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    <title>Carnet de Gilles Herman</title>
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D&apos;origine belge, Gilles Herman habite Québec depuis 1998, ville où il a pris racine. Son diplôme d&apos;ingénieur industriel explique en partie son intérêt pour les technologies, dont le livre numérique.Fasciné par l&apos;histoire, il conjugue ses deux passions aux éditions du Septentrion comme éditeur et directeur général. Il siège au comité du numérique de l&apos;Association nationale des éditeurs de livres (ANEL).</subtitle>
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    <title>Québec se livre, huitième édition</title>
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    <published>2010-06-08T15:09:58Z</published>
    <updated>2010-06-08T15:10:04Z</updated>
    
    <summary>L&apos;été est à nos portes, preuve en est les chroniques « Lectures faciles » dans les journaux ! Pour ouvrir cette période festive, voici la huitième édition de Québec se livre. Amoureux du livre papier ou de toutes autres formes,...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p>L'été est à nos portes, preuve en est les chroniques « Lectures faciles » dans les journaux ! Pour ouvrir cette période festive, voici la huitième édition de <a href="http://quebecselivre.wordpress.com/">Québec se livre</a>.</p>
<p>Amoureux du livre papier ou de toutes autres formes, venez souligner avec nous la promesse d'un été chaud et électrisant autour d'un bon verre d'alcool qui enflammera nos discussions les plus diverses.</p>
<p><b>Quand ?</b> Le jeudi 17 juin à partir de 17h jusqu'à...</p>
<p><b>Où ?</b> Sur la terrasse du restaurant Abraham Martin au 591, Saint-Vallier Est. Le complexe méduse pour les intimes.</p><img src="http://quebecselivre.files.wordpress.com/2010/06/n133943629949190_2376.jpg" width="192" height="480" alt="n133943629949190_2376.jpeg" />
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    <title>L&apos;avenir du livre</title>
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    <published>2010-05-20T23:20:05Z</published>
    <updated>2010-06-09T03:42:39Z</updated>
    
    <summary>Texte lu à l&apos;invitation de l&apos;assemblée générale de l&apos;Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française (ADELF) sur le thème : « Comment la nouvelle génération d’éditeurs québécois se positionne-t-elle par rapport à l’avenir du livre ? Comment voit-elle...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p><b>Texte lu à l'invitation de l'assemblée générale de l'Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française (</b><a href="http://www.adelf.qc.ca/"><b>ADELF</b></a><b>) sur le thème : « Comment la nouvelle génération d’éditeurs québécois se positionne-t-elle par rapport à l’avenir du livre ? Comment voit-elle l’avenir du livre et de leur métier ? »</b></p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Je m’appelle Gilles Herman, j’ai 36 ans et je suis éditeur. J’ai deux enfants, deux jeunes garçons : Loïc, bientôt 10 ans et Jérôme, 8 ans. Tous les deux ont déjà la passion du livre. L’aîné traîne à peu près tout le temps un livre dans son sac. Roman d’horreur ou d’aventure, il abreuve son imaginaire avec des histoires fantastiques qu’il découvre dans leurs pages. Le plus jeune a soif d’informations. Encyclopédie, livres thématiques sur les reptiles, les Égyptiens ou l’ère préhistorique, il veut connaître et voir, illustrations à l’appui. Pour les histoires, il préfère encore que maman les lui raconte le soir au coucher. Moment privilégié d’intimité.</p>
<p>Tous deux fréquentent avec bonheur la librairie familiale. Ah oui, je ne vous l’avais pas dit : ma conjointe est libraire, comme l’est aussi sa propre mère. Il n’est donc pas rare que les deux enfants se retrouvent à passer quelques minutes – voir quelques heures – dans cet immeuble de la rue Maguire. On les retrouve alors assis dans un escalier ou carrément effouarés à terre, bouquinant à leur aise tandis que les clients louvoient dans les allées. Jamais ils ne s’ennuient car, entre deux visites, les libraires ont eu largement l’occasion de présenter les dernières nouveautés.</p>
<p>Mes enfants ne sont pas des cas uniques. Ils ont la chance de fréquenter une école primaire du secteur public qui met beaucoup l’emphase sur la lecture et le livre. Période de lecture tous les matins avant de commencer les cours, mini-bibliothèque dans chaque classe et un beau local rénové pour accueillir la bibliothèque de l’école. La peinture est fraîche, on y trouve de beaux divans et, modernité oblige, un local informatique y est attenant. Il faut dire que les tablettes clairsemées font pâle figure en face de ces machines ronronnantes, pleines de couleurs et de bruits. Il y a bien quelques parents bénévoles qui font de leur mieux pour dépenser le maigre budget d’acquisition de livre mais, sans véritable formation, ils peinent à établir une collection. À se demander qui emploie tous ses jeunes bibliothécaires formés chaque année dans nos écoles. J’ai peur que la réponse tourne autour de chaînes de magasin de vêtement, de restauration rapide ou que sais-je encore.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Loïc a 25 ans. Il a gardé son amour de la lecture. D’ailleurs, il est au volant de son automobile – toujours à essence – pour se rendre au Power Center le plus proche coincé entre deux bretelles d’autoroutes. Après avoir pesté pendant plusieurs minutes, faute de stationnement libre, il finit tout de même par trouver une place, pas vraiment autorisée.</p>
<p>En entrant dans la succursale, il est immédiatement sollicité par le dernier opus du jeu vidéo de l’heure. Il reste planté là cinq minutes à tester les commandes mais il sent vite dans son dos le regard pesant de l’associé qui voudrait bien le voir dégager. Il circule entre les rayons de produits d’alimentation fine – thés, cacaos, pralines et autres tomates séchées – pour se retrouver dans la section des jouets. Il regarde avec une certaine nostalgie les boîtes de blocs de construction qu’il adorait, se demandant un instant si ses parents ont gardé quelque part ceux qu’il demandait immanquablement à chaque occasion festive.</p>
<p>Encore un effort. À travers le rayon cuisine puis celui du jardinage - même si la neige recouvre encore le sol, il est déjà temps de penser à ses plates-bandes et leur entretien – il entrevoit quelques couvertures de livres. Tout d’abord, sur un cube au milieu du passage, plusieurs dizaines d’exemplaires du dernier succès d’un écrivain américain sulfureux. L’accompagnent le t-shirt, la tasse, le dvd de l’adaptation, les figurines et les cartes à collectionner. Il a lu les quatre premiers tomes de sa dodécalogie, pas inintéressant mais déjà lu. Mais c’est à la sortie du treizième tome qu’il a décidé de ne pas continuer.</p>
<p>Non, aujourd’hui il se laisserait bien tenter par un roman policier du cru, quelque chose avec des références qui viendraient le chercher. Il passe entre les rayons. Meilleurs vendeurs ? Non, il n’y voit que de gros livres aux couvertures embossées, gros lettrage dégoulinant aux noms d’auteurs à consonance anglaise. Littérature française ? Il n’y a plus aucun nom d’éditeur sur les couvertures. De toute façon, ils appartiennent au même groupe d’intérêt chinois qui a sauvé l’édition européenne de la faillite il y a quelques années. Il passe rapidement la section des beaux livres. Son œil accroche la couverture de la nouvelle édition de La terre vue de l’espace. Déforestation amazonienne, golfe du Mexique englué, calotte polaire réduite à l’extrême. Le Groënland a fini par ressembler à son nom : une grande étendue verte sur laquelle on a commencé à exploiter des mines à ciel ouvert.</p>
<p>Il a fait le tour de la section livre du magasin. Rien trouvé. Un commis qui se dirige vers lui fait brusquement demi-tour. Il a dû comprendre que ce client avait des questions tandis que lui n’avait pas de réponse. Dépité, Loïc se dirige vers la borne informatique. Critère de recherche ? Roman policier. Langue ? Français. Origine ? États-Unis, France, Chine, Inde, Brésil, Grande-Bretagne… non. Autre ? Ça doit être ça. Deux résultats de recherche, en rouge : non-disponible en magasin, sur commande spéciale.</p>
<p>C’est alors qu’un drôle d’individu l’apostrophe et lui remet un petit carton imprimé. Cet après-midi, à l’aréna, se tient un salon du magazine et du livre québécois. Intrigué, il décide de s’y rendre. Il doit pourtant attendre une demi-heure avant que le camion de livraison qui lui barre le chemin s’en aille, lui permettant enfin de quitter le stationnement.</p>
<p>Contrairement au centre d’achat, celui du centre sportif est plutôt clairsemé. Quelques badauds se dirigent vers l’entrée qu’il franchit à son tour. Ses yeux s’emplissent alors d’émerveillement. Sur des tables bancales, des milliers de livres sont exposés à son regard avide. Ils sont beaux, reliés avec soin et bien alignés. Des personnes se présentant comme des auteurs discutent ici et là avec qui s’intéresse à leur production. Rapidement, Loïc trouve un étal couvert de livres policiers. Il y passera finalement son après-midi, bouquinant, discutant. Son choix s’arrête sur trois livres dont on lui a dit le plus grand bien. Il sursaute un peu devant le prix annoncé de son achat, mais il passe outre et s’en va le portefeuille et le coeur léger.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Jérôme a 25 ans. Il a finalement décidé de travailler à plein-temps à la librairie familiale où il œuvre à temps partiel depuis maintenant presque dix ans. Il l’aime, cet endroit. Il a bien failli le perdre. Ancré dans son tissu urbain, à proximité des autres services sur une belle avenue commerçante, il avait assisté, impuissant, à la lente érosion de la clientèle. La situation économique n’était pas très bonne, les clients se laissaient un à un tenter par les livres bon marchés présentés sur les tablettes des grandes surfaces. Les bibliothèques, autrefois de bonnes sources de revenu, ne faisaient plus affaire avec eux. De plus en plus exigeantes, seules les grandes enseignes étaient capables de leur fournir le service qu’elles demandaient.</p>
<p>Et il y avait tellement de livres ! Il se rappelle les dizaines de boîtes qui franchissaient quotidiennement le seuil de la librairie. Ils avaient même dû aménager un porche spécial sans quoi les livraisons auraient été interrompues. Il se voyait libraire, il n’était que manutentionnaire.</p>
<p>Il y avait toujours eu une place importante pour le livre québécois dans leur librairie. Mais les éditeurs avaient perdu la tête. Livre après livre, peu importe le sujet, la qualité était en baisse, contrairement aux quantités qui, elles, explosaient littéralement. « Prends-en 20 et fais une pile, tu verras comme c’est vendeur ! » était le refrain continuel qu’on leur servait. Course effrénée en avant, c’était la panique devant les chiffres d’affaires qui dégringolaient. Il faut faire quelque chose se disaient-ils.</p>
<p>Et ils l’ont fait. Oh, pas tout seul, c’était tout une cage à brasser. Il fallait avant tout réinsuffler un vent de solidarité. Après tout, le livre est né dans les bras de quelques personnes qui assumaient seule les rôles d’éditeur, d’imprimeur et de libraire. Comment faire comprendre que cette chaîne, si étirée était-elle alors, n’en devait pas moins rester solidaire ? Il y avait bien quelques législations en place mais chacun les détournait à son avantage tout en accusant l’autre de ne pas les respecter.</p>
<p>Alors ils se sont parlés. Tous ces auteurs, éditeurs, distributeurs, libraires et bibliothécaires, toute cette science mise en commun, il fallait la canaliser. Mettre de côté les préjugés, les intérêts personnels pour identifier les actes à poser. Ça avait été une période difficile, sombre, mais ceux qui en sont sortis ont pu à nouveau prospérer. Pour le plus grand bénéfice de tous, à commencer le lecteur qui avait perdu foi dans sa littérature nationale. L’apostasie n’était alors pas que religieuse, elle était aussi culturelle.</p>
<p>Mais tout cela est du passé. Aujourd’hui le petit local fait son plein quotidien de clients, attirés par la compétence des libraires, les sélections proposées mais aussi la qualité de l’offre. D’ailleurs voilà que rentrait Madame Salima. Jérôme se souvenait avoir passé bien des après-midi avec son fils à faire les pires âneries.</p>
<p>« Bonjour Madame, comment allez-vous ? Nous avons reçu votre commande, vous allez adorer ce livre, il est magnifique. Le grain des photos, la qualité du papier… Ah oui, évidemment, cet auteur a bien choisi son éditeur, à moins que ce ne soit l’inverse. »</p>
<p>Plaisir du contact, c’est pour cela qu’il a choisi ce métier. « Le dernier Amélie Nothomb ? Oui, il est sorti hier. J’ai pu lire les épreuves cet été, il est excellent. Vous le prenez ? Parfait, vous le recevrez comme d’habitude par courrier électronique… »</p>
<div style="text-align: center;">
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    <title>Québec se livre 7</title>
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    <published>2010-03-30T15:57:56Z</published>
    <updated>2010-03-30T15:58:02Z</updated>
    
    <summary>Déjà Sept ! Comme les sept doigts de la main, les sept mois de l&apos;année ou les sept commandements. Enfin, un truc comme ça. Bref pour fêter cela et surtout se retrouver à l&apos;occasion du salon du livre de Québec,...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p>Déjà Sept ! Comme les sept doigts de la main, les sept mois de l'année ou les sept commandements. Enfin, un truc comme ça.</p>
<p>Bref pour fêter cela et surtout se retrouver à l'occasion du salon du livre de Québec, rendez-vous le <b>jeudi 8 avril à partir de 20h00</b> jusqu'à pas d'heure <b>au</b> <a href="http://www.cafebabylone.com/"><b>Café Babylone</b></a>, 181 rue Saint-Vallier Est. Pas loin du salon. Pas tout en fait en bas de la côte. Et oui, nous avons vérifié, c'est ouvert et tout ce qu'il faut !</p>
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    <title>La fabrique du numérique 2010</title>
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    <published>2010-02-27T23:11:01Z</published>
    <updated>2010-02-28T00:01:55Z</updated>
    
    <summary>Puisque l&apos;heure est au bilan (René Audet, François Bon, Robertneveutpas lire 1/2, Robertneveutpaslire 2/2), blianisons un peu. La fabrique du numérique se devait d&apos;être un lieu d&apos;échange sur le présent et le futur du livre numérique. N&apos;en déplaise à René,...</summary>
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        <![CDATA[<p>Puisque l'heure est au bilan (<a href="http://contemporain.info/audet/archives/676" target="_blank" title="René Audet">René Audet</a>, <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2061" target="_blank" title="François Bon">François Bon</a>, <a href="http://carnet.robertneveutpaslire.com/?p=275" target="_blank">Robertneveutpas lire 1/2</a>, <a href="http://carnet.robertneveutpaslire.com/?p=283" target="_blank">Robertneveutpaslire 2/2</a>), <i>blianisons</i> un peu.</p>
<p><a href="http://contemporain.info/wpmu/fabrique2010/" target="_blank">La fabrique du numérique</a> se devait d'être un lieu d'échange sur le présent et le futur du livre numérique. N'en déplaise à René, je nourrissais quelques craintes sur un événement émanant d'un cerveau Universitaire (la majuscule est <a href="http://contemporain.info/audet/archives/676" target="_blank" title="René Audet">aussi</a> volontaire). Les préjugés ont la couenne dure. Mais il faut tout de suite admettre que <a href="http://twitter.com/#search?q=%23fn10" target="_blank">#fn10</a> a tenu ses promesses de brassage professionnel.</p>
<p>Premier atelier sur le modèle économique, avec comme interlocuteurs un auteur, un économiste, un fonctionnaire du ministère de l'éducation (des loisirs et des sports, mais ça c'est une autre histoire), une bibliothécaire, une marketeuse... ça change de l'habituelle chaîne du livre ! Une discussion riche et instructive d'où est issue une proposition accueillie avec applaudissements : <b>ne nous concentrons pas sur le modèle économique</b>, il se définira lui-même, mais travaillons plutôt sur les contenus. Merci <a href="http://www.circacfd.com/" target="_blank">CFD</a>.</p>
<p>Second atelier sur les formats de fichier pour le livre numérique. Le débat a vite tourné autour de pdf <i>vs</i> epub. Du pour, du contre mais au final rien de nouveau. Ce que l'on identifie, c'est finalement le manque d'outils adaptés mais aussi le manque de ressources humaines. Seconde proposition : <b>mettre en place un groupe de travail informel sur les différents formats</b>. On y reviendra.</p>
<p>Après un excellent dîner signé <a href="http://www.le-cercle.ca" target="_blank">Le Cercle</a> (en passant, excellente place pour tenir des conférences, ateliers ou colloques. Vraiment.), retour au travail, cette fois-ci pour aller dans le coin des bidouilleurs. Après une intéressante discussion sur les besoins, les outils (<a href="http://code.google.com/p/sigil/" target="_blank">Sigil</a>, <a href="http://calibre-ebook.com/" target="_blank">Calibre</a>, <a href="http://lab.arc90.com/experiments/readability/" target="_blank">Readability</a>), les formats, bref une vraie discussion de <i>geeks</i>, nait le projet de réaliser un epub présentant les résultats de cette journée. Photos, fil des gazouillis, textes, propositions. Les dix se mettent au travail, le silence tombe et les claviers cliquettent. L'activité sur Twitter s'en ressent aussitôt : silence numérique. Au bout de 45 minutes, rien n'a encore jailli. Et pour cause : le plus long ne sera pas de créer le numérique - toutes les ressources sont autour de la table - mais bien de réunir le contenu, de le présenter. Bref, de l'éditer. <b>Constat numéro 3 : l'éditeur, peut-être sous une autre forme, a encore sa place.</b></p>
<p>Une journée dynamisante. Certes les discussions sont, en général, restées dans les sentiers battus, mais ce n'est pas ça l'important. Non, l'important est d'avoir réunis 70 personnes qui voulaient échanger et avancer sur ce sujet. Et ça, c'est un plein d'énergie formidable !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Merci à René Audet, Éric Duchemin et</span> <a href="http://remolino.qc.ca/">Clément Laberge</a><span style="text-decoration: underline;">.</span></p>
<div style="text-align: center;">
  <br />
  <img src="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/fn10.jpg" width="477" height="359" alt="fn10.jpg" style="border:1px #000000 solid;" />
</div>
<div style="text-align: center;">
  <i>#fn10, début de journée.</i>
</div>
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    <title>Archambault déterre la hache de guerre</title>
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    <published>2009-12-23T00:46:33Z</published>
    <updated>2009-12-23T00:50:59Z</updated>
    
    <summary>À l&apos;approche de Noël, alors que les caisses enregistreuses tournent à plein régime, apportant une manne salvatrice aux libraires qu&apos;ils soient indépendants ou affiliés à une chaîne, le groupe Archambault déclare la guerre. Dans une série d’annonces1, le vendeur de...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/">
        <![CDATA[<p>À l'approche de Noël, alors que les caisses enregistreuses tournent à plein régime, apportant une manne salvatrice aux libraires qu'ils soient indépendants ou affiliés à une chaîne, le groupe <a href="http://www.archambault.ca">Archambault</a> déclare la guerre. Dans une série d’annonces<sup>1</sup>, le vendeur de livre comparait en effet ses « prix chocs » à ceux de <a href="http://www.renaud-bray.com">Renaud-Bray</a><sup>2</sup>.</p><br />
<p style="text-align: justify;"><b><img src="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/prix.jpg" width="400" height="311" alt="prix.jpg" style="border:1px #000000 solid;" /></b></p>
<p><b><br /></b></p>
<p><strong>Le livre est-il une boîte de petits pois ?</strong><br /></p>
<p>Qu'on se le dise : Renaud-Bray, comme la plupart des libraires, ne fait que respecter le prix de détail suggéré par l'éditeur. Un prix juste qui permet une rémunération adéquate des forçats du livre : du libraire à l'auteur en passant par l'imprimeur et bien sûr l'éditeur. Couper le prix de détail, c'est forcément couper un revenu.</p>
<p>Mais au-delà des considérations matérielles, c'est à la valeur symbolique du livre qu'il faut s'arrêter. Nul besoin de répéter l'importance de la littérature, sous toutes ses formes, comme pilier de développement d'une société. La défense de la bibliodiversité et de son accès le plus large devrait être une priorité. Une guerre des prix entre les deux plus grandes chaînes québécoises pourrait aller jusqu'à la menacer.</p>
<p><b>Je me souviens... de Champigny</b></p>
<p>Dans son ouvrage <a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=2337"><i>L'Amour du livre</i></a> (Septentrion, 2004:47), Denis Vaugeois nous rappelle comment les librairies Champigny et Renaud-Bray avaient alors croisé le fer. Après avoir frôlé la faillite, les librairies Renaud-Bray ont redémarré avec l'aide de la SODEC et du Fonds de solidarité de la FTQ. Aujourd'hui Champigny n'est plus. Pierre Renaud a retenu la leçon, il respecte le prix du livre.</p>
<p>De telles pratiques commerciales ne peuvent mener qu'à l'appauvrissement de tous les détaillants du livre. Si ceux-ci se concentrent sur la pointe de l'iceberg, les <i>Best-Sellers</i> à vils prix, c'est toute la partie immergée de la littérature qui va en souffrir. Avec des conséquences pour la fragile chaîne du livre mais surtout pour son maillon ultime : le lecteur. Doit-on sacrifier la qualité et la diversité sur l'autel de la concurrence ?</p>
<p><b>Où on reparle du prix unique</b></p>
<p>Il existe pourtant une solution toute simple à ce problème, solution déjà appliquée dans des pays de divers horizons (Allemagne, France, Espagne, Grèce, Mexique, etc.) : une loi sur le prix unique du livre. Privés de la plus facile promotion pouvant être réalisée sur un livre, les détaillants n'auraient alors plus qu'une seule arme pour convaincre : l'excellence du service et l'abondance de l'offre. Au bénéfice du lecteur qui, fier de ses quelques dollars bien investis dans une industrie culturelle de qualité, pourra aller siroter son café en se laissant bercer par les mots d'ici ou d'ailleurs.</p>----------------------<br />
<p>1. Annonces parues les 5 et 12 décembre 2009</p>
<p>2. Le 19 décembre 2009, Archambault affichait plutôt un « Prix régulier » barré.</p>
]]>
        
    </content>
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    <title>Québec se livre : 5e édition</title>
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    <published>2009-12-03T19:26:03Z</published>
    <updated>2009-12-03T19:27:39Z</updated>
    
    <summary>ATTENTION, ON CHANGE DE PLACE Après deux mois d’absence, QSL revient pour le temps des fêtes ! Rendez-vous le jeudi 10 décembre de 17h@19h au café Babylone, 181 rue Saint-Vallier Est. Comme d”habitude, nous attendons les trippeux de livres :...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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    <content type="html" xml:lang="fr" xml:base="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/">
        <![CDATA[<p>ATTENTION, ON CHANGE DE PLACE</p>

<p>Après deux mois d’absence, QSL revient pour le temps des fêtes ! Rendez-vous le jeudi 10 décembre de 17h@19h au café Babylone, 181 rue Saint-Vallier Est.</p>

<p>Comme d”habitude, nous attendons les trippeux de livres : lecteur, auteur, éditeur, bibliothécaire, jeunes ou vieux, classiques ou flyés, venez nombreux !</p>

<p>Pour en savoir plus : <a href="http://quebecselivre.wordpress.com/">Québec se livre</a></p>]]>
        
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    <title>Le livre numérique [3] : L&apos;agrégateur québécois</title>
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    <published>2009-09-05T05:15:08Z</published>
    <updated>2009-09-06T14:26:35Z</updated>
    
    <summary>[0] Introduction [1] Glossaire [2] Le prix [3] L&apos;agrégateur[Les lecteurs pressés peuvent se rendre à la conclusion.] Concrètement, qu&apos;est-ce qu&apos;on fait au Québec ? Depuis plusieurs années, le livre numérique est une préoccupation. De nombreuses études ont été réalisées, on...</summary>
    <author>
        <name>Gilles Herman</name>
        
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            <category term="Société" />
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            <category term="Édition numérique" />
    
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        <![CDATA[<p><a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/08/le_livre_numerique_0.php">[0] Introduction</a> <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/08/le_livre_numerique_1_glossaire.php">[1] Glossaire</a> <b><a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/09/le_livre_numerique_2_le_prix.php"><span style="font-weight: normal;">[2] Le prix</span></a> <span style="text-decoration: underline;">[3] L'agrégateur</span></b></p>[Les lecteurs pressés peuvent se rendre à la <a href="#conclusion">conclusion</a>.]<br />
<p>Concrètement, qu'est-ce qu'on fait au Québec ? Depuis plusieurs années, le livre numérique est une préoccupation. De nombreuses études ont été réalisées, on regarde ce qui se passe aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France. On s'en reparle, on regarde ce qui se dit sur Internet, on essaie les différentes liseuses, on se re-re-parle...</p>
<p>Pendant ce temps, <a href="http://www.numilog.fr">Numilog</a> crée en France son catalogue de livre numérique pour être ensuite racheté par Hachette. Amazon lance le <a href="http://www.amazon.com/kindle">Kindle</a>. Apple lance le <a href="http://www.apple.com/ca/fr/iphone">iPhone</a>. Amazon lance son Kindle 2.0. Indigo Books lance <a href="http://shortcovers.com/">Short Covers</a>, une plate-forme canadienne de vente de livres numériques. Shortcovers lance son application pour iPhone. Amazon lance son application Kindle pour iPhone. <a href="http://www.lexcycle.com/">Stanza</a> lance son application pour iPhone, offrant à la fois des livres du domaine public mais aussi des livres payants.</p>
<p>À travers tout ça, le géant Google qui numérise à tour de bras les rayonnages des bibliothèques lance <a href="http://books.google.fr/">Google Books</a> puis annonce vouloir vendre les livres numérisés. Cela finit par un projet de règlement entre auteurs, éditeurs américains et Google, règlement contesté dans le monde entier. Mais ça, j'y reviendrai dans un billet consacré à Google.</p>
<p>Bref, ça bouge vite et ça bouge fort. La question n'est plus de ne pas manquer le train mais plutôt d'arriver à sauter dans le wagon déjà en marche, sans se casser la figure.</p>
<p>La tentation est forte de se coller aux initiatives déjà existantes. Pourquoi ne pas rejoindre Numilog pour le marché francophone ? Pourquoi ne pas laisser Amazon s'occuper de la vente de nos livres ? De toute façon, si on ne fait rien, c'est ce qui va arriver. C'est ce qui risque encore d'arriver.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>En janvier 2008, l'Association Nationale des Éditeurs de Livres (<a href="http://www.anel.qc.ca/">ANEL</a>) publie le rapport de Guylaine Beaudry, <i>Les Enjeux de l'édition numérique dans le monde numérique</i>. 16 recommandations sont alors émises. Les trois premières sont préliminaires à toute action :</p>
<ul>
  <li><b>Implications juridiques liées au numérique</b> : la question des contrats. L'éditeur est-il oui ou non détenteur des droits numériques sur les oeuvres publiées ? Cette question ne peut pas être tranchée d'un coup, chaque éditeur doit vérifier ses contrats et éventuellement en discuter avec ses auteurs. La question des droits territoriaux et des traductions vient compliquer tout cela. Un terreau fertile pour les avocats.<br />
  <br /></li>

  <li><b>Production des fichiers numériques</b> : évidemment, si les fichiers numériques n'existent pas, la question ne se pose même pas. Encore aujourd'hui, peu d'éditeurs ont entrepris un programme de conversion de leur fonds. Manque de moyen, manque de temps, manque d'information... et puis quel format faut-il produire ?<br />
  <br /></li>

  <li><b>Programme de formation des éditeurs</b> : On en parle, on en reparle et on en re-re-parle. Et je dirais même plus : on en parle même pas assez !</li>
</ul>
<p>Suit une autre série de recommandations jusqu'à la douzième :</p>
<ul>
  <li><b>Créer un agrégateur</b> réunissant différents genres pour constituer des collections " profilées " pour les bibliothèques universitaires, collégiales, secondaires et publiques, de même que pour la vente aux individus sous forme d'achat ou d'abonnement.</li>
</ul>
<p>Agrégateur, le mot est lancé. Encore faut-il s'entendre sur ce que c'est, comment le mettre en place et l'opérer.</p>
<p>Durant l'été 2008, le comité numérique de l'ANEL décide d'aller de l'avant et de créer un agrégateur québécois de livres numériques en partenariat avec une entreprise privée de Québec, <a href="http://www.demarque.com/fr/ca/">De Marque</a> (DM). Si DM sera responsable de la mise en place et de l'opération, l'ANEL conseillera et donnera les orientations pour le développement de la plateforme :</p>
<ul>
  <li>Les éditeurs doivent avoir le plein contrôle sur leurs livres et sur leur exploitation numérique<br /></li>

  <li>Les éditeurs doivent pouvoir fixer les prix de vente et contrôler leurs revenus<br /></li>

  <li>Les éditeurs sont les seuls à être détenteurs des droits d'auteur des oeuvres versées dans l'entrepôt<br /></li>

  <li>Les fichiers numériques doivent être hébergés au Québec.</li>
</ul>
<p>Reprenons ces orientations une par une.</p>
<p>1) L'éditeur doit garder le contrôle sur leurs livres numériques, en toutes circonstances. Tout est instantané ou presque dans Internet. Il ne peut y avoir d'intermédiaire qui freinerait ou empêcherait un éditeur de gérer ses livres. Cela veut dire refuser tant que possible de transférer les fichiers à une tierce partie mais plutôt d'y donner accès à travers un tuyau dont la vanne est du côté de l'éditeur. L'éditeur est responsable de l'exploitation de l'oeuvre qui lui a été confiée par l'auteur.</p>
<p>2) L'éditeur doit pouvoir fixer le prix de détail suggéré. C'est ce prix qui servira à calculer les différentes remises à chacun des intermédiaires. Ce qui n'empêcherait pas un détaillant de baisser le prix de revente, en empiétant sur sa marge. D'ailleurs, <a href="http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200909/01/01-897662-le-patron-dhachette-denonce-le-prix-des-ebooks-sur-amazon.php">Amazon vend à perte</a> lorsqu'il offre des livres à 9.99$US. De cette manière, l'éditeur s'assure de pouvoir contrôler ses revenus.</p>
<p>3) L'auteur confie son oeuvre à l'éditeur, que ce soit par cession de droits ou par licence. En aucun cas le commerce de livres numériques n'inclut un partage ou une cession de droits. On vend des livres, pas des droits.</p>
<p>4) Il est important que les fichiers soient hébergés au Québec. En cas de litige, se défendre en pays étranger est difficile et coûteux. De plus, les livres dont l'éditeur ne détient les droits que pour le territoire canadien doivent être hébergés au Canada. De même, en cas de conflit, il est plus facile de s'entendre avec une compagnie proche de nous.</p>
<p>Il existe déjà des agrégateurs, tels <a href="http://www.gibsonlibraryconnections.ca/">Gibson</a> et <a href="http://www.netlibrary.com/">Netlibrary</a>, ainsi que Numilog. Néanmoins aucun de ceux-ci ne peut garantir l'entièreté de ces orientations, ne serait-ce que pour l'hébergement.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Je ne vous ai toujours pas dit ce que ça mange en hiver un agrégateur. J'y arrive.</p>
<p>L'agrégateur est une plateforme composée d'un entrepôt numérique et de services de promotion et de commercialisation des livres numériques qui y sont déposés par les éditeurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/agregateur.jpg" width="403" height="301" alt="agregateur.jpg" style="padding-right:15px;" /></p>
<p style="text-align: center;"><i>Schéma : <a href="http://remolino.qc.ca/">Clément Laberge</a></i></p>
<p>L'entrepôt numérique est ce qu'il annonce : l'éditeur y verse ses fichiers numériques, au format pdf ou epub, y associe un ISBN et un prix de détail suggéré. C'est tout. Si le fichier numérique est bien fait (c'est-à-dire avec un auteur, un titre, une couverture et une table des matières), l'entrepôt extrait automatiquement les données et associe le livre au compte de l'éditeur. Ce dernier peut alors gérer ses publications, contrôler les accès, les vendeurs etc. Voir même enlever le livre si nécessaire. L'éditeur est facturé pour chaque fichier déposé et ensuite doit aussi payer un montant annuel pour assurer le maintien du livre dans l'agrégateur. Ce qui amènera peut-être les éditeurs à faire un choix de ce qu'ils rendront disponible en numérique plutôt que de mettre leur fond au complet.</p>
<p>Le premier service de promotion mis en place est assez spectaculaire. Il s'agit du feuilletage en ligne d'un ouvrage offert sous forme de webservice à installer sur un site Internet. <a href="http://www.livresquebecois.com/">Livres québécois</a>, <a href="http://www.librairiepantoute.com/">Pantoute</a>, <a href="http://www.renaud-bray.com">Renaud-Bray</a> et, bien entendu, les <a href="http://www.septentrion.qc.ca">éditeurs</a> ont pu ainsi facilement installer ce gadget. Il s'agit d'un formidable outil de promotion du livre, que ce soit sa version papier ou numérique. De plus, le lecteur peut être facilement partagé et intégré à des blogues.</p>
<div id="btn-ebook-1933" class="btn-ebook">
  <iframe src="http://www.entrepotnumerique.com/p/1933?mid=2&amp;t=mini&amp;h=0&amp;i=5&amp;c=ffffff" style="border:none;margin:0px;padding:0px;height:216px;width:350px;"></iframe>
</div>
<p>L'éditeur décide du nombre de pages disponibles. Il pourrait tout aussi bien le rendre feuilletable en entier. Il est d'ailleurs étonnant qu'Archambault n'ait pas utilisé ce gadget sur son site <a href="http://www.jelis.ca">jelis.ca</a>. Un oubli ?<br /></p>
<p>Pour le volet commercialisation, l'agrégateur met à la disposition des détaillants l'ensemble des services nécessaires à la vente ou à la consultation des livres numériques : téléchargement, sécurité, cryptage, feuilletage... service clé en main ! Néanmoins, il faut bien comprendre que l'agrégateur n'est pas une vocation commerciale directe : s'il offre tous les services, aucune vente finale n'y est réalisée. Il faut pour cela un vendeur.</p>
<p>Ce vendeur sera un libraire ou l'éditeur en ce qui a trait à la vente au publique, et un intermédiaire en ce qui regarde la vente aux bibliothèques. Là aussi je développerai dans un autre billet en ce qui concerne les bibliothèques. De Marque offre déjà ses services comme représentant commercial, mais il n'y a aucune exclusivité et d'autres joueurs pourraient se manifester.</p>
<p>L'agrégateur hébergeant les fichiers, offrant les services de transfert, le codage et le cryptage ainsi que des gadgets de promotion, un petit pourcentage lui sera versé sur chaque vente réalisée. Il devient en somme le distributeur numérique. Mais pas tout à fait, car il reste l'épineuse question de la facturation.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>La facturation est en effet l'une des tâches qui incombe traditionnellement au distributeur. Il faut pouvoir suivre les ventes effectuées par un détaillant, lui facturer au juste prix et ensuite le collecter. Éventuellement assumer les pertes financières résultant d'une mauvaise créance. Le suivi rigoureux des ventes est aussi à la base du calcul des droits qui seront ensuite versés aux auteurs.</p>
<p>Si on se place un instant du point de vue du détaillant, pour vendre les livres d'un éditeur il doit avoir un compte ouvert chez son distributeur. Pour couvrir l'ensemble du marché, moins d'une dizaine de distributeurs sont à contacter. Si, pour le numérique, le détaillant devait contacter individuellement chaque éditeur pour obtenir le droit de vendre son fond, cela deviendrait vite très lourd. De même, si l'éditeur devait du jour au lendemain devoir faire le suivi des ventes de dizaines voir de centaines de détaillants, il serait rapidement découragé.</p>
<p>C'est un problème qui n'est pas encore réglé. Aujourd'hui, il y a peu de détaillants, donc les éditeurs peuvent encore assumer le suivi des ventes. Mais, si le marché se développe, ils devront trouver une autre avenue. L'opérateur de l'agrégateur, De Marque, est en bonne position pour offrir un service de facturation. Mais les distributeurs de livre papier pourraient aussi jouer ce rôle, après tout ils connaissent déjà les détaillants, il serait aisé pour eux de simplement ajouter la vente des livres numériques à leurs activités, l'agrégateur fournissant des rapports mensuels des ventes réalisées par chaque détaillant.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p><a name="conclusion" id="conclusion">Que faut-il retenir de tout ceci ?</a></p>
<ul>
  <li>L'agrégateur 1.0 est pleinement opérationnel depuis mars 2009, développé grâce au soutien de la SODEC et de Patrimoine Canada.<br />
  <br /></li>

  <li>Les éditeurs québécois ont le plein contrôle de leur fichier et de leur exploitation.<br />
  <br /></li>

  <li>Les fichiers sont hébergés au Québec.<br />
  <br /></li>

  <li>Tous les services sont fournis par l'agrégateur : hébergement, transfert du fichier, cryptage et protection. Sauf la facturation. En échange, il y a un coût au dépôt d'un fichier et un coût annuel de maintien.<br />
  &nbsp;&nbsp;&nbsp;</li>

  <li>Aucune exclusivité n'est accordée, tous les détaillants sont invités à proposer leurs services, que ce soit pour la vente en ligne, la vente sur plancher et, pourquoi pas, la location ou le feuilletage. Et ce, partout dans le monde ! Une occasion unique de faire la promotion de notre littérature.<br />
  <br /></li>

  <li>De la même façon, les bibliothèques pourront se brancher aux contenus selon des modalités encore à définir.</li>
</ul>
<p>Grâce à l'agrégateur, il est maintenant possible de développer un ou plusieurs modèles, tandis que les éditeurs continueront à convertir leurs livres et à verser les fichiers dans l'agrégateur.</p>
]]>
        
    </content>
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    <title>Québec se livre 4e édition</title>
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    <published>2009-09-04T04:13:54Z</published>
    <updated>2009-09-04T04:35:37Z</updated>
    
    <summary>Une petite pause sur le numérique pour annoncer la tenue de la 4e édition de Québec se livre, le jeudi 10 septembre dès 17h au bar Le Cercle, 228 Saint-Joseph Est. On y parle livre numérique ? Ou pas... Mais...</summary>
    <author>
        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p>Une petite pause sur le numérique pour annoncer la tenue de la <a href="http://quebecselivre.wordpress.com/2009/09/03/quatrieme-edition-le-livre-numerique/">4e édition de Québec se livre</a>, le jeudi 10 septembre dès 17h au bar Le Cercle, 228 Saint-Joseph Est. On y parle livre numérique ? Ou pas...</p>
<p><a href="http://quebecselivre.wordpress.com/a-propos/">Mais c'est quoi QSL</a> ?</p>
]]>
        
    </content>
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    <title>Le livre numérique [2] : Le prix</title>
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    <published>2009-09-01T05:22:38Z</published>
    <updated>2009-09-06T05:36:25Z</updated>
    
    <summary>[0] Introduction [1] Glossaire [2] Le prix [3] L&apos;agrégateur D&apos;entrée de jeu, le sujet qui fâche. Le livre numérique est-il trop cher ? Les premières critiques ne se sont pas fait attendre : les éditeurs québécois sont des voleurs et...</summary>
    <author>
        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p><a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/08/le_livre_numerique_0.php">[0] Introduction</a> <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/08/le_livre_numerique_1_glossaire.php">[1] Glossaire</a> <b><span style="text-decoration: underline;">[2] Le prix</span></b> <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/09/le_livre_numerique_3_lagregate.php">[3] L'agrégateur</a></p>
<p>D'entrée de jeu, le sujet qui fâche. Le livre numérique est-il trop cher ? Les premières critiques ne se sont pas fait attendre : les éditeurs québécois sont des voleurs et des imbéciles, ils n'ont rien compris à la nouvelle économie numérique.</p>
<p>Minute papillon...</p>
<p>Regardons d'abord la structure du prix d'un livre papier : 10% pour l'auteur, 15 % pour le distributeur, 20 % pour l'imprimeur, 40 % pour le libraire qui laissent 15 % pour l'éditeur.</p>
<p><img src="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/tarte.jpg" width="192" height="292" alt="Le prix du livre" style="float:left; padding-right:15px; padding-bottom:10px;" />15 % pour payer les frais fixes : travail d'édition, révision, mise en pages, graphisme, correction, administration. Et aussi la promotion. Comment fait-on pour tout de même s'en sortir ? Le volume et les réimpressions. Dans le cas de grands tirages, les frais fixes sont noyés et le pourcentage de l'imprimeur baisse. Par contre le risque augmente, la chute sera d'autant plus haute que le tirage est élevé si le livre ne se vend pas. Dans le cas des réimpressions, les frais fixes sont déjà absorbés, c'est la vraie manne des éditeurs. Point de salut sur un premier tirage !</p>
<p>Je vous entends déjà : « Justement, avec le livre numérique, on supprime des intermédiaires donc les coûts sont moindres ! »</p>
<p>Re-minute... Quels intermédiaires disparaissent ? Quelle est la valeur ajoutée de chaque intervenant ?</p>
<p>L'auteur ? Bien sûr que non. Il est à la base de notre monde du livre.</p>
<p>L'éditeur ? Certains seraient tentés de dire oui. D'ailleurs Internet foisonne de sites permettant de s'autoéditer, que ce soit avec un bon livre papier, en numérique ou avec l'Impression à la demande. Valeur ajoutée de l'éditeur : le tri, le travail, l'encouragement, le professionnalisme, la promotion. Ce n'est pas rien ! Non, les éditeurs sont là pour rester, mais ils devront évoluer et comprendre que le livre numérique n'est pas qu'une transposition du livre papier. Un pas à la fois.</p>
<p>L'imprimeur ? TCHAC ! Un intermédiaire qui débarque. Pour un secteur déjà moribond, ce n'est pas une bonne nouvelle. Pour autant que le livre numérique vienne gruger dans les ventes du livre papier. À court terme sûrement pas, mais à moyen et long terme probablement. Ils ont le temps de redéfinir une stratégie. Aujourd'hui, les éditeurs leur envoient les fichiers pdf pour impression. Pourquoi n'offriraient-ils pas le service de conversion aux formats numériques tel le epub ou le kindle ? Voilà une valeur ajoutée qu'ils devraient développer.</p>
<p>Le distributeur ? Le volet «paquet-ficelle » de la distribution disparaît. À la place, il faut stocker les fichiers numériques et les rendre disponibles au téléchargement. Cela suppose des infrastructures, de la bande passante et du personnel compétent. Le tout au Québec et non en Asie. Pour des questions éthiques bien entendu, mais aussi juridiques : les fichiers doivent être hébergés sur le territoire pour lequel les éditeurs ont obtenu les droits. Le volet « collecte » reste important, le distributeur est responsable des comptes auprès des détaillants. Et, dans bien des cas, le distributeur est aussi le diffuseur, c'est-à-dire qu'il fait la promotion du livre sur le terrain, auprès des détaillants. Valeur ajoutée : les distributeurs auraient encore leur rôle de collecteur et de diffuseur à jouer, s'ils voulaient bien se réveiller. <i>Le dormeur doit se réveiller !</i></p>
<p>Le libraire ? Internet permet de rejoindre facilement chacun des utilisateurs derrière son écran. Enfin... pour autant qu'on ait réussi à attirer son attention ! Devant l'offre galopante, comment rejoindre notre lecteur, celui pour qui nous avons publié ce livre ? Avec une bonne information, bien structurée, des sites Internet efficaces, des publicités ciblées... certes. Mais aussi et même surtout par l'entremise de détaillants dont c'est le métier de conseiller des lecteurs ! Les livres numériques doivent être disponibles au téléchargement sur des sites transactionnels mais aussi sur le plancher des magasins. D'ailleurs Archambault avec son jelis.ca n'est il pas un libraire ? (pas besoin de répondre, ce n'est pas vraiment une question). Par contre le risque pris par le libraire n'est plus le même : plus d'inventaire physique, fini les boîtes, adieu les retours. Valeur ajoutée : la connaissance de la clientèle, la spécialisation dans des niches, le conseil. Serait-ce le retour des clubs de lecture ? Espérons que l'exemple d'Archambault sera suivi rapidement par d'autres.</p>
<p>Au final quels coûts ont été épargnés ? 20 % chez l'imprimeur, 5 % chez le distributeur, 10 % chez le libraire. <i>Grosso modo</i> 35 %. Les frais fixes restent les mêmes. Remplacez mise en pages par programmation pour réaliser les fichiers epub. Connaissez-vous les tarfis des programmeurs ? Si c'est non, vous êtes chanceux !</p>
<p>Il est du privilège de l'éditeur de choisir le prix de vente. Du moins au Québec et en France, car dans l'édition anglophone les détaillants ont le gros bout du bâton, concentration oblige. Quand vous contrôlez plus de 60% du marché, vous pouvez dicter la loi. Dans le monde numérique, vous vous appelez Amazon et vous contrôlez probablement 90% du marché étatsunien. Ils ne connaissent qu'une seule façon de vendre : couper les prix. Mais rappelez-vous qu'à chaque coupe, il y a quelqu'un qui trinque. Et est-il raisonnable de se laisser dicter les règles du marché sans au moins essayer de créer nous-mêmes quelque chose ?</p>
<p>Revenons au Québec. Les prix de vente du livre numérique vont de 50 % à 100 % du prix papier. Déjà, on est encore tributaire du livre papier. Mais les éditeurs ne peuvent pas du jour au lendemain rejeter du revers de la main leur gagne-pain ! En moyenne, on navigue autour du 75 % du prix du livre papier. Soit 25 % moins cher. Avec une économie de 35 %, il reste donc un 10 % pour assumer le risque et surtout le développement d'un marché actuellement embryonnaire. Ainsi donc un livre papier vendu 20 $ trouverait sa contrepartie numérique à 15 $.</p>
<p>Et du côté du disque ? Comparons Archambault et iTunes avec les meilleurs vendeurs. <i>Entre vous et moi</i>, le dernier Martine Saint-Clair. 19,99 $ en cd, 19,99$ en téléchargement (100 %). <i>Emmène-moi</i> quek part, le dernier Yelo Molo : 14,99 $ <i>vs</i> 9,99 $ (67 %). <i>The Fame</i> de Lady Gaga : 14,99 $ <i>vs</i> 9,99 $ (67 %). The E.N.D. des Black Eyed Peas : 15,99 $ <i>vs</i> 10,99 $ (69 %).</p>
<p>Et ça marche, le marché se développe et chacun se félicite de pouvoir mettre directement sur son lecteur mp3 le dernier disque à la mode. Pourquoi le livre devrait lui être drastiquement moins cher ?</p>
<p>Chacun doit y trouver son compte mais aujourd'hui il faut expérimenter un marché naissant. Gageons que les années futures seront riches en négociations. Et c'est d'ailleurs notre seule voie de sortie : accepter de suivre un modèle en perpétuelle mutation.</p>
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    <title>Le livre numérique [1] : Glossaire</title>
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    <published>2009-08-31T04:51:45Z</published>
    <updated>2009-09-06T05:36:33Z</updated>
    
    <summary>[0] Introduction [1] Glossaire [2] Le prix [3] L&apos;agrégateur Et maintenant, quelques définitions... Je vous éviterai ainsi les notes de bas de page. Blague à part, il convient de s&apos;entendre sur plusieurs termes plus ou moins familiers. AGRÉGATEUR : ou...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p><a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/08/le_livre_numerique_0.php">[0] Introduction</a> <b><span style="text-decoration: underline;">[1] Glossaire</span></b> <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/09/le_livre_numerique_2_le_prix.php">[2] Le prix</a> <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/09/le_livre_numerique_3_lagregate.php">[3] L'agrégateur</a></p>
<p>Et maintenant, quelques définitions... Je vous éviterai ainsi les notes de bas de page. Blague à part, il convient de s'entendre sur plusieurs termes plus ou moins familiers.<br /></p>
<p><b>AGRÉGATEUR</b> : ou agrégateur de livres numériques, service mis en place par l'ANEL et <a href="http://www.demarque.com/">De Marque</a> permettant aux éditeurs québécois de stocker et distribuer leurs livres numériques depuis une seule plate-forme. L'agrégateur est donc à la fois un entrepôt numérique mais aussi un distributeur puisqu'il permet de livrer des fichiers numériques.</p>
<p><b>ANEL</b> : <a href="http://www.anel.qc.ca">Association nationale des éditeurs de livres</a>.</p>
<p><b>BANDE-PASSANTE</b> : en informatique, mesure du flux d'information transitant entre un serveur et un ordinateur. Un abonnement Internet limite généralement le téléchargement mensuel car la bande passante coûte cher.</p>
<p><b>DRM :</b> <i>Digital Rights Management</i> ou gestion des droits numériques. Dispositif permettant de contrôler l'utilisation et la diffusion de fichiers électroniques. L'exemple de la musique a montré que les utilisateurs n'appréciaient généralement pas de ne pas pouvoir jouir librement d'un produit acheté légalement. D'un autre côté, les détenteurs de droits cherchent désespérément à freiner la transmission de fichiers copiés illégalement. Dans le livre, le principal fournisseur de DRM est Adobe avec <i>Adobe Content Server 4</i> (CS4).<br /></p>
<p><b>EPUB</b> : type de fichier dans lequel le texte est organisé simplement, de façon à laisser au lecteur la possibilité de choisir son caractère et sa taille. La mise en pages est simplifiée, pour ne pas dire simplissime. Epub est un format standard international et est supporté par la plupart des liseuses sauf le Kindle. Avantage : portabilité. Désavantage : présentation simpliste.</p>
<p><b>KINDLE</b> : liseuse développée par Amazon. Branché en permanence sur le réseau téléphonique cellulaire, cet appareil permet d'accéder au magasin en ligne d'Amazon en tout temps pour télécharger des livres numériques. Le service n'est disponible qu'aux États-Unis. Amazon a aussi développé une application pour le iPhone. Il est à noter que les livres achetés sur le Kindle ne peuvent être lus que sur cet appareil qui s'est déjà vendu à plusieurs millions d'exemplaires.</p>
<p><b>LISEUSE</b> : appareil de lecture permettant d'afficher les livres numériques. L'écran est fait de papier électronique, conférant ainsi à l'appareil la même lisibilité que le papier ordinaire. L'autonomie des liseuses est très longue, l'affichage d'une page ne requérant aucune énergie. C'est plutôt le feuilletage qui consomme. La plupart de ces appareils permettent aussi l'écoute de fichiers audio.</p>
<p><b>LIVRE ÉLECTRONIQUE</b> : aussi appelé <i>livrel</i>, voir livre numérique.</p>
<p><b>LIVRE NUMÉRIQUE</b> : fichier informatique présentant un texte original indépendamment de son support. Pdf, epub, et autres...</p>
<p><b>PDF</b> : type de fichier figé dans lequel la mise en page est décidée par l'éditeur. Aujourd'hui, le pdf est le fichier envoyé chez l'imprimeur. Avantage : permet une mise en pages complexe. Désavantage : figé donc non réglable par le lecteur.</p>
<p><b>SMARTPHONE</b> : téléphones cellulaires intelligents aka iPhone et BlackBerry. Ils disposent d'un écran de qualité et d'une connection sans fil, tout comme le Kindle. Par contre la lecture à l'écran est fatigante pour les yeux et l'autonomie n'est pas leur point fort. Vraiment pas. Le iPhone dispose déjà d'une application Kindle aux États-Unis et d'un lecteur de epub, Stanza. La lecture des pdf est supportée nativement.</p>
<p><b>SONY READER</b> : SONY est la compagnie mettant actuellement le plus d'effort pour développer le marché des liseuses. Leur appareil permet de lire la plupart des formats.</p>
<p><b>STANZA</b> : application sur iPhone permettant la lecture des epubs. L'application vient aussi avec un magasin en ligne offrant des textes du domaine public, des extraits gratuits de livres mais aussi des livres payants. Il existe une version <i>desktop</i> pour ordinateur afin de gérer votre bibliothèque.</p>
<p>J'enrichirai ce glossaire au fur et à mesure de l'écriture de mes billets.</p>
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    <title>Le livre numérique [0] : Introduction</title>
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    <published>2009-08-31T03:55:26Z</published>
    <updated>2009-09-06T05:51:39Z</updated>
    
    <summary>[0] Introduction [1] Glossaire [2] Le prix [3] L&apos;agrégateur Ça y est, il est dans nos mains. En fait, je dirais plus il est dans vos mains, car les éditeurs travaillent sur le livre numérique depuis longtemps. Avec le lancement...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p><b><span style="text-decoration: underline;">[0] Introduction</span></b> <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/08/le_livre_numerique_1_glossaire.php">[1] Glossaire</a> <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/09/le_livre_numerique_2_le_prix.php">[2] Le prix</a> <a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/09/le_livre_numerique_3_lagregate.php">[3] L'agrégateur</a></p>
<p>Ça y est, il est dans nos mains. En fait, je dirais plus il est dans vos mains, car les éditeurs travaillent sur le livre numérique depuis longtemps. Avec le lancement de la plate-forme d'Archambault, <a href="http://www.jelis.ca/">jelis.ca</a> (dont j'ai fini par comprendre que ça se lisait « Je lis ça »), le débat sur le livre numérique atteint enfin la sphère publique.<br /></p>
<p>Enfin, car le livre est au coeur de nos cultures. L'invention de l'écriture et de son corollaire, la lecture, est le levier qui a permis à de grandes civilisations d'émerger et de se forger une identité. Toucher au livre vient nous chercher profondément.</p>
<p>Jusqu'ici la lecture nécessitait un support matériel. De la plaque de cire au livre papier, en passant par tous les intermédiaires, le livre était avant tout un objet. Aujourd'hui il ne l'est plus, du moins pas au sens où nous l'entendions. Le support est variable, le contenu du livre circule et le lecteur décide de sa présentation.</p>
<p>Cette révolution nous oblige à repenser le livre mais aussi la lecture, l'écriture et tout le monde qui entoure la littérature.</p>
<p>Les éditeurs du Septentrion s'intéressent à l'émergence du numérique depuis longtemps. Denis Vaugeois inaugurait notre <a href="http://www.septentrion.qc.ca/">site Internet</a> en 1995. En 2007, votre serviteur lançait, sans tambour ni trompette, la <a href="http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/liste-pdf.asp">vente de livres numériques</a> sur le même site. Depuis à peu près 18 mois je siège aussi sur le comité numérique de l'<a href="http://www.anel.qc.ca/">Association Nationale des Éditeurs de Livres</a> (ANEL), dont je suis un des trois vice-présidents. C'est d'ailleurs au sein de l'ANEL que se sont opérés les changements qui permettent aujourd'hui à un premier détaillant québécois d'offrir des livres numériques.</p>
<p>Mes prochains billets seront donc consacrés aux divers aspects du livre numérique afin de mieux faire comprendre ce nouveau médium.</p>
<p><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/sony_reader2_coteb_article.jpg" width="300" height="170" alt="sony_reader2_coteb_article.jpg" style="border:1px #000000 solid;" /></p>
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    <title>Québec se livre 2e édition</title>
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    <published>2009-05-05T20:40:28Z</published>
    <updated>2009-05-05T20:40:42Z</updated>
    
    <summary>Québec se livre, ça se passe maintenant ici ! En résumé : jeudi 14 mai 17h au bar Le Cercle, 228 Saint-Joseph, Québec...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p><em><a href="http://quebecselivre.wordpress.com">Québec se livre, ça se passe maintenant ici !</a><br /></em></p>
<p>En résumé : jeudi 14 mai 17h au bar Le Cercle, 228 Saint-Joseph, Québec</p>
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    <title>Touche littéraire</title>
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    <published>2009-04-17T15:53:53Z</published>
    <updated>2009-04-18T00:33:46Z</updated>
    
    <summary>1. Plutôt corne ou marque-page ? Marque-page depuis que je partage ma vie avec une libraire. Mais naturellement corne. J&apos;aime éprouver mes livres, j&apos;aime redécouvrir mes traces lors d&apos;une relecture. Et puis il y a toujours un marque-page de la...</summary>
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        <![CDATA[<p><strong>1. Plutôt corne ou marque-page ?</strong></p>
<p>Marque-page depuis que je partage ma vie avec une libraire. Mais naturellement corne. J'aime éprouver mes livres, j'aime redécouvrir mes traces lors d'une relecture. Et puis il y a toujours un marque-page de la librairie Vaugeois dans mes livres !</p>
<p><strong>2. Un livre en cadeau ?</strong></p>
<p>Il est de coutume de s'échanger des cadeaux lors de certaines rencontres protocolaires. C'est ainsi que la semaine passée, lors du lancement du livre de Gilbert Lavoie à l'hôtel de ville de Québec, j'ai pu admirer un magnifique sous-verre en cristal en forme de Belgique, posé sur une table. Et encore, au moins n’en traînait-il pas dans un tiroir ou sur une tablette. Pour le 400e anniversaire de Québec, nous avons réussi à convaincre le maire de donner des livres à ses invités. Il nous a été rapporté que, pour une fois, les invités semblaient réellement ravis de leur cadeau.</p>
<p>Le livre en cadeau aux enfants aussi. Geronimo Stilton fait un tabac dans les fêtes d'anniversaire.</p>
<p><strong>3. Lis-tu dans ton bain?</strong></p>
<p>Bien sûr. En rajoutant de l'eau chaude de temps en temps, jusqu'à avoir une peau toute plissée. Et ça m'arrive à l'occasion d'échapper un livre dans l'eau.</p>
<p><strong>4. As-tu déjà pensé à écrire un livre?</strong></p>
<p>Oui mais ce n'est pas pour tout de suite. Un jour peut-être...</p>
<p><strong>5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes?</strong></p>
<p>Bravo quand l'auteur ne s'essouffle pas. J'apprécie les sagas avec des personnages riches, des intrigues de longue haleine et des rebondissements bien sentis. Par contre j'arrête une série dès qu'on voit les ficelles qui animent les personnages.</p>
<p>J'aime aussi retrouver certains personnages, comme le commissaire Kurt Wallander de Henning Mankell.</p>
<p><strong>6. As-tu un livre culte ?</strong></p>
<p>Un ? Ce serait Le Seigneur des anneaux de Tolkien. Deux ? Le Pendule de Foucault de Umberto Ecco. Trois ? La Métamorphose de Kafka. Quatre ? (je peux continuer longtemps...)</p>
<p>Pas de Québécois ? Hélas non, pour moi les livres cultes sont ceux qui m'ont remué pendant mon adolescence, période pendant laquelle le Québec m'était totalement étranger. Mais je ne désespère pas de découvrir d'autres livres cultes !</p>
<p>Rhooo, je n'ai pas parlé de BD. Tintin évidemment. Et La Trilogie Nikopol d'Enki Bilal. Ave Bilal !</p>
<p><strong>7. Aimes-tu relire?</strong></p>
<p>Beaucoup. Quand j'embarque dans un livre, je me plonge dans l'histoire et manque dès fois de recul. Relire un livre, c'est pouvoir prendre le temps de savourer les détails, les subtilités de l'écriture, de découvrir la structure. J'ai dû lire Le Seigneur des Anneaux une dizaine de fois, sinon plus. Relire, c'est aussi retrouver un ami fidèle, mettre ses vieilles pantoufles confortables, s'entourer de réconfort.</p>
<p><strong>8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés?</strong></p>
<p>Rencontrer si l'occasion se présente, mais j'aime avant tout les rencontrer dans leurs ouvrages.</p>
<p><strong>9. Aimes-tu parler de tes lectures ?</strong></p>
<p>Oui, sans en faire une de mes marottes. Surtout avec quelqu'un qui ne partage pas mes goûts. Il est intéressant de savoir ce que quelqu'un a aimé dans un livre que l'on a soi-même trouvé ordinaire. Je n'aime pas prêcher aux convertis.</p>
<p><strong>10. Comment choisis-tu tes livres ?</strong></p>
<p>Je dis à ma libraire : « je n'ai plus rien à lire ! » Sinon le bouche à oreille, l'influence des journaux, le bouquinage.</p>
<p><strong>11. Une lecture inavouable?</strong></p>
<p>Je n'ai pas vraiment de honte à parler de mes lectures. Par exemple je suis un grand amateur de fantasy et de science-fiction, deux genres qui mériteraient d'être mieux considérés par les milieux littéraires et les lecteurs en général.</p>
<p>L'inavouable seraient probablement les Playboys de mon adolescence, que je lisais pour les articles, bien entendu.</p>
<p><strong>12. Des endroits préférés pour lire?</strong></p>
<p>Le bain. C'est tranquille un bain, pour peu qu'on ait pris soin de fermer la porte à double tour !</p>
<p><strong>13. Un livre idéal pour toi serait ?</strong></p>
<p>Idéal ? Une bonne saga qui ne finirait jamais.</p>
<p><strong>14. Lire par-dessus l’épaule ?</strong></p>
<p>Bof. Dans le métro pour lire le journal d"un autre à la limite.</p>
<p><strong>15. Télé, jeux vidéos ou livre ?</strong></p>
<p>Télé en direct très peu. J'aime pouvoir regarder Les Invincibles ou Tout sur moi sur le web. J'ai hâte au jour où les films et les séries seront disponibles en français sur Internet.</p>
<p>J'ai déjà passé beaucoup de temps sur les jeux vidéos en ligne comme Everquest ou World of Warcraft, mais depuis quelques années j'ai perdu l'Intérêt. J'aime bien Guitar Hero sur la Wii.</p>
<p>Livre... dès fois je suis indécollable de mes livres, dès fois je passe quelques semaines sans lire. Ça va ça vient.</p>
<p><strong>16. Lire et manger ?</strong></p>
<p>Quand le livre est bon, c'est lire et manger, lire et se laver, lire et marcher, lire et vider le lave-vaisselle, lire et cuisiner... Et le matin, un bon petit-déjeuner se prend en lisant le journal.</p>
<p><strong>17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?</strong></p>
<p>En général sans musique, ça me distrait trop de ma lecture. Mais la lecture du Pendule de Foucault fut accompagnée de Koyaanisqatsi de Philip Glass, et je ne peux envisager de relire ce livre sans cette ambiance musicale.</p>
<p><strong>18. Lire un livre électronique ?</strong></p>
<p>Bientôt. Pour le côté pratique, en déplacement. J'ai hâte de n'avoir qu'un bel appareil à la fois design et fonctionnel pour traîner mes documents de travail mais aussi mes lectures, ma musique, mes vidéos.</p>
<p><strong>19. Le livre vous tombe des mains : aller jusqu’au bout ou pas ?</strong></p>
<p>Non. Je n'ai aucun remords à arrêter un livre plate.</p>
<p><strong>20. Qu’arrive-t-il à la page 100 ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas, je n'ai pas mon livre avec moi. Si j'avais eu la version électronique...</p>
<p><strong>21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?</strong></p>
<p>Un bottin téléphonique. Y a-t-il quelque chose de plus inutile aujourd'hui?</p>
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    <title>Québec se livre au Cercle</title>
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    <published>2009-04-06T15:10:34Z</published>
    <updated>2009-04-06T15:11:12Z</updated>
    
    <summary>Oui j&apos;ai tardé à donner des nouvelles mais voilà : Le premier Québec se livre se tiendra donc le jeudi 16 avril à 17h au Cercle, 228 St-Joseph Est. Profitons du salon du livre de Québec pour attirer le plus...</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[<p>Oui j'ai tardé à donner des nouvelles mais voilà :</p>
<p>Le premier <em><a href="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/2009/02/quebec_se_livre.php02/quebec_se_livre.php">Québec se livre</a></em> se tiendra donc le <strong>jeudi 16 avril</strong> <strong>à 17h</strong> au <a href="http://www.le-cercle.ca/">Cercle</a>, 228 St-Joseph Est. Profitons du salon du livre de Québec pour attirer le plus de monde.</p>
<p>Rappelons l'idée de la formule : toute personne intéressée de près ou de loin par le livre est la bienvenue. Ce n'est pas un cercle de lecture dirigé, ni un événement promotionnel, il n'y aura pas de grands discours ni de slam poétique... à moins que vous n'en décidiez autrement ! L'idée est simplement de donner l'occasion aux amateurs de se rencontrer, d'échanger, qu'ils soient lecteurs, écrivains, bibliothécaires, libraires, éditeurs, illustrateurs...</p>
<p>Et comme bonus pour cette première rencontre... en même temps se tiendra le lancement du dernier opus de Rabagliati, <a href="http://www.lapasteque.com/PaulaQuebec.html">Paul à Québec.</a> Woohoo !</p>
<p><br />
<img src="http://www.septentrion.qc.ca/gillesherman/shapeimage_1.jpg" width="184" height="253" alt="shapeimage_1.jpg" style="border:1px #000000 solid;" /></p>
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    <title>Feuilletage de livres</title>
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    <published>2009-03-01T22:37:03Z</published>
    <updated>2009-03-01T22:37:14Z</updated>
    
    <summary>Je reviendrai plus tard sur le feuilletage des livres sur notre site, en attendant savourez les 20 premières pages des Chroniques d&apos;une mère indigne, tome 2....</summary>
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        <name>Gilles Herman</name>
        
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        <![CDATA[Je reviendrai plus tard sur le feuilletage des livres sur notre site, en attendant savourez les 20 premières pages des <span style="font-style: italic;">Chroniques d'une mère indigne</span>, tome 2.<br />
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