... C’était toujours maman, munie de son balai et sortie en trombe de la maison, qui arrivait à chasser l’agresseur en le poursuivant parfois jusque dans la rue, après quoi, elle revenait à la maison essoufflée, mais satisfaite ! ...
Quand la mémoire s’en mêle
... Mon mari avait toujours rêvé de posséder un territoire en forêt, un club de chasse et pêche où il pourrait aller autant qu’il le voudrait se promener dans les bois avec sa famille, découvrir la nature la plus sauvage et la plus belle de toute la province ...
... C’est au milieu des années 1960 que mon mari entendit parler d’un club privé qui cherchait des membres dans le but de devenir « pourvoirie » afin de répondre à la nouvelle loi édictée par le ministère de la Chasse et de la Pêche. ...
... Cet homme aisé de Baie-Saint-Paul connaissait depuis toujours ce beau coin de pays et pouvait raconter les histoires les plus extraordinaires de chasse, de pêche, d’ours ou de toute autre bête habitant ces forêts. Quel conteur il était ! ...
... Il fallait garder les mains libres, soit pour chasser les moustiques si nombreux, ou alors s’agripper aux branches ou aux pierres pour franchir les endroits les plus difficiles. ...
... Il fallait, bien sûr, maintenir le tuyau au fond de l’eau à l’aide de grosses pierres, puis le diriger vers la maison pour alimenter trois robinets et une chasse d’eau avec assez de pression pour faire l’envie de bien des services d’aqueduc ! ...
... Au fil des années, ils y emmenèrent leurs amis pour la chasse ou la pêche. C’était un bonheur pour tous, à condition de savoir composer avec les moustiques. ...
... Mon mari, au terme de sa lutte contre le cancer, se résigna enfin à vendre sa part du club de chasse et pêche. Je ne connais personne ayant séjourné chez nous qui n’ait gardé de beaux souvenirs de ce temps-là. ...