Ma patronne, mes vacances et moi
Je n’étais pas certaine de prendre de vacances cette année: je n’avais pas vraiment de projets de planifiés, ni de temps pour le faire il me semblait, ni même l’argent nécessaire pour les réaliser comme je le souhaiterais si jamais je les laissais naître.
Mais j’ai tenu un conciliabule avec ma patronne, que je commence à trouver un peu trop dure avec moi. Je lui ai fait voir tout ce qu’il me faudrait faire en dehors du travail et que je remets continuellement: rendez-vous chez le dentiste, l’optométriste et l’orthésiste; achat et, par conséquent étude, d’un nouveau logiciel; ménage de mon courriel (et ménage tout court, mais ça, elle le sait comme moi, ça peut toujours attendre); aménagement d’une nouvelle pièce dans la maison (achat de meubles, décoration); magasinage de vêtements pour une parente qui n’est plus autonome et visites plus fréquentes à cette personne. Une semaine, lui ai-je demandé, pour m’acquitter de ces tâches, ce ne serait pas de refus.
Elle semblait un peu sceptique: aurais-je vraiment le temps de faire tout cela en une semaine? Elle avait raison (comme toujours), j’aurais plutôt besoin de deux semaines. Ce qu’elle ignorait, c’est qu’avec cette nouvelle perspective je commençais à rêver un peu: peut-être pourrais-je faire un peu de vélo aussi, aller me baigner, lire dans le parterre ou tout simplement flâner dans la balançoire en écoutant les oiseaux…
Ma patronne a compris : «Il te faut au moins trois semaines», m’a-t-elle dit. Bon, d’accord pour trois semaines. Ne restait plus qu’à consulter le calendrier. Nous nous sommes entendues pour les deux dernières de juillet et la première du mois d’août.
Ce n’était pas si compliqué après tout, il suffisait de savoir la prendre. Finalement, c’est même elle qui m’a dit: «Tu pourrais commencer tes vacances le vendredi: avec la fin de semaine, ça te ferait trois jours de plus.» Pas bête, la patronne.
Elle et moi serons donc en vacances du jeudi soir 17 juillet au dimanche soir 10 août.



