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Récit d'une captive en Nouvelle-France, 1754-1760

Traduit et annoté par Louis Tardivel

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L’histoire vécue, que raconte Susanna Johnson, est cruelle et déchirante. C’est une de ces terribles réalités qu’on recouvre placidement du mot « guerre ».

Guerre de Sept Ans pour les Européens, guerre de la Conquête pour les Québécois, French and Indian War pour les Anglo-Américains. C’est toujours la même guerre! Et une guerre, quel que soit son nom, c’est toujours l’horreur. Pour les Anglo-Américains, celle-ci a un double visage, celui des Indiens alliés des Français, celui aussi des Canadiens. L’illustration de la couverture témoigne de leur perception, de leur peur, de leur désespoir.

Le récit de Susanna commence le jour où elle et son mari, leurs trois enfants, sa sœur et deux amis sont capturés dans leur maison par des Indiens, le 30 août 1754. Ils seront brutalement traînés, pieds nus et demi-nus, de Charlestown, au New Hampshire, jusqu’en Nouvelle-France, à travers d’abruptes montagnes, de fangeuses savanes. Quelques jours de navigation à partir du lac Champlain leur permettront d’atteindre le village abénaquis de Saint-François. De là, les captifs seront, tour à tour, conduits à Montréal pour être vendus. Après une série de déboires, les autorités de la colonie les enverront à Québec où James, Susanna, Polly, trois ans, Louise-Captive, onze mois, seront jetés, comme des malfaiteurs, dans un sordide cachot de la prison royale. Ils y subiront l’humiliation, la maladie, la persécution. Récit d’une captive en Nouvelle-France est une autre des faces cachées de « notre » histoire. Nombreux sont les captifs qui se sont fondus dans la population canadienne ou dans les communautés amérindiennes.

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