Nos livres font parler d'eux

Roux clair naturel

Écrit en fragments désordonnés, ce roman haletant qui se lit comme un thriller raconte la captivité étonnante d'une fausse rousse héroïne, qui nous ressemble tous au fond; à notre façon, chacun emmêlé dans la toile de bobards qu'on veut bien se fabriquer. Personne n'est à l'abri des mensonges, ceux qu'on raconte aux autres et ceux qu'on se raconte à soi-même... et qu'on finit même par croire.

Claudia Larochelle, Les libraires

désert (le)

À travers ce désert, l'écriture de l'auteur nous tient en haleine, nous plonge dans le désarroi du narrateur, son impuissance face à tout ce qu'il vit. Magnifique et envoûtant!

Camille Gauthier, Les libraires craquent

Réfugiés acadiens en France, 1758-1785 (Les)

Les Réfugiés acadiens en France: 1758-1785 - L'impossible réintégration? intéressera les historien désireux de mieux connaître les conditions de réintégration des Acadiens en France après 1755; comment ceux-ci étaient considérés et perçus, autant par les autorités au nom du roi de France que par les populations des différentes régions côtières de France.

Yves Laberge, Cap-aux-Diamants

À la rencontre des Algonquins et des Hurons

Dans le cas présent, les annotations - plus de 300 - sont de l'historien français Éric Thierry; ses notes précisent des noms de personnes mentionnées ou transposent les noms de lieux décrits par Champlain. On en redemanderait, tant les commentaires sont pertinents.

Yves Laberge, Cap-aux-Diamants

Recettes de chantiers et miettes d'histoire

À travers commentaires, anecdotes et photos d'archives, une véritable tradition culinaire se révèle. Le reste de l'exploration se fait avec les papilles, en réalisant ces recettes faciles à exécuter et en goûtant ces plats réconfortants.

, Continuité

Lutte se poursuivit en cachette (La)

Le livre d'Anny Morissette La Lutte se poursuivit en cachette. Le pouvoir des chefs et des leaders de la bande algonquine de Kitigan Zibi est une excellente étude sur l'impact de la colonisation eurocanadienne sur la gouvernance autochtone depuis l'adoption de la Loi sur les Indiens par le Parlement canadien en 1876. Rédigée sous une forme académique rigoureuse, mais dans un style vivant qui maintient l'intérêt du lecteur, il s'agit d'une étude de cas sur l'histoire de la principale réserve anishnabée (Algonquine) au Québec, Kitigan Zibi, située près de Maniwaki. La problématique étudiée s'est reproduite avec des variantes dans l'ensemble des communautés autochtones du Québec.

André Binette, L'Aut'Journal

Officiers des troupes de la Marine au Canada (Les)

Fruit de trois années de travail d'archivistes et de généalogistes ainsi que de la collaboration fructueuse de sept auteurs québécois et français, Les officiers des troupes de la Marine au Canada, 1683-1760 est un ouvrage incontournable de haute qualité qui saura ravir les plus passionnés d'histoire militaire de la Nouvelle-France.

Martin Poëti, Revue d’histoire de l’Amérique française

Harakiri

Maryse Latendresse nous offre un roman marquant où les coins parfois tordus des relations humaines seront visités. Harakiri se veut un récit tranchant qui nous accroche jusqu'au dernier mot.

Émilie Bolduc, Les libraires craquent

Roux clair naturel

Fanie Demeule a exploré le corps avec son beau Déterrer les os, ici elle ajoute une dimension plus large en évoquant les secrets et mensonges qui empoisonnent la vie.

, Mes pages versicolores

Église Saint-Charles de Limoilou (L')

Plus on tourne les pages et plus on soupire en se disant: "ah, si tous les livres au sujet d'une gélise étaient comme ça". Cet ouvrage, c'est une lettre d'amour.

, Présence

Extramoyen

La force de l'oeuvre, c'est de parvenir à instruire de manière fort dynamique, pour ne pas dire divertissante.

Christian Saint-Pierre, Lettres québécoises

Imprimés interdits

La recherche de l'auteure est fascinante. Le style littéraire est simple et accessible et le rythme du livre est parfait. Les documents visuels sont abondants et d'une excellente qualité. On ne pouvait s'attendre à autre chose qu'à une telle réussite littéraire de la part de l'auteure.

Johannie Cantin, Cap-aux-Diamants

Filles du Roy pionnières de Montréal (Les)

Ce recueil est particulièrement réussi. Les lecteurs découvriront des femmes remarquables, résilientes, venues dans notre lointaine colonie "pour nous mettre au monde et le pays avec nous".

Marjolaine Saint-Pierre, Montréal en tête

Initiatives et adaptations algonquines au XIXe siècle

Une contribution fort stimulante à l'histoire autochtone au Québec.

Grâce au travail de recherche minutieux qu'Inksetter présente dans cette monographie d'un grand intérêt, nous disposons non seulement d'un meilleur portrait des impacts positifs de certains échanges culturels et adaptations chez les Algonquins de l'Abitibi et du Témiscamingue durant le XIXe siècle, mais aussi des transformations engendrées sur la structure même de l'organisation sociale et du pouvoir politique. Nous ne saurions donc trop recommander la lecture de cet ouvrage appelé à devenir une référence en histoire autochtone au Québec.

Mathieu Arsenault, Recherches amérindiennes au Québec

Vimy, un siècle d'histoires

La lecture dépassionnée que propose cette première étude en français du mythe de Vimy s'avère salutaire.

Sébastien Vincent, Le Devoir

noms fictifs

Il y a donc beaucoup de tendresse dans ces brefs portraits en vers d’existences sisyphéennes. Il y a aussi, forcément, beaucoup de colère dans ce procès à charge qu’échafaude Sylvestre contre le discours du si-tu-le-veux-tu-le-peux, et autres ubiquitaires phrases toutes faites, qu’affectionne notre époque. On l’entend, étouffé, dans la voix de son narrateur, ainsi que dans celles des usagers, douloureusement lucides, dont ils tentent d’apaiser la souffrance.

Dominic Tardif, Le Devoir

noms fictifs

En quelques pages, l’écrivain réussit à nous rendre attachante chacune de ces existences malmenées par la dépendance et émouvante la relation entre l’intervenant et ses « patients ». Sylvestre réussit aussi le tour de force de toujours se réinventer dans une formule qui aurait pu rapidement devenir redondante. Dans un monde où l’empathie envers son prochain est tout sauf une évidence, noms fictifs se présente comme une oeuvre socialement nécessaire. Un coup de pied dans la cage du système qui laisse souvent les humains en détresse bien démunis. »

Librairie Au carrefour, Denis Gamache

noms fictifs

Enfin, ces portraits, un peu dans l’esprit de Humans of New York, nous mettent face à nous-mêmes, à nos préjugés, à notre propre vide intérieur et parfois même, face à notre manque d’empathie pour ces personnes que nous n’arrivons pas à comprendre. Olivier Sylvestre a réussi un tour de force avec son premier roman, noms fictifs, qui secoue et qui réveille. Toute une découverte!

La recrue, Joëlle Pelletier-Nolet

noms fictifs

Sylvestre, surtout connu pour sa carrière de dramaturge, détient un diplôme en criminologie et œuvre comme intervenant auprès des toxicomanes depuis plus de dix ans. C’est un peu une genèse de cette expérience qu’il nous propose ici, sous la forme de récits. Au menu : des personnages colorés, un peu de misère, le verbe vif, et une profonde dose d’humanité.

Ton barbier, Pierre-Alexandre Buisson

Extramoyen

Avec Extramoyen, Alexis Martin et Pierre Lefebvre proposent une brillante histoire de la classe moyenne. Riche sur la forme comme sur le fond, la pièce se réapproprie l'imaginaire des Trente Glorieuses et le détoure pour mieux en révéler les travers.

Une pièce qui plaira aux amateurs de théâtre comme aux lecteurs d'essais.

Marc-André Lapalice, Les libraires

Quelqu'un

L'auteur du livre-bulldozer Queues nous revient avec un nouvel opus tout aussi éloquent et percutant que l'était le premier avec sa crudité.

À nouveau, on est saisi par la facture littéraire unique de Giguère qui n'est pas un magicien, mais plutôt un mécanicien des mots; son écriture visse, tord, cogne pour faire en sorte que le lecteur ne ressorte pas indemne de la lecture de cette oeuvre sans égale. Un auteur d'exception est assurément né.

Harold Gilbert, Les libraires

Bourassa et Lévesque

Une décisive et pétillante preuve de la puissance de l'image que ce Bourassa et Lévesque de "l'archéologue" de la politique québécoise Alain Lavigne. En 200 pages, savoureusement agrémentées de caricatures et "d'artéfacts" publicitaires (de la chope de bière libérale aux discours colorés, sur 45 tours, du créditiste Camil Samson), il nous immerge, avec bonheur, dans la campagne électorale d'avril 1970, nous offrant les meilleurs sièges pour assister, alors que l'Union nationale, avec son style d'une autre époque, s'éteint, au premier des trois duels entre Lévesque et Bourassa, le tacticien (qui s'impose avec ses "1000 000 emplois") et René Lévesque, le charismatique croyant aux idées, mal à l'aise avec les trucs de marketing (c'était avant les jingles de Stéphane Venne). Le Québec entre dans une nouvelle ère politique.

Christian Vachon, Les libraires