« La laine des moutons... | Accueil | Internet et papier électronique »

Le 30 août 2007 par Gilles Herman

Du colophon

Colophon (ou achevé d'imprimer) : Texte placé à la fin d’un ouvrage pour indiquer la date et le lieu d’impression. Certains éditeurs en profitent pour préciser le caractère utilisé et sa grosseur, la sorte de papier, les noms du typographe et de l’imprimeur, parfois d’autres renseignements comme le tirage.
Denis Vaugeois, L'Amour du livre, Sillery, Septentrion, 2005, p. 202.

colophon.jpg

Le colophon est souvent la dernière occasion pour l'éditeur de passer un message. Au-delà de l'information technique, c'est un clin d'œil adressé à un public averti ainsi qu'à la postérité.

Finalement, peu de gens lisent un livre de la première à la dernière page. Qui se soucient de regarder les crédits ? Il suffit de voir dans une salle de cinéma combien se lèvent dès les premières lignes du générique de fin. De même, les diffuseurs télévisuels ont pris la fâcheuse habitude d'utiliser cet espace pour nous abreuver d'annonces.

Il faut savoir lire entre les lignes. Prenons par exemple l'achevé d'imprimer du livre cité plus haut :

Mais qui donc est ce Christophorus Plantinus qui semble parrainer cet ouvrage ? Pour le savoir, il faut suivre son regard et se rapporter à la page précédente. Denis Vaugeois y présente une brève notice biographique de cet important Anversois et la manière dont il assure la survie de son atelier.

Une histoire mêlant livre, Belge, famille et succession, voilà de quoi il en retourne finalement !

Et aujourd'hui, nous en sommes à rédiger l'achevé d'imprimer qui clôturera notre monumental atlas de l'Amérique du Nord, La Mesure d'un continent. Avec deux éditions en deux langues, la rédaction est complexe. Je vous laisse le plaisir de le découvrir début octobre à la dernière page de cet ouvrage !

Publier un commentaire

(Si vous n'avez pas encore écrit de commentaire ici, vous devez être approuvé par le propriétaire du site avant que votre commentaire n'apparaisse. En attendant, il n'apparaîtra pas sur le site. Merci d'attendre).

D'origine belge, Gilles Herman habite Québec depuis 1998, ville où il a pris racine. Son diplôme d'ingénieur industriel explique en partie son intérêt pour les technologies, dont le livre numérique.Fasciné par l'histoire, il conjugue ses deux passions aux éditions du Septentrion comme éditeur et directeur général. En septembre 2007, il était élu à la présidence de la section littéraire de l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) où il siège, entre autre, au comité du numérique.

Commentaires récents

Liens suggérés