Nos livres font parler d'eux
Chroniques d'une fille indigne (Les)
Après ces Chroniques d'une mère indigne. l'auteure nous revient en force avec les mots de sa fille cadette, Lalie. Ici, sagesse et délire font de mauvais coups ensemble, main dans la main.
Tous les mots d'enfants de ces Chroniques d'une fille indigne sont illustrés par le crayon malicieux de Francis Desharnais.
Paul-François Sylvestre, Le RégionalBien public (1909-1978), (Le)
Il y a au Québec trop peu d'études sur le milieu du livre tel qu'il a existé en région au siècle dernier. Des journaux, des revues, des maisons d'édition et des cercles littéraires, que ce soit à Sherbrooke, à Trois-Rivières ou à Saint-Hyacinthe, ont pourtant joué un rôle majeur dans le développement de la culture québécoise dans l'entre-deux-guerres.
Aussi faut-il saluer la parution de l'ouvrage de l'historienne Maude Roux-Pratte sur Le Bien public, cet hebdomadaire fondé en 1909 par l'évêque de Trois-Rivières, puis cédé en 1933, en raison de difficultés financières, au poète Clément Marchand - mort à 101 ans en avril dernier - et au journaliste Raymond Douville (1905-1997). Les deux amis en firent, grâce à leurs relations et au réseau de leur mentor, l'abbé Albert Tessier, un périodique de qualité, notamment sur le plan littéraire, auquel se greffèrent bientôt une maison d'édition réputée et une imprimerie commerciale prospère.
Paul Bennett, Le DevoirC'est encore faux!
Toutes [l]es démonstrations ne sont pas également convaincantes, mais toutes sont solides et forcent la réflexion et les remises en question. Cet ouvrage, et ça, c'est vrai, est une réussite.
Louis Cornellier, Le DevoirEspion en Amérique
Éric Thierry [...] récidive avec ce clin d'oeil à l'Histoire, nous dévoilant les déplacements de Champlain durant les cinq années avant son apparition en Acadie.
Jacques Olivier, L'AncêtreGuerre des Canadiens. 1756-1763 (La)
Cet ouvrage contient de nombreux tableaux et des fiches d'identification individuelle qui contribuent à préciser l'importance des pertes humaines pendant cette guerre et les mois qui la suivent. Le généalogiste sera en mesure de vérifier s'i la des ancêtres témoins ou participants à cet événement et de mieux saisir les bouleversements vécus par eux et leurs contemporains.
Hélène Routhier, L'AncêtreLa Cadie, frontière du Canada
Nicoals Landry nous présente ici un travail exhaustif sur le peuplement du territoire acadien pendant de nombreuses générations par les Micmacs, en déplacements saisonniers, avant la venue d'Euro-Canadiens.
C'est un volume riche, chargé de notions essentielles, avec une abondance de tableaux et d'illustrations, une bibliographie généreuse et un index comportant des centaines de noms de gens et de lieux. À découvrir absolument!
Jacques Olivier, L'AncêtreVertige des insectes (Le)
Maude Veilleux propose un roman personnel et introspectif qui plonge dans la psyché tourmenté d'une jeune femme. La jeune auteure dépeint avec brio ses inquiétudes rattachées à la solitude, dans un style simple et fluide, traversé de phrases chocs. À l'instar de Mathilde, nous avons l'impression de sombrer dans la tristesse qui envahit graduellement ses jours, sans cesse plus amers.
Ariane Gélinas, Le voyage insolite (CFOU FM)Chroniques d'une fille indigne (Les)
Livres de mamans pour mamans
On me demande souvent quel livre j’offrirais en cadeau à une amie nouvellement maman. Il y en a tant ! Pour la faire rire,léger, rien de compliqué là…. Une fois à la maison, nouvellement maman, lorsqu’on apprend à vivre au rythme de bébé, il est vrai qu’on cherche parfois à lire plus léger. On cherche parfois à s’évader. Je trouve que les petites lectures courtes sont géniales parce qu’on peut prendre le livre et le déposer pour reprendre la lecture…après le changement de couche ! Voici quelques grands crus…
Katry Ann Beaudoin, Livret de grossesse (blogue)Dans le sillage des Patriotes, 1838
L'ouvrage est fort bien présenté, avec de nombreuses aquarelles et dessins en noir et blanc et plusieurs en couleurs, de Jane Belfour. De plus, les coauteurs de l'édition ont su y intégrer plusieurs notes en bas de page, pour en faciliter la lecture et mieux nous faire connaître ces personnages qui ont marqué une période troublée de l'histoire québécoise.
Jacques Fortin, L'AncêtreVivre la Conquête, tome 1
Vivre la Conquête nous permet de réaliser à quel point la guerre de Sept Ans et la Conquête de 1760 modifièrent le destin de bien des Canadiennes et Canadiens issus de toutes les couches sociales et qui agissaient dans différents domaines économiques de la Nouvelle-France.
Jeanne Maltais, L'Ancêtre1763. Le traité de Paris bouleverse l'Amérique
La profondeur des propos et la qualité de la présentation, agrémentée de nombreuses illustrations de l'époque, sont exceptionnelles.
Ce collectif, dont les auteurs sont issus de divers horizons, a de quoi occuper nos lectures mais aussi nos réflexions. On aborde une période de notre histoire nationale qui ne nous laisse pas indifférents, car certains thèmes ne sont jamais loin de l'actualité.
Louis Richer, L'AncêtreCouturières de Montréal au XVIIIe siècle (Les)
Le sujet de cette étude n'est pas banal et les sources pour le traiter ne sont pas des plus abondantes. Pourtant, l'auteure, formée en dessin de mode et en haute couture, réussit à tracer un judicieux portrait de ces femmes quasi inconnues ou du moins longtemps ignorées.
Gilles Laprade, Mémoires de la Société généalogique canadienne-françaiseVertige des insectes (Le)
Un roman dense, réussi. Un monde vous aspire et vous broie. Maude Veilleux place les éléments du piège et le lecteur est cerné peu à peu. La fin ébranle, surprend, vous fige.
Des atmosphères, des déplacements tectoniques qui remuent les profondeurs et broient l'être. Un véritable jeu d'échecs où tous les éléments poussent vers l'inéluctable. Un drame qui donne des frissons dans le dos, écrit avec délicatesse.
Yvon Paré, Littérature du Québec (blogue)Vivre la Conquête, tome 1
Parmi les ouvrages consacrés à la Nouvelle-France parus récemment, Vivre la Conquête retient particulièrement l'attention. Son mérite ? La petite histoire, celle de simples citoyens, s'imbrique dans l'histoire avec un grand H, celle de la déportation des Acadiens et de la Conquête.
Micheline Lachance, L'Aut'JournalBien public (1909-1978), (Le)
Dans cette étude, Maude Roux-Pratte n'a négligé aucune source susceptible d'approfondir son sujet. Elle a dépouillé plusieurs fonds d,archives et des correspondances privées qui lui ont permis d'éclairer d'un jour nouveau l'histoire sociale et économique du journal et de la maison d'édition.
Jacques Michon, Les Cahiers de lecture de L’Action nationaleDans la caméra de l'abbé Proulx
Rondement menée, la démonstration de l'auteur brise les tabous et les stéréotypes que plusieurs contemporains entretiennent sur le Québec rural d'avant 1960.
Le livre de Marc-André Robert participe grandement à renouveler l'histoire du passé canadien-français.
Claire Portelance, Les Cahiers de lecture de L’Action nationaleEspion en Amérique
Éric Thierry a publié un livre nécessaire pour toute personne s'intéressant aux balbutiements de l'Amérique. Non seulement le lecteur peut se familiariser avec les écrits de Champlain, mais le travail explicatif de l'auteur permet par le fait même de comprendre tout le contexte historique qui les entoure. Ses annotations donnent des repères géographiques, des spécifications de dates, mais aussi des rectifications de ce que Champlain dit. Loin d'idolâtrer l'explorateur, Thierry tente de dresser un portrait vraisemblable de ce qu'il a rapporté à travers ses écrits. En plus d'avoir fait une impressionnante recherche en archives, Éric Thierry a réussi à vulgariser les écrits d'un des plus grands personnages de la Nouvelle-France.
Alexandra Carignan, Les Cahiers de lecture de L’Action nationaleCorriveau (La)
La Corriveau est un essai solidement documenté et de lecture agréable. S’ils ne cachent pas leur sympathie envers Marie-Josephte, les auteurs reconnaissent l’impossibilité de l’innocenter sur la base des documents qui nous sont parvenus. Le mystère demeure autour de cette femme dont la personnalité nous échappe.
Dave Noël, Le DevoirApparition du Nord selon Gérard Mercator (L')
Le jury a été particulièrement impressionné par la rigueur et l'originalité de l'ouvrage, la qualité de son écriture, de même que sa facture exceptionnelle.
Jury, Prix Hubert-ReevesLa Cadie, frontière du Canada
Une très belle étude, bien écrite et bien documentée.
Chantal Verville, Renaud-Bray VictoriavilleChaque automne j'ai envie de mourir
37 textes immenses. 37 humanités bouleversantes. 37 cris sublimes qui, à chaque page donnent envie de vivre.
Grégoire Delacourt, Le blog de Grégoire DelacourtMouvement naturel des choses (Le)
L'écriture est alerte et la trame, comme la vie qui semble l'inspirer, en dents de scie. Il n'en demeure pas moins qu'on a envie d'accompagner le narrateur jusqu'au bout de cette étape de vie en espérant une fin heureuse, chèrement payée en émotions et en sentiments divers.
Jean-François Crépeau, Le Canada françaisVivre la Conquête, tome 1
Un très beau livre, très agréable à lire et très intéressant qui nous permet de vivre la Conquête de l'intérieur.
Chantal Verville, Renaud-Bray VictoriavilleSaccades
Chacune des nouvelles de ce livre propose une ambiance et des personnages bien distincts. Pas de fil conducteur souligné à grands traits, à part peut-être un certain désir d'aller de l'avant, sans savoir si ce sera mieux ou pire. Mais entre ce chef qui peine à trouver son inspiration et ces jeunes soeurs qui tentent de revoir leur père alcoolique une dernière fois, on s'abandonne avec grand plaisir dans ce bouquet d'histoires né sous la plume bien tournée d'une auteure de Québec.
Julie Roy, Coup de pouceVertige des insectes (Le)
Maude Veilleux nous offre un récit troublant, une lente implosion d’un personnage qui vit le départ d’êtres chers. Au cœur de son appartement, Mathilde dépérit, remet tout en question. Au centre de cet univers, l’absence, qui se traduit par un secret qu’elle se retient de partager au départ et qui la consume tout au long de ce roman.
Cette déprime se glisse dans le texte, qui évite les clichés et la lourdeur des dérives émotionnelles qui l’agitent et la figent. Des émotions à fleur de peau qui, comme pour ses amis, laissent le lecteur en périphérie, incapable de percer la carapace dans laquelle se cloisonne la jeune femme. Ce premier roman d’une écriture fluide va à l’essentiel sans se perdre dans les méandres du pourquoi et du comment (ce qui déstabilise parfois, comme dans le mouvement final). La métaphore de la main de fer dans un gant de velours s’applique pour ce récit intimiste. Le résultat ne laisse pas le lecteur indemne.
Jean-François Villeneuve, La PresseVertige des insectes (Le)
Profondément émouvant, ce premier bijou de l'auteure ne saurait être plus unique et mémorable.
Le Vertige des insectes est un texte tout à fait singulier dans lequel Maude Veilleux confronte avec force le lecteur au désarroi de Mathilde. L'auteure nous fait passer par une grande gamme d'émotions, avant de nous laisser sur une impression puissante.
Jean-François Lebel, La bible urbaineHydro-Québec et l'État québécois, 1944-2005
La puissance de la poésie des mots choisis par Johnson montre à quel point l'importance de cette construction identitaire dans l'imaginaire québécois. Car l'identité d'une nation ou d'un peuple se bâtit essentiellement par des référents imaginaires, mais concrets, n'en déplaise à plusieurs qui souhaiteraient l'imposer par des slogans, des logotypes ou une Charte des valeurs. L'ouvrage de Stéphane Savard constitue un apport considérable, à cet égard, à une meilleure compréhension de ce que constitue l'imaginaire identitaire québécois.
Ianik Marcil, Le Huffington PostSaccades
Le recueil est accessible. L'écriture de Maude Poissant est vraiment intéressante. Elle est capable d'éviter les clichés, de s'adapter à plusieurs personnages avec plusieurs niveaux de langage. C'est une découverte. Une nouvelle auteure qu'on va suivre.
Sophie Ginoux, CIBL (Catherine et Laurent)Lesage. Le chef télégénique
C'est passionnant. J'ai adoré.
Joël Le Bigot, Samedi et rien d'autre (Radio-Canada)Saccades
Un recueil de nouvelles qui rocke.
Marie-Ginette Guay, CKRL (Les Matins éphémères)Saccades
Très joliment écrit. Très joliment raconté. C'est prometteur pour la suite. On a dévoré.
Yvon Paré et Jean-François Coulombe, La fin de semaine est à 7 heures (SRC Saguenay)Vertige des insectes (Le)
Une grand-mère aimée qui est rappelée par son Créateur et son amoureuse qui s’exile au Yukon, c’en est trop pour Mathilde qui se replie sur elle-même dans sa douleur. Maude Veilleux exprime très bien ce désarroi qui peut nous toucher à tout instant quand ce à qui ont tient n’est plus. Le vertige des insectes est un roman certes mais une belle étude de la souffrance de l’âme. Avec cet opus c’est un joyau de plus pour l’éditeur Hamac qui définitivement sait très bien choisir ses titres.
Daniel Rolland, Culture Hebdo.com