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Affaire Michaud (L')

Chronique d'une exécution parlementaire

  • 22,95 $PapierISBN: 9782894486320
  • 16,99 $PDFISBN: 9782896645886

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Le 14 décembre 2000, l'Assemblée nationale du Québec adoptait une motion dénonçant «les propos inacceptables à l'égard des communautés ethniques et, en particulier, à l'égard de la communauté juive tenus par Yves Michaud à l'occasion des audiences des États généraux sur le français à Montréal».

Cette motion a été adoptée à peine une heure après avoir été évoquée dans une question orale du chef de l'Opposition, sans que les propos dits «inacceptables» aient été lus aux députés, sans débat et sans que l'accusé ait eu la moindre possibilité de se défendre. Bref, l'affaire Michaud a débuté par un lynchage politique.

Cet essai relate les tribulations d'un citoyen qui, ensuite, pendant plus de cinq ans, s'est acharné pour obtenir réparation de la part des députés, pour défendre sa réputation contre ceux qui ont prétendu voir de l'antisémitisme dans ses propos et pour obtenir justice devant les tribunaux.

Sur tous les plans, ou presque, Yves Michaud a perdu. À la fin du dernier jugement rendu dans cette affaire, un juge a cependant reconnu explicitement que Michaud avait été victime d'une grave injustice, injustice que la cour ne pouvait corriger ni faire corriger. Dix ans après la motion qui l'a stigmatisé, Yves Michaud est toujours sous le coup de cette atteinte à sa réputation, et demeure - s'il lui faut un titre de gloire - le seul citoyen québécois condamné par son Parlement pour délit d'opinion.


Titulaire d'une maîtrise en histoire de l'Université Laval, Gaston Deschênes a fait carrière à l'Assemblée nationale où il a été, de 1979 à 2004, chef du Service de recherche et directeur des Études documentaires. Il a publié de nombreux articles et plusieurs ouvrages sur le Parlement, dont Le Parlement de Québec, histoire, anecdotes et légendes (2005). Il est aussi coauteur des deux ouvrages de prestige L'hôtel du Parlement, témoin de notre histoire (1986) et L'hôtel du Parlement, mémoire du Québec (2007).

Table des matières

L'Affaire Michaud. Chronique d'une exécution parlementaire 1
En guise de préface 9
Introduction 15
Un piège à ours? 21
L’homme à abattre 31
Quels propos «inacceptables»? 47
Une motion sans précédent 89
De l’anecdote à la crise 105
En quête d’une réparation 135
Voici le droit : où est la justice ? 189
Conclusion 217
APPENDICE 1: Le vote par appel nominaldu 14 décembre 2000 229
APPENDICE 2: Yves Michaud condamnépar des «juges» en culottes courtes 233
Note bibliographique 239
Index 243
Table des matières 249

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Ce livre a fait parler de lui :

  • À lire, ne serait-ce que pour apprendre à se forger des opinions contre l'aplenventrisme ou les commissions cul-de-sac et pour savoir différencier l'ignorance, la vraie, celle que l'on admet par véritable manque de connaissance et qui est respectable, de l'ignorance fausse, celle qui est hypocrite et derrière laquelle se retranchent trop souvent les innombrables manipulateurs de tout acabit. Le Québec n'en manque pas...

  • Un livre fort intéressant et vraiment passionnant sur une page de notre histoire.

  • Fulgurant de clarté.

  • Gaston Deschênes a fait oeuvre utile en publiant L'Affaire Michaud. Il démontre, en long en large et en travers, que Yves Michaud n'a jamais prononcé à l'occasion des audiences des États généraux sur le français à Montréal "les propos inacceptables à l'égard des communautés ethniques et, en particulier, à l'égard de la communauté juive", que lui reproche la motion adoptée par l'Assemblée nationale, le 14 décembre 2000, sans que les députés aient accès à une transcription de ces propos ni que M. Michaud ait pu se faire entendre.


    Gaston Deschênes rend compte également, dans le menu détail, du combat héroïque mené par Yves Michaud pour obtenir réparation de la part des députés et justice devant les tribunaux.

  • Pour en savoir plus sur cette immonde affaire, il faut lire le livre de Gaston Deschênes.

  • Il a fallu la publication de L'Affaire Michaud, cet automne, sous la plume de l'historien Gaston Deschênes, pour jeter un éclairage plus complet sur cet épisode.


    Le livre établit clairement qu'on lui a imputé des propos qu'il n'a pas tenus et qu'on a jugé sans vérifier la véracité des accusations portées contre lui.

  • Pour comprendre ce qui s'est vraiment, vraiment passé, il faut absolument lire L'Affaire Michaud. Chronique d'une exécution parlementaire de Gaston Deschênes, historien et ancien chef de la recherche à l'Assemblée nationale.

  • Ten years after, the Michaud affair still haunts the PQ and the National Assembly for three reasons : 1) Michaud's continued battle against what he calls that "infamous" motion and his great public support. 2) 109 MNAs voted without knowledge of these alleged "unacceptable" statements. 3) Michaud said nothing intolerant or xenophobic at that Dec. 13 meeting of the estates general.


    Want proof ? The book L'Affaire Michaud - Chronique d'une exécution parlementaire by Gaston Deschenes, historian and former head of research for the National Assembly, is a must-read that includes the transcript of Michaud's interview of Dec. 5, 2000, with Paul Arcand, where he talked of meeting Senator Leo Kolber.

  • Si l'on peut retenir une chose de cet essai, c'est que l'adoption d'une telle motion de blâme à l'encontre d'un citoyen constitue un exercice irrégulier et peu souhaitable des privilèges parlementaires. Gaston Deschênes met en doute, avec raison, la légitimité de ce geste posé par les députés québécois. La condamnation de citoyens dans ce genre de circonstances semble clairement se faire sans respect pour les principes de justice naturelle, notamment la règle audi alteram partem, le droit d'être entendu. On peut d'ailleurs se demander si c'est le rôle d'une assemblée législative de se prononcer sur ce genre de question et de condamner se simples citoyens pour leurs propos.

  • L’ouvrage se lit tel un roman policier, avec ses conventions et ses clichés, ses bons et ses méchants, où le lecteur suit l’auteur pas à pas, au fil de son enquête...

    Après avoir complété l’ouvrage, on ne peut qu’être profondément outré des affronts [que Michaud] a subis depuis le 14 décembre 2000. Aussi ne s’étonnera-t-on guère, dans les circonstances, des remous suscités par la parution du livre, à l’automne 2010.

    L’ouvrage se distingue à plus d’un titre. Par son style vif et alerte, l’auteur nous entraîne littéralement dans les coulisses de la vie parlementaire. Pour ce faire, il n’a de cesse de recourir aux sources sur lesquelles il s’appuie fortement, pour notre plus grand bénéfice.

  • C'est une des curiosités de notre histoire.

  • L'ancien chef du Service de recherche et directeur des Études documentaires de l'Assemblée nationale pendant 25 ans, Gaston Deschênes, n'a rien d'un extrémiste. Cet historien devenu fonctionnaire avait toujours eu le plus grand respect pour l'Assemblée nationale, mais il a été scandalisé par ce déni de justice, comme devrait l'être tous les Québécois soucieux de démocratie.

  • Ce livre est à la fois passionnant et désolant. Passionnant, parce qu'il donne toute l'information relative à cette histoire et démontre que ce qu'a dit Yves Michaud n'avait rien de scandaleux. Désolant, parce que l'on constate à quels dérapages et à quels mensonges sont prêts certains politiciens !

  • Lecture passionnante. C'est extrêmement bien fait et ce n'est jamais technique. Ça se lit presque comme un thriller.

  • Yves Michaud reste le seul citoyen du Québec nommément et abusivement condamné par notre Assemblée nationale pour des "propos inacceptables" qu'il n'a pas tenu. Cette honteuse injustice, que le passage du temps ne rend pas moins infâme, doit être corrigée.

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