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Anastasie ou la censure du cinéma au Québec

  • 34,95 $PapierISBN: 9782894485088
  • 25,99 $PDFISBN: 9782896645107

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Le public québécois a-t-il eu réellement accès aux oeuvres cinématographiques, et, si oui, dans quelles conditions ? Dans quelle mesure ne les a-t-on pas mutilées ? Si ces oeuvres n'ont pas été projetées sur les écrans du Québec, quelles en sont les raisons ? Tout cela dépend de qui et de quoi ? Anastasie ou la censure du cinéma au Québec, en plus de répondre à ces questions, relate la mise en place, l'exercice et la disparition des diverses formes de censure du cinéma au Québec. Cette histoire commence avec les autorités religieuses qui considèrent les «vues animées » comme « une école du soir tenue par le diable » et qui tentent de faire interdire les projections le dimanche. L'État québécois légifère bientôt à son sujet : les moins de 16 ans se voient refuser l'accès aux salles, on crée un bureau de censure qui examine tous les films avant leur projection en public. Ce comité a tous les pouvoirs pour les accepter, les refuser en tout ou en partie.

Cette censure, plus ou moins sévère selon les divers responsables, dure 60 ans. Mais, tout au long de cette histoire, divers intellectuels et journalistes combattent ces atteintes à la liberté d'expression. Cette lutte fait briller quelques lumières dans la « Grande Noirceur ».

La production québécoise n'est pas en reste. Elle connaît aussi ses histoires d'interdictions et de coupures, aussi bien à l'Office national du film que dans l'industrie privée.

Anastasie ou la censure du cinéma au Québec est abondamment illustré et truffé d'anecdotes savoureuses qui ne laisseront pas les lecteurs indifférents.


Yves Lever, historien et critique du cinéma, est l'auteur de plusieurs études et ouvrages dont Histoire générale du cinéma au Québec, rédacteur de plusieurs entrées dans le Dictionnaire du cinéma québécois et a collaboré à de nombreux ouvrages collectifs, dont le Dictionnaire de la censure au Québec. Littérature et cinéma, paru en 2006.

Table des matières

Anastasie ou la censure du cinéma au Québec 1
Remerciements 8
Introduction 9
Chapitre 1: 1896-1914 : Les premières mesures censoriales 17
Chapitre 2: 1915-1930 : La censure devient plus sévère, mais entraîne des réactions 49
Chapitre 3: 1931-1944 : La censure étend ses tentacules 95
Chapitre 4: 1945-1959 : Les années les plus noires 133
Chapitre 5: 1960-1967 : La Révolution tranquille et la révolution copernicienne de la censure 177
Chapitre 6: 1967-1982 : L’adaptation aux nouvelles mesures censoriales 229
Chapitre 7: 1983-2007 : La Régie du cinéma et les enjeux nouveaux 269
Épilogue 293
Annexe 1: Tableaux statistiques 296
Annexe 2: Extraits du rapport de Charles-C. Pettijohn 304
Annexe 3: Autoportrait de la censure en 1958 307
Bibliographie 310
Chronologie 313
Index des films 316
Index général 319
Table des sigles 324
Crédits des illustrations 325
Table des matières 326

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Ce livre a fait parler de lui :

  • Yves Lever, historien et critique de cinéma, relate ici l'histoire de la censure du cinéma au Québec à travers des événements marquants, mais aussi des anecdotes divertissantes. Le cinéphile accompli et le lecteur du dimanche peuvent donc chacun y trouver satisfaction. Anastasie ou la censure du cinéma au Québec est un ouvrage qui porte sur le passé, le présent et l'avenir de la censure, sous toutes ses formes.

  • Après les remous du projet de loi C-10, qui impose des critères de contrôle idéologiques au financement des films canadiens, et dans la foulée des compressions culturelles fédérales, le thème de la censure cinématographique redevient une brûlante question d'actualité. Or voici qu'Yves Lever, historien et professeur de cinéma, lance Anastasie ou la censure du cinéma au Québec. Anastasie, rappelons-le, est la figure revêche d'une vieille dame à ciseaux, qui symbolise la censure dans la francophonie depuis le milieu du XIXe siècle. Bien évidemment, les événements phare de notre petite histoire de la censure sont mis en lumière. Un captivant ouvrage.

  • Yves Lever, lui, en connaît un bout sur le sujet (la censure). Il en a fait sa spécialité. Cet historien, auteur de nombreux ouvrages dont Le dictionnaire de la censure au Québec, vient de faire paraître aux éditions du Septentrion Anastasie ou la censure du cinéma au Québec. Ce livre savant est la suite logique d'un documentaire, Les ennemis du cinéma, auquel a participé Lever et qui a pris l'affiche en mars dernier, au moment même où le projet de loi C-10 du gouvernement conservateur commençait à faire des vagues.

  • Chaque page renferme des trésors que l'on ne soupçonnait même pas. Les cinéphiles vont se régaler.

  • Allez lire en toute vitesse ce remarquable essai d'Yves Lever qui raconte par le menu détail ce qu'a été la censure au Québec en matière de cinéma. Vous allez voir que l'on vient de très loin, et ça ne fait pas si longtemps que ça.

  • Attention: voici un ouvrage majeur qui couronne une carrière déjà bien remplie. Lever est sans conteste le meilleur historien à la fois de notre cinéma et de la censure qui s'est exercée sur le cinéma en général sur notre territoire. Une étude fouillée et plus que convaincante qui montre à quel point le mélange religion et politique peut tuer la vie culturelle d'un peuple.

  • Anastasie ou la censure du cinéma au Québec est truffé d'anecdotes savoureuses.

  • Anastasie ou la censure du cinéma au Québec constitue l'étude la plus approfondie sur le contrôle moral effectué par l'État durant le XXe siècle. Les cas les plus célèbres de la censure sont ici évoqués avec une grande précision.

  • Un fort intéressant livre qui s'inscrit dans la continuité du "Dictionnaire de la censure" paru récemment chez Fides. Ce livre joue un rôle complémentaire : plutôt que d'opter pour la fragmentation propre à tout dictionnaire, Yves Lever adopte ici une approche plus "monographique". Le résultat est souvent étonnant puisque le livre, bien documenté et clairement écrit, permet au lecteur d'apprendre une foule d'informations qui l'éclairent non seulement sur le cinéma, mais également sur l'histoire des idées au Québec, sur les rapports de la culture "de masse" avec le clergé, les intellectuels, les artistes, etc. Une lecture recommandée.

  • Par la richesse de sa documentation et la multiplicité des exemples patiemment réunis, Anastasie fait partie de ces livres trop rares, rédigés minutieusement, patiemment, qui regorgent de trouvailles et de documents inédits, voire inespérés. Ce livre ne devrait pas être réservé uniquement aux chercheurs en études cinématographiques, car historiens, anthrppolgues, sociologues et chercheurs en études culturelles y trouveront une synthèse fourmillante de données et de citations précieuses.

  • Un des nombreux mérites de cet ouvrage est d'être à la jonction entre une synthèse passablement complète de l'histoire de la censure cinématographique au Québec et une monographique historique à saveur politique et culturelle. Lever passe effectivement en revue l'évolution des politiques censoriales sur plus d'un siècle, mais il offre aussi une fine analyse des discours catholiques, gouvernementaux et professionnels. L'excellente qualité d'écriture de l'auteur, comme toujours, force la lecture et fait oublier la structure parfois redondante qui compose chacun des chapitres. Cette structure homogène en fait cependant un ouvrage de référence idéal ; il est possible de consulter un seul chapitre sans avoir à lire l'ensemble du livre, un peu comme un article. Les images sont aussi très pertinentes et bien intégrées au texte.

  • Un ouvrage nécessaire et important contribuant de façon décisive à l'enrichissement de l'histoire du cinéma au Québec, inévitablement liée à l'évolution globale de la société québécoise.

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