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Première École yiddish de Montréal. 1911-1914 (La)

Traduction et présentation par Pierre Anctil

  • 27,95 $PapierISBN: 9782894485965
  • 20,99 $PDFISBN: 9782896645527

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Né en Pologne au sein d'une famille ­hassidique, Hershl Novak arrive à ­Montréal en 1909, à l'âge de 17 ans, au moment où les principales organisations conçues pour préserver l'identité juive est-européenne et la langue yiddish ­commencent à se former. Novak participe à la fondation de la première école ­yiddishophone permanente de Montréal sur la rue Prince-Arthur au printemps de 1913, appelée École nationale-radicale ou école Peretz, du nom du grand écrivain yiddish est-européen. L'institution défend une vision résolument laïque, révolutionnaire et sioniste, où le yiddish occupe le statut de langue nationale des Juifs.

À deux reprises dans sa vie, Hershl Novak rédige ses souvenirs de cet événement déterminant dans l'évolution de la vie juive montréalaise. La première fois par un article dans une publication célébrant le 25e anniversaire de l'institution en 1938, le Peretz Shul Bukh (Le livre de l'école Peretz), et ensuite dans ses mémoires parus de manière posthume à New York en 1957 sous le titre Foun mayne yunge yorn (De mes années de jeunesse). Ces deux ouvrages sont réunis ici en version française.

L'auteur y retrace le contexte idéologique et politique qui a donné naissance à Montréal, dès 1910, à un mouvement scolaire décidé à réunir sous son influence la jeunesse juive et à perpétuer l'usage de la langue yiddish au sein de cette population récemment immigrée. Il décrit de quelle manière et par quels moyens cette institution scolaire fut érigée et nous fait connaître les figures historiques qui inspirèrent son action. Plus largement, l'oeuvre nous fait comprendre dans quel état d'esprit et dans quel but on milita pour la culture yiddish à Montréal.


Sortie prévue en librairie le 27 octobre 2009.



Directeur des relations interculturelles au ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, Pierre Anctil arpente la Main depuis plus de vingt ans à la recherche des diverses identités montréalaises. Professeur invité au Département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal, il a publié plusieurs études sur la communauté juive montréalaise et sur la pluriethnicité.

Table des matières

La Première école yiddish de Montréal. 1911-1914 1
Remerciements 9
Introduction du traducteur 11
«Baym Onhayb» tiré de Peretz shuln bukh, Montréal, 1938, p. 20-28 61
INTRODUCTION (p. 20) 63
MONTRÉAL IL Y A VINGT-CINQ ANS (p. 20) 65
QUAND NOTRE ÉCOLE A-T-ELLE ÉTÉ FONDÉE EXACTEMENT? (p. 21) 69
LA QUERELLE ENTOURANT LES PRINCIPES FONDATEURS (p. 22) 73
LA PREMIÈRE ÉCOLE (p. 22) 76
AU PRINCE ARTHUR HALL (p. 24) 81
NOUS PERDONS LA MAJORITÉ AU X ASSEMBLÉES DE L’ÉCOLE – POUR LA RETROUVER GRÂCE À NOS MÈRES ET BELLES-MÈRES (p. 24) 84
LES CÉRÉMONIES DE GRADUATION (p. 25) 88
LE JOUR DE L’INAUGURATION DE L’ÉCOLE (p. 26) 90
Foun mayne yunge yorn, New York, Arbeter Ring bildung-komitet. Educational Committee of the Workmen's Circle, 1957, p. 115-227 105
Préface de Yudl Marx (p. 5) 107
MILITANT COMMUNAUTAIRE ET ÉTUDIANT (p. 115) 110
MA DERNIÈRE ANNÉE PASSÉE À PIETRIKOV (p. 118) 114
LES DEUX GRANDES IDÉES QUI M'ONT GUIDÉ (p. 122) 121
MES QUTRE HÉROS (p. 127) 129
UNE LITTÉRATURE QUI ME TENNAIT À COŒUR (p. 131) 134
JE DIS ADIEU À MA VILLE NATALE (p. 133) 139
EN ROUTE VERS LE CANADA (p. 141) 145
JE VEUX DEVENIR TRAVAILLEUR (p. 147) 154
JE JETTE UN PREMIER REGARD SUR MONTRÉAL (p. 151) 159
LE RAPPORT ENTRE ANGLOPHONES ET FRANCOPHONES (p. 155) 166
L'INSTITUT BARON DE HIRSCH (p. 160) 171
LE COUP DE SIFFLET À L'ÉCOLE DU SOIR (p. 163) 176
JE TRAVAILLE DANS UNE USINE DE VERRERIE (p. 166) 180
J'APPRENDS LE MÉTIER DE COUPEUR (p. 170) 185
JE M'ENGAGE AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ (p. 175) 191
MON PREMIER HIVER À MONTRÉAL (p. 177) 195
LA GRÈVE (p. 180) 199
LE RÉVÉREND SMITH (p. 182) 202
L'ŒUVRE DE L'ÉCRIVAIN PERETZ (p. 186) 207
NOTRE VIE DE BOHÈME (p. 191) 213
NOSTALGIE (p. 197) 221
TENTATIVES LITTÉRAIRES (p. 201) 227
JE M'INTÉRESSE À L'ART ORATOIRE (p. 205) 231
JE TRAVAILLE CHEZ M. GREENSPON (p. 208) 236
MAMAN EST MALADE (p. 211) 240
TOUT S'ÉQUILIBRE (p. 214) 244
JE N'AI JAMAIS CESSÉ D'ÊTRE UN JUIF PIEUX (p. 221) 254
L'ACTIVISME COMMUNAUTAIRE (p. 224) 256
UN ENTRACTE SANGLANT (p. 226) 258
Glossaire 261
Table des matières 263

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Ce livre a fait parler de lui :

  • La première institution d'enseignement yiddish n'avait rien de l'école religieuse de l'époque. Les juifs, avec des idées nouvelles, ont imaginé une école séculière qui présenterait aux enfants des idées progressistes modernes, comme la justice sociale et le refus de la discrimination raconte M. Anctil. Novak lui-même était un grand socialiste. En plus d'apprendre la langue yiddish, les enfants découvraient l'histoire et le folklore de la culture juive. Les enseignants leur faisaient connaître aussi des auteurs non juifs plutôt progressistes, comme Émile Zola, Jack London et Léon Tolstoï. Ils ne manquaient pas non plus une occasion de rappeler les souvenirs des révolutions russe et française.

  • Il y a par ailleurs quelque chose d'admirable dans la curiosité tenace de Pierre Anctil, qui s'est fait le traducteur et le promoteur de ces textes oubliés. En plus de maîtriser cette langue, Anctil a, me semble-t-il, développé une connaissance historique très fine du monde yiddishophone de Montréal.

  • Il faut saluer l'excellent travail de vulgarisation et de synthèse du contexte sociopolitique de Pierre Anctil. Une contribution absolument nécessaire pour que l'ouvrage, traduit en français et destiné avant tout aux lecteurs francophones, leur soit intelligible et compréhensible. Pour guider les néophytes à travers les dédales de la culture juive et yiddish montréalaise, Anctil a choisi de commenter en bas de page les passages des textes de Novak qui se réfèrent à l'histoire du mouvement ouvrier ou du judaïsme européen et il a ajouté un nombre important de notes bibliographiques. Il a conservé aussi intactes entre parenthèses les expressions hébraïques et yiddish les plus importantes, ce qui dénote un souci fort louable de préserver le contenu des textes dans leur intégrité et leur originalité. Enfin, Anctil a glissé un glossaire à la fin du livre, très utile pour les non-initiés à l'histoire de la communauté juive de Montréal ou d'ailleurs.

  • On découvrira un Montréal méconnu et, à travers ce récit, on pénètre au coeur même des préoccupations de la communauté.

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