ceux et celles qui auraient la rectitude écorchée par le titre peuvent relire ce qu’écrivait André Laurendeau sur « la théorie du roi-nègre », propos publiés dans <em>Le Devoir </em>d’Henri Bourassa le 4 juillet 1958 :</p>

<p>« Les Britanniques ont le sens politique, ils détruisent rarement les institutions politiques d'un pays conquis. Ils entourent le roi nègre mais ils lui passent des fantaisies. Ils lui ont permis à l'occasion de couper des têtes : ce sont les mœurs du pays. […] <br />
« Il faut obtenir du roi nègre qu'il collabore et protège les intérêts des Britanniques. Cette collaboration assurée, le reste importe moins. Le roitelet viole les règles de la démocratie ? On ne saurait attendre mieux d'un primitif…<br />
« […] Le résultat, c'est une régression de la démocratie et du parlementarisme […]. »<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2012/01/la_marche_des_rois_suite.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2012/01/la_marche_des_rois_suite.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 10:26:35 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>La Marche des rois (I)</title>
         <description><![CDATA[<p>On célébrait davantage et plus religieusement le 6 janvier « autrefois » (disons du temps de ma jeunesse…). Pour les catholiques, l’Épiphanie commémore un événement relaté dans l'Évangile selon Mathieu, la visite de l'enfant Jésus par les rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, d’où le nom de « Fête des rois ». L’Épiphanie terminait le « temps de Fêtes » et sonnait le début d’une diète plus équilibrée.<br />
<img alt="Marche des rois Bonne chanson-Web.JPG" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Marche%20des%20rois%20Bonne%20chanson-Web.JPG" width="448" height="271" /></p>

<p>Le cantique qu’on entonnait en chœur le 6 janvier est sûrement resté accroché à la mémoire des plus vieux : </p>

<p>       « De bon matin j'ai rencontré le train<br />
       De trois grands rois qui allaient en voyage<br />
       De bon matin j'ai rencontré le train<br />
       De trois grands rois dessus le grand chemin ».</p>

<p>Les origines de ce noël populaire remonteraient au XVe siècle. Certaines sources l’attribuent à René 1er  (1409-1480), surnommé par ses sujets provençaux le « Bon Roi René », qui fut duc d'Anjou, comte de Provence, roi de Naples et roi titulaire de Jérusalem. Transmis de génération en génération par tradition orale, ce cantique fut publié pour la première fois dans le <em>Recueil des noëls provenceaux composé par le sr Nicolas Saboly,... Nouvelle édition, augmentée du Noël fait à la mémoire de M. Saboly, et de celui des Rois, fait par J.-F. D</em>., ouvrage imprimé à Avignon en 1763. </p>

<p>Le premier des huit couplets de <em>La Marcho Di Rei</em> allait comme suit :</p>

<p>       De matin, Ai rescountra lou trin<br />
       De tres grand Rèi qu'anavon en vouiage ;<br />
       De matin, Ai rescountra lou trin<br />
       De tres grand Rèi dessus lou grand camin.<br />
      Ai vist d'abord De gardo cors,<br />
       De gènt arma em'uno troupo de page,<br />
      Ai vist d'abord De gardo cors,<br />
       Tóuti daura dessus si just-au-cors.</p>

<p>Le « J.-F. D. » mentionné dans le titre du recueil était l’ancien curé d'Aramon (commune du Gard), Joseph-François Domergue, né en 1691, mort à Avignon en 1729. C’est lui qui a écrit, ou simplement consigné par écrit, selon une autre hypothèse, les paroles du cantique populaire qu’il disait chanté sur l'« air de la <em>Marche de Turenne</em> », une œuvre attribuée à Jean-Baptiste Lulli - ou Lully - (1632-1687), compositeur français d'origine italienne.</p>

<p>Si Lulli a composé la musique, sur quel air pouvait bien chanter le roi René deux siècles plus tôt ? Lulli a peut-être composé sa <em>Marche de Turenne</em> en s’inspirant d’un air qui circulait déjà. À moins que la paternité du « bon roi René » ne soit que légende ? Tout n’est qu’hypothèse sur cette question que l’auteur des <em>Miettes de l'histoire de Provence</em> (1902) comparait au tonneau des Danaïdes, « tonneau sans fond dans lequel chaque controversiste apporte en pure perte son seau, toujours absolument vide de sérieux arguments ».</p>

<p>La suite de l’histoire est mieux connue. En 1872, Georges Bizet (1838-1875) compose une musique de scène pour <em>L’Arlésienne</em>, drame en trois actes qu’Alphonse Daudet (1840-1897) a tiré d’une nouvelle de ses <em>Lettres de mon moulin</em> (1869). Bizet s’inspire d’authentiques chants provençaux dont la célèbre « Marche des Rois ».Créée à Paris le 1er octobre 1872, la pièce de Daudet est retirée de l'affiche après vingt représentations mais Bizet extrait de sa musique une suite orchestrale qui remportera un succès jamais démenti. </p>

<p><img alt="Marche des rois-Daudet-Bizet.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Marche%20des%20rois-Daudet-Bizet.jpg" width="400" height="307" /></p>

<p>Quant au texte de la « Marche des rois », tel qu’on le connaît aujourd’hui, et dont on trouvait un couplet au dernier acte de la pièce éditée en 1872, Daudet l’a probablement rédigé en français moderne à la même époque. On l’a vue éditée au moins une fois avec la mention « Musique de Georges Bizet » mais on reconnaît généralement qu’elle est l’œuvre de Lulli, et que Bizet n'a fait que l'arranger pour <em>L'Arlésienne</em>, comme l'écrit d'aileurs Daudet. <br />
(Pour écouter: <a href="http://www.youtube.com/watch?v=BQx7vH_6SQ0">http://www.youtube.com/watch?v=BQx7vH_6SQ0</a>)</p>

<p>I<br />
De bon matin, j'ai rencontré le train<br />
De trois grands Rois qui allaient en voyage<br />
De bon matin, j'ai rencontré le train<br />
De trois grands Rois dessus le grand chemin.<br />
Venaient d'abord des gardes du corps,<br />
Des gens armés avec trente petits pages,<br />
Venaient d'abord es gardes du corps,<br />
Des gens armés dessus leurs justaucorps.</p>

<p>II<br />
Puis sur un char doré de toutes parts,<br />
On voit trois Rois modestes comme des anges,<br />
Puis sur un char doré de toutes parts,<br />
Trois Rois debout parmi les étendards.<br />
L'étoile luit et les Rois conduit<br />
Par longs chemins devant une pauvre étable,<br />
L'étoile luit et les Rois conduit<br />
Par longs chemins devant l'humble réduit.</p>

<p>III<br />
Au Fils de Dieu qui naquit en ce lieu<br />
Ils viennent tous présenter leurs hommages,<br />
Au Fils de Dieu qui naquit en ce lieu<br />
Ils viennent tous présenter leurs doux vœux.<br />
De beaux présents, or, myrrhe et encens,<br />
Ils vont offrir au maître tant aimable,<br />
De beaux présents, or, myrrhe et encens,<br />
Ils vont offrir au bienheureux enfant.</p>

<p>(Deuxième partie la semaine prochaine)</p>

<p>(Sources principales : <a href="http://www.nimausensis.com/Gard/ImageMois/MarcheDesRois/LesRoisMages.htm">http://www.nimausensis.com/Gard/ImageMois/MarcheDesRois/LesRoisMages.htm</a>; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arl%C3%A9sienne_(Bizet)">http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arl%C3%A9sienne_(Bizet)</a>.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2012/01/la_marche_des_rois_i.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 09:17:24 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Les députés-censeurs</title>
         <description><![CDATA[<p>L’Assemblée nationale française « lâchée lousse ». Ou livré aux groupes de pression ?</p>

<p>Une députée française a fait adopter une proposition de loi qui prévoit un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour toute personne qui nierait publiquement l’existence du génocide arménien (<a href="http://www.france24.com/fr/20111222-proposition-loi-condamnant-genocides-votee-a-lassemblee-nationale">http://www.france24.com/fr/20111222-proposition-loi-condamnant-genocides-votee-a-lassemblee-nationale</a>). Autrement dit, vous pouvez penser qu’il n’y a peut-être pas eu de génocide en 1915-1916 (au sens où on a défini ce concept trente ans plus tard…) en Arménie, mais « seulement » une guerre meurtrière, mais ne le dites pas à haute voix.</p>

<p>Le gouvernement ne s’est pas compromis, le ministre des Relations avec le Parlement ayant indiqué qu'il s'en remettrait à la « sagesse » des députés, une sagesse assez mince, dans tous les sens du terme, car il n’y en avait qu’une cinquantaine de députés (sur 577 !!!) en Chambre au moment du vote majoritaire à main levée.</p>

<p>Les historiens français ont évidemment réagi : il a quand même des gens qui y ont gardé toute leur tête en cette époque de rectitude exacerbée (<a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2011/12/21/01002-20111221ARTFIG00552-genocide-armenien-les-historiens-critiquent-la-loi.php">http://www.lefigaro.fr/politique/2011/12/21/01002-20111221ARTFIG00552-genocide-armenien-les-historiens-critiquent-la-loi.php</a>). Ils l’avaient fait en 1990, quand l’Assemblée nationale a adopté la loi Gayssot pour pénaliser la négation du génocide juif. En 2006, 19 historiens français, parmi les plus réputés, avaient signé une pétition demandant l'abrogation de la loi Gayssot, de la loi reconnaissant le génocide arménien, de la loi reconnaissant la traite et l'esclavage en tant que crime contre l'humanité et enfin de la loi sur l'intégration dans les programmes scolaires du rôle positif de la colonisation française : ils y rappelaient des principes : l'histoire n'est pas la morale, n'est pas l'esclave de l'actualité et n'est pas un objet juridique.</p>

<p>Les députés n’ont évidemment pas écouté les historiens qui rappliquent en 2011 en espérant convaincre le Sénat de ne pas créer un nouveau délit d’opinion :</p>

<p>-	Pierre Nora : « Ce n'est pas aux politiques d'écrire l'histoire ! » ;<br />
-	Christian Delporte : « Nous sommes contre l'histoire officielle et nous estimons qu'il ne doit pas y avoir d'entrave au travail de l'historien. Or, dès l'instant qu'il y a une loi, il y a des risques de poursuite. L'histoire est avant tout une source de débat et doit le rester dans une démocratie » ;<br />
-	Gilles Manceron : « Va-t-on faire une loi pour tous les crimes du monde ? Pour ceux commis par les communistes en Russie ou pour le génocide des Indiens en Amérique ? »</p>

<p>Si les parlementaires décident maintenant de ce qui est « vrai » en histoire, on pourrait faire de même ici pour l’extermination des Renards par le Français, des Béotuks par les Anglais de Terre-Neuve ou des Hurons par les Iroquois.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/12/les_deputescenseurs_1.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/12/les_deputescenseurs_1.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Wed, 28 Dec 2011 10:37:19 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Le temps des cadeaux</title>
         <description><![CDATA[<p>C’est Noël : on va parler de cadeaux.</p>

<p><strong>Le Centre Bell en sera privé</strong></p>

<p>Il n’y a pas de lien avec ce qui se passe derrière le banc du Canadien mais le Centre Bell va perdre quelques dollars venant du gouvernement. Hydro-Québec, la Société des alcools et la Caisse de dépôt abandonnent leurs loges « corporatives » (<a href="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201112/21/01-4479829-la-caisse-de-depot-abandonne-sa-loge-au-centre-bell.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS15">http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201112/21/01-4479829-la-caisse-de-depot-abandonne-sa-loge-au-centre-bell.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS15</a>). Les Québécois ne verront pas de différences sur leurs rapports d’impôt mais l’État économisera presque un million par année.</p>

<p>Le seul organisme d’État qui résiste est Loto-Québec, qui dépense environ un demi-million pour deux loges, l’une pour ses meilleurs parieurs, l’autre pour ses dépanneurs « qui travaillent de longues journées et font face à une forte concurrence », dont celle que la société d’État leur fait avec son poker en ligne ! Mais, c’est un autre dossier.</p>

<p>Loto-Québec et le gouvernement continuent leur double langage. L’État justifie sa présence dans le jeu en disant qu’il empêche le crime organisé d’en profiter (tout en laissant proliférer les sites Internet illégaux sur les réserves, où il n’y a évidemment pas de crime organisé…). C’est donc un mal nécessaire… qu’il encourage avec des petits cadeaux aux plus « méritants ». Cherchez la cohérence.</p>

<p><strong>Les démissionnaires passent à la caisse</strong></p>

<p>Le député d’Argenteuil a démissionné le 16 décembre. Trop jeune pour toucher sa pension, dont on a fixé l’accès à 55 ans au début des années 1980, il bénéficiera de l’allocation de transition maximale (un an de salaire), créée à la même époque pour permettre aux jeunes retraités sans pension de « se r’virer de bord », ce qui ne devrait être un problème pour cet homme d’affaires qui a précisément perdu sa limousine à cause d’un conflit d’intérêts « appréhendé » entre ses activités de ministre et ses intérêts dans une entreprise de construction. On lui souhaite un bon fiscaliste pour éviter d’en payer un coup sur ce qui pourrait bien devenir une double rémunération en 2012.</p>

<p>Plusieurs autres députés pourraient quitter l’an prochain. La brochette comprendrait de nombreux vétérans admissibles à la pension des parlementaires AINSI qu’à la pension fédérale mais AUSSI l’allocation dite « de transition ». Transition vers quoi ? Sûrement un monde meilleur.</p>

<p><strong>Pour les Bronfman, une double surprise ?</strong></p>

<p>La famille Bronfman vient d’embaucher des lobbyistes afin d'influencer les parlementaires et convaincre l'Assemblée nationale d'adopter une loi privée touchant la répartition du patrimoine d’une dizaine de fiducies familiales créées en 1942 pour assurer la pérennité du capital et surtout payer le moins d’impôt possible (<a href="http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2011/12/20111220-173315.html">http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2011/12/20111220-173315.html</a>).</p>

<p>Une première tentative a été effectuée au printemps avec le bill 205 qui a été étudié brièvement dans l’ombre du fameux 204. Alerté par un reportage du canal Argent, le Parti québécois avait tiqué et le député François Rebello avait posé plusieurs questions au gouvernement et même écrit au ministre au sujet de l’impact de ce projet sur le fisc québécois.</p>

<p>Quand les lois d’application générale ne suffisent pas et qu’il faut recourir à un projet de loi d’intérêt privé, on peut sans l’ombre d’un doute conclure qu’il y a un « problème » entre les intérêts privés et l’intérêt public. Et si de plus le ministre ainsi que les avocats et les lobbyistes de la requérante ne veulent pas donner d’explications, serait-ce qu’il y a quelque chose d’inexplicable ? Comme un « cadeau » dont le donateur ignorerait la valeur ?</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/12/le_temps_des_cadeaux.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Wed, 21 Dec 2011 16:51:10 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>La légitimité des indépendants</title>
         <description><![CDATA[<p>L’éditorialiste Jean-Pascal Beaupré (« Fausse représentation », <em>La Presse</em>, 5 décembre 2011) se demande si les députés qui siègent actuellement comme indépendants ont « la légitimité de représenter les électeurs de leur circonscription ». À cette question, il faut répondre : « Oui, certainement (sauf peut-être le cas très particulier qui est actuellement sub judice). »</p>

<p>La Loi sur l’Assemblée nationale édicte que le député « jouit d'une entière indépendance dans l'exercice de ses fonctions » (art. 43). Pour mieux éclairer nos lanternes, il faudrait peut-être amender cette loi en nous inspirant de l’article 38 de la Loi fondamentale pour la République fédérale d’Allemagne, texte si judicieusement cité dans le projet de réforme parlementaire déposé par le ministre Jacques Dupuis en juin 2004 : « Les députés du Bundestag allemand sont élus au suffrage universel, direct, libre, égal et secret. Ils sont les représentants de l’ensemble du peuple, ne sont liés ni par des mandats ni par des instructions et ne sont soumis qu’à leur conscience » (La réforme parlementaire, p. 18).</p>

<p>En droit québécois, comme le précisent Brun, Tremblay et Brouillet dans leur <em>Droit constitutionnel</em> (5e édition, p. 306), le député est « absolument libre, durant son mandat, d'agir selon ses seules convictions dans la poursuite du bien commun; il n'est jamais lié par les désirs de ses commettants ». Nul ne peut « essayer d'influencer le vote, l'opinion, le jugement ou l'action du député par fraude, menace ou par des pressions indues » (Loi sur l’Assemblée nationale, art. 55). Bien sûr, cet article ne met pas le député à l’abri de la discipline de parti mais ce n’est pas un objet, un numéro ou un robot, ni un soldat, et son chef a l’obligation de convaincre, non pas d’imposer. Le projet de réforme précité voulait alléger cette discipline « afin de permettre aux députés d’exercer leur mandat en tenant compte aussi: des attentes des électeurs de leur circonscription ou de l’ensemble des citoyens; de leurs propres convictions ou conclusions sur une question; des impératifs de leur conscience ».</p>

<p>Tels sont justement les motifs qui ont amené la plupart des députés indépendants d’hier et d’aujourd’hui sur les banquettes arrière et, malgré ce que peuvent en penser certains citoyens, ils n’ont pas pris leur décision de gaieté de cœur, « pour se faire remarquer », comme on l’entend parfois. Sauf exception, devenir indépendant est un choix très difficile qui marque souvent le début de la fin d’une carrière parlementaire.</p>

<p>« Ils ont été élus grâce au chef et au parti : qu’ils y restent loyaux ! », entend-on aussi. Il y a du vrai dans cette perception (les élus sont redevables au chef et au parti dans des proportions qu’il serait bien présomptueux d’évaluer), mais elle s’applique plutôt mal à la plupart des indépendants actuels. Les députés Caire et Picard ont été élus avec un chef qui avait leur loyauté mais qui a été remplacé au terme d’un congrès bizarre dont ils n’acceptent pas les résultats. Les dissidents du PQ ont, pour la plupart, fait défection après avoir vu leur parti appuyer une cause (le projet de loi 204) qui ne figurait pas à son programme et qui cadrait d’ailleurs assez mal avec sa philosophie. Si leur chef avait été plus souple sur la discipline, ils seraient peut-être encore sous sa houlette. Ils ont préféré suivre leurs convictions, eux, et siéger comme indépendants (tel que permis explicitement par le Règlement de l’Assemblée nationale), ce qui n’a visiblement pas provoqué de soulèvements dans leurs circonscriptions.</p>

<p>Au moment où un fort courant d’opinion remet en question la « ligne de parti » qui limite la liberté d’expression et impose la « discipline de vote », il est pour le moins étonnant de voir un éditorialiste proposer une mesure qui aurait pour effet d’enfermer définitivement les députés dans le corset partisan. Sur le plan éthique — où il veut nous amener — ce serait bien le bouquet si les députés qui votent, à visière levée, selon « les impératifs de leur conscience » étaient ostracisés sans appel alors que ceux qui renient leurs principes peuvent continuer de voter machinalement, peinards et incognito.</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/12/la_legitimite_des_independants.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/12/la_legitimite_des_independants.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 12:31:33 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Le « sénateur justicier »</title>
         <description><![CDATA[<p>Je n’ai pas d’atomes crochus avec le sénateur Boisvenu. Ce monsieur a vécu de grandes épreuves et, par respect pour lui, plusieurs l’ont ménagé lorsqu’il s’est mis à intervenir publiquement sur le « droit des victimes ». Depuis quelque temps, on peut cependant dire qu’il liquide rapidement le capital de sympathie qu’il possédait.</p>

<p>Contrairement à Jean Lapointe, qui a compris que sa cause n’avançait pas (quand l’heure de la retraite a sonné), et à Jacques Demers, qui ne le comprendra probablement pas, le sénateur Boisvenu défend un dossier qui correspond aux visées du gouvernement conservateur et qui va malheureusement aboutir.</p>

<p>Je ne suivrais pas cependant le raisonnement de Debora de Thomassis, vice-présidente de l'Association des avocats de la défense de Montréal, qui invite le sénateur à s’enregistrer comme lobbyiste « s'il veut faire du lobbying » (<a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/11/20/002-barreau-boisvenu-defense.shtml">http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/11/20/002-barreau-boisvenu-defense.shtml</a>). Il y a des limites à dire n’importe quoi, même sous le coup de la colère. Le sénateur Boisvenu est parfaitement justifié de défendre son point de vue (pour une fois qu’un sénateur s’active concrètement…); c’est à ses interlocuteurs de démonter ses « raisonnements ».</p>

<p>Je ne suis pas non plus Me Jean-Claude Hébert qui a bien démontré (<a href="http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/201111/24/01-4471290-le-senateur-justicier.php">http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/201111/24/01-4471290-le-senateur-justicier.php</a>) comment l’analyse du « sénateur justicier » est « stupéfiante » et son argumentaire, « déroutant », mais qui se laisse aller à des considérations moins pertinentes quand il écrit que le sénateur Boisvenu « usurpe une responsabilité des élus » et devrait « se tenir coi jusqu'à l'adoption du projet de loi C-10 par la Chambre des communes », réservant son point de vue pour l’étude du projet « en comité parlementaire du Sénat ». </p>

<p>Qu’on le veuille ou non, le Sénat participe à la fonction législative et rien, dans notre droit, n’empêche un sénateur de se prononcer sur une question à l’étude devant le Parlement. Ni de dire des bêtises.</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/11/le_senateur_justicier.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sun, 27 Nov 2011 17:44:53 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Et la langue, on la conserve?</title>
         <description><![CDATA[<p>Un petit producteur fait beaucoup parler de lui dans le monde de l’alimentation depuis quelques années. Reportages dans tout ce qu’on trouve d’émissions et de médias branchés, prix et distinctions, éloges de toutes sortes, certainement mérités.</p>

<p>Dans son édition de décembre, <em>L’Actualité </em>consacre une page à cette « conserverie gastronomique artisanale » qui veut contribuer à la « redécouverte du patrimoine culinaire ». Allier conserves et gastronomie n’est pas banal. Les propriétaires, dont les noms évoquent les familles-souches québécoises, critiquent l’industrialisation, valorisent le rapprochement avec les producteurs, parlent artisanat et terroir. Mieux encore, l’entreprise qui a débuté comme restaurant à Montréal est maintenant installée en campagne et favorise la conciliation travail-famille. Et elle participera à la guignolée des médias avec des boîtes numérotées ornées d’une étiquette signée Claude Robinson. Avant d’ouvrir la boîte, on sent déjà les bons sentiments.</p>

<p>Un bémol? Le journaliste note que l’entreprise se distingue aussi par « un nom curieux » : elle s’appelle « LE NAKED LUNCH », nom « bien de chez nous » dûment inscrit au Registre des entreprises du Québec, « patenté » au fédéral (OPIC) et donc « avalé » par notre bienveillant Office québécois de la langue française.</p>

<p>Tout est correct / <em>It’s all right.</em></p>

<p>Merci / <em>Thank you. </em></p>

<p>Allez-en paix /<em> Ite missa est.</em></p>

<p><img alt="pate_chinois.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/pate_chinois.jpg" width="300" height="443" /></p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/11/et_la_langue_on_la_conserve.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/11/et_la_langue_on_la_conserve.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Tue, 15 Nov 2011 10:09:06 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Deltell contre Henri IV, prise 2</title>
         <description><![CDATA[<p>Le chef de l’ADQ retourne en mission afin de faire changer le nom de l’autoroute Henri IV pour « autoroute de la Bravoure ». On croyait le dossier mort quand la Commission de toponymie a rejeté cette demande en 2009. La Société historique de Charlesbourg, notamment, s’était prononcée contre le changement de nom par la voix de son président, René Cloutier (<a href="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2009/10/et_ce_brave_henri_iv_2.php">http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2009/10/et_ce_brave_henri_iv_2.php</a>).</p>

<p><img alt="Heni IV e.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Heni%20IV%20e.jpg" width="287" height="175" /></p>

<p><br />
Mais le soldat Deltell n’a pas désarmé et il a profité du climat de sensiblerie qui entoure chaque année le 11 novembre pour aller chercher des appuis au pied la croix du Sacrifice (<a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201111/11/01-4467120-de-nombreux-appuis-pour-lautoroute-de-la-bravoure.php">http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201111/11/01-4467120-de-nombreux-appuis-pour-lautoroute-de-la-bravoure.php</a>). </p>

<p>Qu’y a-t-il de neuf, depuis deux ans, pour modifier l’opinion de la Commission de toponymie? Une légion d’honneur certes méritée, décernée opportunément au père du député quelques jours avant la commémoration du 11 novembre et habilement médiatisée auprès d’une certaine radio, ne peut pas nuire quand on veut créer un <em>buzz </em>(pour employer un mot à la mode). Il y a aussi une nouvelle présidente à la Commission de toponymie. Issue du milieu des chambres de commerce et du patronat, celle-ci a « promis au député de Chauveau de procéder à une révision administrative du dossier ». «Le seul engagement que j'ai pris, c'est de faire en sorte que l'on s'assure que toutes les étapes ont été franchies et que toutes les petites pierres ont été retournées», a affirmé Mme Marchand. «Je ne mets pas du tout en doute le processus antérieur. Mais deux fois valent mieux qu'une», a-t-elle tenu à préciser.<br />
(<a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201111/10/01-4466698-autoroute-de-la-bravoure-lidee-fait-du-chemin.php">http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201111/10/01-4466698-autoroute-de-la-bravoure-lidee-fait-du-chemin.php</a>)</p>

<p>C’est probablement la parade classique de la fonctionnaire embarrassée par les pressions d’un parlementaire qui veut obtenir des accommodements, et ultimement de nouveaux galons auprès de ses électeurs. Mais il n’y a rien de sûr et, par précaution, il faudra remonter aux créneaux pour défendre la mémoire d’Henri IV - un brave militaire lui-même, mais surtout le principal soutien de Champlain - envers et contre ceux qui voudraient le sortir de Québec, y compris le maire de la ville qu’il a contribué à fonder.</p>

<p><img alt="Heni IV f.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Heni%20IV%20f.jpg" width="280" height="174" /><br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/11/vive_henri_iv.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/11/vive_henri_iv.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:43:27 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Le castor canadien serait-il ringard ?</title>
         <description><![CDATA[<p>Les temps sont durs pour le castor canadien.</p>

<p>L’an dernier, il voyait son nom disparaître de la page couverture d’un très ancien magazine dédié à l’histoire. La cause : les filtres Internet bloquaient le mot « <em>beaver </em>» qui désignerait en <em>slang </em> les organes génitaux féminins! Cette malheureuse confusion nuisait, selon la direction de la revue, aux relations avec les lecteurs, abonnés et correspondants potentiels. Fondé en 1920 par la fameuse Hudson’s Bay Company et publié de nos jours par la Canada’s National History Society, <em>The Beaver</em> a donc été rebaptisé prosaïquement … <em>Canada’s History</em>.</p>

<p>Et voilà qu’une sénatrice conservatrice (pour d’autres raisons, naturellement…) veut maintenant dépouiller le fameux rongeur du titre d’emblème animal que le Canada lui a accordé en 1979. <br />
 <br />
<img alt="Castor2.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Castor2.jpg" width="278" height="150" /></p>

<p><br />
Pour Nicole Eaton, citée par TVA, le castor est un animal périmé, un «has-been» qui ne reflète plus les valeurs canadiennes. «C'est un rat, un gros rat, a-t-elle déclaré. Nous passons l'été sur une baie et nos quais sont détruits chaque hiver par les castors.»</p>

<p>Pour remplacer le castor, madame Eaton propose l’ours polaire, « le mammifère le plus majestueux et splendide du Canada ». Elle dit croire que la «force, le courage, la débrouillardise et la dignité» de l'animal carnivore blanc serait un symbole approprié pour le Canada moderne.</p>

<p><img alt="Ours polaire.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Ours%20polaire.jpg" width="259" height="167" /></p>

<p> <br />
La sénatrice n’aime visiblement pas les castors et, s’ils détruisent vraiment ses « quais » chaque hiver, les spécimens de sa région sont de TRÈS GROS rats. Mais elle semble surtout en vouloir à leur apparence et à leur image : le castor manque de majesté, c’est un petit moche (tout « gros rat » qu’il soit) à côté du beau grand nounours. Qu’il évoque toute l’importance du commerce de la fourrure dans l’histoire de l'Amérique du Nord ne l’émeut guère, ni ses qualités d’animal ingénieux, travailleur, prévoyant et résilient. </p>

<p><img alt="Castor 5 cents.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Castor%205%20cents.jpg" width="225" height="224" /></p>

<p> <br />
Emblème de New York dès 1623 et de la Compagnie de la baie d’Hudson en 1678, présent sur le premier timbre canadien et sur son cinq cents, le castor figure toujours sur les armoiries de la London School of Economics et sur la bague des étudiants du réputé Massachusetts Institute of Technology. Ce n’est pas par accident, comme on l’a expliqué au MIT: « The beaver not only typifies the Tech (student), but his habits are peculiarly our own. The beaver is noted for his engineering, mechanical skills, and industry ».</p>

<p>Bien sûr, il n’y a rien d’immuable. Même s’il s’agit de symboles d’identité avec lesquels on ne joue pas sans motifs sérieux, les emblèmes peuvent changer. Le Canada s’est donné un nouveau drapeau en 1965. Au Québec, l’iris versicolore a remplacé le lis blanc en 1999. Et l’ours polaire, théoriquement, serait un excellent choix. Consolons-nous : avec l’esprit rétrograde qui règne à Ottawa ces temps-ci, un conservateur aurait pu suggérer les corgis de Sa Majesté.</p>

<p><img alt="Corgis1.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Corgis1.jpg" width="240" height="188" /></p>

<p> <br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/10/le_castor_canadien_seraitil_ri.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/10/le_castor_canadien_seraitil_ri.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sun, 30 Oct 2011 10:06:15 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Une regrettable modestie</title>
         <description><![CDATA[<p>L’Assemblée nationale a raté une belle occasion de « s’auto-revaloriser » au début du mois en s’abstenant de blâmer formellement le président de La Financière agricole dans une affaire pourtant évidente d’outrage au Parlement.</p>

<p>La Commission de l'agriculture examine actuellement les orientations, les activités et la gestion de La Financière agricole. Le 8 août, elle adresse des avis de convocation aux membres du conseil d'administration de cet organisme paragouvernemental qui sert d'assureur aux agriculteurs. Le 17 août, le président du conseil d'administration, André Forcier, informe la commission que les huit administrateurs convoqués pour le 22 août ne comparaîtront pas. Malgré deux rappels, seul un administrateur se présente. La commission décide donc d'assigner sept administrateurs pour le 12 septembre et les sept autres, dont M. Forcier, pour le 19. Le 7 septembre, M. Forcier informe la commission qu'il sera à l'extérieur du pays entre le 16 et le 30 septembre et propose d'être entendu le 12. Le comité directeur de la commission (le président Pierre Paradis et le vice-président Claude Pinard) décide de maintenir l'assignation. Le 16 septembre, La Financière transmet à la commission une lettre l'avisant que M. Forcier ne comparaîtra pas et qu'il se mettrait à la disposition de celle-ci dès son retour, le 30 septembre. Le 19 septembre, tous les administrateurs convoqués sont présents, à l'exception de M. Forcier, qui se présentera finalement le 4 octobre.</p>

<p>Le 27 septembre, le député de Saint-Maurice et vice-président de la commission remet au président de l’Assemblée nationale un avis signalant une violation de privilège. Le 4 octobre, le président de l’Assemblée rend sa décision sur la recevabilité de la question de privilège : </p>

<p>« Il ne fait aucun doute que la commission agissait conformément à son pouvoir constitutionnel d'assigner un témoin à comparaître devant elle. […] Le fait pour M. Forcier de ne pas s'être présenté devant la commission malgré l'obligation qui lui incombait constitue sans contredit à première vue une contravention au paragraphe 1° de l'article 55 de la Loi sur l'Assemblée nationale […]. »</p>

<p>« À première vue », et il n’y en a pas eu de « seconde », personne n’ayant exprimé l’intention de présenter une motion pour que l’Assemblée étudie le fond de la question, décide s’il y a VRAIMENT eu atteinte à ses droits et prenne la décision appropriée. L’affaire est donc restée une patte en l’air, le président souhaitant que sa « décision » serve « d'avertissement à toute personne qui déciderait de ne pas se conformer à une assignation à comparaître devant une commission parlementaire ».</p>

<p>On peut se demander pourquoi ce n’est pas la Commission de l’agriculture qui a signalé la violation au président, laissant le député de Saint-Maurice seul au bâton. Visiblement, les membres libéraux de la commission ne se sentaient pas assez « outragés ». En lisant les débats du 22 août, on constate que, n’eut été l’insistance des membres péquistes, ils n’auraient peut-être même pas insisté pour entendre les administrateurs de La Financière. Incapables d’enlever leur chapeau partisan pour porter celui de parlementaires soucieux de contrôler l’administration publique, ils voient probablement comme un danger pour le gouvernement et leur parti les reproches que la commission pourrait faire aux administrateurs d’un organisme pourtant réputé autonome et seul responsables de ses gestes. On peut se demander aussi à quoi faisait référence le leader de l’opposition quand il a dit au président de l’Assemblée que le PQ ne souhaitait « évidemment pas pousser plus loin en ce qui concerne l'outrage au Parlement, pour les raisons que vous connaissez bien ». Aurait-on négocié quelque chose ?</p>

<p>De son côté, « sans remettre en question la décision du président », tout en la contestant indirectement, le leader du gouvernement a pris la défense du président de La Financière et a réussi à blâmer l’opposition et l’ensemble des parlementaires qui « doivent exercer leur pouvoir avec un certain respect pour les gens avec qui nous travaillons ». Selon lui, on ne doit pas interpréter la décision « comme voulant dire que M. Forcier voulait empêcher l'Assemblée de faire son travail »…. Si c’est le cas, il faudrait expliquer pourquoi, bien avant les conflits d’horaires présidentiels de septembre, La Financière a refusé de fournir les documents demandés, de laisser ses administrateurs venir témoigner en août et même de fournir les adresses de ces derniers à la commission.</p>

<p>Si les dirigeants de cet organisme ne voulaient pas « empêcher l'Assemblée de faire son travail », ils cachaient bien leur jeu ! De la part d’un organisme gouvernemental, c’est sans précédent et, en fait, carrément inconcevable. Malheureusement, campés dans leurs positions partisanes, les parlementaires ont accepté de faire avec, comme ils ont accepté de laisser passer d’autres outrages précédemment (interruption d’une séance de commission en 1971, affaire Cogéma en 1975-76, piquetage syndical en 1978, incident de Baie-Comeau en 1982), par « respect », probablement, pour des gens qui ne leur en témoignaient aucun. En fait, il y a longtemps qu’ils n’ont pas sanctionné une atteinte à leurs privilèges, la dernière « réprimande »  dans un cas semblable à celui qui nous occupe remontant à l’affaire Dansereau en 1875. On va finir par oublier qu’ils en ont.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/10/une_regrettable_modestie.php</link>
         <guid>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/10/une_regrettable_modestie.php</guid>
         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sun, 16 Oct 2011 11:02:10 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Justice et politique : un cumul gênant</title>
         <description><![CDATA[<p>Dans <em>La Presse </em>du 24 septembre, Patrick Lagacé résumait sa conversation impromptue avec un policier de la SQ rencontré par hasard : « En quatre phrases, ce flic résume ce qui suinte de l'escouade Marteau, depuis deux ans, hors du cadre rose des communiqués de presse : fouiller dans les banlieues sans conséquence, oui, les boys, allez-y... Mais quand les boys ont des pistes qui remonteraient vers des gens qui pèsent plus lourd politiquement, ouain, ben, les boys, êtes-vous vraiiiiiment sûrs que vos pistes sont sérieuses? ».  (<a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201109/23/01-4450915-bonjour-la-police-politique.php">http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201109/23/01-4450915-bonjour-la-police-politique.php</a>)</p>

<p>Et, comme un écho, dans la page suivante du même journal, Caroline Touzin écrivait : « Après avoir reçu le dossier de l'Unité permanente anticorruption sur l'ancien ministre libéral Tony Tomassi, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a demandé aux policiers d'approfondir leur enquête ». (<a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/24/01-4450949-enquete-approfondie-sur-lancien-ministre-tomassi.php">http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/24/01-4450949-enquete-approfondie-sur-lancien-ministre-tomassi.php</a>)</p>

<p>Cette enquête, rappelons-le, porte sur l’utilisation d’UNE carte de crédit par UN député, mais elle dure depuis 16 mois…</p>

<p>Le patron de la SQ s’insurge évidemment lorsqu’on remet en question l’indépendance de la police. On veut bien le croire, mais ce n’est qu’une facette de la question. Quand l’enquête est terminée, le dossier passe sur le bureau d’un procureur de la Couronne et du Directeur des poursuites criminelles et pénales. C’est là qu’on décide s’il y aura poursuite ou non. Tous ces « gens de robe » sont sûrement honnêtes, mais ils relèvent du ministre de la Justice qui se trouve aussi, actuellement, leader parlementaire du parti au pouvoir.</p>

<p>Notre régime veut que le titulaire de la Justice et procureur général soit un membre du gouvernement. Ce cumul illustre parfaitement la séparation boiteuse des pouvoirs dans le régime parlementaire mais faut-il que la Justice relève du ministre qui exerce probablement la fonction la plus « explicitement » partisane au Parlement? </p>

<p>Depuis la création de la fonction de leader, en 1965, jusqu’à l’avènement du gouvernement actuel, on ne trouve que deux brèves périodes de cumul : Rémi Paul, du 23 juillet 1969 au 12 mai 1970, et Gérard D. Levesque, du 30 juillet 1975 au 26 novembre 1976. Depuis 2003, Jacques Dupuis a exercé les deux fonctions, tout aussi brièvement, du 27 avril 2004 au 18 février 2005, et le ministre de la Justice actuel est aussi leader parlementaire du gouvernement depuis le 20 septembre 2010.</p>

<p>Est-ce un hasard s’il n’y a pas eu de cumul pendant plus d’une génération? Les premiers ministres l’ont-ils volontairement évité de 1976 à 2004 (tout comme ils ont évité d’assumer personnellement le portefeuille de la Justice depuis 1959)? </p>

<p>Confier la Justice à un ministre plus « discret » serait plus prudent et contribuerait à maintenir le respect envers cette fonction. On éviterait les situations ambigües vécues récemment quand le leader-ministre a attaqué le site Vigile pour des propos supposément haineux (<a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/03/24/003-vigile.net-antisemite-parti-quebecois.shtml">http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/03/24/003-vigile.net-antisemite-parti-quebecois.shtml</a>) puis enjoint François Legault de respecter la Loi électorale, sans vraiment l’accuser de l’enfreindre (<a href="http://www.ledevoir.com/politique/quebec/331025/fournier-demande-a-legault-de-respecter-la-loi">http://www.ledevoir.com/politique/quebec/331025/fournier-demande-a-legault-de-respecter-la-loi</a>). Comme le disait le leader parlementaire de l'Opposition officielle dans le cas de Vigile : « Si des propos haineux ont été tenus à l'encontre du Code criminel, [le ministre] a une responsabilité de s'assurer de l'application de la loi ».</p>

<p>Pour l’instant, le <em>shérif </em>semble dégainer plus vite contre les <em>gringos </em>que devant les <em>amigos</em>, ce qui projette une bien mauvaise image de l’administration de la justice.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/09/justice_et_politique_un_cumul_1.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Sun, 25 Sep 2011 10:51:05 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Le monument des suffragettes : un faux débat</title>
         <description><![CDATA[<p>L’affaire n’a pas l’envergure du dérapage de 2008, quand les médias de Québec avaient transformé la lettre de bienvenue de Luc Archambault à sir Paul en geste hostile (sans jamais avoir la décence d’en publier le texte intégral), mais elle mérite une mise au point.</p>

<p>La nouvelle est sortie dans le <em>Journal de Québec</em> du vendredi 26 août dernier (<a href="http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/national/politiqueprovinciale/archives/2011/08/20110826-081150.html">http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/national/politiqueprovinciale/archives/2011/08/20110826-081150.html</a>): « Même si aucune d'entre elles n'a accédé à cette fonction, pouvait-on y lire, un monument en hommage aux femmes sera érigé au coût de 325 000 $ sur la promenade des premiers ministres ceinturant le parlement de Québec. […] Le monument, qui sera installé entre les statues de Maurice Duplessis et de Louis-Joseph Papineau, devrait être inauguré au cours de l'automne 2012 ». Il immortalisera Idola Saint-Jean, Marie Gérin-Lajoie et Thérèse Casgrain, trois figures marquantes de la lutte des femmes pour le droit de vote.</p>

<p>Peut-être parce que l’affaire n’avait pas suscité de réactions, le journaliste est allé solliciter l’opinion de l’ancien premier ministre Bernard Landry : « L’histoire doit être respectée, jugea ce dernier. Ils peuvent trouver un endroit proéminent sur la Colline pour les femmes, mais je pense qu’il faut réserver la promenade pour les premiers ministres », en évoquant une question de « disponibilité » : comme il y a eu 28 premiers ministres au Québec, il faut utiliser cet espace réservé avec parcimonie…</p>

<p>J’ignore ce qui a pu se dire ou s’écrire sur les ondes de nos radios-poubelles ou dans les médias sociaux - ces versions modernes du perron d’église et de la beurrerie d’autrefois – mais au moins deux lecteurs du <em>Journal de Québec</em> ont exprimé leur opposition. « Des tricheuses » titrait un lecteur (ou l’éditeur?) le 7 septembre en dénonçant la « relecture idéologique de l’Histoire ». Une semaine plus tard, un ancien député et ministre déplorait à son tour ce manque de respect envers « l’histoire de l’Assemblée nationale », tout en écorchant « joyeusement » la première parlementaire élue à Québec. Car il faut préciser que les artistes sollicités doivent prévoir un projet qui pourra éventuellement intégrer une quatrième figure, celle de la première élue, Claire Kirkland, qui a pour l’instant le « défaut » d’être encore vivante…</p>

<p>« <em>Ex falso sequitur quodlibet</em> » (Du faux s’ensuit n’importe quoi) dit une maxime médiévale que cette petite polémique illustre parfaitement.</p>

<p>Les suffragettes ne seront pas des intruses pour la bonne et simple raison que leur monument sera installé entre Duplessis et Papineau, sur Grande Allée, et non sur la promenade des premiers ministres qui longe « le boulevard René-Lévesque Est, entre l'avenue Honoré-Mercier et la rue De La Chevrotière » (<a href="mailto:http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/colline-parlementaire/promenade-des-premiers-ministres.html">http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/colline-parlementaire/promenade-des-premiers-ministres.html</a>). Monsieur Landry peut dormir tranquille : de toute manière, la promenade des premiers ministres n’a pas été conçue pour l’installation de statues. On y trouve 14 panneaux d'interprétation rappelant la contribution des premiers ministres à l’histoire du Québec. Des socles ont cependant été aménagés pour recevoir éventuellement des sculptures thématiques évoquant cette histoire.</p>

<p><img alt="Promenade=6074199328_b16d0008eb.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Promenade%3D6074199328_b16d0008eb.jpg" width="500" height="375" /></p>

<p><img alt="Promenade-6073654783_1b1e9bede5_b.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Promenade-6073654783_1b1e9bede5_b.jpg" width="481" height="361" /></p>

<p><br />
Un rappel des luttes pour le suffrage féminin n’aura rien d’incongru aux abords de l’Hôtel du Parlement où il n’y a pas que des premiers ministres. Papineau n’était pas premier ministre mais président de l’Assemblée, et ce serait bien le comble si on excluait des pelouses du parlement les titulaires de la plus importante fonction parlementaire! Il y a, devant la porte de l’édifice le monument de la famille amérindienne et, plus bas, un inukshuk érigé récemment en hommage aux Inuits. À l’arrière, une petite (et un peu dérisoire) pyramide évoque la Conférence parlementaire des Amériques. Devant la bibliothèque, il y avait autrefois un totem (probablement encore entreposé, en attendant la restauration ou la mise au foyer…) et on a démantelé un monument dédié aux arpenteurs-géomètres (qui attend sa relocalisation?) pour faire place à Robert Bourassa. Quoi encore? Il n’y a aucun premier ministre dans les niches de la façade, mais deux religieuses, les seules femmes avec la mère de famille amérindienne et les figures allégoriques qui dominent les avant-corps. </p>

<p><img alt="Inukshuk-2192817909_b80860cabd.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Inukshuk-2192817909_b80860cabd.jpg" width="500" height="375" /></p>

<p><br />
Finalement, ne serait-il pas parfaitement aberrant de donner l’exclusivité des abords du « Palais législatif » aux chefs de l’exécutif ? N’occupent-ils déjà pas trop de place à l’intérieur?<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/09/le_monument_des_suffragettes_u_1.php</link>
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         <category>Actualité</category>
         <pubDate>Thu, 15 Sep 2011 14:46:48 -0500</pubDate>
      </item>
            <item>
         <title>Notes de lecture : Les amants de 1837, par Marcel Lefebvre</title>
         <description><![CDATA[<p>Chansonnier à la belle époque de ce genre musical, professeur de philosophie (il m'a enseigné la logique en 1966...), parolier pour nos meilleurs interprètes (prix Luc-Plamondon 2007), auteur de jingles (<em>Mon bikini, ma brosse à dents</em>, Sico, les puddings Laura Secord, etc.), scénariste, réalisateur, producteur, metteur en scène et maintenant peintre, Marcel Lefebvre vient d’ajouter une nouvelle section à son c.v. en publiant <em>Les amants de 1837</em> chez Libre Expression.</p>

<p><img alt="Amants.jpg" src="http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/Amants.jpg" width="366" height="549" /></p>

<p><br />
L’action se situe pendant la première rébellion. L’auteur met en scène un jeune patriote du Bas-Canada qui tombe amoureux de la fille d’un officier britannique de haut niveau. Jean Noland est rejeté par sa famille à cause de son engagement politique tandis que la belle Mary Patinson provoque la fureur de son père en s’amourachant d’un rebelle. Cette situation déjà délicate est compliquée par la présence d’une jeune Amérindienne qui s’éprend à la fois de la cause et du patriote. Les deux femmes ont un autre point commun : Noland leur a  toutes les deux sauvé la vie. L'auteur ne manque pas d'imagination.</p>

<p>Cet ouvrage est un roman, et non une monographie historique déguisée en œuvre littéraire. L’auteur a imaginé une histoire plutôt étonnante qu’il situe dans un contexte historique. Auy sujet de la rébellion, il distille l’essentiel, au fil des pages, sans insister sur les arcanes de la politique. Pas de longs débats entre les protagonistes, assez peu de dialogues. Mis à part Wolfred Nelson, on y voit à peu près aucun des chefs patriotes, mais on comprend très bien ce qui se passe.</p>

<p>L’objectif de l’auteur était ailleurs et il atteint son but en créant de l’émotion et de l'intérêt chez le lecteur. Il a fait de sérieuses recherches pour que son contexte historique soit réaliste et ses descriptions, plausibles. Le parcours de son Noland est celui du militant patriote classique : engagement, bataille, fuite, capture, prison. Avec à peine quelques feuillets entre les doigts de la main droite, le lecteur sent que l’« affaire » est sans issue quand, soudainement, l’auteur dénoue l’intrigue de façon peu banale. « La fin de l'histoire surprendra le lecteur » disait l’éditeur. Avec raison.<br />
</p>]]></description>
         <link>http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/2011/08/notes_de_lecture_les_amants_de.php</link>
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         <category>Lectures récentes</category>
         <pubDate>Mon, 29 Aug 2011 11:34:46 -0500</pubDate>
      </item>
      
   </channel>
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