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Construire la nation au petit écran

Le Canada, une histoire populaire de CBC/Radio-Canada (1995-2002)

  • 39,95 $PapierISBN: 9782894487914
  • 29,99 $PDFISBN: 9782896648849

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À la suite du référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec, les fédéralistes canadiens sont sous le choc. Sous l'impulsion du producteur Mark Starowicz, les sociétés CBC et Radio-Canada décident de produire un documentaire historique susceptible de construire une nation canadienne et de la doter d'une histoire commune. Il en résulte la série Le Canada, une histoire populaire, diffusée de 2000 à 2002.

Plus ambitieux projet historique jamais produit à la télévision canadienne, en raison autant de l'investissement que de l'étendue de sa couverture, le documentaire connaît un vif succès au Canada anglophone, mais est reçu plus froidement au Québec.

À travers une analyse fine de la production, de la diffusion et de la réception de cette série, qui se situe à la confluence de l'ancien «nation-building» canadien et du nouveau multiculturalisme, plusieurs questions se posent. Quel est le rôle des historiens et des journalistes dans cette série aux relents politiques? Quelles seront les répercussions de la politique culturelle canadienne sur la mise en récit du passé proposée? Les téléspectateurs d'un océan à l'autre du Canada croient-ils à ce qui leur est présenté ou y résistent-ils?

Table des matières

Construire la nation au petit écran. Le Canada, une histoire populaire de CBC/Radio-Canada (1995-2002) 1
Avant-propos 9
Introduction 12
PREMIÈRE PARTIE • Un projet porteur pour une société divisée 25
CHAPITRE I • Les origines radiocanadiennes du projet 27
CHAPITRE II • La dynamique au sein du comité éditorial 33
CHAPITRE III • la dynamique entre les réalisateurs et le comité éditorial 38
CHAPITRE IV • la dynamique au sein des équipes de Production des épisodes 45
CHAPITRE V • l’intériorisation des mandats culturels de la CBC/radio-canada et la circulation des récits historiques 49
CHAPITRE VI • historiens et journalistes s’affrontent à armes inégales sur le terrain de l’autorité sur le passé 59
DEUXIÈME PARTIE • luttes interprétatives et contenu scénaristique 71
CHAPITRE VII • Un récit européocentriste 73
CHAPITRE VIII • Construction nationale centripète et régionalisation nationale 80
CHAPITRE IX • La multiculturalisation et l’accentuation du caractère libéral du récit 110
CHAPITRE X • Les tentatives, rarement réussies, de pluralisation sociale et genrée du récit 128
CHAPITRE XI • La dualisation et la québécisation du récit 147
TROISIÈME PARTIE • L’articulation 187
CHAPITRE XII • le docudrame comme mode narratif, visuel et sonore d’appréhension du passé 188
CHAPITRE XIII • L’inscription spatiale d’un canada télévisuel 207
CHAPITRE XIV • Les figures transhistoriques qui peuplent l’espace identitaire canadien 239
QUATRIÈME PARTIE • La réception de la série 323
CHAPITRE XV • Une stratégie promotionnelle 325
CHAPITRE XVI • La réception des téléspectateurs 337
CHAPITRE XVII • La réception médiatique 376
Conclusion 395
Bibliographie 402
ANNEXE I • Liste complète des épisodes de la série 425
ANNEXE II • La typicité de l’échantillon des courriels des téléspectateurs envoyés à la cbc/radio-canada 427
Le profil des internautes canadiens 428
La sous-représentation des téléspectateurs québécois 430
Les limites de notre échantillon 432
index 435
Table des matières 447

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Ce livre a fait parler de lui :

  • L'historien Olivier Côté débrouille pour ainsi dire le signal en passant au peigne fin l'une des séries historiques les plus ambitieuses des dernières années: Le Canada, une histoire populaire.

    Doté d'un tour de taille assez considérable – plus de 400 pages –, exploitant une belle diversité de sources (correspondances, entrevues, scénarios préliminaires et définitifs, réactions des téléspectateurs, etc.), l'ouvrage est divisé en quatre parties.

    À situer dans le courant actuel des analyses sur les processus mémoriels, patrimoniaux et commémoratifs, ce livre invite è une saine autocritique du discours historique en même temps qu'à l'examen serré des conditions d'intervention de l'historien sur la place publique.

  • Thèse de doctorat dans une existence antérieure, cette monographie minutieuse de la série télévisuelle Le Canada, une histoire populaire inclut dans son analyse le travail de conception de chaque épisode, de la première version à la version finale (1re partie); les échanges au sein des équipes de production entre historiens et journalistes sur le contenu à privilégier et la manière de l'aborder (2e partie); les effets télévisuels et l'articulation entre images, musique et narration (3e partie); et la réception médiatique et celle des téléspectateurs (4e partie).

  • Diffusée sur les deux réseaux nationaux de 2000 à 2002, la série a fait l'objet d'âpres controverses – surtout dans les médias francophones – portant sur les véritables intentions des producteurs et sur le discours qu'elle véhicule. Étrangement, cette incursion spectaculaire de l'État dans l'utilisation de l'histoire à des fins politiques n'a pas suscité des véritables débats parmi les historiens universitaires. C'est à l'analyse de cette expérience éducative et médiatique qu'Olivier Côté – historien et spécialiste des représentations identitaires dans les médias – a consacré Construire la nation au petit écran.

    Tout en reconnaissant l'apport de ces études, l'ouvrage d'Olivier Côté (à l'origine sa thèse de doctorat, soutenue à l'Université Laval en 2011) nous offre une analyse rigoureuse de la complexité d'une telle entreprise télévisuelle et qui met bien en relief le contexte idéologique et la culture politique dans lesquelles la série a été conçue et réalisée. L'auteur semble avoir très bien mis en valeur plusieurs fonds d'archives contenant les procès-verbaux des réunions des équipes.