Accueil

février 14, 2009

Le retour de l'enfant prodigue

Un grand malheur s'est abattu sur mon humble demeure la semaine dernière. En ouvrant mon ordinateur par un beau matin de février avant d'aller au bureau (c'est mon heure fétiche pour lire les blogues et journaux), que vois-je? Blanc, que du blanc. Mon écran de MacBook n'affichait rien d'autre. Même pas de pomme. Avais-je perdu la vue? Y avait-il une tempête? Non que non, c'était plutôt le petit Mac qui semblait mal se porter.

Voyez vous, mon ordinateur a 1 an et 1 mois, donc plus de garantie. Et, comble de la bêtise humaine -la mienne-, je n'ai aucun backup. Pas.Même.de.Mes.4000.et.Quelques.Photos! Vous pouvez en mettre des points d'exclamation. Je vous dis, c'étaient les 7 plaies d'Égypte qui s'abattaient en même temps sur ma tête.

Je l'ai donc apporter au bureau. Espoir que Gilles allait arranger tout cela en faisant comme d'habitude, tu éteins et redémarres. Face à l'insuccès de nos manoeuvres, dont la classique ALT, Pomme, pr, le branchement a un autre écran, l'insertion des cédéroms d'installation, j'ai dû l'apporter chez le docteur des ordinateurs.

Verdict après 4 jours d'angoisse et d'interminable ennui (je ne sais ce que je serais devenue sans mon iPhone): disque dur mort, mais toutes mes données ont été récupérées. Comment peut-on récupérer des données quand le disque dur est brisé? Alors là je dois dire que je n'en ai aucune idée. Mais Dieu du ciel que j'aime d'amour la technicienne qui a fait ce miracle (Je remercie publiquement Sylvie, de Micro Logic, qui m'a fait retrouvé la joie de vivre :) Et si vous pensez que j'exagère, demandez à mon entourage la tête que j'avais pendant la période d'attente).

n707083664_2074819_8407.jpg

Heureusement, tout est bien qui finit bien... après quelques dollars bien entendu. Mon MacBook ressuscité aura aussi un nouvel ami, il s'appelle Disque dur externe.

Comment j'ai pu briser un disque dur après un an d'utilisation? J'ai découvert l'explication à l'aide du cadavre de celui-ci:

DSC00339.JPG

Morale de cette histoire: Non mais, il fallait le dire qu'on ne peut boire du vin en travaillant!

janvier 31, 2009

Des bijoux de films

Des centaines de films disponibles sur Internet, la plupart des trésors inédits des cinémathèques européennes, voilà ce qu'on retrouve sur le site : http://www.europafilmtreasures.fr/.

Russe, allemand, croate, écossais, français, des films (la plupart d'une durée de 5 à 8 minutes) qui remontent aussi loin que 1895, muets, sonores, en noir et blanc ou peint à la main, des comédies, des documentaires, de la fiction, il y en a pour tous les goûts. Personnellement, comme historienne, je trouve ça très émouvant de voir revivre sous mes yeux ébahis toutes ces personnes.

Et en cette avant-veille d'un autre départ pour Paris (et oui), voici Mode de Paris. Quoi? Vous ne me verriez pas dans l'une de ces robes lors d'un lancement, d'un salon du livre?

Des heures de plaisir, amusez-vous!

décembre 20, 2008

Vénérer la Provence

Non mais, il n'y a pas à dire, on compte une multitude de traditions intéressantes en cette période des Fêtes. Imaginez quand j'ai entendu parler de celle des 13 desserts, tradition provençale. Dans ma tête, il y a tout de suite eu un feu d'artifices flamboyant.

Quelle est donc l'histoire à la base de cette tradition, outre le prétexte de s'empiffrer de bonbons et de trucs sucrés? Les 13 desserts est une coutume qui rappelle le nombre de convives de la Cène (c'est donc religieux à la base). En Provence, ils se prennent donc après le souper de Noël. N'est-ce pas Carole?

Pas facile de vivre à Québec pour les Provençaux. Il y a eu toute une saga autour de la pâte de coing. Impossible d'en trouver. J'ai demandé à tous les commerçants de la ville ou presque. J'ai abandonné après maintes tentatives, me disant qu'on allait remplacer cela par de la pâte de fruits. Mais ce qui est génial dans tout ça, c'est de réaliser à quel point nos amis sont géniaux et débrouillards. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous avons eu droit à de la pâte de coing faite à L'Utopie même. Et quelle pâte!

n707083664_1777063_4278.jpg

Nous avons donc eu droit à une magnifique pompe à l'huile, à des raisins verts, des clémentines, du nougat blanc et noir, des figues, des raisins secs, des noix et des amandes, de la pâte de coing, des dattes, des calissons, des biscottis aux fruits confits. Et en extra, des chocolats, des carambars, des bonbons et un panettone (j'adore le manger en pain grillé le matin du 1er janvier) réalisé par notre cuistot préféré.

n707083664_1777064_4723.jpg n707083664_1777066_5588.jpg

J'ai bien cru que j'allais avoir une overdose de sucre!

Ne manquait que le vin cuit et les santons!

décembre 16, 2008

Destinataire: Sophie Imbeault

Mise à jour

Comme promis, le soir du réveillon, j'ai ouvert mon sac à suprises. Qu'est-ce qu'il y avait à l'intérieur?

Photo 0001.jpg

Wow, une recette de truffes! Définitivement, j'aime les surprises.

Dans ma boîte à lettres aujourd'hui il y avait: le renouvellement d'une carte de crédit, mon compte Internet haute vitesse et, et... Ouiiii!!! Mon sac à surprises. C'est bien connu, j'adore les surprises. Quand je suis arrivée par hasard, en naviguant d'un blogue à l'autre, sur le site de Fifi Mandirac, spécialisée en papeterie et faire-part, j'ai tout de suite été charmée. Il me fallait aussi ma pochette surprise. Je l'ai commandé sur Internet donc (c'est une créatrice Française) et deux heures plus tard, il n'y en avait déjà plus. Ah, j'en ai de la chance, parfois. C'est qu'elles s'arrachent ces petites pochettes. Elles sont créées spécialement par Fifi, donc en quantité limitée.

DSC09086.JPG


Et je joue le jeu jusqu'au 24 décembre. Je l'ouvrirai pour Noël et je vous dirai à ce moment ce qu'il y a dedans.

DSC09088.JPG

*Je ne suis pas très satisfaite de la qualité des photos, mais tentait pas de recommencer. Je suis comme ça moi, ouais.

décembre 07, 2008

Une bonne (ou deux) et une mauvaise

Joie
Oui, je peux dire que j'ai découvert les meilleurs macarons (jusqu'à preuve du contraire) de la ville. Allez faire un arrêt chez De Blanchet sur la rue Saint-Joseph. Citron, chocolat, tarte aux pommes, lavande, basilic, voilà un aperçu des saveurs disponibles. Il y a même chocolat blanc au piment d'espelette. Pour ma part, j'adore orange amère! Ils sont parfaits ces macarons pour un dimanche après-midi d'hiver avec le nouvel album Nord de Dumas en sourdine.

macaron11.jpg macaron13.jpg

Comme je suis de bonne humeur aujourd'hui, je vous dévoile une deuxième nouvelle positive. Ce n'est pas rien n'est-ce pas? Car Dumas frappe fort, encore une fois. Toujours aussi planant, aérien (je ne trouve pas d'autres mots pour qualifier sa musique), pour moi, tout ce qu'il touche est génial. Cet album est une merveilleuse petite surprise car j'ignorais qu'il allait en produire un cette année. Les pièces Transsibérien express et Passer à l'ouest me plaisent particulièrement.

macaron12.jpg macaron14.jpg


Tristesse
J'ai appris avec stupéfaction cette semaine la fermeture de ma boutique de meubles préférée, Villa, toujours sur Saint-Joseph. J'ignore ce qui est arrivé - il semble qu'une vente de liquidation a eu lieu pendant que j'étais à Montréal - n'importe, je suis très triste depuis, tellement qu'il ne faut même pas m'en parler. Hier, je suis passée devant l'immeuble, vide. Où vais-je acheter mes meubles maintenant?

septembre 23, 2008

Le secret est dans le basilic

Je quitte Québec pour quelques jours et je ne me suis pas encore bougée pour acheter un iPod touch, hélas, afin de rester en contact avec le monde virtuel. De façon à ce que vous conserviez mon image bien présente dans vos pensées, je partage avec vous la recette qui a bouleversé mon univers il y a quelques semaines (merci Marjolaine). Le vin de basilic.

Je sens déjà qu'il y en a parmi vous qui lance un regard dubitatif à leur écran d'ordinateur: «quoi (je vous entends d'ici) du vin ET du basilic, ensemble, comme c'est étrange». Mais non mécréants, je vous le dis, c'est la découverte du siècle!

Alors pour le vin de basilic il vous faut:

-100 gr. de basilic frais (100 gr., je ne sais pas tout à fait combien ça fait, j'y vais à peu près);
-1 bouteille de vin blanc (n'importe lequel, mais ce n'est pas une raison pour me faire boire de la piquette);
-200 gr. de sucre (ça, je sais les compter, pas de problème).

Les étapes, rien de plus facile:

Mettre le basilic bien lavé et séché dans le vin. Ajouter le sucre. Faire macérer.

DSC07991.JPG DSC07996.JPG

Pendant que le tout macère, je vous conseille d'écouter un petit film, donc si vous me suivez bien, il faut attendre environ 2 heures.

DSC06126.JPG

Le vin a toujours un aspect légèrement voilé après l'opération (comme sur la photo), mais quelle saveur! C'est très frais. J'attends vos commentaires.

septembre 21, 2008

À l'envers, à l'endroit

Rêver;
... aux étoiles.
Sentir qu'on a grandit;
... mais pas tant que ça.

Bon dimanche!

boule.JPG

... Objet trouvé à la boutique Les Petits Hauts, rue Bonaparte, Paris.

septembre 09, 2008

Une image, une phrase

Voilà comment je me sens aujourd'hui.

463474442_991abed2a6.jpg

Hier, pour la première fois depuis des semaines, j'ai fermé la fenêtre de ma chambre pour dormir. L'automne s'installe, il n'y a pas à en douter.

C'est une illustration que j'adore (tellement qu'elle figure depuis quelques semaines sur le fond d'écran de mon Mac au bureau), réalisée par Dukal. Je vous invite à aller voir les autres dessins de ce brillant artiste par ici. C'est joli n'est-ce pas?

Et ce matin, en lisant Les Âmes grises de Philippe Claudel, mes yeux se sont arrêtés sur ces mots qu'ils ont trouvé très beaux : « Le matin coulait sa lumière et ses heures».

Parce qu'il y a de ces jours où un rien me touche.

septembre 03, 2008

Un petit truc cute... et utile

Geek, oui c'est moi! Je plaide coupable, je suis légèrement geek. Vous devinez ce qui se cache derrière mon petit pingouin? Allez jeter un coup d'oeil aussi par là.

DSC07827.JPG

Quand je l'ai vu dans la vitrine de L'Art du Buro, sur la rue des Francs-Bourgeois (oui, je vais être vraiment fatiguante avec Paris dans les prochaines semaines), j'ai répété au moins 15 fois: «je le veux», «c'est tellement mignon», «il me le faut ab-so-lu-ment»! Mais coup de théâtre, la boutique allait ouvrir une heure plus tard. Une longue heure à attendre! Qu'importe, je me suis raisonnée et j'ai alors dit : «allons nous promener et revenons plus tard acheter cette merveille». Non mais avouez, vous le trouvez craquant vous aussi?

DSC07832.JPG

Oui, car en plus d'être mignon, mon pingouin est aussi une clé USB de 2 Go. Ah, la joie était complète.

À la boutique, il y avait aussi des dragons en rose ou en vert et un petit iPod, tous de la même compagnie, Fruitshop, one collection. Vous pouvez voir tous les modèles sur leur site. Je l'ai eu contre, euh..., à peine 36 euros et en plus j'ai eu la petite corde gra-tui-te-ment. Je n'ai pas de iPhone mais j'ai un Penguin driver. Qui dit mieux?

P.S. OK, je reconnais que ma comparaison est un peu forte, mais je me console comme je peux.

juillet 02, 2008

Le Festival d'été 2008, le 400e, moi

Je pense comme Burp et Épicure, hier je me suis dis «Et... mais... c'est pas cette semaine que le Festival d'été débute?». Oui oui seulement hier, pendant que je cherchais à détourner mon attention de la bande d'enfants hurleurs qui se trouvaient en même temps que moi dans la piscine des plaines.

Alors pour moi demain ça sera d'abord petit-déjeuner à l'hôtel de ville avec le maire (pas vraiment en sa compagnie mais je le verrai de loin et peut-être, si je suis vraiment gentille et en air de parler à quelqu'un avant 8h00 le matin, tout maire fut-il, aurais-je la chance de lui dire bon 400e. Après, dans la journée il y a plein d'activités palpitantes sauf que je travaille, moi.

Je patienterai donc jusqu'au soir pour aller voir la Fanfare Pourpour, fanfare dont Annie ne cesse de me parler avec passion depuis 2 ans parce que son oncle joue dedans et parce que Georges Harrison a déjà tenu la photo de sa grand-mère, qui figure sur la pochette d'un disque, dans ses mains. Ah, comme le nom de pourpour me faisait rigoler à 1h30 du matin jadis, quand je me couchais à 1h30 du matin. C'est au conservatoire d'art dramatique et il y aura 23 musiciens sur scène, rien de moins.

Ensuite, je ne veux pas manquer les feux d'artifice en l'honneur de ma ville. Bon, j'adore les feux d'artifice. J'espère que je serai comblée, j'en ai besoin. Je prendrai place pour le contempler près de l'avenue Saint-Denis et la citadelle car je prendrai part quasi en même temps au rave silencieux. Oui, un rave silencieux. En fait, il faut apporter un récepteur fm, des écouteurs, des piles neuves, une couverture, une lampe de poche (enfin, ma petite lampe verte va pouvoir être utile), une caméra. Il y a 10 djs invités, qui seront je ne sais trop ou. En fait, je ne comprends pas trop le concept mais j'adore, en plus des feux d'artifice, les concepts. C'est de 21h00 à 7h am. Comme je travaille (encore! :)) le lendemain, je me promets de me coucher tôt.

Trois activités, une soirée, bienvenue les conflits d'horaire pendant 10 jours! Je dois encore me procurer mon macaron, je ne me suis pas précipitée à la première journée de la prévente et je n'ai pas gagné le petit concours organisé sur Facebook (moi qui gagne toujours, je ne comprends pas) misère.

juin 13, 2008

Karkwa+Watson

Il est minuit, je n'arrive pas à dormir, je tourne et retourne dans mon lit. Je n'ai qu'une chanson en tête.

Il est 5h45, je n'arrive pas à dormir, je tourne et retourne dans mon lit. Je n'ai toujours qu'une chanson en tête.

Ça s'appelle Man Under the Sea. Je l'ai entendu chanter juste au-dessus de nous, du haut d'une corbeille, et depuis, je n'arrive pas à l'enlever. Pourquoi est-ce que je chercherais à le faire du reste?

En fait, je cherche encore ce matin à mettre des mots sur mes émotions. Il fallait y être hier soir au concert de Karkwatson, savant mélange entre les membres de Patrick Watson et ceux de Karkwa. Je le disais en 2007, je répète tout ce que j'ai écrit un an plus tard. Patrick Watson m'a éblouit une fois de plus. Le mélange de son répertoire aérien, que je peux entendre jusqu'à plus soif, à celui de Karkwa, c'est tout simplement génialissime. Je me souviens avoir vu un petit aperçu du potentiel de la «fusion» à Pour un soir seulement, émission animée par Catherine Pogonat à ARTV. Ils étaient parvenus à me donner des frissons. Ça s'est reproduit hier... à mon plus grand bonheur. La complicité était palpable entre tous les garçons, c'était savoureux, un peu déroutant parfois, mais savoureux oui. Parmi tout le répertoire entonné autour d'une succession de verres de vin, une nouvelle chanson aussi m'a frappé, terminée ce matin ont mentionné les 2 chanteurs, une chanson dont j'ai oublié le titre mais que je vais chercher ça c'est indéniable.

Les 3 spectacles (1 à Québec, les 2 autres à Montréal) sont enregistrés. Peut-être aurons-nous un album live pour nous faire revivre ce moment délicieux. En attendant, je réécoute en boucle Man Under the Sea sur Close to Paradise et ça me fait un bien fou.

En route pour Tadoussac maintenant.

juin 08, 2008

Se sentir inspirée

Quelqu'un. peut. m'apporter. une. limonade. s'il vous plaît. Ceci est le message de détresse lancé par nulle autre que moi. Mais personne ne vint. Ne voulant pas souffrir de déshydratation avancé, ce qui, chacun le sait, peut avoir de fâcheuses conséquences, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée me sauver moi-même. Le salut est dans la limonade.

C'est arrivé sans prévenir, la chaleur, le soleil, l'humidité, l'envie de ne plus bouger et de rester allonger, les paupières mi-closes. Je n'étais pas prête, pas prête du tout. Je n'avais pas de plan d'urgence. Imaginez la tête que j'ai par cet humidité. Parce que oui, mes cheveux raffolent d'humidité. On dirait que j'ai passé 3 jours dans une tente tellement ils sont frisés. Mais je ne me plains pas voyez-vous. Car moi la chaleur, ça me fait revivre. Je passerais des heures à manger des cerises, en n'oubliant pas la bouteille de rosé, assise dans l'herbe. Ce que je fis pas plus tard qu'hier (remplacer les cerises par des sushis et on y est presque, ajouter la famille et c'est parfait).

Bon, je vais lever mon petit doigt, qui est vraiment petit parce que je ne suis pas reconnue pour être la plus grande d'entre toutes, pour quitter à regret mes draps neufs et mes oreillers neufs. À défaut d'un nouveau lit que je n'ai pas encore trouvé (bien que j'ai failli craquer pour une superbe chaise rouge, mais ce n'était pas l'objectif du jour), je me suis rabattue sur les éléments collatéraux. Il n'y a rien de tel qu'acheter des draps quand il fait 40 degrés à l'ombre car on peut profiter de l'air climatisé.

Je pense que je vais me traîner jusque chez Érico manger une glace. Ah puis je crois que je n'ai pas la force, deux actes héroïques dans la même journée c'est trop. Je vais tout simplement rester dans mon lit avec mes nouveaux draps. Après tout, ce n'est pas comme si je commettais un crime grâve, ayant été dehors dès 8h30, oui oui, 8h30.

Ah et c'est décidé. Je retourne m'établir dans Montcalm. Point. à. la. ligne. Je m'ennuie trop de tout cela quand je vais rendre visite à mon frère. Il y a aussi les fois ou il pleut dans mon salon, ce que je n'apprécie pas trop, et les touristes qui crient des choses incompréhensibles à 3h du matin. À moi mon cher petit quartier bobo.

montcalm.jpg

Long P.S. à ceux qui se sont plaints de mon silence. Je n'avais rien à dire, rien de rien. Ce n'est pas ma faute. Alors valait mieux pour vous que je me taise, parce que quand je n'ai rien à dire, ça peut être passablement ennuyant. Hier, n'en pouvant plus de ces plaintes de plus en plus véhémentes, j'ai pensé toute la journée au billet que j'allais écrire. Car je n'en ai pas l'air mais je réfléchis, je vous observe, je note les éléments à retenir. Ah qu'il était beau dans ma tête, ah que j'étais moi-même émue par la façon dont j'avais tourné le tout. Mais ce matin au réveil, plus rien. Le vide dans ma tête. Je suis une grande écrivaine méconnue (virtuellement mais quand même)!

ordi.jpg

mai 04, 2008

La vie de jet set en veilleuse

Nada, voilà ce qu'il y a sur mon calendrier iCal cette semaine (sans compter le travail on s'entend).

iCal2.jpg

Après un mois d'avril plutôt surchargé, j'avais besoin d'un petit répit. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, un imprévu est si vite arrivé dans un agenda.

J'ai terminé J'étais derrière toi de Nicolas Fargues (P.O.L.). J'ai savouré chacune des pages de ce livre qui vous fait osciller entre rupture et rencontre. Je le partage un peu avec vous par ce court extrait:

«Et dans ma douleur, au resto, le soir même, je me sentais apaisé par le brouhaha en italien, les manières et les visages des Italiens - ils font vachement plus gaffe que nous à leur mise, aux chaussures, aux marques, ça, tu ne peux pas ne pas l'avoir remarqué, hein? - La lumière était chaude, enveloppante, je prenais le temps de détailler la nappe, le pliage particulier des serviettes de table, les assiettes, les gressins dans leur sachet en papier, les étiquettes des bouteilles d'eau minérale gazeuse, la viande rose que les serveurs apportaient aux tables sur une petite planche de bois, je me sentais complètement pris en charge par cette atmosphère gaie, vivante, épanouie, rassurante, je me sentais dans un espace familier et bienveillant. Bref, je ne m'en rendais pas compte mais j'étais bien. Et donc, j'y reviens - n'hésite pas à me dire si je fais trop de digressions -, à la fin du repas, le serveur me remet le carton du resto avec le numéro de téléphone d'une fille qui s'appelle Alice».

avril 08, 2008

Une histoire de Lune et de listes

Puisque matin après matin, la Lune, ma meilleure amie, me fait tomber d'elle seulement pour s'amuser (elle aime bien me faire tomber dans pendant la journée, mais ça c'est une autre histoire) et me ramène sur Terre, je dois organiser ma vie. Car je l'aime bien ma vie voyez-vous, autant l'organiser. J'ai tant de choses à faire. Comment j'organise? Ne faisant preuve d'aucune originalité, pas besoin de breveter ma stratégie. C'est si simple, je fais des listes, liste de livres et de disques à acheter (ici elles sont tellement longues que c'est presque indécent), liste des blogues à lire, de films à voir, de gadgets Apple à acquérir, des projets à mener au bureau, des tâches quotidiennes à faire. Bien sûr, l'imprévu a de la place, au même titre que la paresse, du reste.

Je divague et divague, c'est pour m'éloigner des gens petits (et je ne parle pas de la taille ici) qui croisent parfois ma route, et cette semaine, on dirait qu'ils se sont donnés le mot.

Comme l'été reprend peu à peu le dessus, les activités culturelles se multiplient. Et ma liste de lieux à fréquenter s'allonge de fait en conséquence. Cette semaine seulement, spectacle de Saule demain au Petit Champlain et de Philippe B samedi au Cercle. La semaine prochaine, on n'oublie pas le Salon du livre de Québec bien sûr. Et un nouveau bébé (Charlotte) qui arrive, un anniversaire à souligner, Navet Confit à voir.

Oh, je sens que je retombe dans la Lune encore, à moins que je réfléchisse. La ligne est tellement mince c'est fou. Parfois ce n'est pas pratique, comme en ce moment, j'ai bien de la difficulté à terminer ma note. Ah, attendez, je reçois un appel... C'est la Lune, justement, elle m'invite à retourner sur. Je ne vais pas manquer ça. Bonne nuit!

avril 01, 2008

Photographe de schtroumpfs

Quand la Lune est pleine et que la température s'y prête (n'importe quoi!), je prends mon appareil-photo et je mitraille tout sur mon passage. Mon sujet favori en ce moment: les schtroumpfs. Aujourd'hui sur cette page, une autre photo réalisée par moi.

N'hésitez pas à partager avec moi vos commentaires avisés!

février 10, 2008

L'année du Ratz

Cette semaine, nous avons fêté dignement le Nouvel an chinois à l'un de nos restos habituels, Chez Soi sur la rue Saint-Jean. Bon, et comme c'est le seul vrai resto chinois à Québec, il y avait là un concept évident.

DSC02616-small.jpg

C'était un bien grand moment car nous avions un invité très spécial à notre table, un invité d'honneur même, le Ratz en personne. Et oui, 2008 c'est l'année du rat dans l'astrologie chinoise. Il était comblé entouré de vin et de filles notre petit copain, comme vous pourrez le constater un peu plus bas. On dit que le rat est populaire, passionné, charmeur. Je suis tout à fait d'accord avec ça.

Il y a aussi toutes sortes de superstitions rattachées à cette fête, vive Wiki. Pour ne pas me porter malheur, j'avais bien sûr évité de me laver les cheveux (c'est très pratique quand on est allé chez la coiffeuse et qu'on veut conserver ses cheveux raides pendant encore 24 heures) et de parler de la mort. Mais, j'avais oublié que je ne devais pas porter de noir. Est-ce que se coucher le plus tard possible et boire du vin est recommandé. Et bien oui : «Une coutume ancienne veut qu’on aille se coucher le plus tard possible ce soir-là, car ce serait un gage de longévité ; cela s’appelle « monter la garde de l’année » (shǒusuì 守歲 / 守�)» Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvel_An_chinois. Bon, cela s'applique au réveillon plutôt qu'au premier jour de l'année, mais j'ai quand même fait un bel effort. Je suis morte de rire. Vous auriez dû rester avec moi à La Loge non, les filles?

xīn nián kuàilè comme le dit si bien M. Wu Fangqi.

DSC02603-small.jpg

janvier 18, 2008

La flemme

Voilà le mal étrange qui s'est emparé de ma petite personne pendant un mois, mal qui m'a bien sûr empêché d'écrire la moindre ligne sur mon carnet. Il faut dire que j'ai eu également quelques autres distractions non négligeables, comme jouer avec mon Macbook, lire - ou plutôt regarder les photos - le Voici sur la relation Sarkozy-Bruni, aller m'entraîner à 2 pas de chez moi 3 fois par semaine, écouter tous les épisodes du cas Roberge, découvrir de nouveaux apéros (dont la mauresque) question d'être prête à renouer avec les cafés parisiens dans quelques semaines.

J'espère pour vous que la flemme n'est pas contagieuse, parce que c'est vraiment, mais vraiment très difficile de s'en débarasser...

décembre 24, 2007

Croquer la pomme et manger du gâteau

Les vacances ont débuté vendredi après-midi 17h00. Je dois dire que je me sentais déjà un peu en vacances parce que j'avais vu à Télé-Québec plus tôt dans la semaine Les douze travaux d'Astérix, film qui pour moi est synonyme de Noël. Après un excellent dîner de bureau au Montego en agréable compagnie, j'ai eu l'immense joie de recevoir unsuperbe cadeau, un MacBook, de la part de mes patrons préférés. Oui oui, un MacBook. Comme je suis chanceuse, comme j'aime Noël soudainement! Quand j'ai ouvert le livret d'instructions, j'ai pu lire "Félicitations, vous et votre MacBook êtes faits l'un pour l'autre". Ils ne croyaient jamais si bien dire. Adieu petit monde fade du PC, je te quitte sans regrets, me voici maintenant dans la confrérie Mac.

Vous comprendrez que depuis, je m'amuse avec mon jouet. J'ai dû me prendre en photo des centaines de fois avec ma caméra iSight. Déjà que certaines personnes me trouvent accro à Internet, elles n'ont encore rien vu!

Avant de me diriger vers le Saguenay samedi, nous avons souligné la fête de LB comme il se doit vendredi soir. Nous lui avons joué quelques petits tours au Taj Mahal puis à La Loge, c'était très drôle. Et notre philosophe Annie qui a pris soin de m'expliquer le Rhésus positif et négatif avec une théorie comportant de l'eau et des petits pois. Le pire dans tout ça, c'est que je comprenais tout, même après le vin et malgré l'heure tardive. Hélas, tu devras recommencer, j'ai tout oublié.

Bon, puisqu'il le faut maintenant, je vous souhaite un très joyeux Noël. Vous aurez sans doute droit à quelques-unes de mes péripéties en 2008.

décembre 18, 2007

Il était temps

Depuis le temps que j'attends ce moment, plus besoin d'aller à Montréal ou New York, oui nous avons maintenant notre Starbucks sur la rue Maguire. Alors ce matin, en arrivant au boulot, j'ai fait un petit détour de rien du tout pour aller m'acheter un truc à boire. Pas de café pour moi mais il me faut quand même quelque chose de chaud. Après 5 minutes d'hésitation, j'arrête mon choix sur pommes épicées au caramel. Hum, c'était bon. Sauf que là je me sens comme Pruneau qui a trop mangé de biscuits: j'ai un peu mal au coeur. Et dire qu'il y a un autre dîner de Noël qui m'attend.

décembre 03, 2007

Quand j'apprécie l'hiver

Me revoilà. J'avais bien pensé hiberner tout l'hiver ces dernières semaines. Je n'aime pas avoir froid (on croirait entendre le schtroumpf grognon). Je dirais même plus, je déteste avoir froid. Mais voilà, l'hiver nous réserve quelques surprises plutôt agréables. Prenez comme aujourd'hui. Je me réveille comme à l'habitude, je fais mon petit-déj (pain poire-chocolat de chez Paingruël, que je suis allée chercher malgré un froid sibérien samedi, poires et verre de lait), j'ouvre la télé, je change le poste à RDI pour voir ce qu'ils vont dire à propos des élections municipales à Québec, j'ouvre mon ordi pour voir s'il y a de nouveaux billets sur mes blogues préférés, quand tout à coup! Gilles sent you a message on Facebook. Je vous entends dire faut vraiment être accro à Facebook pour être là-dessus à 7h30 du matin. Mais oui, tout le Septentrion et leurs amis en sont dépendants. On a les défauts qu'on a.

Mon cher patron a-do-ré nous prévient que le bureau est fermé, oui oui, fermé, en raison de la tempête du siècle! Yahoooo, je me sens comme une enfant qui a congé d'école. Je tourne en rond, je ne sais pas trop quoi faire. Faut-il que je me recouche? Faut-il que j'en profite pour passer l'aspirateur? Ah non, je choisis tout d'abord de faire des jalouses en contactant toutes mes amies qui, elles, ont été contraintes de se rendre au bureau, même à Lévis imaginez! Ensuite, je déplace 2-3 rendez-vous et je travaille des encarts qui paraîtront dans un livre au Septentrion au début de 2008 avec mon portable dans mon lit. Arrive 15h, c'est le temps de la pause. Je décide d'aller jouer un peu dehors, c'.-à-d. que je me rends chez Érico boire un chocolat chaud (un espresso au chocolat, je suis tellement surexcitée en ce moment, dose trop massive de cacao), j'arrête à la SAQ acheter une bouteille, je socialise avec les gens (rien ne vaut une tempête pour discuter avec des inconnus), je prends quelques photos de la tempête du siècle (j'exagère un peu), je saute par dessus les bancs de neige et me voilà de retour chez moi. Je lis un peu L'avalée des avalées et Le parler marseillais, livre que Carole m'a prêté pour que j'apprenne de nouveaux mots et je suis prête pour une conférence au Musée de la civilisation sur le terrorisme. Non mais c'est vraiment super extra des journées comme ça. Et dire que je n'ai même pas besoin de déneiger mon auto, parce que je n'ai pas d'auto.

Les automobilistes chanceux dans la côte Honoré-Mercier:
hiver@1.jpg

Et mes pas:
hiver2.jpg

Demain, retour aux choses sérieuses, l'inventaire de nos livres que nous conservons dans notre entrepôt.

novembre 08, 2007

Rira bien qui rira le dernier

C'est par ce proverbe obscur que je débute la note d'aujourd'hui*. Les dernières semaines ont été ponctuées de l'avant-première du Projet Andersen au TNM, du lancement de notre ouvrage sur Ex Machina à La Caserne, du spectacle du Husky au Cercle, de celui de Daran au Petit Champlain. Hier, c'était au tour de Sttellla, toujours au Petit Champlain. Où est-ce que je veux en venir exactement? Que d'événements pour une seule petite personne direz-vous peut-être. Oui, je sais, c'est l'habitude.

Alors Sttellla. C'est un spectacle sur fond de calembours tout simplement délirant et éclaté que j'ai eu l'occasion de voir. Jean-Luc Fonck est un excellent improvisateur, drôle à souhait, beaucoup mieux en fait que bien des humoristes de métier. Son jeu de mots sur le nom de Jean Coutu est marquant. Il faut dire que j'aime beaucoup les blagues belges. Jean-Luc et ses musiciens ont donné le ton au spectacle assez rapidement. Ils sont arrivés sur scène tout de rose vêtu. C'était le comble du chic. J'ai pu entendre toutes mes chansons préférées de ce groupe que Gilles et MHV (qui connaissent bien certains de ses membres) m'ont fait découvrir il y a quelques mois. Vous voulez les connaître ces chansons? J'ai un faible pour Les Tartines et pour ces paroles si... savoureuses : "À force de beurrer des tartines chachacha. Tu vas t'attirer de gros sandwiches". Torremolinos et Années 80 sont aussi enlevantes. Des classiques quoi. Les chorégraphies de Mimi et Joséphine étaient amusantes et tous les musiciens avaient vraiment l'air de s'amuser.

Et... oui, MHV m'avait prévenu. J'étais tout à fait au courant que Sttellla fait participer le public en invitant quelques spectateurs à monter sur scène pour les faire danser ou chanter. Devinez qui Christian est venu chercher par hasard? Allez c'est pas si difficile. Moi évidemment. Le temps d'une chanson, je me suis retrouvée sur scène en compagnie d'une autre spectatrice pour faire office de choriste. Je devais répéter au bon moment quelque chose qui sonnait comme "Cha-cha-cha-cha-tcha-tcha-tcha". Pas facile. Je suis désormais et à tout jamais une vedette. Mon 15 minutes de gloire. Vous ne me croyez pas hein, dites-le? Et pourtant :

DSC00061.jpg

Tous les musiciens m'ont fait la bise et j'ai même eu droit à un cadeau pour ma fabuleuse performance vocale: le nouveau cd Le plus beau jour de magie. J'en ai de la chance n'est-ce pas? Le public a été très épaté et plusieurs personnes m'ont félicité en sortant de la salle! Wouahhh.

En passant Burp et Épicure, quelqu'un a encore crié quelque chose de ridicule. Je ne sais pas ce qui se passe depuis quelques mois dans cette salle mais certaines personnes ont pris goût à partager leurs états d'âme, toujours de manière assez incohérente, avec les artistes, pendant qu'ils sont sur la scène. Conséquence, le rythme en souffre.

*Il est dédié à tous ceux qui doutaient de ma percée dans le palpitant monde de la célébrité.

novembre 04, 2007

Muette

Je suis malade depuis vendredi, un gros rhume. Comme d'habitude, ma voix s'est éteinte, je n'émets presque plus de sons. Mais, je me soigne, j'ai un faible pour les comprimés de Cepacol aux agrumes. Et pour me divertir pendant ma maladie, je reste chez moi, je lis et j'écoute des films, dont le très savoureux Palais royal et un documentaire à Découverte sur la pandémie de grippe aviaire. Tout pour me rassurer. Brrr, j'ai un peu froid dans le dos soudainement.

octobre 21, 2007

Ablation

Vendredi soir dernier, après une journée assez productive au bureau à faire des paquets contenant un précieux livre et une visite au bureau de poste avec une cinquantaine de boîtes contenant ledit précieux livre, je pars faire mes courses sur Saint-Jean. Tous les prétextes sont bons pour se récompenser du travail accompli. Programme de la soirée, faire de la crème brûlée au chocolat en sirotant une bouteille de vin et inviter des amis un peu plus tard pour dévorer l'objet de mes efforts culinaires. Mais voilà, mes beaux plans ont été complètement chamboulés. Quelqu'un tenait absolument à m'empêcher de boire du bon vin.

À 20h, après un dédale de corridors qui n'en finissent plus, j'arrive à l'Urgence du CHUL. Mon frère s'y trouve depuis quelques heures déjà avec sa copine. Sur la civière, il est blanc comme un drap, a plein de fils dans le bras et de morphine dans le sang. Mais comme toujours, il est gentil avec tout le monde. Diagnostic, crise d'apendicite, il faut opérer. Alors débute l'attente interminable. Ça sent mauvais un hôpital et la proximité des autres malades est déprimante. Comme je ne peux rester dans la chambre avec lui parce que les heures de visite se terminent à 21h et qu'une affiche indique que la salle d'attente pour les familles est déménagée on ne sait trop où, je demande aux infirmières au poste de garde s'il va être opéré bientôt. Il est alors minuit passé. On me dit que je peux retourner chez moi parce qu'il va être opéré à 2h du matin. C'est effectivement à cette heure que son appendice a été enlevée. Mic se porte bien malgré son morceau en moins.

Ce fut donc un week-end passé à faire l'aller-retour entre chez moi et l'hôpital. J'ai perdu tout envie d'aller me pointer aux dix ans de Chyz au Cercle samedi soir. C'est moins jet set que mes fins de semaine habituelles, mais ça ramène les choses à l'essentiel, mon petit frère va bien.

octobre 10, 2007

Ottawa

C'est fou comme on peut se sentir libre quand on décide de prendre la route un vendredi soir. C'est dans cet état d'esprit que nous avons quitté notre ville chérie pour nous diriger vers la capitale, je parle de l'autre capitale, Ottawa, au cours de la longue fin de semaine de l'Action de Grâce. Tout de suite après le boulot, deux membres éminents du Septentrion ont été récoltés sur Maguire par LB. Carole (qui a la grande qualité d'être Française) a commencé notre périple très fort. À peine 30 minutes à admirer le fabuleux paysage que nous offrait l'autoroute, elle a demandé: «est-ce que les villes sont classées par ordre alphabétique? Parce que là il y un panneau qui indique les prochaines. C'est bizarre, elles commencent toutes par la lettre A: Saint-Agapit, Saint-Antoine, Saint-Apollinaire?» Bien sûr, cette réflexion a alimenté les 10 minutes suivantes. Et la conversation a dévié sur la profusion de saints dans les noms de ville au Québec.

Après avoir entendu Champion, Dumas, Debout sur le Zinc, manger du junk, parler de tout et de rien (les conversations qui ont eu lieu entre les quatre portes d'une auto de location vont demeurer entre les personnes présentes), nous avons déposé notre petite Française à Montréal et avons poursuivi notre longue route vers Ottawa. Nous avons passé le week-end à nous promener au Marché By. Je dois dire que la Librairie du Soleil vaut vraiment le détour.

Ce sont des filles très fatiguées et pas trop en forme qui ont rejoint Damien en soirée. Nous sommes sorties à The Collection (intéressant martini lounge) et au Mambo.

Dimanche, nous avons admiré le canal Rideau, les arbres colorés, les maisons cossues des diplomates et sommes allées récolter des pommes à Cannamore orchard. C'est beau Ottawa, très très beau même, mais ça manque de côtes, vivement Québec.

J'ai promis à Tristan, 9 ans (qui m'a prouvé l'existence du chocolat à 99% de cacao) de raconter sa blague qui m'a tant fait rire, et ce, au plus grand nombre possible. Alors la voici. Quel est le métier le plus violent? Cuisinier. Il bat les oeufs et fouette la crème.

Au retour, petit détour par Hawkesbury (comme dans la chanson de Jean Leloup). C'est charmant, vraiment, j'aimerais m'y attarder davantage un jour prochain.

septembre 09, 2007

Être captive de la technologie

Bon, j'ai vraiment "découvert" Facebook cette semaine. Je suis déjà accro puisque je surveille de près l'augmentation quotidienne du nombre de mes amis. Facebook, ou comment perdre son temps quand on en a déjà pas à perdre.

Et je veux un iPod touch.

Et mon cellulaire est malade.

Et je prends 20 000 photos par jour avec mon nouvel appareil-photo numérique.

Et depuis que j'ai le câble, j'écoute 2 fois plutôt qu'une les documentaires sur Jamestown.

Et je fais tout ça en étant partie du matin jusqu'au matin, comme vendredi dernier par exemple.

septembre 02, 2007

L'attaque des guêpes

Ce pourrait être le titre d'un mauvais film d'horreur, mais il n'en est rien. À chaque année, à la fin du mois d'août, c'est la même histoire qui se répète. Oui, les guêpes me prennent d'affection et ne cessent de me tourner autour de la tête. C'est assez... étourdissant et je perds toute élégance lorsque je dois les chasser de la main de la manière la plus discrète possible, sans crier comme une folle et sans dire de gros mots. Et quand ce ne sont pas les guêpes, ce sont les commis de la SAQ qui disent "humm, ça sent bien bon tout à coup". Et moi, je suis obligée de dire "Ne cherchez plus, c'est moi qui sent bon". Et les garçons, où êtes-vous dans tout cela? Ma fraîche odeur de menthe poivrée (et non de citronnelle, la précision est très très importante) rend les guêpes folles et les filles jalouses. Et vous?

Et pour celles et ceux qui souhaitent impatiemment connaître le secret de mon succès, le voici en grande primeur : http://www.aveda.com/templates/products2/spp.tmpl?CATEGORY_ID=CATEGORY14955&PRODUCT_ID=PROD5827

Et le week-end de la fête du Travail est synonyme de la visite de mes parents et de ma petite Mina (le chat - le mot chatte est à proscrire ici parce que j'aurais l'air de faire une affirmation des plus bizarres - la plus douce du monde). Lunch au Sonar sur une rue Cartier sans dessus dessous, et surtout petite ballade sympathique dans le quartier Petit-Champlain. J'ai un nouveau savon de chez Lush qui a pour nom Chérie j'ai lavé les enfants. Je n'ai pas de chéri et je n'ai pas d'enfant mais j'aime l'odeur du miel. Ça me donne le droit de l'utiliser vous penser? Je ne suis pas du genre à me laisser arrêter par ces petites considérations. Malgré une petite migraine, un souper dans mon appartement situé entre les murs s'imposait. Je n'ai rien cuisiné comme d'habitude. C'est le fun venir manger chez moi n'est-ce pas? Et bon d'accord, la prochaine fois je ne tenterai plus de vous empoisonner avec un beurre infect (ah la honte). J'ai enfin eu mon cadeau australien, de magnifiques boucles d'oreille en opal. Et nous avons pu contempler 43% des photos prises par mon frère au cours de son périple. Superbes photos, surtout les mignons koalas. Un autre 11% la prochaine fois. 2000 photos, vous rendez-vous compte du temps que ça prend regarder 2000 photos?

Un dimanche après-midi, début septembre. Que faire? Tout un casse-tête d'aller au marché du Vieux-Port et surtout de trouver un stationnement pour acheter quelques tomates italiennes, des épis de maïs, des framboises et de la roquette, j'oubliais aussi la tarte aux pommes, la salade frisée, les petites tomates jaunes, les mûres... Mais c'est tellement agréable de se promener et de se laisser tenter par les producteurs de la région. Bon, je vais les manger toute seule ces légumes parce que mes parents sont bien sûr repartis vers le Saguenay.

Et pour conclure ce billet en beauté, je dirai qu'une tradition est maintenant instaurée, on célèbre ma fête à toutes les semaines. Remarquez bien, ce n'est pas moi qui va s'en plaindre (même si certaines affirment impunément "je suis bien contente d'avoir manqué ton gâteau, ça suffit ta fête"). Après une dure journée de travail vendredi, ce fut un petit pique-nique sur les plaines, avec un gâteau assez décadent d'Anna Pierrot, des mots sur lesquels discourir pendant des heures et des amis qui m'ont fait rire et réfléchir au Sacrilège ensuite et à La Loge. C'est là, assises en face de l'Épicerie européenne, une bouteille de Gourgazaud, un café et un chocolat chaud sur notre table, que nous avons vu, un peu médusées, le livreur du boulanger Éric Borderon venir déposer les pains du lendemain matin, ou plutôt les pains qui allaient être vendus quelques heures plus tard car nous étions maintenant samedi très tôt, et repartir sans refermer la grille. Nous aurions pu prendre une, deux, dix baguettes, ahah, nous nous sentions en possession d'une information CAPITALE, mais les biscuits chinois ont jadis parlé pour LB et moi : Vous êtes un modèle de rigueur et d'honnêteté. Et c'est ainsi qu'après avoir prévenu D de la chose, qui s'est empressé d'aller refermer la grille, que nos idées criminelles se sont envolées. Adieu mauvais coup.

Sophie Imbeault
Diplômée de l’Université Laval, où elle a obtenu une maîtrise en histoire, Sophie Imbeault a notamment été boursière de la fondation Jean-Charles-Bonenfant à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec. Elle a également complété une maîtrise en administration publique à l’École nationale d’administration publique de Québec et occupe le poste d’éditrice au Septentrion.

Commentaires récents

Ouvrage au Septentrion