Nos livres font parler d'eux

Pour en finir avec le sexe

Elle nous a fait hurler de rire avec ses confidences de mauvaise mère. L'ex-mère indigne revient en force avec un ouvrage qui détonne - mais pas tant que ça finalement -, portant exclusivement sur le sexe. Car s'il est un sujet où le sérieux est généralement au rendez-vous, c'est bien celui-là. Alors à go, on se dit les vraies affaires, et surtout, on se permet enfin d'en rire !

Silvia Galipeau, La Presse

Depuis les cendres

Emmanuel Bouchard utilise une prose aux accents poétiques quelle que soit l'hésitation des personnages à se souvenir ou à profiter des lieux qu'ils arpentent. Phrases elliptiques ou longues et lentes rendent compte du réel et de l'imaginaire de ses héros. Le choix d'écrire un carnet de voyage est judicieux et convient à ce road story original où les kilomètres parcourus finiront par les mener au bout de leur quête respective.

Jean-François Crépeau, Lettres québécoises

Pour en finir avec le sexe

Un ouvrage qui dédramatise la sexualité en usant de beaucoup d'humour. Réalisé en collaboration avec l'illustratrice Iris, ce livre, à mi-chemin entre le magazine et la BD, est un règlement de compte avec cette chose qui nous met tant de pression dans la société.

Rachelle McDuff, Journal Métro

Depuis les cendres

Le chuchotement et la discrétion caractérisent l'écriture d'Emmanuel Bouchard. Depuis les cendres est un roman tout en douceur, c'est vrai, mais qui brasse des émotions immenses.


Regrets, culpabilité, empathie, amour, ces sentiments n'en sont peut-être que plus grands parce que retenus, et on pense parfois à Jean-François Beauchemin dans cette capacité de décortiquer les détails les plus subtils liés au deuil et au nécessaire processus de détachement.


Depuis les cendres est au bout du compte un hommage magnifique au père solide et aimé, une déclaration d'amour et de respect qui touche par sa sincérité et sa grande humanité.

Josée Lapointe, La Presse

Hiver à Cape Cod (L')

Depuis 1988, Pierre Gobeil poursuit une oeuvre discrète mais qui résiste au temps, et qui a cette qualité rare d'imprégner la mémoire. Il vogue sur les mêmes eaux troubles, posant sur l'existence le même regard buté de celui qui cherche des réponses à des questions qui n'en ont pas.


Cette expérience dont il a fait son livre n'est pas sans rappeler celle de David Gilmour qui, dans l'école des films, racontait son année passée à regarder des DVD avec son ado décrocheur. Mais contrairement à Gilmour, ce sont davantage à ses questions à lui, que nous confronte Gobeil, qu'aux difficultés de son fils.

Marie-Claude Fortin, La Presse

Coeurs tigrés (Les)

C'est super bien écrit et bien raconté. Le Docteur Morin est un bon écrivain. C'est haletant, passionnant. Vous allez apprendre énormément de choses. Très très bien fait.

Catherine Lachaussée, Retour sur le monde (SRC Québec)

Coeurs tigrés (Les)

J'ai dû lire une centaine de pages avant de trouver mes points de repère et me sentir à l'aise. Mais une fois passé ce cap, je me suis dit : quel grand roman ! Un roman dans lequel il y a du suspense, de l'émotion et de la chaleur humaine. Sans oublier beaucoup d'informations à caractère scientifique ou historique.

Didier Fessou, Le Soleil

Émergence de la modernité urbaine au Québec (L')

Une lecture recommandée pour presque revivre, au jour le jour, le quotidien et les préoccupations de ces gens qui connurent cette période significative de notre histoire.

Frédérick Durand, CFOU 89,1 (Trois-Rivières)

Réinventer la démocratie

J'ai trouvé l'idée de l'auteur utopique mais très intéressante. Ce livre nous permet de réfléchir à la société actuelle et aux enjeux qui nous entourent tout en nous permettant de réfléchir à la position ou au rôle que nous aimerions y jouer et de quelle façon les enjeux politiques devraient se dérouler dans le concret. Un excellent livre à proposer à des étudiants puisqu'il ouvre la porte aux discussions et aux élaborations sur la politique actuelle.

Michelle Olaïzola, CKRL (Encrage)

Hiver à Cape Cod (L')

Rarement Pierre Gobeil n'a atteint une telle émotion dans ses écrits. Avec l'art qu'on lui connaît de s'attarder aux glissements des saisons, des nuages, du temps qui passe et emporte tout, il fascine. Des pages senties et émouvantes. Un récit touchant et juste, vrai, discret aussi. On comprend. Le sujet est délicat. Une magnifique réussite.

Yvon Paré, Progrès Dimanche

Hiver à Cape Cod (L')

Ce n'est pas l'absence de performances scolaires qui inquiète le père. C'est l'idée de savoir son fils malheureux et de le voir chaque jour un peu plus triste. Romancier accompli, Pierre Gobeil fera de ce voyage père-fils une grande aventure humaine et littéraire. Il léguera à fiston cette "plante sur laquelle on ne doit pas trop tirer", la confiance.

Pierre Cayouette, L’actualité

Fourrures et forêts métissèrent les Montagnais

Ce livre est une excellente vulgarisation de l'histoire des Montagnais de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.


C'est un ouvrage que je recommande à ceux qui veulent en apprendre plus sur la période du contact et sur les conséquences de cette rencontre sur les Amérindiens.

Maxime Côté Lévesque, Le libraire

Lettres à sa famille. 1803-1871

Les lettres qui composent ce recueil, adressées à sa famille, permettent de découvrir le côté plus émotionnel du patriote.


Le point fort de l'ouvrage est que le recueil contient des lettres rédigées après la tragédie de 1838, qui laissent entrevoir un Papineau moins connu.

Ismaël Bellil (La Maison de l'Éducation), Le libraire

Dévorante (La)

L'humilité et la sensibilité de l'écriture, l'absence de ponctuation et le rythme efficace du roman servent habilement ce propos sans doute commun porté par une voix singulière et intelligente.

Marie-Michèle Giguère, Lettres québécoises

Duplessis, son milieu, son époque

Impressionnante somme que ce Duplessis. Son milieu, son époque. Pour quiconque s'intéresse à ce que représente le "Chef" en 2011, il s'agit sans contredit d'un ouvrage incontournable.

Samuel Mercier, Lettres québécoises

Attaque de 1763 (L')

Deux siècles après leur publication à New York, les mémoires du Montréalais d'adoption sont enfin disponibles en français.


En rédigeant ses mémoires, Henry souligne qu'il "ne prétend en aucune façon écrire l'histoire générale des Indiens d'Amérique et encore moins faire une critique de leur morale ou de leurs mérites". Cette retenue est tout à l'honneur de ce témoin des bouleversements ayant frappé les pays-d'en-haut, ce carrefour des civilisations.

Michel Lapierre, Le Devoir

Boréal Express 1760-1810 (Le)

Les Éditions du Septentrion nous reviennent avec le second des trois volets de ce fascinant journal factice préparé dans les années soixante par ces trois réputés historiens et vulgarisateurs, eux-mêmes appuyés par de nombreux collaborateurs. Comme pour le premier volet, chaque édition est constituée de multiples chroniques qui donnent à l'ensemble et à l'Histoire une énergie et une vie qui irradient le quotidien de ces premières années de la présence anglaise sur le territoire québécois.

Jean Levasseur, Nouvelles Études Francophones

Premiers Juifs d'Amérique, 1760-1860 (Les)

Vaugeois a une manière bien à lui de s'adresser au lecteur. Avec sa verve de conteur, il fait vivre le texte à tel point qu'on a l'impression d'assister en direct au récit. Une mise en page vivante et bien illustrée ajoute au plaisir de la découverte : un livre qui fait autant le bonheur d'un public averti que du simple amateur d'histoire.

Louise Chevrier, La Terre de chez nous

Premiers Juifs d'Amérique, 1760-1860 (Les)

Cet ouvrage nous offre trois niveaux de lecture différents, complémentaires et fort intéressants. D'abord, l'histoire de la famille Hart. L'auteur dresse également un portrait du Bas-Canada à la suite de la conquête, ainsi que de la présence juive et de ses revendications dans la colonie. Finalement, le ton très personnel employé par Denis Vaugeois, qui partage avec nous ses doutes et ses réserves, nous rappelle à quel point le travail de l'historien est un travail de moine qui demande patience et persévérance.

Valérie Bossé, Le Libraire

Cloches d'église du Québec (Les)

L'ouvrage de François Mathieu a le mérite d'ouvrir des portes, de faire réfléchir. Le parcours original que propose son ouvrage chapitre après chapitre, établit la campanologie québécoise comme champ d'étude scientifique. La principale qualité du livre tient d'abord à l'état de la question, au bilan, qui y est dressé ; l'auteur y montre bien comment cet objet d'étude singulier ne fait sens que sous un regard pluriel ou pluridisciplinaire qui évite les raccourcis typologiques. Les acteurs et experts du patrimoine, mais aussi tous ceux qui ont tout simplement à coeur la défense des objets signifiants de notre paysage culturel, trouveront dans ce texte des mots, des connaissances et des arguments pour étayer l'intuition qu'il y a, là aussi, patrimoine.

Luc Noppen, Études d'histoire religieuse

Clercs de Saint-Viateur au Canada (Les)

Le livre de Léo-Paul Hébert offre une mine exceptionnelle de renseignements pour qui s'intéresse à cette période difficile traversée par l'Église canadienne.


L'important ouvrage et sa riche information ouvrent bien des pistes de recherche sur l'Église canadienne depuis la Révolution tranquille.

Pierre Lanthier, Études d'histoire religieuse

Triangle Québec-Ottawa-Paris (Le)

Gilles Duguay, diplomate de carrière, livre un ouvrage remarquable. Dans une savante fresque des événements importants de l'histoire de la diplomatie canadienne, il nous fait voyager de 1763 à aujourd'hui, en présence des acteurs qui occupent maintenant le Triangle : Charest, Harper, Sarkozy.


Peu de diplomates canadiens de langue française se sont attaqués à remettre en perspective les événements politiques et historiques auxquels ils ont été associés. Duguay a vaillamment relevé le défi.

Gilles Gingras, Études canadiennes

Tavibois. 1951-2009

C'est là tout le mérite de cette monographie : elle a saisi un moment charnière et nous le donne à voir au travers la reconstitution d'un projet en faisant de lui comme un révélateur de ce qui, au quotidien, était en train de se refaire sous la poussée d'une modernisation qui allait engloutir des pans entiers du Canada Français.

Robert Laplante, Les Cahiers de lecture de L’Action nationale

Québec, territoire incertain (Le)

Un ouvrage capital et nécessaire à toute personne qu'intéresse la question du territoire québécois.


Les auteurs jettent un éclairage des plus intéressants sur cette question aussi déterminante pour l'avenir.

Gilles Rhéaume, La Presse Québécoise

Attaque de 1763 (L')

Heureusement traduit par Georges Brissette, cet ouvrage est une véritable mine de renseignements sur cette époque qui mérite plus d'attention que celle qui lui est généralement accordée.

Gilles Rhéaume, La Presse Québécoise

Destins de pêcheurs

Dispersés dans quelques établissements riverains très éloignés du centre de la colonie, les gens du Pays basque et de Bayonne ne s'implantèrent donc pas en Nouvelle-France en aussi grand nombre que les migrants d'autres provinces françaises. Ceux qui restèrent se fondirent dans de petites communautés en Gaspésie et sur la Côte-Nord. Ils ont toutefois exercé une certaine influence en transmettant aux colons leurs connaissances en pêcheries. L'ouvrage rigoureux et bien documenté de Mario Mimeault témoigne de leur apport modeste, mais non négligeable, à l'édification d'une nouvelle société sur les rives du Saint-Laurent.

Paul Bennett, Le Devoir