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La chimie du français

Sans doute à cause du vingtième anniversaire de la Charte de la langue française cette année, les médias semblent se préoccuper davantage de l’usage du français ces temps-ci. En tout cas, ils en parlent.

Pour raconter ce qui suit, je dois cependant jouer à «l’homme (la femme) qui a vu l’homme qui a vu l’ours», puisque je ne l’ai pas entendu de mes propres oreilles. Mais, comme le disent les médias eux-mêmes, je l’ai appris de source bien informée, et je n’ai aucune raison de douter de la bonne foi de cette source.

Donc, il semblerait qu’au FM 93, à une émission du retour à la maison la semaine dernière, il était question des jeunes qui ne font pas un très bon usage de la langue de Molière. Un prof de chimie du collégial aurait alors téléphoné pour exprimer son opinion sur la question. Et voici, en «langage oral», comment il aurait amorcé son intervention :

«Moé j’leu donne dés dewoirs…».

Bon, je veux bien croire que ce sont des devoirs de chimie, et non de français. N’empêche que ce prof ne semble pas avoir lui-même beaucoup d’atomes crochus avec Molière.

Commentaires

Pas bien compris. C'est l'accent qui vous gêne ? Ça m'a l'air plus proche de (la façon dont j'imagine que parlait) Molière que le mien tout pointu…

On ne peut pas appeler cela un accent, car sa façon de parler n'est pas partagée par l'ensemble d'une communauté. Je crois comprendre que vous êtes français (ou belge, peut-être?), sinon vous verriez certainement la différence entre notre accent et une prononciation aussi affreuse... Je préfère de beaucoup votre accent, même si vous le qualifiez de pointu.

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Ginette Lachance a suivi une formation pluridisciplinaire à l'Université Laval. Par plaisir, elle a toujours continué d'étudier la langue française, ce qui l'a menée à quatre demi-finales de championnats mondiaux d'orthographe. Puis elle a fait son apprentissage comme correctrice dans une maison de photocomposition. Après quoi elle s'est lancée à son compte comme réviseure linguistique, fonction qu'elle occupe encore aujourd'hui.

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