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octobre 31, 2008

Tutti frutti

Me voici, l’instant de quelques lignes, après une longue période de quasi-silence. J’ai quelques nouvelles, éparses, que je vous livrerai… éparses.

D’abord, un gros merci aux nombreuses personnes présentes à l’atelier de formation sur la révision linguistique le 21 octobre dernier. Une belle variété incluant des jeunes encore aux études, des travailleuses et travailleurs autonomes, ainsi que quelques réviseures salariées. J’ai pu associer quelques visages à des noms, et cela comme la rencontre furent des plus agréables.

Un mot sur FRANQUS. Bien que l’on continue d’annoncer, sur le site Internet de ce futur dictionnaire, sa parution dans sa version électronique pour octobre 2008, une participante de l’atelier nous a informés que le projet était retardé d’une année.

Un mot pour Venise, maintenant, dont je n’ai pas oublié la dernière demande : j’ai poursuivi ma recherche sur l’expression «Fou comme un balai» et j’ai trouvé une réponse à ce lien: http://www.sfohg.ca/fr/Comme_on_le_disait_dans_le_temps_104/items/12.html.

Enfin, un mot sur ma saga par rapport à Internet haute vitesse. L’expérience avec le modem sans fil de Rogers n’a pas été concluante. N’empêche que le service à la clientèle de cette entreprise, lui, est excellent. Je n’ai eu affaire qu’à des gens professionnels et bien intentionnés qui ont tenté de régler mon problème de diverses façons. Comme il s’agirait plutôt d’une difficulté de diffusion de l’antenne dans mon secteur, finalement, j’ai pu annuler mon contrat et j’essaierai bientôt de me brancher par satellite avec X-tranet. À suivre, mais si vous saviez comme j’ai hâte de mettre un point final à cette histoire!

Je retourne maintenant dans ma caverne, où il y a encore beaucoup de travail qui m’attend. J’espère en émerger bientôt (quoiqu’une travailleuse autonome ne devrait jamais se plaindre d’avoir du travail, n’est-ce pas?).

août 19, 2008

Parties trois, nous sommes revenues deux

Comme vous le savez, je suis partie en vacances avec ma patronne le 18 juillet dernier. Je me suis rendu compte qu’au même moment, une autre personne a disparu de mon environnement et, bien que nous soyons en poste, ma patronne et moi, depuis plus d’une semaine déjà, elle n’est toujours pas de retour. Chaque jour, je crains toujours un peu de la retrouver, mais non. Au mieux, elle est morte, au pire, elle n’est qu’invisible, ce dont je peux très bien me contenter.

J’ai donc le plaisir de vous apprendre que Fabiola (parce qu’il s’agit d’elle) a complètement disparu depuis plus d’un mois. Quelle joie! Je soupçonne Gilles Herman, le directeur de Septentrion, d’avoir agi, encore une fois, comme un bon ange gardien de ce blogue et l’en remercie.

J’ai flâné sur le site de Septentrion, ce matin, l’ayant négligé un peu, comme tous les autres sites pendant mes vacances, tentant de me tenir loin de l’ordinateur durant cette période. Et j’y ai fait une belle découverte : une entrevue d’Éric Simard avec Julie Gravel-Richard, auteure de Enthéos, récemment publié dans la collection Hamac. Des questions intelligentes, des réponses d’une grande profondeur, le tout sur un fond de musique sacrée… Je vous défie de l’écouter sans avoir envie d’acheter le livre (http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=2709).

Il faudrait la diffuser dans les librairies; tous les exemplaires disparaîtraient.

août 13, 2008

Internet Basse Vitesse Plus Plus

Oui, ça existe. La preuve? Moi-même j’en «profite» depuis que je suis abonnée à Internet (de nombreuses années, en fait). La vitesse la plus élevée que j’ai atteinte jusqu’à maintenant est de 31 kbits/s (ce qui n’est quand même pas fréquent). Mais il y a aussi les jours terribles à 14 kbits/s. La plupart du temps, je navigue autour de 19 kbits/s. Je ne sais si vous pouvez imaginer la frustration qu’engendre une telle lenteur. Mais aucune compagnie offrant la haute vitesse ne se rend jusqu’ici.

J’essaie actuellement de régler ce problème autrement qu’en déménageant. Le secrétaire de la municipalité, qui ne souhaitait pas me voir mettre à exécution cette solution ultime, m’a suggéré de m’adresser à la compagnie de télécommunications Novicom pour tenter d’obtenir Internet sans fil. Des techniciens sont venus à deux reprises et, à cause des arbres sur le terrain (que je n’ai quand même pas envie d’abattre), ils n’ont pas réussi à capter le signal, même en ajoutant un trépied de cinq pieds sur le toit de la maison, lors de leur deuxième visite. Il leur reste une solution à explorer: une tour (l’installation frôlant alors les 1000$ plus taxes). Ajoutons à cela une boîte parafoudre, le câblage nécessaire, un routeur et une carte réseau, bref je ne m’en tire pas à moins de 1400$ environ, pour une vitesse de 512 kbits/s. Et ce n’est pas entièrement garanti.

Je me suis alors tournée vers Rogers, qui offre, depuis quelques mois, un dispositif qui se branche sur le port USB et qui permet d’obtenir Internet intermédiaire (dont je ne connais pas la vitesse). C’est mieux que ma Basse vitesse Plus Plus, tout de même. Mais ce n’est pas infaillible. Par exemple, je n’ai pas accès aux commentaires du blogue de Venise (ce que me permet pourtant Globe Trotter avec sa Basse vitesse Plus Plus, mais après au moins cinq minutes d’attente). Vous me direz peut-être que ce n’est pas essentiel (ça dépend des points de vue), mais il reste que cela m’indique que tout ne m’est pas accessible. Il est aussi arrivé que je perde le contact avec le réseau. J’ai jusqu’au 25 août pour continuer à expérimenter cette solution, après quoi je devrai assumer les coûts du forfait de trois ans (près de 70$/mois) ou payer 20$/mois comme frais de résiliation anticipée durant les mois restants si j’annule mon forfait avant la fin des 36 mois.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela? Au cas où vous auriez d’autres suggestions… Ou que vous auriez vous-mêmes expérimenté suffisamment cette technologie de Rogers pour me rassurer ou encore, me mettre en garde... Ou que vous connaîtriez des gens qui possèdent une tour de Novicom et que vous pourriez me dire qu’ils en sont enchantés… Ou, tout simplement, pour vous permettre d’apprécier votre chance d’avoir Internet Haute Vitesse…

août 06, 2008

Made in Québec

Connaissez-vous ce site? Il reçoit pas moins de 5300 visiteurs uniques par semaine! Un peu plus fréquenté que mon blogue… N’empêche que j’y fais un petit saut aujourd’hui, M. Jean-Luc Doumont, chroniqueur littéraire, m’y interviewant.

Si vous faites le lien entre le nom du site, Made in Québec, et le titre de M. Doumont, «chroniqueur littéraire», vous aurez vite compris sa vocation. Vous pouvez lire l’entrevue et un compte rendu fort élogieux de M. Doumont sur mon livre à l’adresse suivante: http://madeinquebec.wordpress.com:80/.

avril 28, 2008

Une demande d'emploi bien spéciale

Voici une autre trouvaille de mon conjoint, pour votre plus grand plaisir et le mien.

En 1940, un jeune diplômé de l’Université Laval, de toute évidence fier de son style, de ses idées et sans doute aussi de lui-même, adresse la demande d’emploi suivante comme ingénieur forestier:

«Je suis une main disponible au cas ou vous verriez une ouverture quelque part pour un ing. forest. dont je suis capable de remplir l'office.
Vous n'exigez pas d'avantage d'un jeune homme que sa bonne volonté losque celle-ci est servie par de l'honneteté, un bilan de science a la hauteur des besoins. Ma santé est excellente. J'ai des défauts aussi que je nourris afin de conserver ma nature humaine. Je ne veux pas déroger à ma sobriété habituelle dans l'emploie des mots. Le lecteur alors qu'il soit malin ou sans pitié pour ses semblables voit son arme considérablement écourtée pour riposter.
Que mes meilleurs vœux de santé et de prospérité vous accompagnent pour l'an 41.
L'Élan est donné, l'estime est générale autour de vous.»

Auriez-vous envie de lui confier un poste?

avril 14, 2008

La nouvelle sténographie

Avant de publier ma dernière note sur l’écriture au son, je l’ai montrée au jeune (maintenant âgé de 17 ans) dont j’ai présenté un extrait de texte. Il ne voulait pas que je le nomme ni que je donne l’adresse de son site. Ce que j’ai respecté. Mais que vous ayez son adresse ou pas, vous savez comme moi qu’il n’est pas le seul à s’exprimer de cette manière sur le Web.

Je le connais depuis trois ans environ et je le rencontre régulièrement. Je l’aime beaucoup parce qu’il a de grandes qualités humaines et, de plus, je le trouve super intelligent. Outre ses goûts et son talent pour la musique et le théâtre, il s’intéresse à l’actualité, à la politique, il est capable de réfléchir et il a une belle philosophie de la vie. En plus, une chose qui m’a toujours frappée chez lui: il possède un vocabulaire comme peu en ont à son âge (et même au mien); plus d’une fois il m’a impressionnée en utilisant des mots peu connus. D’où ma surprise quand j’ai visité son site. Je lui ai donc demandé de m’expliquer pourquoi il écrivait ainsi. Et voici sa réponse: «Pour aller plus vite.» C’est normal, sans doute, tout le monde veut aller plus vite, et les jeunes n’ayant pas le temps d’étudier la sténographie, ils ont donc dû inventer la leur.

Alors, comparons. Qu’est-ce qui est le plus court:
- je croit OU je crois?
- comme si on n’était OU comme si on était?
- d’éffois OU des fois?
- se qui ou ce qui?
- un regare OU un regard?
- sur sois OU sur soi?
- par example OU par exemple?
- mêttre OU mettre?
- embience OU ambiance?

Finalement, si je me fie à sa réponse, je conclus que ce n’est pas un problème de francè, mais de maTmatic.

avril 07, 2008

L'écriture au son: d'hier à aujourd'hui

Mon conjoint historien continue d’être aux aguets, dans ses recherches, pour dénicher des documents qui pourraient m’intéresser. Voici la copie d’une lettre de 1915 qu’il m’a fournie. Il s’agit d’une plainte d’un citoyen à son député. Il vaut mieux la lire à haute voix pour en saisir le sens:

«Un mot apropos de L'argent de mont boit que gé vendu Cet iver je trouve le Gouvernement pas resonable de faire retenire cet argent la pour payer nous les faudera pour vive et pour semé ce rpent jest une gren abestit de près ansumencé et gé pas desvoine ni d'argent si je put pas semé se prenten il vas fouloire anbandonné je vis pas sent mangé gé t'une famille si il anvoye pas mon nargent de qu'oi faire gé pus rien pour vive prendre la journé pour vive durent que gé tent douvrage ecis sus le lot je suis apres me batire un batiment de 3 pied sur 50 sa me fais becoup douvrage.»

Toutefois, il n’y a pas de quoi s’horrifier, puisque, comme je l’ai indiqué, cette lettre date de 1915 et que l’instruction n’était pas obligatoire à cette époque.

Mais que dire des jeunes, qui connaissent sûrement mieux leur langue que ce citoyen, et qui écrivent volontairement au son sur le Web? Est-ce pour mieux masquer leurs véritables faiblesses en français?

Voici, à titre d’exemple, un extrait d’un blogue de 2008 d’un jeune de 16 ans:

« […] Tres franchement je croit que lui est moi on se connai comme si on n’était des frères, car d'éffois on pense a la même affaire au même moment pi se qui et drole ses que sa ne prend qu'un regare entre lui et moi pour savoir se qu l'autre pense a propos de n'importe quoi. [X] a aussi un petit coté solitaire comme tout le monde quand on reste dans sa tête pour mieux se consentré sur sois.
Mes quand il est avec la gang par example, ses sur qu'il va mêttre de l'embience.»

Croyez-vous qu’il a des chances d'être publié dans la collection Hamac de Septentrion?

mars 24, 2008

Toujours rien de nouveau sous le soleil

Après avoir utilisé cette expression dans mon dernier billet, je suis tombée par hasard sur son origine, que je ne connaissais pas, en lisant un extrait du Livre des sagesses.

Elle est tirée d’un des livres sapientaux de l’Ancien Testament, l’Ecclésiaste, rédigé au IIIe siècle av. J.-C. Ce serait le seul livre de la Bible que l’on ait qualifié de philosophique. Le verset 9 se lit comme suit: «Ce qui a été sera, ce qui s’est fait se fera; rien de nouveau sous le soleil!

L’on connaît également très bien les deux premiers versets de ce texte : «Vanité des vanités, tout est vanité.» Pour cet auteur, la recherche du sens de la vie ne mène à rien. Au verset 3, il poursuit ainsi : « Quel profit y a-t-il pour l’homme de tout le travail qu’il fait sous le soleil?» Et que dire du verset 8: «Tous les mots sont usés, on ne peut plus les dire, l’œil ne se contente pas de ce qu’il voit, et l’oreille ne se remplit pas de ce qu’elle entend.» Bref, pour lui, le monde est absurde.

Mais vous n’êtes pas obligés de le croire. En effet, que peut-on faire de sa vie si on ne lui a pas trouvé (ou, à mon avis, donné) un sens? Je préfère croire avec Nietzsche que «Celui qui a un pourquoi, lui donne un but, et peut vivre avec n’importe quel comment.»

(Thomas Rämer, «Vanité des vanités, tout est vanité», dans Le livre des sagesses, Paris, Bayard, 2002, p. 931)

mars 17, 2008

Rien de nouveau sous le soleil

Depuis plusieurs mois, les courriels que je reçois du gouvernement comportent souvent un message visant à sensibiliser leurs destinataires au gaspillage du papier. Il se lit comme suit: «Devez-vous vraiment imprimer ce courriel? Pensons à l’environnement.»

Comme le dirait Jacques Lacoursière, rien de nouveau sous le soleil. C’est ce dont m’a fait part mon conjoint historien, qui a pu constater, dans ses recherches sur la forêt, l’existence d’une telle préoccupation sous le règne d’Adélard Godbout. La circulaire qui suit émane du chef de cabinet Joseph Bélanger et est destinée aux employés du Service forestier:

«Le premier ministre me charge d’attirer votre attention sur la nécessité qu’il y a d’économiser, de toutes les façons possibles, le papier qui est employé dans les différents services de l’administration provinciale. L’honorable M. Godbout a reçu dernièrement plusieurs correspondances, même du gouvernement fédéral, où les deux côtés du papier officiel étaient utilisés. Il est évident qu’en certains milieux le papier de toutes catégories se fait rare, et que si nous voulons éviter le rationnement, il vaut mieux commencer à économiser dès maintenant.»

«Pas nécessaire d’utiliser le papier à correspondance sur les deux côtés mais au moins adapter le format du papier à la longueur du texte. Ne pas utiliser des papiers de luxe pour des mémos, la correspondance interdépartementale, les rapports entre employés, et autres écrits de moindre importance. Réutiliser les formules démodées ou liasses de documents devenus inutiles pour les convertir en blocs-notes.»

À mon tour maintenant de vous demander (non sans rire, toutefois): Devez-vous vraiment imprimer ce billet? Conservez-le plutôt sur votre disque dur…

(Réf. : Archives nationales, boîte 7B 020 01-02-001A-01, 1960-01-038/ 1290 E21, dossiers A à C 1930 à 1944)

février 18, 2008

Bonne Journée!

Jeudi ce sera fête dans toutes les chaumières, puisque nous avons tous une langue maternelle et que, en 1999, la Conférence générale de l’Unesco faisait, du 21 février, la Journée internationale de la langue maternelle afin de promouvoir la diversité linguistique et culturelle, ainsi que le multiculturalisme.

Comment fêter sa langue? lui rendre hommage? En faisant un effort pour la parler et l’écrire correctement toute la journée? C’est-à-dire, au Québec, sans anglicismes, barbarismes, gallicismes, solécismes, etc. Pas facile, n’est-ce pas? Ou bien en ne parlant que sa langue durant ces 24 heures? Pas nécessairement facile non plus, avec Internet notamment.

À moins d’en profiter pour en connaître un peu plus sur la multitude de langues qui existent sur notre planète, puisque l’objectif est tout de même de prendre conscience de la pluralité linguistique et culturelle.

Voici donc quelques informations là-dessus, glanées un peu partout:

Quoiqu’il soit complexe d’établir avec précision le nombre de langues vivantes actuellement, étant donné tous les dialectes et les frontières qu’il est difficile de tracer entre ceux-ci et les langues, on estime qu’elles seraient autour de 6700. Nous ne possédons les descriptions et les grammaires que pour la moitié d’entre elles, cependant. Le français viendrait au 12e rang, avec 125 millions de locuteurs. La championne est bien sûr le mandarin, la 2e est l’anglais, et la 3e, l’hindoustani (langue officielle de l’Inde). Seulement quinze langues sont parlées par plus de un million de personnes, soit, dans l’ordre: le mandarin, l’anglais, l’hindoustani, le russe, l’espagnol, le japonais, l’allemand, l’indonésien, le portugais, le français, l’arabe, le bengali, le malais, le coréen et l’italien.

Mais saviez-vous qu’il existe quelque 400 mots qui sont les mêmes dans une vingtaine de langues, tels : banque, sport, whisky, dollar, passeport, etc. (on sent bien les intérêts…)?

Quant au rôle des langues dans la géopolitique mondiale, le numéro 97 de Manière de voir, de la collection du Monde diplomatique, y est consacré et semble particulièrement intéressant. Intitulé: La bataille des langues: cette arme de domination, sous la direction de Bernard Cassen, il comporte une trentaine d’articles, avec des titres accrocheurs tels que: Une expression de la lutte des classes au Québec, de Jacques Cellard, La patrie littéraire du colonisé, de Albert Memmi, Solidarité et multipolarité planétaires, de Ignatio Ramonet, L’épreuve de la liberté, de Philippe de Saint-Robert, Une jambe qui manque, de Michel Guillou, La langue-dollar, de B. C., etc. Pour un compte-rendu sur ce numéro: http://www.monde-diplomatique.fr/mav/97/.

Ou pour plus d’information sur la Journée internationale de la langue maternelle: http://www.un.org/depts/dhl/dhlf/language/.

Je vous laisse avec Gracchus Babeuf qui dit que: «La langue de l’alchimie est une langue de la rêverie, la langue maternelle de la rêverie cosmique.» (La Poétique de la rêverie, PUF)

Et vous, comment auriez-vous le goût de souligner cette journée? Quelle forme pourrait prendre votre rêverie cosmique?

janvier 28, 2008

Elles veulent vivre

Si des langues anciennes meurent chaque jour (voir le billet sur l’Année des langues), de plus nouvelles tentent toujours de percer.

Comme d’autres avant lui, Ludwik Lejzer Zamenhof a rêvé d’une langue qui permettrait aux locuteurs du monde entier de se comprendre. C’est ainsi qu’il a construit, vers la fin des années 1870, l’espéranto.

Selon une étude réalisée par le professeur Culbert, de l’Université de Washington, cette langue serait parlée aujourd’hui par 2 000 000 de personnes dans le monde. Avec Internet, il leur est maintenant plus facile d’entrer en contact et de créer des réseaux.

Êtes-vous du nombre? Sinon et que vous souhaitez savoir à quoi ressemble l’espéranto, vous pouvez consulter le Lexique des mots les plus fréquents: http://esperanto-panorama.net/franca/vortaro.htm.

Il existe aussi des dictionnaires en ligne, notamment celui-ci, de 9000 mots: http://esperanto-panorama.net/vortaro/eofr.htm.

Et si l’envie vous venait de l’apprendre, vous pourriez le faire gratuitement en vous rendant sur ce site: http://fr.lernu.net/?utm_id=10&gclid=COfQ16782ZACFQQjPAodAWZwXA.

janvier 14, 2008

L'Année des langues

L’année 2008 a été proclamée Année internationale des langues par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le français serait parlé par quelque 125 millions de personnes. Mais des statistiques concernant d’autres langues font frémir:

Actuellement, une langue meurt en moyenne toutes les deux semaines. Selon l’UNESCO, d’ici quelques générations, 50 % des 7000 langues parlées dans le monde risquent d’avoir disparu; 96 % d’entre elles sont parlées par seulement 4 % de la population, et moins d’un quart sont utilisées dans l’éducation et le cyberespace.

Au cours de cette année, l’UNESCO publiera sa troisième édition de l’Atlas des langues en péril dans le monde. Pour plus d’information: http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?pg=00139

décembre 20, 2007

Que vous souhaiter?

Ma famille, mes amis et mes connaissances n’ont pas participé à mon bloque (sauf Gabrielle, une fois, à ma demande). C’est dire que les autres personnes qui ont pris le temps de m’écrire me sont ou totalement inconnues, ou presque, pour ce qui est des gens ayant un lien avec Septentrion : Adeline et Gilles, que j’ai déjà rencontrés, et France et Éric, que je n’ai cependant jamais vus. Il reste donc 34 autres personnes dont je ne connais que la signature, et le blogue pour ceux qui en ont un. Une petite exception encore une fois (la vie en est remplie) : Venise, dont la participation si régulière (et ma lecture sans faille de son propre blogue, même si je n’y participe plus depuis qu’il faut être inscrit sur Blogger/Google, ce que je n’ai pas encore pris le temps de faire) me l’a rendue si familière que j’ai l’impression qu’elle fait un peu partie de ma vie. Un gros merci d’être là, Venise.

Que souhaiter, donc, à 39 personnes que je ne connais pas? Remarquez que ce ne doit pas être si compliqué, puisque je viens de recevoir à l’instant, au moment même où je rédige cette note (c’est ce que l’on appelle la synchronicité), des vœux de nul autre que… Le Robert. Eh oui! Encore un peu et je vais m’envier d’avoir d’aussi prestigieuses relations. Le courriel s’intitule : Le Robert vous souhaite de joyeuses fêtes! Il ne m’a jamais vue non plus, et pourtant il a pensé à moi. Ce doit être Le Grand, l’électronique, pour lequel j’ai fait un gros achat au début de l’année; Le Petit, lui, que je fréquente pourtant depuis beaucoup plus longtemps, ne sait même pas que j’existe.

À vous tous et toutes, donc, je souhaite aussi de joyeuses fêtes, bien sûr, et outre l’indispensable santé (du moins à mes yeux) et la prospérité (si tant est qu’elle vous attire et que vous l’attendiez encore), j’ai envie de vous souhaiter rien de moins que d’apprécier tout ce que vous avez déjà de bien et de bon dans votre vie, c’est-à-dire non pas le bonheur à venir (c’est trop risqué), mais celui au quotidien, plus certain et plus accessible si l’on prend le temps de s’y arrêter.

Merci de votre participation et bravo pour la créativité dont vos messages font preuve. Je m’adresse ici à :
Venise, Cobab, André Sénécal, Jean-Marie Pineau, Annie, Gabrielle, Lucie, Gilles Herman, Adeline, Claude Verreault, Sandra, France, Louise Dandeneau-Granger, Étolane, Marie-Élaine Michaud, Jessica Hébert, flemay, Marie-Désy Field, Roxanne Harrisson, Oleg Kuzin, Éric Simard, Johanne Paquette, C.C.V., Linda Larocque, Annie Pronovost, Maryse Bissonnette, Catherine Bolduc, Violaine Ducharme, Jocelyne Vézina, Christine Smeets, Gilbert Dion, Diane Robertson, Myriam Arsenault, Fabienne Chassé, André Sirois, le fouineux, Karine Bélanger, Manon Tremblay et Anonyme.

décembre 17, 2007

Que la paix...

Il ne s’agit pas de mes vœux pour 2008, quoique, tenez, j’en profite pour vous (et me) la souhaiter par la même occasion cette paix tant recherchée. Peut-être alors saurons-nous mieux jouer notre rôle d’artisans de la beauté du monde*.

Mais aujourd’hui, je voulais plutôt vous faire part de mon interrogation quant aux bons vœux qu’un organisme a transmis dans une circulaire à sa petite communauté (dont je fais partie). Ils étaient formulés ainsi: «Que la paix et la joie vous enveloppent de sa tendresse!»

De beaux mots, n’est-ce pas? Mais encore? Qu’est-ce que ça veut dire au juste? Du coup, cela m’amène à réfléchir à cette question: lorsqu’une phrase n’a aucun sens, est-ce dû à un simple manque d’habileté ou le flafla trahit-il forcément une absence de sincérité?

J’aimerais bien avoir votre avis là-dessus.

D’ici là, joyeuses fêtes et que la paix…


* Jean Proulx, Artisans de la beauté du monde, Septentrion, 2002.

décembre 10, 2007

Le Monde en français...

Sur le site du journal Le Monde, on peut s’abonner aux newsletters et consulter le desk (http://www.lemonde.fr/)…

Ah oui, j’oubliais… la page est en français.

Mais, pour être juste, je dois ajouter que La Presse aussi a ses newsletters (http://www.lapresse.tn/).

novembre 18, 2007

La chimie du français

Sans doute à cause du vingtième anniversaire de la Charte de la langue française cette année, les médias semblent se préoccuper davantage de l’usage du français ces temps-ci. En tout cas, ils en parlent.

Pour raconter ce qui suit, je dois cependant jouer à «l’homme (la femme) qui a vu l’homme qui a vu l’ours», puisque je ne l’ai pas entendu de mes propres oreilles. Mais, comme le disent les médias eux-mêmes, je l’ai appris de source bien informée, et je n’ai aucune raison de douter de la bonne foi de cette source.

Donc, il semblerait qu’au FM 93, à une émission du retour à la maison la semaine dernière, il était question des jeunes qui ne font pas un très bon usage de la langue de Molière. Un prof de chimie du collégial aurait alors téléphoné pour exprimer son opinion sur la question. Et voici, en «langage oral», comment il aurait amorcé son intervention :

«Moé j’leu donne dés dewoirs…».

Bon, je veux bien croire que ce sont des devoirs de chimie, et non de français. N’empêche que ce prof ne semble pas avoir lui-même beaucoup d’atomes crochus avec Molière.

septembre 20, 2007

Un an!

À mon tour de fêter, aujourd’hui, le premier anniversaire de mon blogue. Au cours de cette année, j’y ai publié 62 messages, pour lesquels j’ai obtenu une moyenne de deux commentaires pour chacun. Quelle conclusion tirer de ces statistiques?

Rien que je ne savais déjà, même si on a souvent l’impression que les chiffres seront forcément révélateurs de quelque vérité cachée. Je constate donc que j’ai publié un peu plus d’une note par semaine (ce qui correspond au temps dont je dispose pour cette activité). Mais je sais pertinemment aussi qu’il y a plus de deux lecteurs par message: tous ne laissent pas de traces, tandis que d’autres ne le font pas systématiquement chaque fois.

J’ai pris un grand plaisir à m’adonner à cette activité. La plus grande contrainte a toujours été le temps. Car il en faut plus qu’on ne le pense, même pour n’écrire qu’une note par semaine : faire quelques recherches (dans sa tête et sur Internet ou ailleurs) pour trouver des sujets, user d’un peu de créativité de façon à varier les thèmes d’une note à l’autre pour éviter la monotonie, rédiger les notes, parfois en avance pour, finalement, en supprimer parce qu’elles ne semblent plus avoir d’importance, vérifier régulièrement si des gens ont réagi, les lire, les publier et supprimer tous les «faux» commentaires (beaucoup plus nombreux que les «vrais»), répondre à certains d’entre eux et visiter aussi les blogues de ceux qui nous écrivent, afin de mieux les connaître.

N’empêche que c’est un privilège d’avoir une telle tribune, qui permet de s’exprimer et d’interagir avec d’autres. Un gros merci, donc, à Septentrion pour m’avoir permis de vivre cette expérience, de même qu’à vous tous qui me lisez.

Suis-je en train de vous faire mes adieux, là? Pas du tout. Je poursuis, pour quelque temps encore du moins, et, je l’espère, vous aussi. Alors, d’ici la prochaine note, je vous invite à boire un verre à ma santé et, de mon côté, je trinquerai à la vôtre. Tchin-tchin!

septembre 10, 2007

Pouvez-vous épeler?

Il nous arrive tous, à un moment ou à un autre, de devoir épeler un mot pour nous assurer de bien nous faire comprendre, au téléphone par exemple. À ce moment, quels noms ou mots devrions-nous associer aux lettres?

La méthode la plus sûre pour être compris partout dans le monde est sans doute d’épeler en alphabet international. Encore faut-il le connaître. Permettez-moi de vous le présenter, tel que je l’ai moi-même appris dans la méthode d’anglais Demain, je parle globish, de Jean-Paul Nerrière, Philippe Dufresne et Jacques Bourgon :

A : Alfa
B : Bravo
C : Charlie
D : Delta
E : Echo
F : Foxtrot
G : Golf
H : Hotel
I : India
J : Juliette
K : Kilo
L : Lima
M : Mike
N : November
O : Oscar
P : Papa
Q : Québec
R : Romeo
S : Sierra
T : comme Tango
U : Uniforme
V : Victor
W : Whisky
X : X-Ray
Y : Yankee
Z : Zulu

Remarquez qu’il n’y a aucun accent. Mes initiales sont donc Golf Lima, et mon prénom s’épelle comme suit : Golf India November Echo Tango Tango Echo.

août 16, 2007

Les huit petits nouveaux

L’Office québécois de la langue française (OQLF) nous informe que huit nouveaux mots québécois ont été ajoutés au Petit Larousse 2008. Il s’agit de baladodiffusion (néologisme créé par l’OQLF), casseau, débarcadère, gracieuseté, massothérapeute, massothérapie, rallonge et traînerie.

août 06, 2007

Ce mois-ci

Selon que vous êtes de nationalité française ou québécoise, vous serez enclins à dire que ce mois-ci est le mois d’août («ou») ou d’août («out»).

Sur son site Internet, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), en France, dont la mission est de «veiller à la défense et à l’illustration de la langue française», a publié un récapitulatif des différentes prononciations de ce mois (http://www.csa.fr/actualite/dossiers/dossiers_detail.php?id=124020).

Toutes ont été admises à un moment ou à un autre, ou le sont encore aujourd’hui par l’un ou l’autre spécialiste; certaines, cependant, sont devenues plutôt archaïques ou dialectales.

À la suite de cette lecture, il ressort que les prononciations conseillées sont, dans l’ordre: ou, out, a-ou, a-out.

Dans le Multidictionnaire, dont, bien sûr, le CSA ne fait pas état, la prononciation recommandée au Québec est «ou».

juillet 31, 2007

Le sens

Autrefois, dans les hôtels du Québec, on trouvait infailliblement, dans le premier tiroir de la table de chevet, la Bible. Avec le temps, celle-ci a été remplacée par le Nouveau Testament, plus moderne. C’est dire qu’il y a eu évolution. Aussi, durant mes vacances, j’espérais trouver, dans l’un ou l’autre tiroir, un livre qui m’apparaît indispensable aujourd’hui, où que l’on soit… Vous l’aurez deviné, je parle d’un dictionnaire.

En tout cas, j’en aurais eu besoin pour «ma lecture de vacances», un livre pas récent, mais acheté d’occasion il y a longtemps déjà et pas encore lu, L’Homme qui devint Dieu, de Gérald Messadié; pratique, en plus, puisque à lui seul il m’a suffi avec ses 888 pages.

Heureusement que j’avais mon historien avec moi, dont j’ai pu obtenir des explications sur l’échanson, le licteur, le mirmillon et les Italiques (non pas les caractères du même nom ni les Italiens). Mais il m’a fallu deviner, entre autres, la peccamineuse tendreté, le milan de la croix, la fortitude (qui n’est pas une simple force, comme je l’aurais cru, mais la force d’âme) et pourquoi les billevesées entraînent de la fatigue.

De retour chez moi, en circulant à vélo dans un village voisin, j’ai découvert un autre mot, dont il est plus facile de deviner le sens cette fois, mais qui m’était inconnu: la déchetterie. À ma décharge, disons qu’il est tout de même passablement récent (1988). Malgré le sens qui lui est rattaché, je trouve ce mot plutôt joli.

juillet 27, 2007

Les nouveaux sans-culottes

Traditionnellement, un sans-culotte était reconnaissable à son pantalon long, généralement en bure rayée (http://home.nordnet.fr/blatouche/D10.html).

Mais récemment, le journal Le Soleil, entre autres, faisait état d’une nouvelle éclosion de sans-culottes, au service d’une tout autre révolution (http://www.cyberpresse.ca/article/20070711/CPACTUEL/70711006/-1/CPACTUEL).

Vous avez une préférence?

juillet 13, 2007

Vive les vacances!

Je suis en vacances à compter de ce vendredi 13 juillet jusqu’au 6 août prochain.

Lorsque je travaille, je n’ai guère le temps de rédiger plus d’une note par semaine dans ce blogue, parfois deux. Est-ce que ce sera différent en vacances?

La semaine prochaine, ce me serait difficile d’écrire beaucoup, puisque je pars en voyage à vélo et que l’ordinateur ne fait pas partie de mes bagages.

Pour ce qui est des deux autres semaines, ça dépendra sans doute d’une conjugaison de facteurs : soleil ou pas, inspiration ou pas, débordée de loisirs ou pas…

Mais au minimum, je devrais tenir le même rythme, question de ne pas le perdre.

À la semaine prochaine, donc, pour ce qui est de mes mots. Mais si vous en avez quelques-uns en trop, vous pouvez les déposer ici, ils seront gardés bien au chaud.

juin 21, 2007

Une autre pub

Avez-vous déjà eu une «éruption de fourmis»? Si oui, j’espère que ça ne fait pas trop mal. Semble-t-il qu’il existe un remède contre cette maladie: du Raid.

C’est du moins ce que dit la publicité télévisée pour ce produit, qui n’a pas fait la différence entre l’éruption et l’irruption…

juin 14, 2007

Latulippe a raison

Dans l’annonce du magasin Latulippe, que vous avez peut-être vue à la télévision, on nous dit qu’on nous «donne gratuitement une canne à pêche» avec tout achat. Moi qui croyais qu’ils péchaient par pléonasme avec leur don gratuit. Eh bien non, je l’ai appris à mes dépens.

Laissez-moi vous raconter l’histoire:

L’hiver dernier, me laissant enthousiasmer par France, je me décidai à commander, par l’intermédiaire d’une librairie, le CD-ROM du Grand Robert. Après quelques semaines d’attente, quel bonheur lorsque je le reçus enfin, d’autant que je trouvai, à l’intérieur de mon colis, une carte qu’il me suffisait de remplir pour obtenir un ouvrage gratuit des Dictionnaires Robert. Comme je n’ai jamais su résister aux cadeaux, je m’empressai de retourner cette carte. En très peu de temps, je reçus le Dictionnaire des synonymes, nuances et contraires 2005. Je ne manquais certes pas de dictionnaires de synonymes, mais bon, c’est un cadeau et À cheval donné… vous connaissez la suite.

Quelques semaines plus tard, on m’envoya un compte qui se lisait comme suit:
«Dictionnaire 902239 : 22,50 euros – Gratuit.
«Frais de poste prioritaire par avion [d’où la rapidité]: 12 euros.
«Reste à payer: 12 euros.»

Vous pensez bien que j’ignorai cette note; non, je ne souhaite pas encourager les pléonasmes. Mais pas la compagnie Interforum, qui me renvoya une deuxième, puis une troisième lettre. La dernière se terminait ainsi: «Sans réponse de votre part sous 15 jours [quand je vous disais qu’ils n’ont pas le français à cœur], votre dossier sera remis à notre société de recouvrement, tous frais à votre charge.»

J’ai peine à croire qu’ils se seraient donné autant de mal pour 12 euros, mais comme ce n’est pas à leur charge, on ne sait jamais.

Je me suis donc rendue à la caisse ce matin pour acquitter ce compte. Savez-vous combien j’ai dû débourser? Au total : 25,82$, soit les 12 euros (17,27$), 7$ de traite bancaire pour convertir mes dollars en euros et 1,55$ de frais de poste.

À ce prix-là, je préfère aller chez Latulippe. Quelqu’un a-t-il besoin d’une canne à pêche?

mai 29, 2007

Si vous n'avez pas capté

Voici, si vous ne l’avez ni cherché ni deviné, le sens de la phrase d’argot que je vous ai présentée dans la dernière note:

Je pense que vous jugerez que c’est cohérent si je vous dis que la jeune femme jolie en panne sur le pont, qui a eu l’audace de clouer le bec au policier qui l’a interpellée, risque de recevoir une contravention ou même de se faire arrêter s’il en est frustré.

avril 13, 2007

Mon expérience au Salon du livre

Le syndrome de l’imposteur, vous connaissez?

C’est ce que je vivais, juchée derrière une pile d’exemplaires de mon livre, mercredi, au Salon du livre de Québec. Car j’y étais comme auteure, un titre que j’avais l’impression d’usurper.

Oui, j’ai bel et bien rédigé le livre que je présentais, mais je n’avais pas l’impression que cela faisait de moi ce que l’on nomme une auteure. Pas plus que les personnes qui publient des guides de voyages, d’identification des oiseaux ou des livres de cuisine (même si leurs livres étaient là aussi).

Mais je devais jouer le jeu et j’ai tenté, du mieux que j’ai pu, de faire croire à ceux et celles qui passaient devant le stand de Septentrion que je me prenais pour une auteure. Beaucoup de jeunes n’y ont vu que du feu : ils m’ont fait signer des autographes (ça leur donnait des points à l’école). J’en profitais pour leur demander s’ils aimaient les cours de français; je n’ai obtenu qu’une seule réponse positive de la part d’une jeune fille de 4e secondaire (sur 30 à 40 jeunes environ).

N’empêche que j’ai fait de belles rencontres, Monique, entre autres, qui rêve d’exercer le métier de correctrice et qui ne savait par où commencer. Elle est repartie avec le livre sur son cœur, me disant qu’il s’agissait d’un cadeau du ciel. Je lui souhaite de persévérer et de réaliser son rêve, car elle semble avoir l’ingrédient premier : la passion. Une ex-professeure, également, qui fait de la révision à l'occasion et qui ne connaissait pas cet outil. Sans oublier les gens de Septentrion, Josée Morissette, attachée de presse fort sympathique, et Sophie Imbeault, chargée de projets et auteure (une vraie, elle). De même, le directeur de la revue Cap-aux-Diamants, Yves Beauregard, qui partage le stand de Septentrion pour l’occasion et avec qui j’ai pu discuter agréablement.

De retour chez moi, j’ai compris que mon malaise n’était attribuable qu’à une question de sémantique. Le terme «auteure» signifie femme de lettres, soit quelqu’un qui écrit des ouvrages littéraires, lorsqu’il est pris absolument. Pour que le terme me soit acceptable, donc, il suffit de lui adjoindre un complément : je suis l’auteure de La Révision linguistique en français ou d’un guide de révision linguistique. Ainsi, ça me va. J’aurais dû faire cette analyse avant de m’y rendre.

Vous avez encore jusqu’à dimanche pour rencontrer les auteurs de Septentrion et d’autres maisons d’édition. Moi, j’ai fait des provisions et je m’apprête à lire leurs livres. Une belle fin de semaine en perspective!

mars 29, 2007

Jusqu'où peut aller la solitude?

Dans Le Devoir des 24 et 25 mars derniers, Denise Bombardier écrivait ceci :

«(…) Par ailleurs, de plus en plus de gens n’ont plus de liens institutionnels dans le travail (…) la précarité de l’emploi s’impose. Finie l’appartenance à une culture d’entreprise. On est pigiste ou employé temporaire et l’on vend sa compétence à qui veut l’acheter. Renvoyé à sa solitude, on travaille pour soi, sans connaître cette satisfaction de vivre en connivence avec ses pairs au sein d’une entreprise. Ce travail en solitaire, dans l’insécurité, est en particulier le lot de nombreux jeunes à qui il serait difficile de reprocher ensuite d’être égoïstes et de ne penser qu’à eux. (…)

«Alors quand peut-on vivre avec la conscience d’être membre du corps social et avoir le sentiment aigu d’influer le cours des choses sinon dans ce geste unique de voter qui permet de détenir le pouvoir d’orienter la société qui nous contient?»

Eh bien, pour ma part, ce ne sont certainement pas les résultats des dernières élections provinciales qui ont réussi à aviver mon sentiment d’appartenance à un corps social…

Quelqu'un a-t-il d’autres suggestions?

mars 20, 2007

Quelques perles

Je suis heureuse de savoir que des perles fréquentent ce blogue. En effet, Mme Larocque, dont il a été question dans une note précédente (Recherche de réviseurs à 50 $ l’heure) m’a dit, en fin de semaine dernière, avoir reçu plusieurs réponses à son invitation et avoir même trouvé des perles.

J’espère que c’est dans le bon sens, car l’on sait que ce terme peut signifier également, par antiphrase, une erreur grossière et ridicule, digne d’un sottisier. À titre d’exemples, en voici quelques-unes du domaine de l’assurance, qui ne sont pas nouvelles, mais si vous êtes comme moi, elles vous feront toujours rire (à remarquer que les fautes des réclamants y ont été laissées) :

«J'avoue que je n'aurais pas du faire demi tour sur l'autoroute avec ma caravane
mais j'avais oublié ma femme à la station service!»

«J'avoue que j'ai traversé le carrefour sans regarder s'il venait quelqu'un, mais j'étais passé à ce même carrefour, moins d'une heure auparavant et il n'y avait personne.»

«Je suivais une voiture, quand celle-ci s'est arrêtée a un feu rouge à ma grande
surprise.»

«Je n'ai guère eu le temps de voir le piéton car il a immédiatement disparu sous la voiture.»

«Je vais prêter ma voiture à quelqu'un qui ne sait pas trop s'en servir, mais avant
pouvez-vous me confirmer que vous payerez les pots casses pour les accidents qu'il ne manquera pas de provoquer?»

«J'ai été heurté de plein fouet par un poteau électrique.»

«Puisque vous me demandez quelles sont les conséquences de l'accident je vous dirais que pour le moment, mon mari est mort.»

«J'étais en vacances quand la fuite s'est produite dans la salle de bains du voisin du dessus. Alors le voisin du dessous a cru que l'eau venait de chez moi, mais le voisin du dessus a alerté le voisin d'à côté qui est le frère du voisin du dessous pour lui dire que l'eau ne venait pas de chez moi mais du voisin du dessus.»

mars 01, 2007

D'un cadre à un fonctionnaire subalterne

«Les étiquettes que l’on a commencé à poser sont mal faites. Dans beaucoup de cas, il y a beaucoup de fautes d’ortographes, surtout dans la partie anglaise», dit-il…

Cette note, du chef du Service forestier à un ingénieur forestier du ministère des Terres et Forêts, montre sa préoccupation de la qualité de la langue. Et c’est tout en son honneur. Malheureusement pour lui, il y a des mots plus difficiles à écrire que d’autres, n’est-ce pas?

L’ingénieur réprimandé a-t-il osé reprendre son chef sur sa propre orthographe? Je ne saurais vous le dire. Mais inutile d’appeler au ministère en question pour y offrir vos services de correction sur la base de ce fait, puisqu’il date du 31 juillet 1926 (réf.: E21, série Service de l’exploitation forestière, Permis et droits de coupe, 1853-1989).

Remarquez que rien ne vous empêche non plus de vous y essayer… Ne serait-ce que pour éviter que, dans 50 ans, quelqu’un ne trouve de telles cocasseries dans les archives de 2007.

Et si vous obtenez un contrat avec cette entrée en matière, faites-le moi savoir.

février 20, 2007

Mes cinq secrets

Il y a longtemps que je n’avais pas joué à la tag (dans ma région, on disait à la taille). Alors, pour donner suite à l’invitation d’Éric Simard, j’accepte le jeu des cinq secrets :

1. Lorsqu’un livre est très bon, je le sirote, j’en lis quelques lignes et le retourne sur mes genoux pour prendre le temps de le savourer (en me disant : «C’est bon… C’est bon… C’est bon…»). Puis, je le reprends, et lorsque j’en ai lu quelques pages de cette façon, je le mets sous ma pile, parce que je ne veux pas que ce bonheur se termine trop vite. Ça n’ira qu’au lendemain avant que je l’ouvre de nouveau. Finalement, s’il est «trop bon», je ne le termine pas, je le garde en réserve...

2. Si un livre n’est pas bon, je me force à le lire au complet, cette fois, y cherchant désespérément quelque chose de bon. (Heureusement, je ne me suis pas encore obligée à en lire un deux fois parce que je n’y avais rien trouvé.)

3. Comme Éric, je lis toujours plusieurs livres en même temps, parfois une dizaine : ceux qui me font du bien (les bons), ceux auxquels j’ai l’impression de faire du bien (les pas bons), ceux qui m’apprennent des choses (souvent plus costauds à lire) et ceux qui me détendent, tout simplement. Mes choix de lecture du moment se font donc en fonction de ces caractéristiques.

4. Lorsque j’étais petite, je mettais des images de saint Joseph dans tous mes livres, parce que je trouvais qu’il faisait pitié (on s’intéressait beaucoup plus à Jésus et à Marie qu’à lui, le pauvre). Eh bien, vous ne me croirez peut-être pas, mais ça m’a rapporté : un jour, je l’ai rencontré. Je suis en effet mariée à quelqu’un qui est né le 19 mars (fête dédiée à saint Joseph), et ce n’est que ce matin que j'ai compris ce qui m’est arrivé.

5. Parlant de mariage, je mets beaucoup de soin à trouver un signet qui se marie bien avec chaque livre que je lis : la longueur, la couleur, l’image (c’est ainsi que de beaux signets se trouvent encore mobilisés dans de trop bons livres). En cours de lecture, il peut même m’arriver de changer de signet si j’ai l’impression qu’ils ne font plus bon ménage. Ce qui me désole, c'est que «mon saint Joseph», lui, déchire un coin de papier journal pour marquer la page de ses livres. Quelle horreur!

Voilà! Je donne la tag à Gaston Deschenes (http://www.septentrion.qc.ca/gastondeschenes/), Rémi Tougas (http://www.septentrion.qc.ca/remitougas) et Oleg Kuzin (http://translatorsmusings.blogspot.com/).

janvier 11, 2007

Quand qu'on veut...

À quel niveau de scolarité croyez-vous que l’on puisse faire des fautes semblables?
- Éphronthé (effronté)
- Maison entée (hantée)
- Un nectar de terrain (hectare)
- Papier russe (papyrus)
- Elle l’avait mal

«Quand qu’on veut» (autre exemple provenant de la même source) on peut, n’est-ce pas?

Eh bien, si l’on en croit ces exemples, tirés du Journal de Québec du 23 décembre dernier, les futurs profs inscrits dans sept facultés de l’éducation cet automne devront vouloir réapprendre à écrire.

Le taux d’échec à l’examen d’admission de français serait pire que celui de l’an dernier, le plus haut taux, soit 78 %, ayant été obtenu à l’Université de Montréal, et le plus bas, à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, avec 53 %.

Pour réussir, les futurs enseignants devaient obtenir une note minimale de 75 %. Les résultats ont en effet frôlé les 70 %... mais ce pourcentage représente plutôt le taux d’échec dans quatre autres universités (Laval, du Québec à Montréal, du Québec à Rimouski et du Québec en Outaouais; celle de Sherbrooke n'a pas fourni les statistiques demandées), où il jouait entre 65 et 69 %.

Du travail pour nous en perspective…

décembre 07, 2006

La révision : un travail de linguiste ou de philosophe?

novembre 29, 2006

L'eudémonologie

Mon «mot» du jour? Eudémonologie. Il s’agit, selon Bruno Giuliani (L’amour de la sagesse, France, éd. du Relié, 2000, p. 66), de la science du bonheur. Mais je n’ai trouvé ce mot dans aucun de mes dictionnaires.

Le terme eudémonisme est mieux connu; on le définit comme toute éthique qui fait, du bonheur, le souverain bien. Cependant, les philosophes ne perçoivent pas ce souverain bien de la même façon. Voici en quoi il consiste selon les Anciens.

Socrate : le savoir;
Platon : la justice;
Pyrrhoni : la raison ou la contemplation;
Épicure : le plaisir;
Les stoïciens : la vertu.

D’où la nécessité, peut-être, d’une «science» du bonheur.

novembre 07, 2006

La leçon

Je lis toujours les blogues des auteurs sur le site de Septentrion. Normal, me direz-vous peut-être. Je ne sais pas, je le fais parce que ça m’intéresse : Sophie Imbeault est une passionnée; Éric Simard, un érudit; Gaston Deschênes, un bon analyste. Et il me tardait d’y lire, un jour, un sujet qui me permettrait d’y participer.

Voilà que vendredi dernier, cette occasion me fut donnée, Éric Simard ayant écrit une longue note dans laquelle il donnait son appréciation de ses dernières lectures. Je l’ai lue avec avidité, d’autant que plusieurs auteurs qui en font l’objet m’intéressent. Comme ces livres l’ont plutôt déçu, je m’en suis trouvée déçue à mon tour, concluant qu’il me faudrait peut-être remplacer les délices espérées par d’autres titres (j’attends, à cette fin, sa prochaine intervention). Mais j’étais contente de pouvoir au moins lui faire un petit coucou avec ce bref commentaire : «J’espère que ce ne sont pas les blues de l’automne qui vous ont fait voir vos dernières lectures de la même couleur (grise). Je suis particulièrement déçue pour ce qui est du livre de Sylvain Trudel; je ne l'ai pas lu, mais comme j’avais beaucoup aimé ses précédents, justement à cause principalement de son écriture, j’avais hâte de lire ce recueil.»

Le lendemain, j’étais curieuse de voir s’il m’avait répondu. Je constatai que oui : «Non, soyez rassurée, ce n’est pas le blues de l’automne. Mes dernières lectures ont été plutôt stimulantes (vous en saurez davantage prochainement). Pour le Trudel, vous pouvez toujours tenter votre chance. Il vous plaira peut-être?»

Avez-vous remarqué? Moi, ça m’a frappée. Comme un coup de poing, je dois dire. Je ne sais si vous pouvez vous imaginer à quel point j’espérais qu’il s’était trompé (mais en même temps, j’étais sûre que non, car il est certain qu’il avait pris le temps de vérifier, lui, avant de publier sa réponse). J’appelai à ma rescousse le Robert – le petit, le grand –, puis le Larousse – le petit, le Lexis, l’encyclopédique – et enfin, le Multidictionnaire. Rien à faire, personne ne daignait le contredire : l’on dit bien le blues, et non les blues, même si ce nom s’écrit avec un «s» et qu’il se traduit, notamment, par «idées noires», encore là au pluriel.

La déception me gagna rapidement; de quoi avais-je à me mêler des blogues des autres aussi! Puis, la culpabilité commença à poindre : «T’aurais quand même pu te servir de tes dictionnaires, non?» Enfin, je reconnus la honte à cette pensée : «Oh là là! Heureusement que ce n’est pas sur mon propre blogue!»

Mais je me repris : «Non, heureusement que je m’intéresse aussi à la philosophie…» Alors je demandai à André Comte-Sponville ce que venait faire la honte ici. À quoi il me répondit : «(…) parce que l’image que l’on donne de soi, ou que les autres en ont, ne correspond pas à celle que l’on voudrait offrir» (Dictionnaire philosophique, Paris, PUF, 2001, p. 277). J’avoue que ce que j’éprouvais ressemblait fort à cela. Sachez donc que je ne suis pas celle que j’aurais aimé que vous eussiez cru que je suis (vous l’avez comprise, celle-là?).

J’eus l’idée de me tourner vers Nietzsche, cette fois, qui nous dit que ne plus avoir honte de soi-même est le sceau de la liberté conquise (Le gai savoir, t. III, p. 273-275).

Comme quoi les philosophes sont particulièrement (mais pas uniquement) utiles dans les moments difficiles!

Voilà pourquoi j’attends impatiemment de lire Jean Proulx sur le blogue qui lui est réservé sur ce site… Y participerai-je?

novembre 01, 2006

Mon Félix

J’apprends que La Révision linguistique en français arrive au deuxième rang parmi les vingt meilleurs vendeurs de Septentrion au cours du mois d’octobre. Afin de savoir ce que signifie « meilleurs vendeurs » dans ce contexte, lisez la note de Gilles Herman d’aujourd’hui : Palmarès des ventes d’octobre.

Voilà qui me console de ne pas avoir gagné le Concours sans Pluton (puisque je n’en ai pas eu de nouvelles et que, dans un tel cas, le cliché « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » ne saurait s’appliquer). Mais, aussi, j’ai envie de considérer cela comme un trophée (si je n'en profite pas maintenant, ça ne se représentera pas). Un Félix, disons, pour prolonger le dernier gala. Aussi, je ne veux pas prendre trop de temps pour les remerciements, puisqu’il y a quand même dix-neuf autres gagnants, mais je veux dire, bien fort dans le micro, un gros Merci à tous ceux qui se sont procuré cet ouvrage.

Et à bas le piratage!

octobre 20, 2006

Retours en arrière

Savez-vous que plusieurs commentaires se sont ajoutés sur ce blogue depuis la semaine dernière? Pourtant, si vous regardez la dernière note, il y est toujours indiqué qu’il y a 0 commentaire. C’est ce qui se passe avec un blogue. Un jour, de nouveaux lecteurs décident d’y participer et ils le font en réponse à la note qui les touche ou les concerne davantage, même si elle date de quelques semaines déjà. Et moi, je leur réponds au même endroit. Je vous invite donc à retourner en arrière de temps à autre pour y lire de nouvelles plumes et y réagir, s’il y a lieu.

Quant au fait que personne n’ait soumis de phase pour donner suite au Concours sans Pluton, je devrais peut-être m’en réjouir, puisque moins il y a eu de participants, plus j’ai de chances… Je vous tiens au courant. N’empêche que j’aurais bien aimé avoir un peu de compétition. Mais, puisque l’on peut revenir en arrière, il sera toujours temps de vous y essayer. Même que je lance un défi à Lorraine et René, qui sont en vacances. Et si jamais je gagne, je vous donne les billets VIP offerts en prix pour assister au spectacle Seuls dans l’univers (mais je garde l’encyclopédie Le Ciel et l’Univers).

septembre 23, 2006

Courriel ou blogue?

Je reçois beaucoup de commentaires par courriel concernant la parution de mon livre sur la révision linguistique. Dommage! J’aurais souhaité qu’ils fassent plutôt l’objet de commentaires sur ce blogue. Pourquoi? D’abord, pour que je ne sois pas la seule à en profiter. Et aussi, afin que nous nous en servions pour échanger.

Ainsi, quelqu’un me faisait remarquer qu’il avait déjà bavardé en ligne avec une personne dont le code était Septentrion… Il y a de ces hasards, parfois. Je l’ai quand même assuré qu’il ne s’agissait pas de moi. Puis, par curiosité, j’ai fait une recherche sur ce mot avec l’aide de Google, qui m’a répertorié… 469 000 pages. Non, je ne les ai pas consultées. Le Robert qualifie le mot septentrion de poétique et vieilli. C’est vrai que c’est un « beau mot », à mon avis; il est mélodieux et a un pouvoir évocateur. Encore faut-il savoir ce qu’il signifie. Si son étymologie vous intéresse, vous aurez plus d’information là-dessus sur le site de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Septentrion.

Je me permets de citer deux autres « commentaires » qui m’ont été transmis par courriel, simplement, cette fois, parce qu’ils m’ont fait plaisir :
« C’est l’ouvrage inespéré, un partage de connaissances, enfin! »
« Ben oui, je voulais l’acheter moi aussi ce livre. Ce soir, il n’en restait plus chez Pantoute. C’est bon signe pour l’auteur! Mais on va en trouver une copie, c’est sûr… »

Oui, c’est sûr, mais vous pouvez aussi demander à votre libraire d’en commander (pour que, autant que possible, il n’en manque pas à l’avenir), tout comme vous avez le loisir de le faire venir directement à partir de ce site. Quoique ce ne soit pas son objectif premier (voir le billet du 22 septembre de Gilles Herman, dans la section « Nouvelles », intitulé Vendre ou ne pas vendre?).

Il y avait beaucoup d’autres commentaires de la sorte, dont je vous fais grâce. Puis, le dernier message que j’ai reçu cette semaine est celui d’une amie. Elle m’informait qu’elle a un condo à vendre à Québec, dont voici l’adresse : http://www.duproprio.com/43576. Puisque l’on confond courriel et blogue, je peux bien faire l’inverse. À moins que nous nous réajustions…

Ginette Lachance a suivi une formation pluridisciplinaire à l'Université Laval. Par plaisir, elle a toujours continué d'étudier la langue française, ce qui l'a menée à quatre demi-finales de championnats mondiaux d'orthographe. Puis elle a fait son apprentissage comme correctrice dans une maison de photocomposition. Après quoi elle s'est lancée à son compte comme réviseure linguistique, fonction qu'elle occupe encore aujourd'hui.

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Ouvrage de cette auteure publié au Septentrion