... Paris, 27 mai 1966. Entrevue avec Henry de Montherlant. 25 quai Voltaire. Une gouvernante vient ouvrir et m’introduit dans une antichambre. Des meubles d’époque : deux fauteuils, une table ronde, quelques œuvres d’art. ...
Col romain et culottes de tôle
... Vous êtes à Paris depuis combien de temps ? Antoine : — Je suis arrivé en Europe en juin dernier, mais je travaille à ma thèse depuis le mois d’octobre. ...
... Paris, 7 juin 1966. Feu mon père Henri-André. — Si tu savais comme je me sens jeune, Antoine. Mais je suis attaqué, icitte, dans la poitrine, ça me travaille en dedans, des fois. ...
... Paris, mercredi 8 juin 1966. Une femme s’offre à moi. Une femme par téléphone s’offre à moi, sans aucune équivoque possible. Il me suffirait de me rendre à tel endroit cet après-midi et de la prendre. Je sais qu’elle est déjà toute gagnée. ...
... Paris, dimanche 19 juin 1966. À la piscine Deligny. L’étalon. Une forte chaleur s’est abattue sur Paris. Le soleil est trop beau pour que je reste enfermé dans ma chambre. Le baigneur de la Baie des Chaleurs se réveille en moi. ...
... Tout mouvement progressif est rapidement réprimé, y compris dans le clergé, selon mon voisin de chambre à Paris, le « chanoine rouge » Oneidia exilé par Franco. ...
... Une mystérieuse et tendre sympathie… Le lendemain je remonte d’une seule traite de Cannes sur Paris. Près de mille kilomètres. Seul dans ma Peugeot. Il me reste cinquante francs. Aucun chèque de voyage et aucune carte de crédit. ...
... Paris, 9 novembre 1966. Sorbonne. Réjane Merlin. Une salle de la Sorbonne. J’écoute avec attention les savants propos de Charles Dédeyan. On m’a recommandé ce professeur qui a dirigé les travaux de plusieurs étudiants de chez nous. ...
... Comme elle s’étonne de mon accent, je lui dis que je suis un étudiant canadien du Québec et je remarque qu’elle semble aussi avoir un léger accent : — Vous êtes de Paris ? — Non, du département de l’Isère. ...
... Paris, dimanche 13 novembre l966. De l’Odéon à l’alcôve. L’automne libère en moi des flots de sensations. Je voudrais travailler à ma thèse que je n’en suis pas capable. De la fenêtre de ma chambre, j’observe le jardin où les arbres se dépouillent. ...