Nos livres font parler d'eux

Défi français (Le)

C’est un essai stimulant. L’auteur a en effet compris, contairement aux défaitistes que, pour avancer en France, les sociétés francophones devaient se repositionner dans différents domaines. Ici, la réflexion est originale, ample, stimulante et rompt avec un discours québécois, à l’occasion répétitif et parfois passéiste.

Axel Maugey, La géographie

Exilés de l’anse à Mouille-Cul (Les)

Si l'auteur n'avait prouvé ses dires avec des documents d'archives, il aurait été difficile de croire à une histoire aussi abracadabrante. Pourtant, c'est la réalité. Mais surtout, ce récit met en lumière l'ampleur du pouvoir qu'avait l'église sur la vie des gens. Comment, le refus d'une simple demande de mariage pouvait modifier du tout au tout la vie des petites gens. On suit donc les péripéties du couple en brûlant de connaître le fin mot de l'histoire, qu'on ne nous révèle qu'à la toute fin.

Pour la suite de la critique, visitez le site Chez frisette:frisette

Isabelle Bujold, chezfrisette.blogspirit.com

Exilés de l’anse à Mouille-Cul (Les)

L'historien Gaston Deschênes aurait facilement pu en faire un roman. Il a plutôt choisi, par souci de la vérité, la forme de la petite monographie pour raconter cette histoire de mariage douteux contracté par Laurent Chouinard et la veuve Marie-Claire Gagnon, en janvier 1774, à Saint-Jean-Port-Joli.


L'histoire, semble-t-il, n'a pas encore livré la clé du mystère, mais l'historien, au moins, dans ce sympathique petit ouvrage, redonne au couple le droit à la présomption d'innocence.

Louis Cornellier, Le Devoir

Rodolphe Mathieu, 1890-1962

Despite the lack of musical analysis, this remain an excellent book. Not only does it trace the life and work of an important early figure in Canadian music, it sheds light on the emergence and establishment of the professional composer in Canada and documents the historical and musical milieu in Quebec during the first half of twentieth century.

J. Drew Stephen, CALM Review

Terra Nostra

Voici ce qui n'est ni un atlas ni une histoire du Canada, mais qui, par la force des choses et le mystère des cartes, raconte le destin de la moitié de l'Amérique du Nord.


Superbement reproduites, les cartes nous racontent tout le rêve d'un pays à naître, de la recherche du passage vers l'Ouest à la guerre de Sept Ans et à la première grande guerre mondiale.

Jean Paré, L’Actualité

Histoire des Dominicaines de Trois-Rivières

À lire ce petit volume, on sent qu’elle [Lucia Ferretti]comprend ce dont elle parle, ce qui n’est pas toujours évident pour les historiens et sociologues de la religion. L’estime qu’elle éprouve manifestement pour les femmes qu’elle étudie n’obnubile pas son sens critique et sa rigueur scientifique. Sa bibliographie constitue presque un inventaire des archives de la Congrégation. cette lecture à elle seule est un cours fascinant d’archivistique et d’histoire.

André Pelletier, Pastorale Québec

11 septembre 2001, 5 ans plus tard

Du bourbier irakien aux relations fluctuantes entre Ottawa et Washington, en passant par l'analyse des mesures réellement prises pour désamorcer la menace terroriste, le livre est un premier bilan, en tous les cas un trousseau de clés essentiel pour comprendre, au-delà du tapage médiatique et du discours politique officiel, en quoi le 11 septembre a changé le monde et les rapports entre ses puissances.

Florence Meney, Radio-Canada.ca

Innus et le territoire (Les)

Fort agréable à lire, destiné à un public instruit provenant d’horizons divers, cet ouvrage tente courageusement de formuler, dans des termes compréhensibles pour les Allochtones, les aspirations des Innus et la perception qu’il sont de leur mode de vie avant l’arrivée des Européens. Entrepris dans le but d’éclairer les débats actuels plutôt que de dissiper des controverses historiques, il atteint pleinement son objectif et devrait intéresser tous les universitaires travaillant sur les questions autochtones.

Michel Morin, Revue d’histoire de l’Amérique française

Marie-Catherine Peuvret

Benoît Grenier a le mérite de lever le voile sur la vie d’une femme de l’élite de la colonie et, aussi, de permettre au lecteur de mieux comprendre le fonctionnment du régime seigneurial de l’époque


L’auteur de ce livre est un historien chevronné, ce qui rend son texte très clair et solide. Aussi, il donne au lecteur des informations complémentaires pertinentes dans des notes explicatives insérées au travers du texte.

Lorraine Gadoury, Revue d’histoire de l’Amérique française

Négation de la nation (La)

Alors que les professeurs de droit public nous ont habitués à des livres destinés à servir presque uniquement à des fins pédagogiques, ce livre passionnant d’Eugénie Brouillet, elle-même professeure de droit constitutonnel à l’Université Laval, surprend par sa facture permettant d’intéresser un large spectre d’intellectuels.

Guillaume Rousseau, L’Action nationale

America

America reste un livre d’une documentation impressionnante, à l’iconographie fort riche, d’une écriture aimable, qui se lit comme un roman d’aventure.

André Gaulin, Revue de l’AMOPA

Méditations sur la chasse

De nature essentiellement philosophique, les Méditations sur la chasse, de José Ortega y Gasset, procèdent parfois par sauts argumentatifs peu convaincants, mais elles n'en constituent pas moins une stimulante défense de la cynégétique.

[...]Il y a là, en tout cas, un riche potentiel de débat.

Louis Cornellier, Le Devoir

Armes secrètes de la CIA (Les)

Tout cela est raconté avec la vivacité d'un thriller. Ce qui vaut largement un roman de l'été, à condition de n'être pas hypocondriaque.

Jean-Maurice de Montremy, Livres Hebdo

Cher Émile

...notre héros vient de quitter son amoureux du moment, le fameux Émile auquel sont adressées toutes les lettres, après une longue relation. Mais l’amour n’était plus au rendez-vous, ou du moins, avait-il été gâché par les crises et les maladresses. Éric Simard passe au scalpel les raisons de cet échec, le sentiment d’abandon, le rejet. Il analyse le manque d’estime de soi, la volonté de tout accepter pour espérer se faire aimer, la perte de l’identité. Et le bilan est effroyablement désespéré. C’est sans doute l’occasion des pages les plus noires du récit, alors que l’on doute que tout espoir puisse un jour être de nouveau permis. Dans la seconde partie du roman, l’auteur s’attarde sur deux relations qu’il a entreprises quasiment coup sur coup après sa rupture avec Émile. Là encore, il lui raconte tout. Comment il a cru se sauver dans des bras nouveaux, comment ces deux histoires se ressemblaient en bien des points, comme une spirale pathologique et aveugle, et comment il a fini par se perdre encore plus au lieu de remonter la pente. Éric Simard nous livre ici une analyse méticuleuse du sentiment amoureux associé à la torture morale et à l’acceptation de l’inacceptable. Et puis voilà, que le soleil se lève à nouveau sur la vie. L’auteur finit par s’en sortir et suit un lent parcours vers la lumière.

Pierre Sadulcci, La Référence