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Le 25 mai 2006 par Sophie Imbeault

L'enseignement de l'histoire

Voilà un article très intéressant sur l'enseignement de l'histoire paru dans Le Devoir d'aujourd'hui. Qu'il fait du bien d'entendre Alain Corbin!! Je suis tout à fait d'accord avec lui lorsqu'il affirme : «Histoire des mentalités ou pas, la chronologie demeure la base de toute étude de l'histoire, dit Alain Corbin. Sans elle, il n'y a pas d'histoire. On s'est aperçu que les réformes pédagogiques avaient fait disparaître cette approche chronologique et que les écoles formaient des étudiants qui ne savaient plus distinguer les époques. Cela donne des universitaires qui ont peut-être une bonne compréhension d'une période historique précise mais qui ont d'immenses trous dans leur vision générale de l'histoire de l'humanité.»


Je crois que le nouveau programme que l'on tente de mettre en place au 2e cycle du secondaire fait fausse route, que les pédagogues ne s'en tiennent qu'à l'anecdotique et qu'ils perdent de vue la toile de fond, c'est-à-dire, les faits et les dates. Comme mon ami Frédéric, je crois que les historiens sont en train de se faire jeter de leur discipline.

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Commentaires

À vouloir évacuer les personnages importants de l'histoire, on oublie qu'il s'agit d'une science humaine.

Merci Sophie pour ton blogue. Je le trouve très intéressant. Pour ce qui est de l'enseignement de l'histoire au secondaire, ce sujet est fort intéressant et très révélateur de la situation actuelle du Québec. Dans ce monde de plus en plus asceptisé ou tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil, il n'est pas étonnant de voir des historiens qui désirent laver plus blanc que blanc avec notre histoire. Oublions les passages les plus sombres de notre histoire. Laissons tomber les événements qui mettent en évidence nos écueils collectifs. Et surtout voyons l'autre (ici le Canada ou le pouvoir anglophone) comme un gentil voisin, sympathique qui a toujours voulu notre bien. Malheureusement pour ces historiens révisionnistes à la Létourneau, l'histoire n'est pas toujours belle, l'histoire n'est pas toujours glorieuse mais l'histoire nous permet de comprendre le présent et nous permet de grandir collectivement en n'oubliant pas.

Quid des supports informatifs dans tout ça ?

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Sophie Imbeault
Diplômée de l’Université Laval, où elle a obtenu une maîtrise en histoire, Sophie Imbeault a notamment été boursière de la fondation Jean-Charles-Bonenfant à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec. Elle a également complété une maîtrise en administration publique à l’École nationale d’administration publique de Québec et occupe le poste d’éditrice au Septentrion.

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