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Le 1 février 2012 par Jean Laliberté

Une révolution dans l'information politique

L’information politique transmise par les médias accorde une grande importance aux querelles entre les chefs et entre les partis politiques, ainsi qu’aux chicanes au sein des partis. C’est ce côté spectacle qui captive les gens, fait vendre les journaux et attire les téléspectateurs. Les enjeux concernant les politiques publiques, par contre, sont traités superficiellement, les médias se contentant le plus souvent de reproduire les déclarations des politiciens et des porte-paroles des groupes de pression.

Les médias sont d’abord préoccupés de rentabilité et n’ont pas une mission d’éducation populaire. Ils traitent les différents enjeux de façon ponctuelle sans se soucier de mettre les choses en contexte et d’éclairer le débat. On ne peut pas compter sur eux pour constituer le fondement d’une opinion publique bien informée.

La démocratie participative propose une véritable révolution dans le traitement de l’information politique. Les Regroupements pour la bonne gouvernance, en effet, ont pour mission de recueillir et de traiter toute l’information nécessaire à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques. Ils constituent des banques d’information et de données, analysent et classent ces renseignements, synthétisent et vulgarisent ce matériel pour faciliter les débats publics. Toutes les études effectuées par les administrations publiques, les universités et les groupes de recherche sont répertoriées et rendues disponibles à ceux qui s’y intéressent. Le développement d’une opinion publique éclairée s’effectue d’abord sur la base de faits et non de déclarations biaisées des politiciens et de propagande orchestrée par les groupes d’intérêts.

Pour s’acquitter de ces tâches, les Regroupements comptent bien entendu sur la participation de leurs membres, mais disposent aussi d’un personnel composé de chercheurs et de journalistes. Ils sont ainsi en mesure non seulement de recueillir l’information et de la rendre accessible aux gens, mais d’organiser et d’animer le débat public en utilisant des instruments tels que les forums hybrides, les ateliers de citoyens et d’experts, les jurys de citoyens et les conférences de consensus.

Ils travaillent étroitement avec les membres des commissions de l’Assemblée nationale et offrent la garantie d’une grande transparence en expliquant les tenants et aboutissants de toutes les décisions gouvernementales, que ce soit en matière de finances publiques, de répartition du fardeau fiscal, d’éducation, de culture, de santé, d’environnement, d’infrastructures routières, d’exploitation des ressources naturelles ou de tout autre sujet d’intérêt public.

Les Regroupements ont le grand mérite de mettre fin au monopole des groupes de presse sur l’information politique. Les gens qui veulent être bien informés ne sont plus à la merci des journaux et de la télévision, mais peuvent disposer d’une information impartiale et complète en visitant le site Web des Regroupements.

Commentaires

La fin du monopole de Pierre-Karl Péladeau et de Paul Desmarais sur l’information au Québec : je donnerais cher pour voir ça !

La démocratie participative conduit à une situation ou les aspects dramatiques de la politique disparaissent des médias : absence de batailles entre les politiciens, de controverses, de prises de bec, d’attaques enflammées, de déclarations à l’emporte pièce : que les journaux seraient alors insipides, ennuyeux, et fadasses !

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Jean Laliberté est né à Rimouski en 1944 et y a fait des études classiques. Il a ensuite obtenu une maîtrise en science politique de l’Université Laval. Par la suite, il a complété une année d’étude à l’ÉNA à Paris.

Il a commencé sa carrière comme administrateur stagiaire au sein de l’administration fédérale à Ottawa où il a œuvré une douzaine d’années, d’abord à la Commission de la fonction publique, ensuite au ministère de la Main-d’œuvre et de l’Immigration, puis au Secrétariat du Conseil du trésor. En 1979, il a accepté un poste au ministère de la Fonction publique du Québec. Cet organisme est ensuite devenu l’Office des ressources humaines. Il a aussi œuvré au ministère du Conseil exécutif et au ministère des Finances. En 2002, après 35 années au service des gouvernements, il a quitté la fonction publique pour travailler comme conseiller en gestion chez SoluConseil et chez CGI. Il a pris sa retraite en décembre 2006.

Il partage son temps entre Québec, son lieu de résidence habituel et Témiscouata-sur-le-Lac où il a sa résidence secondaire. Sa conjointe, Ginette Garon, est originaire de Notre-Dame-du-Lac.

Ouvrage de cet auteur publié au Septentrion

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